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Une ombre sur le Rio Pongo
Ourouro Bah Lundi, 25 Décembre 2017 10:56
Des hauts plateaux du Fouta-Djallon, par des chemins sinueux, des rivières s’épanchent vers l’est et le sud de l’Afrique de l’ouest. Vers la côte d’autres se déversent en flots et en chutes. Ensuite ils se dispersent dans le parterre des riches plaines alluvionnaires de l’extrême Basse-Guinée - créant l’impressionnant réseau des « Rivières du sud ». Les noms des fleuves et des rivières sont des mélanges de langues et de légendes locales auxquels s’ajoutent les dénominations étrangères qui évoquent la traite des noirs et les rudes conquêtes auxquelles la région fut soumise : on parle de Cogon ou Rio Componi, de Bourounao et de Tinguilinta ou Rio Nunez, de Forécariah, de Méllacorée, de Fatala ou de Rio Pongo etc.  Les fleuves du sud s’entrelacent dans des écheveaux avant de s’ouvrir sur l’océan en plusieurs estuaires dont le plus dramatique est celui du Rio Pongo ou Fatala. L’estuaire du Rio Pongo fut le point d’aboutissement principal des routes de la traite des noirs de l’intérieur du continent. Aussi, avant le choix du Liberia, il fut considéré comme point de rapatriement des esclaves libérés du 19ème siècle.  C’est dans cette embouchure - après des tortures au camp Boiro - que fut jeté vivant un homme au parcours honorable et exceptionnel : Karim Bangoura.
Naissance et formation
Karim Bangoura naquit le 17 Juillet 1922 à Wonkifong, province du Soumbouya-Coyah. Il est issu d’une famille de la chefferie locale dont le règne remonte aux années 1800. Parmi les régnants de sa famille dans le Wonkifong-Soumbaya il y a son oncle, l’Almamy Belia Bangoura. A la mort de cet oncle, l’Almamy Sogbe Ismael Bangoura, père de Karim, fut désigné chef de canton Wonkifong-Coyah. Il s’installa plus tard à Coyah dans un domaine royal. Il prospèrera et fut respecté parmi les siens. Mortifié par l’arrestation de son fils, l’Almamy du Soumbouya-Coyah mourra à la fin des années 1971.
Karim Bangoura fit ses études primaires et secondaires en Guinée. Après cette formation, il reçut une formation militaire en Côte d’Ivoire. Il en sortit avec le grade de sergent-caporal. Remarqué par ses superviseurs pour son intelligence, il sera encouragé à fréquenter l’école William Ponty d’où il sortit dans la prestigieuse branche des instituteurs.
Carrière et engagement politique
De 1945 à 1956, Karim Bangoura fut instituteur à l’école de Sandervalia, à Conakry. En même temps, il participe activement à la vie politique de la Guinée qui s’animait suite à l’abolition de l’indigénat. Il fut parmi les fondateurs du Bloc Africain de Guinée (BAG) avec Barry Diawadou, Amara Soumah and Framoï Berété. En 1954, il sera élu comme conseiller de l'Union Française en remplacement de Diawadou Barry. Il y siégera avec le groupe radical, tendance Mendès-France. Entre 1957 et 1958 il fut conseiller de l’Union française à Versailles.
En même temps, Karim Bangoura participa à la création de l'Union de la Basse-Guinée. L’Union connaitra de profondes scissions en son sein. Une partie rejoindra le RDA. Le groupe restant fondera, le 25 juin 1949, le Comité de Rénovation de la Basse-Guinée sous la direction de Karim Bangoura et de Naby Youla. Le Comité de Rénovation de la Basse-Guinée s’opposa aux violences politiques du PDG. Ses responsables chercheront en vain à les contenir. Karim Bangoura dénonça la complicité du Haut-commissaire Bernard Cornut-Gentille auquel il adressa un télégramme de reproches :
"La gravité des incidents de Coyah marque la faillite politique de complaisance avec le RDA que vous avez instaurée.
Le chauffeur de mon père tué, la maison de mon oncle saccagée et ses filles violées, soulignent l'étendue de vos responsabilités.
Ma douleur immense m'encourage à vous dénoncer auprès des hautes autorités de la métropole comme soutien officiel et déclaré des extrémistes africains fauteurs de troubles.
Les agissements du RDA restent votre œuvre. La carence de l'autorité locale en découle.
La mise à feu et à sang de ce pays jadis paisible continuera à peser sur votre conscience, car vos rapports officiels n'ont pas traduit la vérité sur le caractère du RDA.
Je reste fidèle à la France et à la Guinée, et vous pouvez compter sur ma détermination farouche contre votre politique néfaste pour la présence française".Â
Face à la collusion entre le Haut-Commissaire et Sékou Touré, les forces d’opposition se regrouperont sous la bannière du PRA. Elles organiseront des actions punitives contre les milices du PDG/RDA. En même temps, les autres sections africaines du RDA feront pression sur Sékou pour mettre fin aux violences de ses milices. Sékou observera un arrêt temporaire, attendant des occasions propices. Il liquidera tous ses adversaires une fois qu’ils s’uniront pour acquérir l’indépendance.
Au service de la Guinée indépendante
Entre 1959-1962 Karim Bangoura est Directeur de Cabinet au Ministère de l’Information et du Tourisme sous le Ministre Camara Balla. Karim Bangoura se fait remarquer par son engagement pour la jeunesse et la promotion de la culture. Un engagement qu’il démontrera le reste de sa vie. Il supervise notamment la production des Premiers Disques 45 tours (rouge) sur la musique Guinéenne.
En 1963, il est nommé comme troisième ambassadeur de la Guinée aux Etats-Unis, au Canada, couvrant en même temps l’Angleterre.  Il exercera cette fonction de 1963 à 1969 poursuivant l’œuvre de Diallo Telli et Dr. Seydou Conté. Karim Bangoura y montre des qualités qui lui valent l’admiration de tout le monde diplomatique à Washington. Il sera honoré comme meilleur ambassadeur à Washington.
A l’instar de ses prédécesseurs, Karim Bangoura cultiva des relations avec plusieurs personnalités politiques des États-Unis pour élever le profil de la Guinée. Il était apprécié par les grandes figures du mouvement d’émancipation des noirs aux États-Unis : Dr. Martin Luther King et Harry Belafonte ainsi que les ambassadeurs des USA en Guinée comme James Loeb et Roobinson Mcllvaine. Ils constituèrent un lobby puissant pour la Guinée auprès des sénateurs et représentants influents de l’époque ainsi que des membres du gouvernement : Edward Brooke du Massachussetts, Frank Church de Idaho, Daniel Inouïe de Hawaii, la famille Kennedy, John et ses frères Senator Edward Kennedy, Robert Kennedy, Sergent Shriver, fondateur du corps de la Paix avec le Président Kennedy, le secrétaire du département d’état Dean Rusk. Tout le gotha diplomatique de Washington était souvent présent lors des réceptions de la fête de l’indépendance de la Guinée. Ces relations assureront à Karim Bangoura des réalisations importantes au profit de son pays.
D’impressionnantes réalisations
Karim Bangoura négocia avec Henri Norman, directeur du corps de la paix, l’envoi du bateau Hôpital Hope en Guinée. Le bateau était complètement équipé pour des soins gratuits dont beaucoup de Guinéens bénéficièrent.
Profitant de ses entrées dans la sphère de l’administration américaine, Karim Bangoura négocia aussi le premier financement du plus grand projet CBG d’une valeur initiale de 250 millions de dollars, le plus grand projet minier en Afrique à l’époque. Ce fut un point fort de sa carrière. Ce projet fit vivre le régime de Sékou Touré pendant des années. En d’autres circonstances, il aurait contribué à faire décoller l’économie guinéenne.
En même temps, l’ambassadeur cultiva de bonnes relations avec Joseph Harari de l’American Trade Sale ainsi qu’avec les responsables de la Fondation Ford. Grace à lui la Panam Airways lança son vol transatlantique en Afrique de l’Ouest qui reliait Conakry à New-York. A bord du premier vol, il y avait de fameux journalistes du temps tel que Collingwood ainsi que Sergent Shriver, Lansana Beavogui et Achkar Marof.
Ancien instituteur, Karim Bangoura avait le culte de l’éducation. Comme ambassadeur, il suivait de près les étudiants boursiers guinéens par le canal du Bureau Culturel de l’Ambassade. Ses encouragements contribuèrent à l’éducation de plusieurs Guinéens dans les meilleures universités américaines. Parmi eux, il y a feu Edouard Benjamin, El Hadj Thiam Tafsir, El Hadj Abdoulaye Bah, El Hadj Alpha Bah etc... Tous gardent de Karim Bangoura de souvenirs émouvants et ressentent avec amertume sa tragique fin.
Dans le collimateur de Sékou Touré et de Ismael Touré
En 1969, Karim Bangoura est nommé comme Ministre des Mines et de l’Industrie. A ce poste, il supervise les travaux initiaux de la CBG.  Ismael Touré convoitait le poste et s’irritait de l’admiration que les étrangers avaient pour Karim Bangoura pour son intellect et son dévouement à la Guinée. Il développa une animosité profonde contre Karim Bangoura et cherchera à le compromettre auprès de Sékou Touré. Il lui proposa notamment de l’aider à renverser son demi-frère.
En outre, Sékou n’avait pas oublié que Karim Bangoura avait dénoncé ses relations avec le Haut-Commissaire, Bernard Cornut-Gentil. Ismael fit feu de tout bois pour récupérer le poste qu’il jugeait lucratif de ministre des mines. En 1970, Karim Bangoura est nommé ministre des Transports. A ce poste aussi, il laissa des marques indélébiles. En moins d’un an, il améliora le transport urbain et inter-régional de la Guinée. Il mit en place notamment le service des TUC – Transport Urbain de Conakry.
Le débarquement du 22 Novembre offrira aux deux frères - Sékou et Ismael Touré -  l’occasion de se défaire de l’homme dont l’aura, l’intelligence et l’intégrité étaient un rappel constant de leur imposture et de leur médiocrité.
Durant le débarquement du 22 Novembre 1970
Après le débarquement de Novembre 1970, Sékou voulait convaincre l’ONU que la Guinée était sous l’attaque d’un pays colonialiste en passant sous silence la participation de Guinéens au débarquement. En outre, il voulait dissimuler le marchandage qu’il avait fait avec les colons portugais – sur le dos du PAICG - pour faire libérer les prisonniers détenus par le mouvement de libération. Sékou privait ainsi le PAIGC d’un moyen de négociation contre leurs adversaires colons.
Mais, les rapports de Sékou Touré avec le secrétaire général de l’époque, U-Thant, s’étaient détériorés suite à l’arrestation de Achkar Marof anciennement représentant de la Guinée à l’ONU. U-Thant était intervenu en vain auprès de Sékou Touré pour obtenir la libération du diplomate guinéen. Sachant que Karim Bangoura jouissait d’un grand prestige à Washington et à l’ONU, Sékou le supplia de convaincre les institutions onusiennes. Karim Bangoura se rendit au domicile de René Polgar, le représentant du PNUD à Conakry. Il le convainquit de soutenir la thèse de l’invasion étrangère. Le Portugal fut condamné par le conseil de sécurité de l’ONU. Un support international presque unanimement pour la Guinée s’en suivi.
Dans l’engrenage des purges
Assurée du soutien international et de l’effet des pendaisons et assassinats du 25 Janvier 1971, Sékou entreprit une seconde phase de purges et d’assassinats avec l’aide d’un agent tchécoslovaque, le docteur Kozel et d’autres comparses comme Siaka, Ismael et Emile Cissé.
« Le système des enquêtes fut décentralisé. Le Comité Révolutionnaire établit des commissions à Kankan, Kindia, et pour un certain temps à Gaoual et à Koundara ». Les Guinéens vivaient en sursis. Chaque soir, chacun attendait avec inquiétude les informations de 20 heures à la radio nationale dont les éditoriaux étaient des imprécations contre des personnes détenues ou en liberté. Ensuite c’était la récitation des aveux de détenus enregistrés sous la torture. Ceux qui étaient dénoncés et laissés en liberté subissaient un véritable ostracisme. Parents et amis les évitaient. Les arrestations s’opéraient de façon inattendue et capricieuse, de jour comme de nuit, sur les lieux de travail, à domicile, ou sur la route. L’ordre fut donné aux 8000 comités de base du Parti de procéder à l’arrestation des personnes dénoncées et de les transférer aux permanences fédérales du Parti. Une psychose de justice de foule s’installa dans tout le pays avec des règlements de compte, de la délation tout azimut et des comportements sombres de survie personnelle à tout prix.
Les arrestations étaient systématiquement suivies de la « diète » - une privation totale de nourriture - pour affaiblir les détenus avant de les soumettre aux séances d’interrogatoire sous la torture. La quasi-totalité des accusés n’avait pas la force de résister. Les détenus acceptaient de réciter les aveux préfabriqués contre un morceau de pain et une tasse de boisson chaude. Ils s’accusaient de crimes monstrueux et dénonçaient des amis ou des parents en liberté ou déjà en prison. Le cycle se répétait tous les soirs.
Arrestation, tortures et assassinat
C’est dans ce climat qu’un soir de juillet 1971, le commentateur de la radio évoqua le nom de Karim Bangoura à plusieurs reprises.
« Après un moment, il fit un rectificatif disant qu'une erreur s'était glissée au cours du bulletin. Il s'agissait bien évidemment du traître Karim Fofana et non du secrétaire d'Etat Karim Bangoura.
Le père de Karim Bangoura, inquiet, fut reçu quelques jours après par Sékou Touré en compagnie de son fils. Sékou les rassura, et précisa même : c'est l'un de mes meilleurs cadres. Ce sont les ennemis de la Révolution qui font courir les fausses rumeurs de son arrestation. Il n'est pas question de l'arrêter.
Poussant le cynisme à son comble, quelques jours après, Karim Bangoura fut chargé de l'inauguration de l'usine de céramique que les Coréens venaient de réaliser à Matoto. C'étaient des missions dévolues jusqu'alors aux seuls membres du Bureau Politique du parti.
Cependant, le 1er Août 1971, le nom de Karim fut de nouveau cité dans une déposition. Aucun rectificatif n'ayant été fait jusqu'à la fin de la déposition, les responsables du comité mirent à exécution les consignes du parti. Karim Bangoura sera arrêté à son domicile à Matam-Lido dans la journée, en présence de sa maman. « Bien entendu Sékou Touré pourra toujours dire qu'il avait tenu parole. Il n'avait pas arrêté Karim puisque c'est le peuple qui l'avait fait ».
Comme tous les suppliciés du PDG, Karim Bangoura sera torturé et fera des aveux grossiers. On le fera avouer d’avoir été recruté par la CIA moyennant la somme de 400 mille dollars par mois (note 2). Il sera jeté vivant dans le fleuve Fatala (Boffa), à partir d'un hélicoptère. Les rumeurs de l’époque dirent que le mode d’assassinat avec été prescrit par les chamans comme sacrifice pour la gloire de Sékou Touré.
Note 1 : beaucoup de données de cet article ont été fournies par la fille ainée de Karim Bangoura, Madame Amy Soumah. Elle a ces mots : « Je souhaite fermement que Dieu me donne le temps de collecter toutes ses mémoires avec précision et détails à l’appui. Je suis si fière de [mon père] et chaque jour que je respire, je m’inspire de ses actions ».
Note 2 : William Attwood, ambassadeur des USA à Conakry (1962-1964), écrivit le 9 Août 1988 : "Mon ami Karim Bangoura, ancien ministre de l'information, a succombé à la diète noire après avoir signé une fantastique confession dans laquelle il m'accusait de l'avoir recruté pour la CIA et de lui avoir donné une Ford ainsi que 400.000 dollars par mois ! Bangoura, en réalité, était l'un des très rares hommes politiques africains que j'ai rencontrés et qui ne m'aient jamais demandé la plus petite faveur".
Note 3 : cet article est tiré d’une série d’émission radios que Pottal-Fii-Bhantal et Radio Gandal organisent chaque 15 jours sur l’histoire contemporaine de la Guinée. La version pular sur Karim Bangoura est disponible en ligne sur YouTube.com. https://www.youtube.com/watch?v=hN_rpWQA7hM
Ourouro Bah
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Commentaires
Africain va-t-il jamais comprendre cela ? En tout cas merci de la mise au point qui est claire comme de l'eau de roche.
Wa Salam.
K. Ba
Et si vous faisiez comme lui, par ce que je sens que vous êtes à court d’arguments. En outre, et d’après ce qui apparaît dans vos réactions, mes commentaires vous irrite de telle sorte que vous avez du mal à maîtriser votre colère. Mais vous connaissant virtuellement, cette colère semble être une seconde nature ….
Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année, tout de même.
Tes souhaits, garde les pour toi, pour demander à Dieu de t'accorder un peu plus d'humanisme. Tu accables les victimes, tu tais les faits et tu noyautes la discussion. Tes écrits témoignent d’un esprit rongé par des profondes maladies. Ce que tu crois être des opinions ne sont qu’une justification immorale de l’oppression qui a ravalé notre pays au rang d’une nation en faillite. Tu devrais demander à Dieu de te curer de cela au lieu de lancer des souhaits. Pour moi ton pseudo Africain est une imposture. Tu n'as rien d'africain. Tu es plutôt un primate avec un clavier. PUNTO FINALE et BASTA.
K. Ba
Pauvre con,... Hitler a aussi eu ses affidés…
.
"CHER" Monsieur, vous venez de gagner un point Godwin, sans coup férir.
Citation en provenance du commentaire précédent de Chérif:
…A titre personnel, si l'opportunité m'avait été donnée de coller une balle de PM AK dans le cul de sékou touré je n'aurais, évidemment, pas hésité un seul instant. ….
Bien évidemment, comme lui aussi n’avait pas hésité…
Citation en provenance du commentaire précédent de Chérif:
Au passage et pour ta gouverne, on ne montre pas "OSTENTATOIREMENT" mais "OSTENSIBLEMENT" ça n'a rien à voir.
"CHER" Monsieur, à moi de vous informer que le terme "OSTENTATOIREMENT" est un adverbe, c’est-à -dire d’une manière ostentatoire. Terme qui sied PARFAITEMENT au message que je voulais faire passer.
Au cas où http://www.cnrtl.fr/definition/ostentatoirement…
P.S : Au fait vous n’avez rien apporté, sauf à nous révéler un pan de votre éducation familiale.
Vous vous perdez Africain ? Quand on parle de rigueur, il faut la respecter jusqu’au bout. Vous dites qu’Ourouro Bah n’évoque que des témoignages (d’héritiers de victimes) et non des écrits qui auraient une valeur probante. Mais les écrits relatés ne sont que des récits de journalistes qui ne s’appuient également que sur des témoignages ou des faits du gouvernement d’alors. Il serait d’ailleurs utile de rappeler que les aveux des intéressés – qui viendraient crédibiliser la version du gouvernement d’AST - ne sont crédibles que s’ils sont faits par des hommes libres (voir Artur London et Costa Gavras).
Les déclarations des victimes valent autant (sinon plus) que celles de gouvernements dont la seule finalité est de justifier des crimes. Et si des opposants à AST ont réellement collaboré avec des services étrangers, ils ont eu raison de le faire face à un dinosaure qui se prenait pour un dieu. Personne n’est irremplaçable.
D’ailleurs en parlant du maccarthysme vous ne faites que corroborer qu’un gouvernement, quel qu’il soit, use de tous les moyens dont il dispose, pour imposer ses vues et tenter de lui donner une légalité, à défaut de légitimité.
Africain va-t-il jamais comprendre cela ? En tout cas merci de la mise au point qui est claire comme de l'eau de roche.
Wa Salam.
K. Ba
....
Par ailleurs, le pays de cet ambassadeur cité par M. Bah et de ce député McCarthy déshonoré pour soi-disant avoir déshonoré et discrédité son institution autrefois PAYS TRES HUMANITAIRE et DISCRET en plus ; montre OSTENTATOIREMENT aujourd’hui son HUMANISME DÉCOMPLEXÉ et sa DÉMOCRATIE DÉCOMPLEXÉE à tout le monde (suivez mon regard).
...
Pauvre con, si on te dit que tu es attardé ce n'est parce que tu aime ton batard de sékou touré. De cela, on s'en tape. Hitler a aussi eu ses affidés. Il y a surtout que tu parles pour ne rien dire. Qui nie que des patriotes ont voulu débarrasser la Guinée de ce sanguinaire ? A titre personnel, si l'opportunité m'avait été donnée de coller une balle de PM AK dans le cul de sékou touré je n'aurais, évidemment, pas hésité un seul instant. Donc tes histoire d'agents français à état d'âme on s'en fout.
Au passage et pour ta gouverne, on ne montre pas "OSTENTATOIREMENT" mais "OSTENSIBLEMENT" ça n'a rien à voir.
Les déclarations des victimes valent autant (sinon plus) que celles de gouvernements dont la seule finalité est de justifier des crimes. Et si des opposants à AST ont réellement collaboré avec des services étrangers, ils ont eu raison de le faire face à un dinosaure qui se prenait pour un dieu. Personne n’est irremplaçable.
D’ailleurs en parlant du maccarthysme vous ne faites que corroborer qu’un gouvernement, quel qu’il soit, use de tous les moyens dont il dispose, pour imposer ses vues et tenter de lui donner une légalité, à défaut de légitimité.
Seuls les attardés mentaux comme Africain voudraient nous faire avaler que des aveux obtenus sous la torture sont des sources. Un esprit décent aurait honte de cela. Africain nous prend réellement pour des nigauds.
K. Ba
Désolé M. K.Ba. Je suis comme Roger Faligot et Pascal Krop qui ont écrit le livre « la piscine : service secret français 1944-1984 » qui sont aussi tellement « attardés » et fanatiques de feu Sékou Touré qu’ils sont jusqu’ à aller citer des témoignages ou aveux obtenus sous la torture dans leur livre comme ARGUMENTS à CHARGES contre la France et les agissements des services de renseignements français en Guinée post indépendante dans un chapitre qui porte bien son nom : "Missions secrètes sur le continent noir" avec ce sous chapitre ; "De Gaulle contre Sékou Touré". Ces auteurs (Roger Faligot et Pascal) dont leur notoriété publique dans la défense de feu Sékou Touré n’est plus à démontrée ont eu cette indécente idée de rajouter pour encore mieux conforter leurs arguments à charges contre la France ; je les cite: « Il faut utiliser avec précaution les témoignages recueillis sous pression à ce procès. NÉANMOINS (sic), pour la période 1958-1961, les responsables du SDECE (l’acronyme d’un service de renseignements français) de l’époque ADMETTENT que les griefs faits à la France sont FONDES (Ré-Sic). »
Bref avant que « l’attardé mental » « africain » ne croit à ses aveux ; ses « attardés » auteurs (Roger Faligot et Pascal Krop ) spécialistes du monde des renseignements ont d’abord cru.
Citation en provenance du commentaire précédent de K. Ba:
...
La vague d’anticommunisme du Maccarthysme sévit entre 1949 et 1954. Mais, le 2 décembre 1954 le Sénat américain vota à une écrasante majorité pour condamner McCarthy pour sa « conduite qui tend à déshonorer et à discréditer le Sénat ». C’était 4 ans avant l’indépendance de la Guinée….
K. Ba
Bien sûr que depuis cette date, ces deux puissances (USA&URSS) ont été "copines comme cochonnes"
La guerre dite froide entre ses deux puissances avec l’implication de leurs alliées n’était qu’une légende ou n’a jamais existée REELLEEMENT et n’a duré que quelques heures ou quelques jours au plus. Il en va de même pour le mur de Berlin qui n’était aussi qu’une légende pour endormir les peuples « vaincus ». Comme aujourd’hui ce qui se passe entre les USA et le pays vestige de l’autre puissance, c’est à dire la RUSSIE ; n’a aucune répercussion sur la vie des autres nations et les diplomates de ses deux pays ou puissances sont bien sûrs tenus à l'écart de tout cela.
Par ailleurs, le pays de cet ambassadeur cité par M. Bah et de ce député McCarthy déshonoré pour soi-disant avoir déshonoré et discrédité son institution autrefois PAYS TRES HUMANITAIRE et DISCRET en plus ; montre OSTENTATOIREMENT aujourd’hui son HUMANISME DÉCOMPLEXÉ et sa DÉMOCRATIE DÉCOMPLEXÉE à tout le monde (suivez mon regard).
En ce qui concerne l’aide de l’URSS à la Guinée post indépendante ; c’était aussi une légende. Réellement, c’était la France et exclusivement la France ex puissance coloniale qui aidait la Guinée, après le « non » du peuple de Guinée.
Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année, tout de même.
Avec ce rythme-là , Pottal-Fii-Bhantal FOUTA DJALLON où Fouta Djallon commence à disparaître (cf Note 3) (désolé M. K.Ba, encore je constate….), deviendra Pottal-Fii-Bhantal GUINÉE. .
Pauvre Africain ! Continue à te désoler avec tes phantasmes ! Le Foutah vivra malgré toi et malgré Sékou Touré. Tu ferais mieux de t’enterrer vivant pour ne pas continuer à souffrir de ce fait.
Citation en provenance du commentaire précédent de Africain:
«J'ai été recruté par les services français, témoignera plus tard Bangoura Karim - animateur du Bloc africain de Guinée (BAG), puis secrétaire d'État guinéen aux Mines et à l'Industrie -, par l'intermédiaire de jacques Périer, qui représentait les anciens Établissements français de l'Inde. En juillet 1959, je le rencontrai chez lui avenue Raymond-Poincaré pour lui faire mon premier rapport. La consigne secrète des services secrets français était, à l'époque, d'entrer dans le gouvernement d'union et dans l'administration, et de pourÂsuivre le travail pour une prédominance française, sur tous les plans, notamÂment économique, culturel et politique. »… " .
Seuls les attardés mentaux comme Africain voudraient nous faire avaler que des aveux obtenus sous la torture sont des sources. Un esprit décent aurait honte de cela. Africain nous prend réellement pour des nigauds. Il veut comme d’habitude noyauter le fait qu’on a jeté d’un hélicoptère un guinéen, reconnu compétent alors qu’il était vivant, par pure jalousie animale. Africain ose même parler de preuves. Quelles preuves Ismael et son psycho de frère ont-ils produits pour tuer tous ces guinéens ? Aucune. Jamais aucune. Je croyais qu’Africain était uniquement bête. Mais ce n’est qu’un sanguinaire qui se réjouit des malheurs des autres.
Citation en provenance du commentaire précédent de Africain:
M. Bah veut qu’on donne une crédibilité au discours/déclaration d’un ambassadeur d’un pays qui avait mis en place une politique nationale anticommuniste appelée le MACCARTHYSME à cette époque. Ce qu’il faut comprendre ici, c’est que le sénateur et président du congrès national à l’époque du nom de Joseph McCarthy, dénonçait dans son rapport la faiblesse des Etats-Unis face à l'URSS. Et tous les citoyens américains sans parler des diplomates étaient appelés pour aider le gouvernement américain dans ce combat contre L’URSS. Il faut rappeler si besoin est que l’URSS était la puissance qui était aux cotés de la Guinée sur le plan des renseignements et l’organisation de ses services de renseignements sur bien d'autres choses. .
La vague d’anticommunisme du Maccarthysme sévit entre 1949 et 1954. Mais, le 2 décembre 1954 le Sénat américain vota à une écrasante majorité pour condamner McCarthy pour sa « conduite qui tend à déshonorer et à discréditer le Sénat ». C’était 4 ans avant l’indépendance de la Guinée.
Africain veut nous faire croire au fait que l’URSS aidait la Guinée durant cette époque.
Africain souffre de la même mythomanie, de complotite et de foulaphobie que son héro Sékou Touré. Plus on apporte des données sur les comportements éhontés d’homo et de prostitué homo-politique de Sékou avec le gouverneur des colonies, Bernard Cornut-Gentille entre autres, plus l’état mental d’Africain empire. Que Dieu sauve le Foutah-Djallon de cet esprit malsain. Amina.
K. Ba
Avec ce rythme-là , Pottal-Fii-Bhantal FOUTA DJALLON où Fouta Djallon commence à disparaître (cf Note 3) (désolé M. K.Ba, encore je constate….), deviendra Pottal-Fii-Bhantal GUINÉE.
Je ne commenterais pas sur le combat communautaire de l’auteur et de cette nouvelle « mue » dans son approche ou autre « mue sémantique » ; ici.
Notons tout simplement que M. Bah a une fâcheuse manie de ne jamais corroborer ses écrits et autres témoignages pour leur donner plus de crédibilité. Il se contente très souvent de ses propres lectures sans sources et des témoignages des héritiers (es) des victimes comme dans le cas présent, je cite :
" Note 1 :
Beaucoup de données de cet article ont été fournies par la fille ainée de Karim Bangoura, Madame Amy Soumah. Elle a ces mots :... "
Vous l’aurez compris, nous sommes tous priés de croire à la "fifille" du feu Karim Bangoura comme si des héritières (es) des victimes qui dénoncent ou qui ont dénoncé la TRAÎTRISE de leurs père/mère/frères/amis/collaborateurs etc… couraient les rues aujourd’hui en Guinée ou dans le Monde. Par conséquent, il faut donner de la crédibilité pour ceux ou celles qui disent le contraire.
Ce que Mme Soumah, ne reconnaitra ou n’avouera jamais, c’est que son défunt père fut aussi un agent des services secrets des occidentaux : (Guerre secrète contre la Guinée) :
" …Les opérations vont aller crescendo sous la houlette technique du colonel Tristan Richard, responsable du secteur Afrique - Moyen-Orient au Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Son principal relais, Maurice Robert, chef de poste SDECE à Dakar, active une dizaine d'« honorables correspondants ) dans l'entourage du leader guinéen ainsi que dans l'opposition.
«J'ai été recruté par les services français, témoignera plus tard Bangoura Karim - animateur du Bloc africain de Guinée (BAG), puis secrétaire d'État guinéen aux Mines et à l'Industrie -, par l'intermédiaire de jacques Périer, qui représentait les anciens Établissements français de l'Inde. En juillet 1959, je le rencontrai chez lui avenue Raymond-Poincaré pour lui faire mon premier rapport. La consigne secrète des services secrets français était, à l'époque, d'entrer dans le gouvernement d'union et dans l'administration, et de pourÂsuivre le travail pour une prédominance française, sur tous les plans, notamÂment économique, culturel et politique. »… "
http://henrigosse.afrikblog.com/archives/2009/08/16/14754610.html
Que dire de la NOTE 2 de M. Bah en bas de son article.
M. Bah veut qu’on donne une crédibilité au discours/déclaration d’un ambassadeur d’un pays qui avait mis en place une politique nationale anticommuniste appelée le MACCARTHYSME à cette époque.
Ce qu’il faut comprendre ici, c’est que le sénateur et président du congrès national à l’époque du nom de Joseph McCarthy, dénonçait dans son rapport la faiblesse des Etats-Unis face à l'URSS. Et tous les citoyens américains sans parler des diplomates étaient appelés pour aider le gouvernement américain dans ce combat contre L’URSS. Il faut rappeler si besoin est que l’URSS était la puissance qui était aux cotés de la Guinée sur le plan des renseignements et l’organisation de ses services de renseignements sur bien d'autres choses.
Quand cela ne tienne et dans le cas des témoignages du feu Karim Bangoura ; Roger FALIGOT et Pascal KRoP, dans leur livre « La Piscine : Les services secrets français 1944-1984 » Seuil, Paris, 1985 ; nous rapportent :
« Il faut utiliser avec précaution les témoignages recueillis sous pression à ce procès. NÉANMOINS, pour la période 1958-1961, les responsables du SDECE (l’acronyme d’un service de renseignements français) de l’époque ADMETTENT que les griefs faits à la France sont FONDES (Sic). »
Il s'agit ici d'un extrait du même livre « Page 246 ; chapitre : Missions secrètes sur le continent noir ; sous chapitre ; De Gaulle contre Sékou Touré ».
Comprenez donc, que feu M. Bangoura Karim a été un agent de services secret français au sein de l’administration guinéenne de l’époque. Et ces "choses-là " ou ces procédés des occidentaux n’ont pas changé ou sont toujours d’actualité même si certains font sciemment pour des raisons bien inavouables de ne pas l’admettre.








