Yacine Diallo: entre l’oubli et le mythe - L’émergence et l’affirmation d’un leader (partie II)

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La résistance ou les premiers pas dans la politique

Yacine Diallo ne fut pas qu’un homme de culture. C’était aussi un homme d’action. Durant la deuxième guerre mondiale, avec des Français des colonies qui étaient opposés au régime de Vichy, il prit part à la résistance. Il est dit qu’il fut coopté du fait des liens étroits qu’il avait cultivés avec les chefs des diverses communautés de la Guinée. Peu de détails sont encore disponibles sur sa participation. On espère que des historiens guinéens ou africains, surtout ceux résidents en France, entameront des recherches dans les archives de la résistance pour documenter ses actions mal connues ainsi que celles de beaucoup d’Africains des colonies dans la lutte contre le nazisme.


Le député de l’émancipation

À la fin de la deuxième guerre mondiale, Yacine Diallo fut encore coopté pour se présenter à la première élection de la députation  de la colonie française de Guinée.

Le système de l’indigénat avait maintenu la Guinée dans un régime arriéré et féodal. Une fois élu, Yacine Diallo saisira l’opportunité offerte par la Constitution de l’Union Française de l’après-guerre pour la suppression du régime de l’indigénat avec l’abolition des travaux forcés, des fournitures obligatoires et des traitements arbitraires des colonisés. Ceci lui valut le surnom de « ALDIANA YACINE » (littéralement : Yacine-le-paradis). Yacine Diallo et ses pairs allèrent au-delà des revendications contre l’indigénat. Ils inscrivirent leurs actions parlementaires dans une vision plus large. Soixante-deux-ans après la disparition de l’homme, leur stratégie de développement économique reste d’actualité : l’éducation, les infrastructures et des institutions politiques et administratives solides. Leur vision prend un relief tout particulier quand elle est mise en parallèle avec la débâcle continue de la nation guinéenne que la disparation subite de Yacine Diallo inaugura.


Les fondations du développement

Homme de culture, charismatique et sage, Yacine Diallo était un pôle d’attraction de l’élite intellectuelle et politique de son époque. Son appartement à Paris « était comparable à un véritable cénacle fréquenté par des hommes tels que Hampâté Bâ, Boubou Hama, Lamine Guèye, Léopold Senghor, Roger Garaudy, Gabriel d’Arboussier, Barry Ibrahima III, Telli Diallo, Pierre Mendès-France, Fily Dabo Sissoko, Guy Mollet, Aimé Césaire, Felix Houphouët-Boigny, Gaston Monnerville, Gaston Deferre ». Il put ainsi faire de la Guinée le centre d’intérêt de la France et un pôle d’attraction pour les investissements. À son actif il y a le financement du barrage de Konkouré par le FIDES, élément essentiel d’une industrialisation de la Guinée. À cela, il ajouta l’institut de recherche fruitière de Foulaya, l’institut Pasteur et le centre pharmaceutique de Sérédou jetaient les bases de recherches adaptées à des besoins locaux. Fervent croyant du développement du capital humain, Yacine Diallo éleva le budget de l’enseignement et de la santé à 30% budget de la colonie guinéenne. Il obtint des financements pour l’école de formation des enseignants de Dabadou et le projet du lycée fédéral de Dalaba. Il sponsorisa des projets de lois visant à améliorer les conditions de vie des étudiants, des travailleurs, des anciens combattants et d’un système mutualiste de protection sociale. À cela il ajouta la loi de rémunération équitable des produits agricoles. Le résultat fut qu’un nombre considérable de Guinéens exilés dans les colonies voisines pour échapper aux rigueurs de l’indigénat retournèrent dans leur pays.

Le respect dont bénéficia Yacine Diallo parmi ses collègues à l’assemblée nationale française était manifeste. « Il était remarqué par la sagesse de ses interventions et par la rigueur de ses propositions, dossiers qui lui valurent cette épithète ‘d’autorité tranquille’ qui lui restera jusqu’à sa mort ». En 1947 le président français, Vincent Auriol entérina la stature d’homme d’état de Yacine Diallo en visitant la Guinée pour consacrer les nouveaux rapports de la France avec ses colonies d’Afrique.


La réforme des institutions traditionnelles

La chefferie traditionnelle avait été une puissante courroie de subjugation et d’exploitation des populations. Yacine Diallo entreprit de la réformer, conscient du poids des réalités sociales et de l’interaction des coutumes avec les lois. Il défendit le maintien des chefs et combattit l’idée de leur élection que soutenaient certains adversaires « progressistes ». Sa position était fondée sur la sociologie mais aussi sur les contraintes démographiques et logistiques de l’époque. Il était impossible d’organiser des scrutins transparents sans recensement fiable et sans un fichier d’état civil.

À la place d’élections des chefs, Yacine Diallo suggéra un système de cooptation. Il proposa leur inclusion dans la hiérarchie de l’administration coloniale : les chefs de village comme cadres moyens et les chefs de canton comme cadres supérieurs et leur soumission aux contrôles des inspecteurs administratifs. En outre, il proposa leur affiliation à une caisse de retraite afin d’éliminer les tentations des abus.

Avec la semi autonomie de la loi-cadre de 1957, le PDG abandonna ces réformes et démantela rapidement la chefferie traditionnelle en Guinée. Il se dota ainsi les moyens de contrôle des populations à la base et put organiser la fraude électorale du référendum de Septembre 1958.


Le mythe et l’histoire

Les opportunités saisies ou ratées des nations fermentent leurs mythes. Le questionnement sur la faillite de la Guinée a un corollaire qu’il est impossible de réprimer : celui de savoir ce que serait devenu le pays, si Yacine Diallo vécut plus longtemps pour conduire le territoire guinéen au vote de l’indépendance. La nostalgie et les regrets sur le gâchis se mélangent pour entretenir le mythe vivace de la promesse perdue que fut Yacine Diallo. Y contribuent aussi, les efforts déployés par les régimes guinéens - celui du PDG en particulier - pour effacer son nom de la mémoire collective. L’ampleur de la faillite ne fera que renforcer ce mythe.

Le halo de mensonges du PDG et une insidieuse conspiration du silence ont tronqué le passé de la Guinée. Ce halo a enveloppé les forces balbutiantes de progrès dans une confusion désarmante. L’impératif d’émancipation requiert la pulvérisation de ces mensonges. Le travail de Mr. Boubacar Yacine Diallo pour exhumer l’œuvre et la mémoire de Yacine Diallo va dans ce sens. Il incombe aux historiens et acteurs politiques de travailler à la résurrection du passé dans toute sa complexité. Dans ce processus, la vie et l’œuvre de Yacine Diallo ainsi que celles de beaucoup de combattants de l’émancipation africaine doivent être préservées, non pas comme des milliaires de regrets, mais  comme sources d’inspiration. Pour se former, une nation n’a comme outils que les combats et les actions de l’histoire. Quand la nation est en faillite comme c’est le cas de la Guinée, ces outils sont des armes de premier recours pour endiguer le recyclage perpétuel de la médiocratie et du minimalisme qui autrement continuera à la miner et à la ruiner.


Ourouro Bah

Le livre de Boubacar Yacine Diallo peut-être obtenu sur : https://play.google.com/store/books/details/Boubacar_Diallo_Yacine_Diallo_le_Guin%C3%A9en?id=1Hlx1lLcSuIC

Sur Radio Fréquence Gandal, Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon est en train de conduire des débats sur le processus de l’indépendance en Guinée. Ces deux articles sur Yacine Diallo sont les fruits de ces causeries.


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Commentaires  

 
+7 #26 Boubacar Diallo, Washington 12-11-2016 20:02

@ Ibrama: Je trouve plutôt paradoxale votre interpellation de Mr Ourouro bah, dans votre déclaration moralisante. Grâce à la patience qu’exige la sagesse du dialogue, Madina, Mr Ourouro Bah, Gandhi, Abdoul.H, K. Ba et moi-même, nous avons essayé de vous sortir des ténèbres de la confusion. Sous une couverture argumentaire évolutive de plagiat mal déguisé, vos idées se sont métamorphosées par usurpations successives. En l’occurrence, président Sékou Touré est passé du héros plus «admiré» au dictateur dont il faut bannir le genre de la tête du pays, vous avez compris la différence entre l’oubli du cœur et le pardon de tête avec ses exigences, vous ne parlerez plus de réconciliation à la Sud-Africaine sans savoir les obligations de se repentir au préalable. Ainsi, nous avons fait des progrès, car ce n’est pas une question d’amour propre. On ne s’attendait surtout pas à un aveu de faiblesse de votre part, encore moins de rendre hommage à l’enseignement d’autrui. De toutes les façons, vous nous avez donné une occasion d’une étude de cas socio-politique qui est utile pour les jeunes qui veulent s’en inspirer et apprendre. Le frère ou neveu que, pour ma part, vous êtes est à encourager dans l’évolution positive, car votre engagement pourrait contribuer dans l’effort d’établissement d’un dialogue harmonieux, dans l’intérêt de la Guinée. En passant, je rends ici un vibrant hommage aux nobles services de Guineeactu qui continue ainsi sa contribution à notre éducation.
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+5 #25 A.O.T. Diallo 12-11-2016 18:28

Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrama:
Je ne parle pas d'oubli, je parle de la necessite de trouver une solution objective au lourd passe de malheurs que Sekou nous a laisse comme heritage. Notre pays doit ecrire une nouvelle page de son histoire, il ne doit pas continuer a subir SEKOU TOURE DEPUIS SA TOMBE.

La je suis d'accord avec vous Mr Ibrama, mais ce que vous decrivez ici ne s'appelle pas pardon.
Ceux qui pouvaient pardonner, les victimes, ne sont plus la pour le faire et ceux qui devraient le faire non plus - a part quelques derniers fossiles comme madifing diane...
Leurs descendants exigent Verite, Justice et Reparation pour accepter non pas le pardon, mais de tourner cette page ensemble, pour le futur de notre pays...
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-5 #24 Ibrama 12-11-2016 01:10

Ourouro Bah
Nos coeurs doivent être animes par la misericorde après que JUSTICE SOIT RENDUE. Refuser les appels au PARDON, A LA RECONCIALITION ET LA SOLIDARITE releve d'une obsession maladive qui cherche à FAIRE obstacle à la justice, a la paix et au Bonheur. IL FAUDRA chercher la meilleure démarche à emprunter. Aujourd'hui la Guinée a besoin de rassemblement autour d'idéaux et valeurs démocratiques, de respect mutuel pour advancer résolument vers UN VIVRE ENSEMBLE AUTHENTIQUE. Nous encourageons toute oeuvre allant dans ce sens. La semaine nationale de la CITOYENNETE constitue un début prometteur. Maintenant nous devons trouver d'autres initiatives similaires pour renforcer le tissu social et consolider le socle républicain autour du DROIT.
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+1 #23 Boubacar Diallo, Washington 11-11-2016 22:38

@Mr. Ibrama Vous avez écrit: {«Le pardon dont je parle doit se conformer a une demarche de justice bien definie au profit des victimes d'abord. Ensuite cette demarche doit aussi permettre aux presumes bourreaux d'avouer leurs crimes et s'exposer a la verite et se repentir.»}
Félicitations ! Vous avez donc accepté et répété dans votre langage d’ergotage ce que j’ai formulé sur la différence entre l’oubli et le pardon que les gens confondent, formulation appliquée à l’Afrique du Sud que d’autres contributions ont défendue plus bas. Peu importe, c’est déjà du progrès et c’est l’objectif des bonnes volontés ici, n’est-ce-pas ? Si c’était nécessaire, les intervenants savent lire et ils vous élucideront sans nul doute.
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+2 #22 Farba Makka 11-11-2016 22:20

Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrama:
Ka BA, alors imposons ce processus a la SUD AFRICAINE pour mettre fin a l'arrogance des criminels

Nous ne sommes pas obligés d' aller si loin (Afrique du Sud). Il suffit de voir ceque fait notre voisin de l' est et s' en inspirer: le Mali a été confronté aux mêmes problèmes que le nôtre, mais s' en sort mieux. Je vous donne quelques exemples:
- chute du regime Moussa: ce dernier a éte jugé, condamné avant d' être gracié. Ses successeurs ont laissé de traces. Konaré a bitumé -en deux mandats- plus de route que Moussa, que Conté en 24 ans. Comment avions nous geré la chute du premier communiste?
- j' apprends que le capitain Sanogo (en prison), putchiste et criminel, sera jugé à la fin de ce mois. Et que fait notre capitain broussard anthropophage? Il jouit de sa liberté au Burkina et ne rate aucune occasion radio pour montrer son arrogance.
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-4 #21 Ibrama 11-11-2016 19:15

Citation en provenance du commentaire précédent de Boubacar Diallo, Washington:
@M.Ibrama.Merci de votre réaction positive. Cependant, une mise en garde: Il faut faire attention de ne pas tomber dans l’erreur souvent commise par beaucoup de nos compatriotes, à savoir: Demander aux gens de PARDONNER, alors qu’en réalité, par confusion, vous leur demandez d’OUBLIER. L’Oubli est un acte de Cœur concernant des fautes accidentelles. L’Oubli assume qu’il n’y aura pas des conséquences néfastes à la suite de cet OUBLI et une répétition de la faute oubliée NON PLUS. Le Pardon dont vous parlez se sert du Cœur et de la Tête. Il commence par la DISTINCTION entre le bourreau et la victime. Il exige que le bourreau accepte d’avouer ses crimes dont il veut se repentir. A cet aveu, il présente des arguments convaincants qu’il n’y aura pas de répétition. Ainsi, votre « exemple SUD AFRICAIN » dont je suis particulièrement familier par la presse depuis 1958, par les Nations Unies depuis 1961 et par les activités professionnelles depuis 1968, est effectivement celui du PARDON. En tant que tel, il a eu à remplir les conditions des exigences du PARDON qui sont de l’Esprit et du Cœur, telles que formulées plus haut. S’agissant de la Guinée, vous-même, malgré vos bonnes intentions, vous n’avez pas encore fait la différence entre les BOURREAUX et les VICTIMES, encore moins que ces bourreaux soient disposés à s’identifier et exprimer le désir de se repentir. Je vous suggère donc de revoir votre théorie: « Le Pardon doit englober ceux qui sont concernés » car non seulement les «concernés » ne sont pas identifiés, mais des BOURREAUX NOTOIRES sont encore en train de nargués des victimes endeuillées. En l’occurrence, Madifing Diané, vous dit-il quelque chose ?

Il ya des extremistes partout et dans toutes les societes. Ils DOIVENT etre neutralises. Le pardon dont je parle doit se conformer a une demarche de justice bien definie au profit des victimes d'abord. Ensuite cette demarche doit aussi permettre aux presumes bourreaux d'avouer leurs crimes et s'exposer a la verite et se repentir. Je ne parle pas d'oubli, je parle de la necessite de trouver une solution objective au lourd passe de malheurs que Sekou nous a laisse comme heritage. Notre pays doit ecrire une nouvelle page de son histoire, il ne doit pas continuer a subir SEKOU TOURE DEPUIS SA TOMBE.
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-4 #20 Ibrama 11-11-2016 18:42

Citation en provenance du commentaire précédent de K. Ba:
Sans justice il n'y a pas de pardon possible. En Afrique du Sud, les criminels sont passés devant une commission. Ils ont reconnu et assumé leurs crimes. Peu ont été emprisonnes. Les autres ont été pardonnés. Les familles ont su ce qui est arrivé aux disparus.
En Guinée c'est tout le contraire. Les criminels sont plus que jamais arrogants.
Brama, prend le temps de visionner l'interview de Madifing Diane, un flic du camp Boiro et de la présidence du temps du PDG.
http://flashguinee.net/video-troublantes-revelations-diallo-telli-ancien-secretaire-general-de-loua-complot-de-76-a-ete-denonce-epouse-madifing-diane/
Tu verras ce dont je parle. Et que tes souhaits de paix et de pardon sont des coups d'épée dans l'eau pour les inconditionnels de Sékou Touré, jusqu’à ce que on leur mette le nez dans leur caca.
K. Ba

Ka BA, alors imposons ce processus a la SUD AFRICAINE pour mettre fin a l'arrogance des criminels et de ceux dont les mains sont tachees de sang. MAIS ON DOIT ABOUTIR AU PARDDON CAR c'est important pour l'evolution de notre pays dans la paix et l'amour.
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+5 #19 Ourouro Bah 11-11-2016 02:37

Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrama:
Le Pardon doit englober ceux qui sont concernés. L'exemple SUD AFRICAIN doit nous inspirer dans ce sens.

Sans justice il n'y a pas de pardon possible. En Afrique du Sud, les criminels sont passés devant une commission. Ils ont reconnu et assumé leurs crimes. Peu ont été emprisonnes. Les autres ont été pardonnés. Les familles ont su ce qui est arrivé aux disparus.
En Guinée c'est tout le contraire. Les criminels sont plus que jamais arrogants.
Brama, prend le temps de visionner l'interview de Madifing Diane, un flic du camp Boiro et de la présidence du temps du PDG.
http://flashguinee.net/video-troublantes-revelations-diallo-telli-ancien-secretaire-general-de-loua-complot-de-76-a-ete-denonce-epouse-madifing-diane/
Tu verras ce dont je parle. Et que tes souhaits de paix et de pardon sont des coups d'épée dans l'eau pour les inconditionnels de Sékou Touré, jusqu’à ce que on leur mette le nez dans leur caca.
K. Ba
Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrama:
Ourouro Bah,
Je dis et répète: Vouloir Coute que Coute et à outrance jeter SEKOU TOURE DANS "LA POUBELLE DE L'HISTOIRE" est une manœuvre déjà vouée a l'échec. C'est une évidence pour diverses raisons!!

Si vous croyez détenir l’évidence de ce que l’histoire sera demain, je trouve cela bien présomptueux. Après cette réponse j’arrêterai de débattre avec vous.
Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrama:
Pour les uns SEKOU FUT UN HERO, POUR LES AUTRES UN DESPOTE. Cependant Tout le monde connait les crimes perpétrés par Sekou Toure sur son peuple. Pas besoin d'un rappel pour les aiguiser car ils furent abominables.

Suivre votre conseil équivaudrait à un attentat contre l’avenir de la nation.
Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrama:
Mais à un moment donne, nous devons accepter et assumer les faits historiques qui ont jalonné notre existence en tant que NATION. Nous devons surtout chercher et trouver les moyens de bâtir une société plus juste guidé par des principes et valeurs éthiques, dans laquelle, jamais plus jamais un HOMME comme Sekou Toure n'aura le privilège d'occuper une quelconque parcelle de responsabilité et d'autorité. Nous regrettons tous la disparition de milliers de cadres Guinéens animes de patriotisme qui s'étaient engagés à servir leur pays.

La diversité d’opinion ne vient jamais des souhaits. Tout le monde souhaite le meilleur pour soi et pour la nation. Elle vient toujours de la façon dont on procède pour réaliser les souhaits.
Pour nous, dans la démarche il y a la critique sans merci et permanente de Sékou et de son système qui perdure dans notre nation de façon déconcertante. Même quand il sera éradiqué on continuera l’œuvre et on la passera à nos enfants pour écrire une histoire utile pour notre pays.
Pour vous c’est en «assumant et en acceptant les faits historiques». Bien vague ; même si je devine ce que vous voulez dire.
Un fleuve existera toujours entre nous. Nous marcherons en parallèle sur ses bords. Cela est plus facile à accepter que l’«évidence» que vous voulez dicter sur la place de Sékou Touré dans notre histoire.
Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrama:
Pour honorer leur mémoire, nous saluons l'initiative que vous prenez Mr Bah pour nous apprendre un peu sur des Personnes Vertueuses comme YACINE DIALLO. MERCI POUR CES EFFORTS et vivement le renforcement des liens de fraternité entre Guinéens POUR donner une chance à notre pays de se débarrasser des démons du passe. La haine doit s'effacer.
peace!

Merci de l’appréciation. La haine ne s’efface jamais naturellement. Elle ne s’efface que quand il y a justice. La paix n’est qu’un sous-produit de la justice. Elle ne survit jamais avec l’escamotage de la mémoire collective ou par l’oubli des auteurs des crimes.
Ourouro Bah
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+3 #18 Boubacar Diallo, Washington 11-11-2016 01:54

@M.Ibrama.Merci de votre réaction positive. Cependant, une mise en garde: Il faut faire attention de ne pas tomber dans l’erreur souvent commise par beaucoup de nos compatriotes, à savoir: Demander aux gens de PARDONNER, alors qu’en réalité, par confusion, vous leur demandez d’OUBLIER. L’Oubli est un acte de Cœur concernant des fautes accidentelles. L’Oubli assume qu’il n’y aura pas des conséquences néfastes à la suite de cet OUBLI et une répétition de la faute oubliée NON PLUS. Le Pardon dont vous parlez se sert du Cœur et de la Tête. Il commence par la DISTINCTION entre le bourreau et la victime. Il exige que le bourreau accepte d’avouer ses crimes dont il veut se repentir. A cet aveu, il présente des arguments convaincants qu’il n’y aura pas de répétition. Ainsi, votre « exemple SUD AFRICAIN » dont je suis particulièrement familier par la presse depuis 1958, par les Nations Unies depuis 1961 et par les activités professionnelles depuis 1968, est effectivement celui du PARDON. En tant que tel, il a eu à remplir les conditions des exigences du PARDON qui sont de l’Esprit et du Cœur, telles que formulées plus haut. S’agissant de la Guinée, vous-même, malgré vos bonnes intentions, vous n’avez pas encore fait la différence entre les BOURREAUX et les VICTIMES, encore moins que ces bourreaux soient disposés à s’identifier et exprimer le désir de se repentir. Je vous suggère donc de revoir votre théorie: « Le Pardon doit englober ceux qui sont concernés » car non seulement les «concernés » ne sont pas identifiés, mais des BOURREAUX NOTOIRES sont encore en train de nargués des victimes endeuillées. En l’occurrence, Madifing Diané, vous dit-il quelque chose ?
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+2 #17 K. Ba 11-11-2016 01:13

Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrama:
Le Pardon doit englober ceux qui sont concernés. L'exemple SUD AFRICAIN doit nous inspirer dans ce sens.

Sans justice il n'y a pas de pardon possible. En Afrique du Sud, les criminels sont passés devant une commission. Ils ont reconnu et assumé leurs crimes. Peu ont été emprisonnes. Les autres ont été pardonnés. Les familles ont su ce qui est arrivé aux disparus.
En Guinée c'est tout le contraire. Les criminels sont plus que jamais arrogants.
Brama, prend le temps de visionner l'interview de Madifing Diane, un flic du camp Boiro et de la présidence du temps du PDG.
http://flashguinee.net/video-troublantes-revelations-diallo-telli-ancien-secretaire-general-de-loua-complot-de-76-a-ete-denonce-epouse-madifing-diane/
Tu verras ce dont je parle. Et que tes souhaits de paix et de pardon sont des coups d'épée dans l'eau pour les inconditionnels de Sékou Touré, jusqu’à ce que on leur mette le nez dans leur caca.
K. Ba
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-5 #16 Ibrama 10-11-2016 22:43

Ourouro Bah,
Je dis et repete: Vouloir Coute que Coute et à outrance jeter SEKOU TOURE DANS "LA POUBELLE DE L'HISTOIRE" est une manoeuvre deja vouee a l'echec. C'est une evidence pour diverses raisons!!
Pour les uns SEKOU FUT UN HERO, POUR LES AUTRES UN DESPOTE. Cependant Tout le monde connait les crimes perpetres par Sekou Toure sur son peuple. Pas besoin d'un rappel pour les aiguiser car ils furent abominables. Mais a un moment donne, nous devons accepter et assumer les faits historiques qui ont jallone notre existence en tant que NATION. Nous devons surtout chercher et trouver les moyens de batir une societe plus juste guidee par des principes et valeurs ethiques, dans laquelle, jamais plus jamais un HOMME comme Sekou Toure n'aura le privilege d'occuper une quelconque parcelle de responsabilte et d'autorite. Nous regrettons tous la disparition de milliers de cadres Guineens animes de patriotisme qui s'etaient engages a servir leur pays. Pour honorer leur memoire, nous saluons l'initiave que vous prennez Mr Bah pour nous apprendre un peu sur des Personnes Vertueuses comme YACINE DIALLO. MERCI POUR CES EFFORTS et vivement le renforcement des liens de fraternite entre Guineens POUR donner une chance a notre pays de se debarrasser des demons du passe. La haine doit s'effacer.
peace!
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-4 #15 Ibrama 10-11-2016 22:12

Citation en provenance du commentaire précédent de Boubacar Diallo, Washington:
@M. Ibrama, votre demande de « PARDON » en-dessous contient une question implicite à élucider pour être comprise: Voulez-vous parler d’un PARDON universel qui s’applique à toute faute et à tout fautif, ou bien vous avez en tête des fautes et/ou des fautifs spécifiques à pardonner?

Le Pardon doit englober ceux qui sont concernes. L'exemple SUD AFRICAIN doit nous inspirer dans ce sens.
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-2 #14 mamadou saliou bah 10-11-2016 02:21

@ K.Ba !
Ce n'est pas pour raviver un debat qui a " failli tourner au vinaigre " ( je vous emprunte l'expression ) .
Je voudrais juste vous faire remarquer que , dans la partie 1 de OUROURO , je signalais LA MORT SUSPECTE de YAASSIN . Cela vous avait , apparenment , choque au point que... " ca faillit tourner au vinaigre " ! Heureusement , qu'il n'en fut rien !
Dans sa reponse a IBRAMA , OUROURO , LUI , ecrit sans embage : " Ceci explique les violences qu'il ( Sekou Toure ) instaura en Guinee apres L'ASSASSINAT DE YACINE DIALLO ..." .
Voyez vous K.Ba , je suis tres " lapidaire " , mais jamais INSENSE quand j'ecris qque chose sur le NET . C'est juste que j'aime bien poser des questions , esperant que chacun arrivera ,TOUT SEUL , a en trouver LA BONNE REPONSE !
Peut-etre que ce n'est pas LA METHODE mais ...
Bien a vous !
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+3 #13 Ourouro Bah 09-11-2016 22:55

Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrama:
Avec tout le respect!... Vouloir Coute que Coute et à outrance jeter SEKOU TOURE DANS "LA POUBELLE DE L'HISTOIRE"
L'homme reste toujours l'une des figures les plus "admirées" de la génération des "PERES FONDATEURS" D'AFRIQUE. Il fut "LE HERO ET LE TYRAN" YACINE ET SEKOU ont tous les deux servi la Guinée positivement ou négativement.

Ibrama,
Drôle quand même de mettre entre guillemets l'admiration sur Sékou Touré! En outre, les euphémismes du genre : Yacine comme Sékou a servi positivement ou négativement sont des pirouettes qui ne trompent personne. Mais passons. Les deux articles sur Yacine avaient pour but de lever le tabou volontaire sur son nom et de permettre une découverte d’un pan ignoré de l’histoire de la Guinée. Mais comme vous avez cru devoir accoler le prétendu prestige universel de Sékou Touré à tout prix, parlons –en. Pour éclairer la lanterne des lecteurs, je prendrai deux exemples parmi des milliers d’actions criminelles de Sékou Touré.
• Études : Yacine Diallo fut un élève brillant. Il termina ses études à l’âge de 20 ans. A l’opposé, Sékou Touré échoua à l’examen final de l’école primaire. Son maitre était Mr. Fodé Marega. Il était lié à la famille adoptive de Sékou. Il orienta Sékou Touré à la section menuiserie. Là aussi, Sékou Touré échouera et sera radié de l’école. Au lieu de compenser ses incapacités intellectuelles par des études, Sékou en fit un levain pour gravir les échelons à tout prix, faire feu de tout bois pour réussir et se venger contre des innocents. Faute de pouvoir se venger directement sur son maitre d’école primaire, Sékou s’en prendra au fils, Dr. Marega qu’il fera exécuter en 1969. L’histoire de l’arrestation de Dr. Marega est édifiante sur la nature de psychopathe de Sékou Touré. Des témoins sont vivants pour corroborer les faits. Dr. Marega obtint son diplôme de médecin en 1959 en France. À son retour en Guinée, il rendit visite à Sékou Touré et lui remit sa carte de visite en déclarant sa disponibilité de servir son pays. Sékou prendra cela comme un affront personnel. Quand il arrêta Dr. Marega en 1969, dans le supposé complot Kaman-Fodéba, il envoya une note a Dr. Marega en prison avec un mot sur la carte de visite remise 10 ans plutôt en lui demandant d’avouer ses crimes.
• Moralité : Comme je l’ai cité dans le premier article, André Lewin qui fut son ami proche rapporte que Sékou fut un prostitué homosexuel de Cornut Gentilly le gouverneur général colonial de l’époque. Ceci explique que les violences qu’il instaura en Guinée après l’assassinat de Yacine Diallo afin d’accéder au pouvoir furent totalement impunis.
Il y a un préalable à tout le prêchi-prêcha d’amour, paix et unité que vous avancez. Vous affirmations gratuites sur une grandeur de Sékou Touré qui omettent les crimes par lui commis convaincront peu de personnes. Elles constituent plutôt un refus d’avance du débat sur les faits rapportés sur les acteurs politiques du passé qui, par approches successives et par recoupements aurait pu éclairer notre histoire.
Ourouro Bah
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+5 #12 Boubacar Diallo, Washington 09-11-2016 20:52

@M. Ibrama, votre demande de « PARDON » en-dessous contient une question implicite à élucider pour être comprise: Voulez-vous parler d’un PARDON universel qui s’applique à toute faute et à tout fautif, ou bien vous avez en tête des fautes et/ou des fautifs spécifiques à pardonner?
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-4 #11 Ibrama 08-11-2016 23:01

Citation en provenance du commentaire précédent de Ourouro Bah:
Honorer Sékou Touré et prétendre travailler à la réconciliation des guinéens est une insulte au bon sens et à la mémoire des milliers de victimes innocentes du Parti-État. Mettre le nom de Yacine en équivalence avec celui de Sékou est une œuvre de confusion, c’est saboter la vérité historique et ruiner la mémoire collective qu’on doit à affranchir des mensonges et de l’inculture du PDG.
Il faut être mal informé ou de mauvaise foi pour se livrer à l’exercice qui veut entériner l’idée d’animosités entre les composantes ethniques de la nation au mépris de notre vraie historie : celle d’une chaine de crimes d’état IMPUNIS contre notre peuple.
Ourouro Bah

MR. BAH.
Avec tout le respect! Nous voulons tout humblement que le PARDON puisse s'installer dans nos coeurs afin de donner une chance a notre pays de vivre dans la fraternite, l'amour, la paix et l'unite pour un vaenir plus radieux. Vouloir Coute que Coute et a outrance jeter SEKOU TOURE DANS "LA POUBELLE DE L'HISTOIRE" ne sera qu'une action ou manoeuvre deja vouee a l'echec. Disons nous la Verite L'hommme reste toujours l'une des figures les plus "admirees" de la generation des "PERES FONDATEURS" D'AFRIQUE. Il fut "LE HERO ET LE TYRAN" YACINE ET SEKOU ont tous les deux servi la Guinee positivement ou negativement. A chacun de juger. Mais en tant que Guineens nous devons tous assumer les actions de nos LEADERS.
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+5 #10 Boubacar Diallo, Washington 08-11-2016 18:17

Mr Ourouro Bah, merci de cette contribution dont tu n’aurais pas manqué d’avoir des compliments flatteurs du feu, notre regretté frère, le Professeur Ansoumane Doré (paix à son âme).
Fondée en 1932 au cœur du Fouta-Djalon et entourée des belles forêts de sapins, Dalaba a été une petite ville florissante aux villas modernes. Elle recevait des étrangers de partout et accueillait notamment les cadres de l’administration de l’Afrique Occidentale Française (AOF) qui l’avaient en choix pour leurs vacances d’été, à la place de la Métropole.
En 1954, j’étais élève au cours moyen première année (CM1) à l’unique école de Dalaba centre. Bénéficiaire de promotion d’une année supplémentaire, j’avais l’attention de Mr. René Riveron, mon maître qui était le Directeur de l’école. Un jour du mois de février ou mars, il m’a dit que j’étais attendu dehors par la camionnette du Cercle pour être conduit au bureau du Commandant (du Cercle). Arrivant dans la carrosserie, la vitesse m’avait donné des vertiges et je suis tombé en descendant. En me relevant, j’ai entendu dire: «Il doit avoir peur du Député». Mot qui m’était étranger, mais qui m’a donné une idée sur la raison de ma ‘visite’, tout en me rendant encore plus timide. On me mena au bureau des hôtes de marque où je fus installé dans un énorme fauteuil qui différait de tout ce que j’avais connu. Alors, un Monsieur corpulent au teint foncé qui portait en bandoulière une écharpe tricolore m’a approché. Il a passé la main sur mes cheveux en parlant d’éducation et puis dit: « Nous allons vous construire un lycée à Dalaba.» J’avais déjà entendu parler d’un Diallo Yacine aux grandes qualités et auquel on attribuait des pouvoirs étendus. L’audience terminée, le chauffeur m’a placé dans la cabine à ses côtés (cette fois-ci) et m’a reconduit en me parlant comme si j’étais devenu soudainement plus important à ses yeux. Par la suite, en apprenant qu’il n’y avait de lycées qu’au Sénégal, j’ai compris l’importance académique qu’était d’en avoir un de construit à Dalaba. Un mois plus tard, en rentrant de l’école pour le repas du midi, j’ai aperçu une grande foule à la place du marché. En m’y approchant, j’ai vu un Mr de teint très foncé qui parlait si fort qu’il hurlait quasiment en bavant. Reconnaissant à ses côtes maître Morlaye Touré, le menuisier principal de la ville, je l’ai approché pour savoir qui était cette personne ayant l’air de vociférer des avertissements de panique. Il m’a dit que c’était Touré Sékou qui faisait campagne pour la place du député Diallo Yacine qui venait de mourir. Ayant eu l’honneur d’avoir été reçu par le défunt, j’en fus très touché.
Concernant les préoccupations de la Guinée au sujet des symboles nationaux, un discours récent de Mr. Siaka Barry, ministre de la Culture dit: {«Le régime colonial a fait main basse sur la richesse culturelle de la Guinée» La Guinée doit réclamer ces objets culturels : « Il faut que nous ayons surtout de l’audace de réclamer ce qui nous est dû--: «Il faudrait que cette Assemblée (de députés) m’accompagne dans la bataille qui va s’annoncer certainement.»}
Nous convenons que c’est très louable de lutter pour la récupération et retour des biens matériels dont les colons se sont appropriés illégalement de la Guinée. Mais, pour ceux qui tiennent en une Guinée Unie et réconciliée, la reconnaissance non-partiale des symboles humains du pays devrait être encore plus urgente. Une telle initiative à notre portée immédiate n’a d’entrave que la volonté politique. En fait, un TROU dans l’Histoire du pays, entre la Guinée précoloniale et l’arrivée du PDG-RDA, ne peut être un point de fierté? Le rappel de Mr Ourouro Bah de la personne du Premier Député de la Guinée et ses contributions nous donne une opportunité de réflexion et d’échange à propos des conditions réalistes requises, pour une unité nationale réelle. C’est une source d’inspiration pour ceux qui veulent penser aux « termes de référence et algorithme appropriés » à la solution de ce problème sociétal: Reconnaissance des Valeurs socioculturelles individuelles, acceptation inconditionnelle des différences ethniques et équité du partage général, le tout sous le contrôle d’une JUSTICE indépendante. Enfin, à chacun et à chacune, une voix dont le poids et le respect sont également appliqués.
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+5 #9 Abdoul.H 07-11-2016 13:30

C’est la première fois que j’apprends sur cette personnalité. Depuis l’enfance j’entendais dire ``Diallo Yacin”, je ne savais rien de lui. Le pouvoir tribal nous a toujours cachée une bonne partie de l’histoire de la Guinée. Le fouta theocratique jamais enseigné, je l’ai appris par les farbas. Grand merci, M. Bah !
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+13 #8 Ourouro Bah 07-11-2016 03:36

Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrama:
POURQUOI PAS LE PALAIS DU PEUPLE REBAPTISE PALAIS YACINE DIALLO, car il fut le premier député Guinéen à l'assemblée Française. Signe de réconciliation, on aura "Sekoutoureya d'un cote, Yacinedialloyah" de l'autre,

Honorer Sékou Touré et prétendre travailler à la réconciliation des guinéens est une insulte au bon sens et à la mémoire des milliers de victimes innocentes du Parti-État. Mettre le nom de Yacine en équivalence avec celui de Sékou est une œuvre de confusion, c’est saboter la vérité historique et ruiner la mémoire collective qu’on doit à affranchir des mensonges et de l’inculture du PDG.
Il faut être mal informé ou de mauvaise foi pour se livrer à l’exercice qui veut entériner l’idée d’animosités entre les composantes ethniques de la nation au mépris de notre vraie historie : celle d’une chaine de crimes d’état IMPUNIS contre notre peuple.
Ourouro Bah
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-3 #7 Ibrama 06-11-2016 20:15

[quote name="madina"]On devrait rebaptiser la présidence de la Guinée: Palais Yacine Diallo, et on devrait rebaptiser l'ancien camp boiro: Camp Sékou Touré.[/quote
POURQUOI PAS LE PALAIS DU PEUPLE REBAPTISE PALAIS YACINE DIALLO,car il fut le premier depute Guineen a l'aasemblee Francaise. Signe de reconciliation, on aura "Sekoutoureya d'un cote, Yacinedialloyah" de l'autre,
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+3 #6 mamadou saliou bah 06-11-2016 17:30

S'il n'y a pas eu FRAUDE le 28 Septembre 1958 , sur le OUI ou NON , les chiffres ci-dessous sont " troublants " :
Votants - OUI - NON
-Faranah : 33835. 0.
-Dabola : 19247. 8.
-Gueckedou : 57089. 1.
-youkounkou: 22906. 1.
DOUTEUX !
Et ca continue ! A cette epoque , Labe avait 113349 inscrits et Kankan 79869 .
Bcp de " changement " ( facon AC ) .
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+9 #5 .K. Ba 06-11-2016 12:55

Citation en provenance du commentaire précédent de bakra gassama:
donc le vote du referendum du 28 septembre 1958 etait une fraude electorale et la france n'a rien fait et elle valide le resultat du referendum quand meme.......

Tout comme le vote de 2010. Tout comme celui de 2015. On avait meme vu alors l'ambassadeur de France interdire au leader de l'opposition de parler en peul pour contester les resultats.
La France acceptera et validera tous les résultats electoraux qui l'arrangent.
Elle voulait se retirer de l'Afrique. La preuve est que meme les pays qui ont vote en faveur de la communaute ont ete forces de prendre l'independence 2 ans apres.
En1958, des guinéens naifs pour la plupart, ont force le non sur des populations analphabetes. La campagne du referendum a dure moins d'un mois pour un choix aussi important.
Tous les temoins vivants sont d'accord sur la fraude qui consistait principalement a dissimuler les bulletins du oui et a offrir ceux du non. Les résultats officiels de 91% sont en eux-memes suspects
De Gaulle a dit ok. Mais les consequences vous les subirez.On connait la suite. On connait la suite.
Reste a savoir si on va tirer des lecons ou continuer a blamer l'occident.
K. Ba
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+8 #4 Gandhi 06-11-2016 10:21

Citation en provenance du commentaire précédent de K. Ba:
Mais ce vœu ne se réalisera qu’après la guerre de libération la Guinée du joug des assassins et des kleptomanes.

Il n'est jamais trop tard pour bien faire.
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-3 #3 bakra gassama 06-11-2016 08:17

donc le vote du referendum du 28 septembre 1958 etait une fraude electorale et la france n'a rien fait et elle valide le resultat du referendum quand meme.......
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+9 #2 K. Ba 06-11-2016 01:22

Citation en provenance du commentaire précédent de madina:
On devrait rebaptiser la présidence de la Guinée: Palais Yacine Diallo, et on devrait rebaptiser l'ancien camp Boiro: Camp Sékou Touré.

Bonne idée Madina.
Ce serait bien pour commencer à décoloniser les mentalités des Coca-Cola et des CER.
Mais ce vœu ne se réalisera qu’après la guerre de libération la Guinée du joug des assassins et des kleptomanes.
In Chah Allahou Azim
K. Ba
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+20 #1 madina 06-11-2016 00:50

On devrait rebaptiser la présidence de la Guinée: Palais Yacine Diallo, et on devrait rebaptiser l'ancien camp boiro: Camp Sékou Touré.
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