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Indemnisation de l'esclavage : l'exemple des États-Unis
Nabbie Ibrahim "Baby" Soumah Jeudi, 08 Septembre 2016 21:09
La prestigieuse université de Georgetown à Washington vient de faire son mea-culpa, de se racheter moralement en offrant une priorité d'admission aux descendants d'esclaves.
Par ailleurs, un institut d'étude de l'esclavage sera inauguré prochainement et un monument à la mémoire des esclaves sera érigé sur le campus.
Pour rappel, en 1838, cette université de Georgetown avait vendu 272 esclaves pour rembourser ses dettes ; cette somme équivaut à 3,3 millions de $ actuels.
Pour rappel, le « commerce triangulaire », la traite transatlantique des esclaves entre l’Afrique, l’Europe, le continent américain et les Caraïbes, d'une durée de plus 450 ans, serait dans l’histoire le plus vaste mouvement forcé de personnes innocentes : 15 à 20 millions d’Africains ayant été séquestrés et traînés de force hors du continent noir. Le fond de l’océan fut un tombeau pour les millions qui n’ont pas survécu à l’épouvantable traversée.
Les pays bénéficiaires sont l'Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, l'Angleterre et la France. Cette dernière avait même édifié un système disciplinaire rigoureux avec le fameux « Code Noir » de 1685 qui stipulait : « Nous déclarons les esclaves être meubles ».
Pour rappel, l'expropriation et l'indemnisation des colons français de Saint-Domingue par le traité franco-haïtien de 1825. Les vainqueurs noirs de la rébellion déclarèrent l'indépendance de Saint-Domingue avec leur leader Toussaint Louverture, sous le nom d'Haïti le 1er Janvier 1804.
Pour rappel, la traite des noirs n'est pas un problème uniquement transatlantique ; il existe la traite africaine :
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le courant transsaharien, qui dura jusqu’à la fin du XIXème siècle, aurait déporté 5 300 000 individus ;
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le deuxième courant, qui s'installa sur la côte orientale d’Afrique et par la mer Rouge, aurait déporté 2 900 000 ;
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enfin une « traite intérieure » qui perdure et nourrit un esclavage « domestique » (cf. la Mauritanie avec environ 150 000 personnes soit 4% de la population en 2014).
Pour rappel, la loi mémorielle française dite « loi Taubira » du 21 Mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité.
Conséquences indélébiles de l'esclavage : destruction de la langue, de la culture et de la religion de millions d'esclaves ; perturbation de l'économie du continent désavantagé de manière permanente et jusqu'à nos jours par rapport à d'autres régions du monde.
La colonisation, avec la survivance de la France-Afrique malgré les alternances politiques en France, constitue la double peine pour le continent noir qui demeure le cas social de l'humanité malgré ses potentialités humaines et naturelles. En partie, par la faute de ses enfants, de ses élites qui l'ont trahi.
Pour soulager leur conscience, plusieurs structures, sociétés et États devraient suivre l'exemple de l'université de Georgetown pour réparer leurs méfaits.
Le bourreau tue deux fois : une fois en donnant la mort, ensuite en tentant de jeter un drap d'oubli sur ses méfaits. Ce bourreau est le plus souvent le vainqueur militaire qui écrit, falsifie l'histoire pour éviter toute condamnation et toute réparation morales et financières.
Nabbie Ibrahim « Baby » SOUMAH
Juriste et anthropologue guinéen
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Commentaires
TOUSSAINT LOUVERTURE n'a JAMAIS connu , ou assiste a l'INDEPENDANCE de HAITI . En 1804 , il etait déjà mort !
Evitez autant que vous le pourrez " Ces erreurs " .
Attention egalement pour GEORGETOWN UNIVERSITY !
L'admission n'est point GRATUITE pour ces descendants d'esclaves .
Ce n'est pas " LA REPARATION " attendue ici , aux USA , par nose cousins !
Quelle belle définition du modus operandi des descendants politiques de Satan Touré !
Mais ils perdent leur temps - l'histoire, même en Guinée, ne retiendra toujours que la Vérité et ils ne réussiront jamais a nous tuer une 2e fois - so get used to it...








