Selection de vidéos
Partenaires
Gouvernance : « même Dadis a mieux fait qu'Alpha », dixit Makanéra Kaké
Richard Tamone Vendredi, 07 Octobre 2016 20:45
Dans cet entretien qu'il a bien voulu accorder à notre reporter, Alhousseiny Makanaré Kaké aborde certains sujets de la vie nationale dont entre autres le dialogue politique, l'ajournement des festivités de l'indépendance, l'état de délabrement de nos routes…
Le Démocrate : vous prenez part aux pourparlers inter-guinéens. Que peut-on savoir sur ce dialogue politique qui a lieu depuis une semaine environ ?
Alhousseiny Makanéra Kaké : je pense que le dialogue se déroule très bien, nous avons pu évacuer 3 questions, c'est-à -dire la libération des détenus en rapport avec les manifestations politiques, l'installation de la Haute Cour de Justice, et ensuite le fichier électoral. Aujourd'hui (jeudi 29 septembre), nous étions sur l'organisation des élections locales, c'est-à -dire les élections au niveau des communes urbaines et rurales. Mais également au niveau des districts et quartiers. Les travaux ont été suspendus au compte de la cinquième journée.
Apparemment vous ne vous êtes pas entendus. Quel a été le point d'achoppement ?
C'est vrai que chaque camp a campé sur ses arguments.
Donnez-nous quelques détails ?
L'opposition estime qu'il faille organiser les élections de districts et quartiers. La mouvance quant à elle, se trouve dans le cas de figure de l'organisation simplement des élections communales. Nous avons évoqué beaucoup de choses. Je ne voudrais pas revenir là -dessus puisqu'on n'a pas tranché encore. J'estime comme le disait le président du cadre de dialogue que demain (vendredi 30 septembre, nous pourrons trouver une solution à ce point que je trouve essentiel. Puisque c'est un acquis pour le peuple de Guinée. Nous n'avons pas organisé les élections dans les districts et quartiers depuis plus de 50 ans.
Sur ce sujet la Ceni a fait savoir que pour organiser les élections au niveau des districts et quartiers, certaines institutions devaient remplir certains préalables pour qu'il y ait élection à ce niveau ?
C'est vrai la CENI a déroulé tout le programme, je vous dis que le débat continue. Si nous sommes de bonne foi, je pense que l'opposition a donné les éléments essentiels sur lesquels la CENI, la mouvance présidentielle et même l'administration du territoire peuvent se fonder pour pouvoir organiser ces élections.
Certains estiment que ce dialogue n'est rien d'autre qu'un marché de dupes. Qu'en dites-vous ?
Bon je ne voudrais pas que les gens soient pessimistes. La vie est ainsi faite, vous allez de problème à résoudre à problème à résoudre. Le jour où on n'aura pas de problème à résoudre, il n'y aura plus de vie. Donc il n'est pas dit que parce qu'il y a encore un autre dialogue, que les autres dialogues n'ont servi à rien.
Cette année les festivités de l'indépendance de la Guinée ont été différées. En tant que citoyen, quel est votre réaction sur cette décision ?
Cela ne doit pas être une surprise.
Ah bon ?
Cela n'est pas une surprise, savez-vous qu'on ne peut vivre au-dessus de ses moyens. Mais si la tendance s'inscrit dans la durée, un jour vous allez rencontrer des problèmes. Nous savons que ce gouvernement a toujours mal géré les biens du pays. Il a fait sortir des milliards pour organiser d'abord la campagne électorale, ensuite organiser les élections, aujourd'hui les caisses sont vides. Malheureusement le peuple est en train de le payer aujourd'hui. Vous-même vous avez remarqué, que le baril est descendu à un point qu'il n'a jamais atteint de son l'histoire. Partout le prix du carburant a baissé sauf en Guinée.
Justement concernant ce point que vous évoquiez, cela avait été parmi les causes de la dernière manifestation de l'opposition. Alpha et Cellou se sont rencontrés finalement, et le dialogue a débuté. Peut-on dire que la marche a porté fruit ?
Il faut être clair, aujourd'hui la rencontre de Alpha et de Cellou c'est la résultante du rapport de force enregistré suite à cette manifestation. Si hier le rapport de force était favorable à la mouvance, aujourd'hui le rapport de force est favorable à l'opposition. C'est ce qui a amené le président de la République a rencontré Cellou.
Les usagers urbains et interurbains se plaignent de l'état des routes. Pourtant depuis que ce régime est en place, il dit avoir investi dans la construction des infrastructures routières ?
Vous savez qu'aucune promesse de notre très cher président n'a été tenue. Pourtant le slogan phare depuis 2010, c'était de rattraper les 50 ans en 5 ans. L'autosuffisance alimentaire, la vraie démocratie, la transparence dans les élections. Voilà les slogans phares que nous avons entendus. Mais si vous comparez les réalisations de ce régime par rapport même à Dadis, toutes proportions gardées, par rapport au temps, vous verrez que Dadis a mieux réalisé que lui. Il suffit de faire un tour dans certains quartiers de Conakry ou bien dans des camps pour voir les investissements que le CNDD a réalisé en moins d'un an. Je ne parlerai même pas de Lansana Conté. En répondant à votre préoccupation sur l'état des routes, c'est une catastrophe. Pourtant, on nous a dit que les Dalein faisaient les routes de trois couches, que ce sont des routes qui ne sont pas garanties. Mais mon frère l'exemple le plus éloquent, partez à Madina. À partir du carrefour Kénien, vous comparez la route du Niger jusqu'à Bonfi. L'autoroute a été réalisé par les autres, il y a plus de 15 ans, la route du Niger vient d'être réalisée, il n'y a même pas trois ans, ce n'est pas des nids de poule que vous verrez, mais ce sont des nids d'éléphants. Et ce qui est valable pour là -bas est valable pour les autres routes du pays. Donc aucune promesse n'a été tenue, aucune.
Pour finir par rapport au dialogue, quel est le message que vous avez à passer aux Guinéens, singulièrement au président de la République ?
Je voudrais lancer un appel à tous les acteurs politiques, à savoir la CENI, l'opposition, la mouvance, que l'intérêt supérieur de la Guinée soit notre souci majeur. Que le dialogue se situe vraiment dans un cadre particulier, puisque je suppose que c'est venu dans un contexte d'apaisement. Il faudrait donc que les uns et les autres comprennent que ce dialogue, ce n'est pas pour renégocier de nouveaux points, mais c'est pour voir les modalités d'application des accords déjà obtenus.
C'est dans ce sens que je voudrais conclure en disant à monsieur le président de la République qu'il ne lui reste pas beaucoup de solutions. Aujourd'hui sur le plan économique il ne pourra plus se rattraper. Mais par contre il a encore une chance, car il n'est jamais tard pour mieux faire. Ce qui lui permettra de sortir par la grande porte, c'est en acceptant d'organiser de bonnes élections locales, législatives et présidentielles dans la transparence. Je crois que c'est le seul point qui lui reste, car sur tous les tableaux il a échoué.
Interview réalisée par Richard Tamone
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
![]()
Commentaires
Il y a un hic concernant Kaléta, ça a coûté aux Guinéens beaucoup plus de ce que ça devrait coûter, lui-même (AC) l'a reconnu avoir englouti trop d'argent dans ce projet sans donner des explications fiables ,
C'est vrai et je l'ai écrit maintes fois, mais au moins même surfacturée, il en reste quelque chose puisque chacun peut voir cette réalisation. Il y a d'autres secteurs où des fonds ont été engloutis sans contrepartie.
En dehors de Kaleta......,
Il y a un hic concernant Kaléta, ça a coûté aux Guinéens beaucoup plus de ce que ça devrait coûter, lui-même (AC) l'a reconnu avoir englouti trop d'argent dans ce projet sans donner des explications fiables ,
- Qui est le seul gagnant dans ce jeu de chaises tournantes ??
NB: bizzare aussi que les accusations de trahison de Kassory, Abe Sylla, Fode Soumah, Sadakaji, Badicko Sydia, Baidy et BO aient complètement disparues depuis récemment.
Le seul gagnant est le PPAC qui a reussi à les rouler dans la farine et, le grand perdant est la population,
Les accusations de trahison de Kassory, Abe Sylla, Fode Soumah, Sadakaji, Badicko Sydia, Baidy et BO n'ont plus de sens, ceux qui se disait trahit font plus pur actuellement,
-OB était réfugié politique du PPAC d'abord a Paris puis a Conakry.
- Makanera était réfugié politique du PPAC a Satanya avant de devenir maintenant réfugié politique de CDD a Conakry.
- CDD vient de devenir réfugié politique du PPAC a Conakry après avoir été chef des opposants de PPAC.
- Qui est le seul gagnant dans ce jeu de chaises tournantes ??
NB: bizzare aussi que les accusations de trahison de Kassory, Abe Sylla, Fode Soumah, Sadakaji, Badicko Sydia, Baidy et BO aient complètement disparues depuis récemment.








