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Poulo Fouta Hotou Fouta ou hymne du retour au bercail

Oury Baldé  Dimanche, 06 Novembre 2011 14:39

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BALDE_Amadou_Oury_01Poulo Fouta hotou Fouta…

Bah, Barry, Baldé, Sow, Diallo, Diaguité

Sall, keita, Sylla, Camara, Tounkara, Kanté

Enfant du Fouta

L’heure du retour à la terre natale a sonné

Seydiyanké, Sériyanké, Iloyanké, Daliyanké, Sambayanké, Seleyanké

Yillabé, Timbonké, Koulounanké, Kalidouyanké, Loudanké

Le chant du cygne a claironné

Fils et fille du Fouta

Le tocsin a retenti

Point de bagatelle ; foin ! Foin ! De querelle !

La blanche colombe est venue te porter la bonne nouvelle

Retourne à la mère patrie

Ou que tu sois, prends armes et bagages, direction Fouta terre des tes aïeuls.


Conakry, Sierra-Léone, Liberia, Côte d’ivoire, Sénégal, Gambie

Gabon, Angola, Portugal, France, Espagne, Etats-Unis

Pourquoi pars-tu toujours Poulo Fouta ?

Perdant ta langue, reniant ta culture, oubliant les tiens

Te détournant de ta foi

Pour ne plus jamais revenir parfois.

Ô Si tu savais tout le mal tu as fais à Nènè Fouta !

Babain Sôrô a emporté ta nostalgie outre-tombe

Las de ta longue absence qui dézingue.


Yahou nobhè nèbhi

Artou non déwi

Ton safari n’a que trop duré

Ecoute la raison

Dans l’insouciance regrettable ne sois emmuré

Rentre à présent à la maison

La terre de l’autre n’est pas ta terre…

Le bercail de l’autre ne sera jamais ton bercail…

J’entrevois déjà les longs sillons d’espoir de l’exodus du peuple de Dieu à l’horizon des caravansérails.

Retourne ensemencer la terre ancestrale

Retourne au Fouta, ta terre natale, c’est là le graal

Je te parle sans fard

Retourne qu’il ne soit trop tard

Qu’attends-tu pour partir ?

Alors qu’ils ont decidé de te haïr

Ne vois-tu pas que Président Agni-Poulo, émule du cannibale N’dourou Wembido, ne jure que par ta tête

Malgré sa défaite.

A l’ombre des kouradjès nos hirdès conviviaux

Au clair de lune lactescent, bercés par la douceur des nuits tièdes éclairées du feu de l’amour des tourtereaux.

Missira, Dara Magnaki, Ténè, Tchakoulé Lélouma, Wourèkabah Mamou terre bénie

Timbo, Koula Maoudhè, Sagalè terre sainte des Grands érudits

Massi, Gongorè, Dalaba Sarè, Timbi Touni, Timbi Madinah, Diaguissa beautés mystiques, contrées du lait pur et de la vache gracieuse, inoubliable pays de mon enfance, terre de mes premiers amours

Taran, Daralabè, Labè Sarè, Dogol Touma, Dogol Fella, Wèdhou, Koin, Bourouwal Tappè pittoresque glamour.

Y’en a qui iront à Fatako, Hérico, Porédaka, Bambayah, Sirayah, Télimilè Sarè

Et d’autres à Kouroula, kankalabé, Sarè Nèguèya, Pita Sarè

Fowou ko Fulbés, Fowou ko hali pular, Fowou ko ka main Fouta


Par les rapides du Kakirima

Le col de sogoroya, Manga Kouloun, Holladhè, cap sur Sinta ; ma mi hota

Fello loubha ; Yimbering regard tutélaire de la Dame du Mali

Popodara, Bantiguel via Tountouroun, Lèyi Tôghô, Lèyi Miro, escale à Sarè Kali

Mais Bhouria pour saluer la mémoire des illustres aieuls

Sagalè la sainte pour expier mes péchés

Fort du florilège de mes mille talkis basanés

Quêtant la bénédiction des waliwous

Missidè Télico, Péguétty pays du manioc, Dimdjima et Boulèrè ha ka Telliwoun

Pour la félicité de mon âme en désarroi

Faut que je parte chez moi

Faut que je parte à présent chez ma mère

Faut que je parte chez mon père.


Ko an yo Gayenakho hotou Fouta

Hoti! Hotain! Hotou! Hotou goye Poulo! Ma hota Fouta

Wéli-méti Fouta ko ka ma.


Oury Baldé


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