Selection de vidéos
Partenaires
La chasse aux cadres peulhs par le système d’Alpha Condé bat son plein
Lamarana Petty Diallo Lundi, 09 Janvier 2012 15:35
Les cadres peulhs font l’objet de toutes les persécutions, de toutes les discriminations et de toutes les injustices de la part du système dictatorial d’Alpha Condé.
C’est une vraie chasse aux sorcières qui est en cours en Guinée contre les cadres peulhs de l’administration et ceux qui travaillent dans les Organisations non gouvernementales (ONG). Le système politique mis en place par Alpha Condé est en train de renvoyer des postes de direction tout Peulh qui ne soit du RPG ou d’un parti allié.
Au cours de la semaine dernière, beaucoup de cadres peulhs du département de la santé ont été licenciés sans aucun motif.
Il s’agit de trois hauts cadres du Programme National de Lutte contre le Sida. Le Coordinateur Général de cette institution figure parmi ces cadres. Tous ont été victimes, comme bien d’autres, de la purge ethnique qui sévit dans l'administration guinéenne. Ces médecins qui ont été arbitrairement mis à la porte par un décret présidentiel ont été remplacés. Devinez par qui ? Par des personnes de l’ethnie à laquelle Alpha Condé s’est greffé pour revendiquer sa « guinéarité ». Ces dernières victimes de la ségrégation du pouvoir guinéen viennent agrandir une liste qui est déjà très longue.
C’est le département de l’énergie qui a été l’un des tout premiers à mettre en pratique le discours ethnocentrique d’Alpha Condé. Tous les cadres peulhs d’Electricité de Guinée (EDG) ont été marginalisés avant d’être licenciés en août 2011. Cet acte autant injuste qu’ignoble a conduit les intéressés à adresser le 5 septembre 2011 un mémorandum au Coordinateur Général d’EDG. Ils y ont dénoncé l’injustice dont ils ont été l’objet et avaient affirmé à juste titre : « Depuis sa création en 1961, l’Electricité de Guinée a connu une succession de quatorze (14) Directeurs Généraux. Mais, c’est la première fois que des cadres d’une communauté de notre nation sont totalement stigmatisés et exclus de la chaîne d’encadrement et de la décision de l’entreprise. (…) Il est scandaleux d’observer que sur les quarante-sept (47) cadres dirigeants dont quarante-quatre (44) nommés par vous, il n’existe aucun cadre interne peulh de l’EDG ».
Le ministère de l’Education Nationale est très certainement le secteur qui a été le plus touché par la politique anti-cadres peulhs du pouvoir guinéen. En effet, dans les nominations intervenues en septembre 2011 au niveau l’enseignement pré-universitaire et supérieur, presque tous les cadres peulhs ont été virés de leurs postes de direction. Une vraie purge a été opérée à tous les niveaux du système éducatif. Il n’y a pas un seul cycle, du primaire au supérieur en passant par le secondaire, où les responsables peulhs du secteur éducatif n’ont été remplacés.
Au ministère de l’Information et de la Communication, les mêmes pratiques ont eu lieu. Dès sa prise de pouvoir, le président guinéen et le ministre de tutelle ont interdit d’antenne des journalistes peulhs ou supposés être proches d’un parti adverse. C’est le cas d’Ibrahim Ahmed Barry, Ciré Dieng et Marie-Louise Sanoussy.
Les mêmes injustices et discriminations ont été pratiquées au ministère des Affaires sociales, de la Promotion féminine et de l’enfance. Dans ce département, plus que dans d’autres, ce sont les cadres de toutes les ethnies qui ont subi les conséquences de l’ethnocentrisme du pouvoir guinéen. Dans 25 postes de direction, seuls 2 Forestiers, 3 Soussous et 3 Peulhs figuraient sur la liste.
Cette ségrégation des cadres, notamment peulhs, a été dénoncée par les organisations internationales dont Human Rights Watch. Elle stigmatisait tout récemment les dérives ethniques et anti-peules du pouvoir d’Alpha Condé.
En décembre 2011, Corinne Dufka, chercheuse au sein de l’institution internationale dénonçait sur Radio France Internationale (RFI), la tribalisation de la fonction publique guinéenne. Elle affirmait: " Des cadres de l'administration qui ne sont pas issus de l'ethnie du président sont pourchassés. Les militaires malinkés tuent sans aucune poursuite des Peulhs favorables au principal opposant, l’Union des Forces démocratique de Guinée de Cellou Dalein Diallo. L’institution elle-même déclarait : « Des pratiques de nomination discriminatoires ont abouti à la désignation par le président d’un nombre disproportionné de personnes appartenant au groupe ethnique malinké ; »
L’ancien premier ministre guinéen, président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) Sidya Touré abondait dans le même sens en affirmant : « Personne ne peut ignorer aujourd’hui que quand vous êtes devant votre télévision ou votre radio, 80% des nominations, concernent une seule région du pays. (…) C’est (…) un signal fort qui est donné aux autres régions, aux autres groupes ethniques sur le fait qu’aujourd’hui, c’est notre tour. C’est nous qui faisons ce que nous voulons ». Et de conclure : « Je ne crois pas que c’est comme ça qu’on gère la Guinée ».
Malheureusement, c’est le choix fait par Alpha Condé. Un choix anti-guinéen et contre l’unité nationale. Cependant, il devrait savoir que s’acharner sur une ethnie dans le but de la marginaliser, sinon de dresser le reste de l’entité nationale contre elle, aboutit forcément à une épreuve de force qui mettrait en danger la paix civile.
Cette stratégie pourrait surprendre. Il faudrait se référer à l’histoire et aux déclarations du candidat Alpha Condé pour essayer, non pas de justifier ce qui ne saurait l’être, mais pour expliquer les raisons de cette haine du Peulh.
Le président guinéen n’avait pas caché qu’il reprendrait la Guinée là où Sékou Touré l’avait laissée. Pour rappel, parmi les actes anti-peulhs posés par l’idole du président guinéen actuel, il y a l’arrestation de Diallo Telly, ancien Secrétaire Général de l’OUA et de tous ses camarades et amis de promotion. Tels que le Docteur Alpha Oumar Barry, Alioune Dramé, Barry Sory, etc. La guerre contre toute l’ethnie fut officiellement décrétée en juillet 1976 avec le discours mémorable d’août 1977 : « Je déclare la guerre aux Peulhs ».
Ce bref regard historique n’est pas superflu. Loin s’en faut. Il sert aux jeunes générations pour comprendre que ce qui se passe actuellement en Guinée contre les Peulhs est enraciné dans une politique délibérément nostalgique qui rappelle du déjà vécu.
En outre n’oublions pas que Facinet Touré fut promu au poste de Médiateur de la République après sa diatribe ethnique contre les Peulhs. Il déclarait le 20 mai 2011 : « Les Peulhs ont le pouvoir économique et ne devraient donc pas chercher à obtenir le pouvoir politique au risque de provoquer une tension dans le pays ». Ces propos lui permirent d’être installé le 11 juillet 2011 dans ses fonctions par Alpha Condé en personne.
L’injustice contre les cadres peulhs et leur ethnie ne saurait continuer. Les victimes doivent se regrouper en association et envisager toutes les voies et tous les moyens légaux susceptibles de leur rendre justice.
Dorénavant, je les appelle à m’adresser tous les éléments qui justifient un acte de discrimination dont ils seraient victimes pour les porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale.
Enfin, le président guinéen devrait savoir que les Peulhs ne sont pas résignés et qu’ils n’ont pas peur. Ils voudraient tout simplement éviter la politique du talion.
Mahatma Gandhi ne disait-il pas : « œil pour œil et le monde est aveugle » ?
Lamarana Petty Diallo
Commentaires
Plus sérieusement M GANDHI, je n'en veux pas aux uns et aux autres de se replier sur eux mêmes et je ne leur en voudrait jamais surtout quand ils y sont contraints. Mais j'en veux à l'Etat, aux "intellectuels" et aux partis politiques d'encourager ce repli. Et je précise que les gens étaient repliés sur eux même avant que le RPG et ses allies ne remportent les élections.
Il ne s'agit pas de savoir, M GANDHI, qui de l'UFDG ou du RPG a franchi le Rubicon en premier, mais essayer de trouver une solution à toute cette discrimination politique qui a pris des proportions exponentielles en guinée. L'accusation d'empoisonnement venant du RPG n'aurait jamais eu d'écho si nos partis étaient plus transversaux.
Quelque soit l'article utilisé,M GANDHI, il est impardonnable de designer ou d'identifier un Guinéen uniquement par son ethnie.
Encore une fois les deux principaux partis politiques guinéens, à savoir l'UFDG et le RPG, sont de puissants facteurs discriminants du fait de leur constitution et personne ne peut me convaincre du contraire et moi je ne me reconnais pas en tant que guinéen dans ces deux partis. Et tant que nous ne lutterons pas contre ces types de partis tant que ces partis auront du poids en Guinée tous nos efforts, pour bâtir une nation guinéenne, seront vains et les évènements qui se sont passés en basse guinée,en moyenne guinée et en haute guinée se reproduiront à l'infinie.
Bien à VOUS.
Comolam, il est certain que les défis sont importants en Guinée et peuvent prendre tout votre temps. Mais dans ce cas, il ne faut pas s'en créer de supplémentaires, en contestant une affirmation qu'on rejette par principe, mais qu'on ne peut pas contester. Si vous contestez la RPGisation de l'administration que tout le monde constate, prouvez-le.
Aston Barry, je n'ai pas attendu après vous pour apporter ma pierre à l'édifice, et cela n'a pas consisté à vivre de l'État.
Mr Alhousseny, comment vous expliquer, la démission de l’ambassadeur Elhadj Rafiou Barry du comité de facilitation pour des raisons dit-il personnelles, , ou celui de ce conseillier juridique qui balance à la presse un avant-projet de loi du PM, celle d’une sécretaire prise en flagrant délit de vol de document confidentiel dans le bureaux de son pardon, et cet agent réprésent de MATD sein CNI! Vous savez mes frères, le maître dans l'art de vivre fait peu de distinction entre son travail et ses loisirs, son esprit et son corps, son éducation, son amour et sa religion. Il poursuit tout simplement sa vision de l’excellence dans tout ce qu’il entreprend, laissant aux autres de déterminer s’il est au travail ou au jeu. » Sagesse Zen
Si vous et moi décidons par exemple de créer un parti politique dénommé LE PARTI DIASPO (caricature lol) et qui regroupera en son sein,comme son nom l'indique, la majorité des expatriés, une partie de la population (les guinéens locaux) se sentira d'une manière ou d'une autre rejeter.
M BAH Oumar je suis convaincu que la division existerait même si cellou et ses alliés avaient remporté les élections,il ne faut pas se mentir la majorité des nominations auraient concerné les cadres et les membres de l'UFDG et à la place de M Petty DIALLO c'est un malinké qui serait entrain de dénoncer des nominations ethniques.
Alpha CONDE en voulant RPGISER l'administration ne soumettra personne,au contraire il ne fait que s'affaiblir, parce que cette politique ne donnera naissance qu'a des tensions dans le pays,et qui dit tension dit fuite des investisseurs.
Bat, prouvez-moi que l'UFDG est un parti qui rejette les autres.
Comolam, je suis sur que vous êtes bien placé pour faire cette étude. Merci d'avance.
A mon avis ce problème , pour mieux comprendre , il faudrait peut-être faire un État des lieux, à savoir quelle était la situation des postes de direction par département ministériel avant l’arrivée du Président AC, en le comparant à celle d’aujourd’hui, en ce moment nous pourrons certainement prendre aux sérieux une telle affirmation, il nous faut avoir les éléments explicatifs sur le comment et le pourquoi d’une telle décision injuste, votre appelle adresser aux supposées victimes sans exception, de vous founir les éléments qui justifient un tel acte de discrimination dont ils seraient victimes pour les porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, cela avec les arguments et des analyses systématiques non biaisé et débaraser de tout reflex victimaire.
fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère… »
Nous savons ce qui nous reste à faire! Ou nous nous battons avec tous les moyens possibles ou nous capitulons les mains liées espérant la clémence de Alpha Condé. Occulter cette réalité ne nous mènera à rien sinon a la désolation. Il n’y a pas d’alternative a la lutte pour nous libérer. Ce que nous voyons aujourd’hui ne que le prémices de ce qui nous attend demain si nous n’agissons pas maintenant. Alpha attend de bien s'assoir pour achever l'œuvre du responsable suprême de la révolution
J'en suis sûr que si l'UFDG avait remporté les élections il y aurait eu une majorité de membre de l'UFDG dans l'administration,parce que l'UFDG comme le RPG sont des partis ethniques.
Vous en etes vraiment sur? Oubien vous essayez de vous convaincre que de toute facon on allait en arriver la meme si l'UFDG et les membres de leur alliance etaient arrives au pouvoir.
Donc vous etes aussi convaincu que les Guineens allaient etre si divises meme si Cellou et ses allies dirigeaient la Guinee?
Pour s'attaquer a une communaute, il faut detruire son elite et lui retirer tous les moyens economiques a sa disposition. Le reste pourra facilement etre reduit a la servitude. C'est ce que Sekou Toure a essaye de faire lors du premier regime. Il a presque detruit l'elite intellectuelle de la communaute Peulh. Aujourd'hui, la methode est de les chasser de l'administration pour les pousser a la soumission.
Mais Alpha echouera.
Toute personne qui se livrerait à une discrimination ou à une stigmatisation d'une partie de la population n'aboutira à rien et doit être combattue avec la dernière énergie surtout quand cette personne en censée porter les valeurs d'unité,de justice et d'équité.
Il est déplorable que Alpha Condé reproduise aujourd'hui la discrimination politique que ses partisans ont subi sous l'ère Conté.
Je dis bien discrimination politique,parce qu'à mon sens il n'y a pas de politique consistant à exclure des personnes du seul fait de leur appartenance ethnique,il y a sans aucun doute une politique anti UFDG, anti UFR,anti PEDN etc... mais pas une politique anti peuhl.
Je pense qu'un militant malinké de l'UFDG,du PEDN,de l'UFR ou autre qui afficherait de façon ostentatoire sa couleur politique subirait le même traitement qu'un militant peuhl de l'UFDG, du PEDN,de l'UFR.
J'en suis sûr que si l'UFDG avait remporté les élections il y aurait eu une majorité de membre de l'UFDG dans l'administration,parce que l'UFDG comme le RPG sont des partis ethniques.
Tant qu'on ne lutte pas contre ces genres de partis,qu'on arrêtera pas d'instrumentaliser les populations,il y aura toujours ce sentiment d'exclusion et de discrimination selon qu'on a remporter les élections ou pas.
De nos jours, les autorites ne laisseront rien faire en Guinee car eux sont des hypocrites et ne savent pas c'est quoi le bien etre.
Allez q Kouroussa ou a Kankan, vous verez de quoi ils sont capables.
Quand a nous, des que nous reussissons a faire quelques chose, ils viennent detruire: Kaporo Rails, Cimenterie, Kagbelen, Bentouraya, et le ferme de Alseiny Barry?....
Les Balcans ont ete disloques en plusieurs Etats, aujourdui le Sud Sudan est devenu un Etat independant.
Dans les documents des services secrets americains et francais, les peulhs sont consideres comme un peuple passif et donc notre victoire peut etre volee sans que personne ne leve le petit doigt. IL faut que cela finisse.
Selon moi la Diaspora doit faire de sorte que le droit soit respecte ou alors que le pays soit divise. c'est la seule solution. Tout le reste n'est que discours. Je sais de quoi je parle ayant ete maitre assistant pendant 2 ans a l'Universite de Conakry.
Mamadou Balde
Switzerland
résultats: ON N'OSE PLUS RESPIRER DANS NOS PROPRES MAISONS!
Vous accomplissez avec Honneur votre 1er Devoir de Citoyen.
Ce qu'on accuse ici ne finira jamais. On ne condamnera jamais assez les actes discriminatoires de Alpha Conde. Je ne dis pas qu'il faut le laisser faire ce qu'il veut mais si vous voyez que PEU de Guineens non peulhs ne denoncent pas Alpha, c'est simplement parceque ca les arrange qu'on soit discriminer. Il faut le dire haut et fort. Il ya beacoup de choses que nous pouvons. On a des terres cultivables, on peut industrialiser l'artisanat et avec cela, le secteur des services pourra aussi avancer. Ces medecins chasses de l'administration sont competents, ils peuvent trouver du boulot dans le prive.
Laissons l'administration pourrir, qu'ils en fassent ce qu'ils veulent. Quand les Guineens mourront de faim et en auront marre, ils se reveilleront.
Que le Peulh cesse enfin de faire comme s'il etait le plus grand democrate Guineen. Ce pays n'en vaut pas la peine monsieur Lamarana.
Marie Louise sanoussy n'est pas peulh.
Ah Ouais? Première Nouvelle, merci de nous l’apprendre!!!!
Au fait, où dans cette Opinion de M. Lamarana Petty Diallo est il dit ou sous-entendu que Marie Louise Sanoussy était Peule ?
Je cherche, je ne trouve pas…








