Vie nationale : Bah Oury ressasse ses rancœurs

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BAH_Oury_11_01Le premier vice-président « exclu » de l'UFGD, Bah Oury était le vendredi dernier face à la presse, à la Maison de la presse, où son intervention a porté sur la situation sociopolitique du pays. Avant de commencer ladite conférence, Bah Oury a invité les acteurs des médias à observer une minute de silence à la mémoire de notre confrère Mohamed Koula Diallo, assassiné aux abords du siège de l'UFDG, mais aussi aux victimes du terrorisme en France plus précisément à Nice.


« Depuis que je suis rentré en Guinée le 24 Janvier dernier, de manière solennelle, c'est la première conférence que j'ai l'immense plaisir d'animer. Les raisons en sont multiples, mais la principale motivation c'est d'essayer de montrer que notre pays s'engage dans un nouveau cycle politique », a d'emblée introduit l'ex vice-président de la deuxième force politique du pays. Depuis l'indépendance, a-t-il poursuivi, la Guinée est marquée par des violences de toute nature : par des exils, par des condamnations par contumace, par des camps de concentration, par également la division du pays en fonction de considérations purement ethniques. Ceci a amené la Guinée à accuser un retard dans tous les domaines, a fait remarquer Bah Oury. Il a par la suite ajouté que les générations des hommes et des femmes se succèdent. Et il y a une nouvelle génération de Guinéens qui en ont assez d'être tout le temps stigmatisés. Comme étant l'un des pays, dit-il, qui, malgré ses immenses potentialités, est celui qui traîne les pieds dans cette partie de l'Afrique de l'Ouest.


De la vie des citoyens

« Personnellement, je pense que depuis quelque temps, je sens et je vois qu'il y a une volonté qui monte par le bas, qui veut avoir de nouvelles perspectives. Et ces perspectives, je le constate. Parce que je l'ai vu à travers des jeunes gens, que je rencontre dans les quartiers », a fait savoir Bah Oury. Pour lui, certains ont acquis des expériences politiques pendant qu'ils étaient du côté de l'UFDG, d'autres étaient de la mouvance présidentielle, dit-il, et d'autres sans parti politique. « Mais je sens une volonté de la part d'une nouvelle génération, surtout celle issue des évènements tragiques et des bouleversements sociaux des années 2005, 2006, 2007 », a-t-il précisé. Selon Bah Oury, cette génération aspire à un autre devenir, à une autre façon de faire la politique dans ce pays. « Et je crois que le moment est venu de mettre en relief cette volonté qui est en train de s'esquisser », a déclaré l'opposant. Puis de reconnaître que cela n'est pas évident pour certains. « La vie, a la vie dure », a-t-il lâché en substance. De l'avis de Bah Oury, certains considèrent que voir la Guinée compartimentée en ethnies que c'est la panacée. « Mais il y a des hommes et des femmes qui voient l'avenir de la Guinée autrement, et c'est cet avenir que nous sommes en train de construire », a-t-il laissé entendre. Pour lui, la construction de cet avenir nécessite aussi de changer leur conception et leur manière de faire. « Et se poser la question de notre propre bilan, et se remettre en question fondamentalement pour envisager les choses de la manière la plus positive, la plus productive et la plus innovante pour que la Guinée pour les années à venir, puisse rattraper son retard et être en phase avec les aspirations et les besoins élémentaires de l'immense majorité de sa population », a-t-il souhaité.


Du dialogue politique

Interrogé sur le dialogue politique entre l'opposition dite républicaine et le gouvernement, qui a du mal à prendre forme. Bah Oury avec un langage modéré répond : « Lorsqu'on demande pour qu'on manifeste pour avoir un dialogue avec un gouvernement et que ce gouvernement répond positivement. Et que par la suite on boude pour dire que le texte d'invitation est discourtois, on peut se poser la question du sérieux de ceux qui appellent à manifester, pour avoir un dialogue avec ce gouvernement », a relevé Bah Oury. Puis de poursuivre en disant qu'au-delà de tout ça, qu'il y a un préalable que le gouvernement aurait dû se poser avant d'envoyer une invitation. « Le chef de file de l'opposition dite républicaine, n'a pas encore de la manière la plus officielle reconnu l'élection présidentielle du 11 Octobre dernier. Je trouve que pour un gouvernement issu du chef de l'exécutif guinéen, qui est monsieur Alpha Condé et que ce gouvernement appelle à une rencontre entre les acteurs politiques qui n'ont pas reconnu l'élection du président de la République, je pense qu'ils ont fait preuve de laxisme », a d'office déclaré le premier vice-président de l'UFDG. Il faut être cohérent, a-t-il ajouté, la cohérence ce n'est pas simplement pour soi, c'est aussi pour les autres. « On manque de cohérence très souvent dans notre pays», a-t-il déploré.


Des manifestations projetées par l'opposition

Bah Oury dit regretter que ces manifestations aient fait beaucoup de victimes ces dernières années. « Une crispation identitaire poussée à l'extrême et en fin de compte, il y a eu les présidentielles, il n'y a pas eu des élections communales », a-t-il précisé. Avant de souligner qu'en retour qu'ils n'ont eu que des délégations spéciales sur l'ensemble du territoire. « Ils se sont partagés le pouvoir, les territoires sont partagés entre d'un côté la mouvance et de l'autre ceux qui se prétendent d'une certaine opposition», a indiqué Bah Oury. Pour quels résultats, s'est-il interrogé. Ajoutant que du point de vue des textes réglementaires et du fondement de l'État de droit, il y a violation des textes réglementaires du pays. « Comment pourront nous bâtir de la manière solide un État de droit dont l'autorité principale repose sur les respects des règlements et chercher toujours des arrangements qui mettent les lois de la République de côté. Vous faites des arrangements pour satisfaire les intérêts personnels ».


De son retour au pays

Parlant de son retour au bercail, il a indiqué que ses détracteurs avaient organisé toute une campagne pour le nuire. « Monsieur Bah a reçu 200 000 euros du président Alpha Condé pour venir casser l'UFDG et casser le Foutah », disaient ceux-ci. Et d'ajouter que lorsqu'il est rentré, que ces derniers ne voulaient même pas aller à l'aéroport. « Pour accueillir le 1er vice-président, le fondateur de l'UFDG », a dit Bah Oury. Avant de rendre hommage aux jeunes de l'axe de Bambeto qui l'avaient accueilli. « Quand ils ont vu ça, ils ont dit tient, il faut éliminer monsieur Bah Oury. Malheureusement Mohamed Koula Diallo a été tué le 5 Février et par la grâce de Dieu, je suis encore en face de vous », a-t-il déclaré.


Du sort des condamnés de l'attaque du domicile du chef de l'État

Pour Bah Oury, ses collègues de l'UFDG ne se sont jamais occupés de l'affaire du 19 Juillet. « Au contraire ils ont cherché à les enfoncer et de ce point de vue ma position est catégorique et claire. Seul Dieu nous a sauvés, et nous a permis d'être là aujourd'hui», a indiqué Bah Oury. Comme Dieu n'a pas fait le monde en sept jours, dit-il, la question des personnes concernées par l'affaire du 19 Juillet ne se fera pas en une seule fois. Nous suivons et nous continuons, à nous intéresser de très près sur le sort de ces personnes qui souffrent dans la solitude et qui dans une large mesure sont dans la détresse.


Du leadership de l'UFDG

« Nous voulons récupérer le leadership au niveau de l'UFDG, c'est clair. Je ne suis pas là pour témoigner, je suis là parce que je mène un combat. Et je veux que ce combat soit victorieux et passe d'abord par avoir le leadership au niveau du parti pour lequel on a fait tant de sacrifices », a-t-il précisé. Avant de s'interroger sur ce pourquoi il doit se battre pour avoir le leadership de l'UFDG : « parce que, ce pays a besoin de contre-pouvoir efficace. Les dictatures naissent dans les environnements où le pouvoir n'a pas de contre-pouvoir efficace ».


De sa candidature à la présidentielle de 2020

« Nous sommes le 15 Juillet 2016. Qui sait ce qui se passera avant la fin de l'année 2016. Et la fin de l'année 2017, 2018, 2019, et l'année 2020 », dit-il. « Faisons ce que nous avons à faire, c'est ça le mot d'ordre d'un homme responsable. Un homme responsable doit se dire, je dois faire ce que j'estime être mon devoir ». L'ex vice-président de conclure que beaucoup de choses peuvent se passer d'ici 2020. Pour lui, il ne faut pas se fixer sur 2020. Que quotidiennement que chacun fasse ce qu'il doit faire. Pour Bah Oury, son combat primordial à l'instant « T », c'est le nouveau leadership au sein de l'UFDG.


Richard Tamone

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+1 #9 greeg 23-07-2016 14:43

Citation en provenance du commentaire précédent de Kourouma Karamoko:
AHHH Le frustré national, c'est un gars perdu sans repere, pauvre de lui, quelqu'un peut il l'aider a rentrer dans son village

Je me pose la question a savoir pour qui monsieur bah oury se prend, un homme qui laisse les militants de l'UFDG en prison sans les défendre alors que lui a bénéficiez d'une grâce présidentiel, ce troubadour en politique devrait être traduit en justice pour haute trahison mais en attendant on va l'utilisé pour les petits boulot afin de créer la division au sein de l'opposition .
Moi à la place de bah oury je devais gardé le profil bas mais hélas ce monsieur est sans vergogne alors à chaque occasion offerte il faut profité pour le recadré .
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+3 #8 Mohamed Diaby 23-07-2016 10:01

ce qui m'intrique dans tout ca, c'est que ce Monsieur Bah Oury n'a pas du tout HONTE!!! il ne fait que raconter des balivernes a travers la ville..
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+4 #7 Celloumbah 22-07-2016 14:39

B.O est en perte de repères, le malheur pour lui est qu'il ne respecte personne, il a insulter les sages du Fouta en les taxant de corrompus et malhonnêtes, il s'est acharné sur CDD comme si c'était CDD qui l'a empêche de réussir dans sa vie.
B.Oury a montrer ses limites, il ne peut et ne pourra gérer aucun groupements ou associations en Guinée, il a signé sa mort politique et même vie active on peut dire.
Que CDD gère mal l'UFDG (on le sait, tous les partis politique sont mal gérés en Guinée), il n'est plus de L'UFDG (il est exclu et n'a plus sa voix), il ne respecte rien B.Oury, il s'est toujours montré violent, d'ailleurs il a été citer dans beaucoup de coup d'Etat en Guinée.
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+1 #6 Abdoul 22-07-2016 11:35

Citation en provenance du commentaire précédent de Kourouma Karamoko:
AHHH Le frustré national, c'est un gars perdu sans repere, pauvre de lui, quelqu'un peut il l'aider a rentrer dans son village

Bien dit !
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+10 #5 amadudialamba 22-07-2016 01:24

Pauvre de Bah O, profitant de cette occasion, j’ai quelques questions à te poser. Des questions simples, mais parfois embarrassantes aussi. Comme tout adulte ayant des moyens, couplés de ses capacités physiques et mentales, je sais que tu as une famille. Alors qu’elle m’excuse profondément de lire ce qui suit sur la toile publique : Monsieur Bah O, n’as-tu pas honte d’agir publiquement comme tu le fais actuellement, notamment, depuis ton revirement a 90 degré a Paris ? Toi qui criait a te fendre les pharynx et sur toutes les esplanades pour la destitution immédiate de Alpha ; toi qui considérait CDD (ton patron d’alors) comme le plus doux de tous les guinéens ; toi qui ‘’avait perpétré un coup d’État contre Alpha’’ (selon le RPG arc-en-ciel, ses supporters et leur grand patron) ; et par la suite, condamné sévèrement par contumace ; toi qui se faisait passer pour l’opposant le plus radical, le plus intraitable a l’égard de Alpha Condé, le plus instruit de tous les politiciens et même des intellectuels guinéens, le plus logique dans ses réflexions et dans toutes ses décisions, comment, après tout ce qui précède, Monsieur Bah, tu t’es métamorphosé en si peu de temps pour devenir le plus grand défenseur de ton ex-bourreau ? De Bah Oury persécuté jusqu'à son dernier retranchement, tu es devenu le plus grand enjoliveur de la gouvernance du régime. Allant d’ailleurs jusqu'a inventer des somptueux bilans qu’aucun autre guinéen ne peut géo-localiser sur le territoire national pour Alpha et son gouvernement. Ce régime que tu traitais de tous les mauvais noms est devenu subitement ton meilleur repère politique. Dis-moi qu’est-ce que tu as vendu de si précieux, de si chère a l’âme, pour bénéficier de la grâce présidentielle qui t’a permis de sortir de la clandestinité. Laissant tous tes coaccusés continuer de pourrir dans les mouroirs de Guinée (impitoyable bonhomme ! Tu ne te trouves pas ?). Je ne sais pas, si tu es au courant que cette grâce que tu as acceptée, yeux fermés, sans aucune motion, confirme de facto, ton implication dans ledit coup. N’est-ce pas toi-même considérait le coup comme une simple fuite en avant du régime ? Crois-tu que tu renaitras dans les cendres de ton autodestruction politique ? Je ne crois pas du tout Monsieur Bah ! Tu t’es mis volontiers à la touche. Tu y resteras pour le reste de ta vie. Sache que les traitres ne récoltent que les fruits de leur semi. C’est-a-dire finir comme ont finit tous les autres traitres de la République. Attention, ne confondez pas avec ceux qu’accusait fortuitement l’ex-tirant - Sékou Touré de traitrise. Enfin, enfin, et c’est pour moi la question la plus importante et en même temps la plus embarrassante ; M. Bah O, n’as-tu pas, au centre de ta conscience, la mort de Mohamed DIALLO ? Une innocente personne, un fleuron de la vie, un jeune qui venait juste de fonder une famille. N’es-tu pas hanté quotidiennement (pendant la nuit et même en se promenant seul dans les sales ruelles de Conakry) par cette mort prématurée ? Cette mort intervenue suite à ta propre provocation, ne t’empêche-t-elle pas de dormir ? Si non, tu es simplement trop rétif. Monsieur Bah, honte a ton comportement irresponsable qui précipité une jeune fille dans l’épreuve du douloureux veuvage. Honte a toi pour toujours puisque tout simplement tu as rendu orphelins des enfants qui grandiront sans jamais connaitre le visage de leur père bien aimé.
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+5 #4 DIALLO sadio 21-07-2016 21:10

Bonjour monsieur bah,c'est Avec un cœur serré que je lis toutes tes interventions, tu as déçu plus qu'un, mais il y a des hommes ratent toujours le rendez-vous Avec l'histoire, malheureusement bah Ourry fait parti de ces hommes. C'est triste mais réel. Bah Ourry ferme la un peu ça sera mieux pour toi.he me demande où sont tes proches si tu en as !!!
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+5 #3 M.Diallo 21-07-2016 20:18

Mr Bah est tombe trop bas pour se relever.Relisez moi dans "lettre a sanaku" vous comprendrez pourquoi vous etes tombe si bas.
MD Labe
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+9 #2 Kourouma Karamoko 21-07-2016 13:22

AHHH Le frustré national, c'est un gars perdu sans repere, pauvre de lui, quelqu'un peut il l'aider a rentrer dans son village
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+9 #1 Gandhi 21-07-2016 11:37

Il est possible et même souhaitable qu'une jeune génération veuille faire de la politique autrement, en témoigne la démission d'une douzaine de membres des NFD. La seule solution n'est pas d'intégrer un parti fondé sur la même philosophie que les anciens partis (culte du chef, pas de comptabilité, non respect des statuts…), mais de créer un nouveau parti où les choses pourront se mettre en place. Et ça vaut aussi pour Bah Oury.
Sur le dialogue politique, c'est l'hôpital qui se fout de la charité puisque Bah Oury reproche aux UFDGistes d'être pointilleux sur la forme de l'invitation gouvernementale, laissant entendre que le formalisme est insignifiant, lui qui insistait pourtant lourdement pour ce respect, en voulant être absolument le premier des vice-présidents de l'UFDG.
Oui CDD et d'autres ont raison de ne pas reconnaître la mascarade du 11 Octobre et de 2010 d'ailleurs. Le principe de réalité fait qu'AC est chef d'État, mais en aucun cas légitime. Et ce sera démontré ultérieurement, il ne faut pas s'inquiéter pour ça. Quant à parler d'incohérence, il est bien placé pour le dire, puisqu'il l'illustre parfaitement.
Par ailleurs Bah Oury a un fameux culot de reprocher à l'UFDG, ce qu'il ne fait pas lui-même. Oui l'UFDG est en dessous de tout pour ce qui concerne la lutte pour le respect de l'état de droit, mais si Bah Oury veut montrer qu'il est plus efficace, au lieu de pérorer il n'a qu'à agir.
Concernant le pseudo-attentat, il faut rappeler que l'UFDG n'étant pas partie prenante, elle ne peut agir. Seul Bah Oury pouvait contester l'arrêt et il ne l'a pas fait. Il est donc malhonnête de reprocher aux autres (l'UFDG) ce qu'il n'a pas fait lui-même. Quant au sort de ceux qui restent, ce n'est pas en se lamentant ou en priant AC qu'ils sortiront de prison. La seule chose est de faire condamner l'État guinéen, et c'est d'autant plus facile que ce procès a multiplié les vices de forme et de procédures. À croire qu'en Guinée, il n'y a que des matamores qui brassent du vent.
Concernant le leadership de l'UFDG, on ne peut pas avoir un contre-pouvoir efficace avec un individu qui prétend lutter pour l'instauration d'un État de droit et qui reconnaît la légitimité d'AC à la tête du pays.
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