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In memoriam Jean-Marie Doré
Ansoumane Doré Lundi, 01 Février 2016 22:23
Je viens d'apprendre le décès de Jean-Marie Doré. J'adresse mes condoléances attristées à toute la famille Doré et alliées et prie le Tout-puissant Allah pour le repos de l'âme du défunt. Amen!
C'est un tas de souvenirs lointains que cette disparition éveille en moi. Les années de Collège à Conakry. Lui au Collège moderne, portant encore le nom de Doré Gbla, moi au Collège classique. Le prénom Jean-Marie est venu plus tard. Au Collège, c’était déjà un garçon turbulent au verbe haut mais un joyeux luron que tous les copains appréciaient. Après le Collège, il intégra la fonction publique, dans le service de la Main-d’œuvre à Conakry. C'est à partir de ce service que le Bureau international du Travail (BIT) à Genève, qui avait besoin d'étoffer ses ressources humaines en agents africains, le recruta au début des années 1960.
Genève étant à un jet pierre de Dijon, nous avons entretenu des rapports, d'autant plus qu'il faisait des déplacements fréquents de Genève à Paris dans le cadre du Front anti-PDG (autour des années 1966-1973). Dans le cadre des activités du Front, tout un code de noms (de guerre) des membres ou sympathisants du Front, code des fonctions et de lieux géographiques avait été établi pour brouiller l'espionnage des agents du PDG qui deviendra officiellement parti-Etat de Guinée en 1978. Ainsi, Sékou Touré était appelé tantôt Kerfala tantôt El Hadj ou Samba. Les membres du Front qui étaient fréquemment en voyage avaient également leurs pseudos. C'était le cas entre autres de Nabi Youla, Abou Soumah, Ibrahima Kaké, Saïdou Conté, Siradiou Diallo et de beaucoup d'autres.
Jean-Marie Doré, s'est appelé selon le cas : Paul, Rafaël, Lorami. Ba Mamadou était Nicolas, Jacques. Dr Charles Diané était Vivien, Dani. Siradiou Diallo, était Pierre, Gaston, Dr Conté Saïdou était Georges. Koïkoï Guilavogui était Etienne. Julien Condé était Thomas, etc. Enfin le ministre guinéen était désigné comme commerçant et l'ambassadeur guinéen comme griot, etc.
Ce code de correspondances très détaillé a fini par tomber aux mains du Pouvoir à Conakry et a constitué la matière d'un important document de 294 pages comportant des lettres et manuscrits des activistes du Front. Ce document intitulé « RDA-PDG : Révélations sur les activités criminelles de la contre-révolution, N° 69, Conakry, Août 1973 », a sonné le glas du Front.
Aurait-il fallu en dire plus sur cette période de braises de notre histoire ? En cet instant de deuil, je ne le pense pas , d'autant plus que la classe politique guinéenne, dans son ensemble, vient de rendre un hommage appuyé à Jean-Marie Doré, pour son action constructive au sein des leaders politiques guinéens qui ont lutté, sous le régime du général Lansana Conté, pour l'avènement de la démocratie pluraliste dans notre pays. Il a, en outre, pris assez tôt ses distances avec l'intermède populiste et sanglant (notamment le 28 septembre 2009) du capitaine Moussa Dadis Camara (décembre 2008-décembre 2009). Jean-Marie a également contribué, à la place qui était la sienne, au niveau de l'Etat guinéen, comme Premier ministre de la Transition (2009-2010), à la préparation de l'élection présidentielle de juin-novembre 2010.
Encore, une fois, l'objet de ce billet à la mémoire du disparu n'a pas de faire le bilan de toutes ses actions politiques. Mais c'est pour moi, ici, un devoir de liens familiaux de rompre le silence (voulu de part et d'autre) qui nous séparait depuis son retour en Guinée quand la dictature du parti-Etat de Guinée, le PDG, était encore en place.
Ce que je veux dire ici, c'est de présenter des condoléances attristées du fond du cœur à la famille du disparu, aux militants du l'UPG, son parti politique et à ses amis.
Paix à l'âme de Jean-Marie Doré, Amen !
Ansoumane Doré
Dijon, France
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Commentaires
Gandhi,
Si vous voulez savoir exactement a quelle categorie appartenait Jean Marie Dore au BIT, allez a la source. Ceci nous eviterait toute polemique inutile.
Patriote, c'est vous qui avez affirmé que JMD était diplômé. Moi je n'ai fait que demander des précisions, et si vous me demandez d'aller à la source, encore faut-il me les indiquer, y compris éventuellement les vôtres.
Je ne polémique pas, n'ai jamais dit que vous mentiez, mais veut seulement vérifier les zones d'ombre de sa vie. Je ne fais pas partie de ceux qui crachent sur quelqu'un qui décède (question d'éducation), mais lorsqu'il faudra faire le bilan de son action, je préfère m'appuyer sur des faits vérifiables et vérifiés.
Puisque vous doutez de la formation universitaire de Jean Marie Dore, prouvez alors le contraire. Pour ma part, je dis qu'il est avec AC, les seuls leaders politiques guineens a avoir etudie en sciences politiques. Souffrez d'entendre cela, mais c'est la verite.
Bien a vous !
Si vous voulez savoir exactement a quelle categorie appartenait Jean Marie Dore au BIT, allez a la source. Ceci nous eviterait toute polemique inutile.
Gandhi,
Il n'y a aucun doute que Jean Marie Dore a bel et bien ete fonctionnaire international pour le compte du BIT.
A l'OIT (comme dans d'autres OI d'ailleurs), il existe des fonctionnaires internationaux (concours) qui prennent leur retraite entre 60 et 65 ans. Il existe également des salariés de droit privé en CDD ou CDI et enfin il peut aussi y avoir des fonctionnaires guinéens détachés.
Les facultés exigeaient les deux baccalauréats pour l’inscription menant à une licence, maitrise, etc. L’école des Arts et Métiers faisait exception, ne demandant que le premier baccalauréat. Les sciences exigeaient les deux bacs, plus une ou deux années: e.g.
L’année de PCB (physique chimie, biologie) pour la médecine, MPC (mathématiques, Physique, Chimie) pour diverses licences, Math-Géné, licence de mathématiques. L’année préparatoire pour Saint-Cyr, l’aviation ou la médecine militaire de Lyon et HEC (Hautes Etudes Commerciales) etc.
Les grandes écoles d’ingénieurs exigeaient les classes de mathématiques supérieures et mathématiques spéciales. L’Ecole Normale Supérieure exigeait deux ans d’études littéraires ‘dénomination cagne’.
Entre le brevet élémentaire (BE) et l’enseignement supérieur, il y’avait l’insurmontable océan de langues et la réussite aux baccalauréats, tel qu’indiqué. L’honnêteté académique n’exige-t-elle pas l’effort de justification des arguments qu’on avance?
Enfin, la noblesse et la gloire des diplômes sont fondées sur l’authenticité de leurs curriculums et le succès des capacités appliquées de leurs détenteurs. D’ailleurs, ce caractère de sagesse académique s’illustre par la corrélation entre le niveau du diplôme et la conduite de son détenteur. Le prof Ansoumane Doré et tant d’autres nous le démontrent quotidiennement.
Enfin, la correction des erreurs du passé, les réconciliations indispensables, la formation des ressources humaines à la hauteur des défis nationaux, le tout passe par l’acceptation de la sagesse de la vérité.
Il n'y a aucun doute que Jean Marie Dore a bel et bien ete fonctionnaire international pour le compte du BIT. Il est rentre en Guinee après son depart du BIT et a cree une societe privee qui s'appelait ENTRAT International. Je ne sais pas ce que l'entreprise est devenue.
Pour ce qui est des noms des universites qu'il a frequentees, je vous les donnerai plus tard.
Amara Lamine Bangoura,
Pour votre information, Jean Marie Dore n'etait pas n'importe qui. Il etait licencié en Droit de Lyon en France. Il etait aussi titulaire d'un Doctorat d'Etat en Sciences Politiques en Suisse où il a été fonctionnaire international au BIT (Bureau International du Travail) à Genève de 1963 à 1987. Il parlait français, anglais et espagnol. J'ajoute, sans exaggeration aucune, qu'il etait le politicien guineen qui maitrisait le mieux la langue de Moliere.
Patriote, pouvez-vous m'éclairer ?
J'ai cru comprendre que JMD était né en 38 (il avait donc 77 ans). S'il était fonctionnaire international, pourquoi a t-il pris sa retraite en 1987, soit à 49 ans ? Surprenant, non.
Pouvez-vous m'indiquer par ailleurs les universités (de Lyon et de Genève ?) où il aurait obtenu une licence en droit et un doctorat d'état en sciences po ?
Merci d'avance.
Pour votre information, Jean Marie Dore n'etait pas n'importe qui. Il etait licencié en Droit de Lyon en France. Il etait aussi titulaire d'un Doctorat d'Etat en Sciences Politiques en Suisse où il a été fonctionnaire international au BIT (Bureau International du Travail) à Genève de 1963 à 1987. Il parlait français, anglais et espagnol. J'ajoute, sans exaggeration aucune, qu'il etait le politicien guineen qui maitrisait le mieux la langue de Moliere.
Grand frère Ansoumane, nous avions bien compris ton message et on n’a pu qu’admirer la noble amitié qu’il témoigne à l’égard d’un copain d’enfance perdu. C’est aussi ça la grandeur ; l’affection fraternelle désintéressée que tu n’accordes pas qu’à ceux qui partagent nécessairement tes points de vue, voire tes valeurs. Pour certains comme moi, tu représentes et en donnes même la nostalgie de l’éducation à base des valeurs morales que nos parents offraient. A ce que j’ai pu voir et comprendre, tu jouis d’une confiance absolue et tu as enormement à offrir. Merci donc de nous en faire bénéficier. Déjà , nous accueillons avec plaisir ta demande: «Donnons nous donc des occasions ultérieures pour des discussions ou des évocations sur l'histoire des 58 années de la Guinée indépendante.»
Je partage entièrement le bon sens de ce post.
7cmyp
Personne n'échappe à son histoire. Le passé de JMD sera forcément revisité, et il ressemblera malheureusement à celui de beaucoup de nos compatriotes, comprenant des actes de bienfaits et de bassesses.
Pour l'heure, chacun exprime son indifférence, sa joie ou sa compassion, mais il n'est pas utile d'en rajouter...
Donnons nous donc des occasions ultérieures pour des discussions ou des évocations sur l'histoire des 58 années de la Guinée indépendante.Encore merci à tous!
Et RABIATOU n' etait que " SIMPLE STENO " pour etre 1er MINISTRE .
STRANGE !
Regards Amara .
Quiconque s'attaque à vous ou Doyen Boubacar Doumba me trouvera sur son chemin.
Votre ethnique et morale est su dessus de tout soupçon.
QUE DIEU VOUS GARDE.
Je me presse d’ajouter ici mes prières au Seigneur, par sa Grâce divine, de t’accorder bonne santé et une longue vie dans le bonheur. Pour ma part, et c’est déjà dit, tu es au-dessus de tout soupçon moral ou politique ; tu es un trésor qui nous appartient. En tant que tel, nous te demandons de mettre toutes les sensibilités négatives de côté et nous servir de tes connaissances dont nous avons besoin pour nous instruire, éduquer les jeunes et bâtir un pays au bénéfice de tous. Si tu optes pour le silence, tu gaspilles un trésor et encourages par là -même ceux qui savent, d’en faire autant. L’argument d’Alfred de Vigny dans la Mort du Loup: «Seul le silence est grand tout le reste est faiblesse» ne tient pas ici. Pour nous, la voix des sages qui savent permet de casser la muraille qui cache la vérité qui fertilise le dialogue, expose les mensonges et renforce les causes justes, menant à la réconciliation et à la collaboration productive. Quand tu parles on apprend. E.g., sans dialoguer sur le défunt, sachant qu’à l’époque évoquée, le collège classique menait au brevet d’études du premier cycle (BEPC), aux bacs, etc., alors que le collège moderne plafonnait au brevet élémentaire(BE), on a une idée sur la formation de notre défunt compatriote. En attendant le plaisir d’avoir à te lire, fraternellement, Boubacar
Quand des athées, parfois des mécréants déposant une gerbe de fleurs au Champ de Mars, au Panthéon à Paris, aux bords du Potomac à Washington ou Place des martyrs à Conakry, à qui s’adressent-ils ? Depuis quand un athée s’adresse-t-il aux morts, à l’invisible ? Quand NOUS psalmodions des « in memoriam » –j’y inclus la chorale des pleureuses politiciennes -, à quel « réflexe » sommes-nous contraints, a qui s’adresse ce « réflexe » ? A nous-mêmes, à cette part de nous-mêmes qui nous échappe : je n’ai pas entendu parler d’un Nedhanké (un être humain) qui se serait auto-engendré. Mais quand le Destin (Al Qadr) qui ne s’annonce pas tombe, nous sommes frappés du coup, de stupeur. Notre existence et notre mort sont absurdes disent les existentialistes, Sartre en tête. Mais cette « belle unanimité » souvent lestée d’hypocrisie n’est pas absurde : elle est coextensive du sacré en nous. Le sacré n’est pas du mysticisme soldé par des « grigrimans » nègres ou blancs. Le sacré est ce lien, ce dialogue qui a parfois lieu entre l’humain et une entité non humaine. La mort, historiquement, sociologiquement est une occasion « expérimentale » de ce « dialogue » ou à tout le moins d’un « drama » (action au sens grec que terme).
La mort, jusqu’à un certain moment, généralement cela dure le temps du deuil, variable selon les cultures, relève du Sacré, de la sphère privée en son sens le plus élevé. Cette sphère, par définition, exclut le profane.
Ange ou démon, Jean-Marie Doré n’existe plus. Chacun est libre de pleurer en versant des larmes de croco (comme certains politiciens) ou de danser. Chez les Bétés ou chez certains Akans, et dans certains lieux-dits de notre région forestière, la mort est fêtée des nuits entières, on s’empiffre, on se pinte avec des litrons do nos tambnayas ou de Gin (en Côte d’Ivoire).
Mon frère Ansoumane, je te présente mes sincères condoléances et je comprends que tu sois resté dans la sphère privée. Aux autres, je dis qu’ils ont parfaitement le droit d’envoyer en enfer Jean-Marie Doré. Mais c’est trop tard, car s’ils sont croyants, ils savent qu’Allah –Exalté ! – Fâ’alun limâ youridou, Il fait ce qui Lui plaît, s’ils ne sont pas croyants, eh bien leur quête ou même leur colère est absurde, non « cartésienne ». Il leur est cependant ouvert un vaste boulevard : la recherche historique, seul remède à l’amnésie. Julien Condé – paix à son âme – et d’autres sont partis avec des documents compromettants dit-on sur JMD. Billo Sy Savané m’en a parlé, pas de vive-voix.. Mais à mon humble avis, il est un peu inélégant de polémiquer avec Ansoumane quand il est en prière; d’entré de jeu, ne dit-il pas « J'adresse mes condoléances attristées à toute la famille Doré et alliés et prie le Tout-puissant Allah pour le repos de l'âme du défunt. Amen! ». L’âme de son frère, un Edolè (Doré). Il avait peut-être voulu une prière collective qui est censée être plus gratifiante que la prière solitaire. Was-Salam.
"Certaines déclarations de l'ex PM JMD m'ont inspiré quelques réflexions. Sur Africaguinee, le 11 mai 2011, il confie:
« Je soupçonne le président Alpha Condé d'avoir un agenda caché qui ne va pas dans l'intérêt de la Guinée. »
Le 24 août 2012, sur un autre site guinéen, l'ex PM révèle:
« Il est très difficile de gouverner. C’est pourquoi certains secrets d’État sont divulgués mais après une longue période. Parce que si vous les divulguez maintenant, vous risquez d’avoir le contraire de ce que vous souhaitez. Je connais qui a empoisonné l’eau. Ce n’était ni le RPG, ni l’UFDG, moins l’UFR. Ce n’était personne d’autres. Aucun commerçant, ni malinké, ni peuhl, ni soussou, ni forestier, n’est impliqué. C’est une affaire qui s’est colportée à Conakry à des niveaux que vous ne pourrez jamais savoir. »
En 2001, lors des attaques aux frontières des centaines et des centaines de rebelles furent totalement anéantis en territoire libérien. Interrogé par RFI sur cette question JMD répondit de manière très énigmatique, mais refusa de déballer.
JMD est devenu un vieux routier de la politique guinéenne, peut-être au même titre que Le Grimpeur. C'est un homme qui en sait long, je ne m'aventurerai pas à dire qu'il en sait trop...
Je terminerai ce billet par ce refrain du Wassoulou profond:
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Dö mo o lon / Que quelqu’un d’autre ne connaît pas
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Noumou dö na dö lon / Un forgeron peut connaître une chose
Dö mo o lon / Qu’un autre ne connaît pas
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Soma dö na dö lon / Un soma peut connaître une chose
Dö mo o lon / Qu’un autre ne connaît pas
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Könö dö na dö lon / Un oiseau peut connaître quelque chose
Dö mo o lon / Qu’un autre ne connaît pas
Was salam!
Diallo Boubacar Doumba
Merci au grand frère Ansoumane Doré pour ce témoignage .A lui aussi j'adresse mes sincères condoléances.
Citation de l’éminent auteur : « Ce Code de correspondances très détaillé a fini par tomber aux mains du pouvoir a Conakry et a constitué la matière d’un important documents de 924 pages » fin de citation. Comment et par qui ? La réponse est entre les mains de celui ou de ceux qui avaient travaillé avec ledit pouvoir d’alors.
Bonne question.Nous espérons une réponse de l'auteur de cet article (le Doyen A. Doré).
Nul ne vous accuse ici de transiger avec votre conscience. Ni l’âge, ni le niveau d'éducation ne nous exemptent d'erreurs de jugement (ou ce qui est comme tel aux yeux des autres). L’interpellation n’est pas manque de respect. C’est plutôt la raison du partage de nos idées et opinions sur quelque chose qui nous est irrémédiablement commun : la Guinée. Nul d'entre nous ici ne fait de la MAMAYA. Ici on apprend à être un peu rigoureux pour justement débusquer les adeptes de la mamaya. Insinuer que ceux qui vous contredisent le font est déconcertant pour dire le moins.
Wa Salam.
K. Ba
Bien dit:"Nul d'entre nous ici ne fait de la MAMAYA".
Mais,la majorité d'entre nous connaisse très bien le parcours pas élogieux et/ou non honneureux du Lapin-cameléon J M Doré depuis la 1ère République (au temps du Sanguinaire Sékou Touré);car,il(JMD)a envoyé plusieurs Guinéens à l'escadron de la MORT.Plusieurs de ce genre "d'intellectuels de façade" ont trahi le destin du peuple de Guinée.
Chers Compatriotes, je vois et je le savais bien depuis longtemps qu'on ne saurait n'écrire sur notre pays et ses hommes politiques quelque chose de compréhensible pour tous.Dans les circonstances de ce billet "in memoriam", je n'ai écrit que ce que j'ai cru devoir être écrit. Déceptions ou incompréhensions de ce billet ne m'ébranlent donc pas. Je n'ai au fond de moi-même, jamais transigé avec ma conscience sur la manière de faire de la politique des dirigeants guinéens. C'est consciemment que je me suis tenu loin de la MAMAYA politicienne pratiquée de longue date. Chacun est libre de ses opinions, mais l'objet de ce billet de condoléances est loin d'être un règlement de comptes politiques.
Nul ne vous accuse ici de transiger avec votre conscience. Ni l’âge, ni le niveau d'éducation ne nous exemptent d'erreurs de jugement (ou ce qui est comme tel aux yeux des autres). L’interpellation n’est pas manque de respect. C’est plutôt la raison du partage de nos idées et opinions sur quelque chose qui nous est irrémédiablement commun : la Guinée. Nul d'entre nous ici ne fait de la MAMAYA. Ici on apprend à être un peu rigoureux pour justement débusquer les adeptes de la mamaya. Insinuer que ceux qui vous contredisent le font est déconcertant pour dire le moins.
Wa Salam.
K. Ba
1. D’un, il verse dans l’hypocrisie des guinéens toujours prêts à verser des larmes sur n’importe quel mort : de Sékou Touré, en passant par Lansana Conté aux plus récents salopards tels que Soriba Sorel et JMD. Pour changer cette hypocrisie nationale née de la peur, les intellectuels doivent donner l’exemple. Génératrices de conformisme, la peur et l’hypocrisie ont fait le lit à toutes les dictatures en Guinée. Peu de guinéens osent dire la vérité ou affirmer leur opinion. Ce conformisme est la source de la tragédie guinéenne. Les peuls disent que la mort n’est pas une tragédie. Ce qui est une tragédie, ce sont les mauvaises vies. Comme on s’avère incapable d’ôter la vie aux salopards parmi nous, alors sachons au moins nous réjouir de leur mort ou ne pas leur chercher des qualités fictives. Sur toute la litanie d’actions de JMD que le doyen donne, son rôle a été négatif. Il n’a rien à présenter comme bilan moral devant son créateur.
2. Ensuite, je trouve navrant que le doyen participe au code du silence qu’il a souvent dénoncé. Ces silences ont fragilisé notre mémoire collective. Les faits que les guinéens détiennent sur notre histoire sont mentionnés avec des allusions qui laissent la place à toutes formes d’interprétations. Le Doyen aussi prive la nation de faits historiques dont il a connaissance pour y avoir participé. Et pourtant, seuls ces faits peuvent servir de référence pour juger les hommes politiques. Leurs promesses du jour n’ont pas de valeur sans les faits sur leur passé. La mort des acteurs politiques est l’occasion de déterminer ce que fut leur vie. Le deuil de la famille ne doit pas être un excuse ni le fait que la classe politique (dont on connait les limites morales) fait une chorale d’hommages avec l’espoir secret qu’on leur rendra la monnaie.
Wa Salam
K. Ba
Quand j'ai appris la mort de JMD c'est uniquement ce conseil qui m'est venu de tête.
Paix à son âme mais personnellement je ne regretterai pas ce roublard de pire espèce.
Je prie le Tout Puissant afin de ne pas emprunté le même chemin que des personnes comme JMD. Je prie Dieu de ne pas mourir au moment ou je suis dans la politique politicienne(la roublardise).
Je vous ai lu avec intérêt. J'ai copié votre texte dans document sur mon ordi.
Que le Tout Puissant Allah vous fasse miséricorde et vous accorde santé de fer et vous garde encore longtemps dans cette ce monde.
Ecoutez, Ansoumane ! Est-ce que vous pouvez entrer en contact avec L'Harmattan pour rééditer "Allamako" ? Si oui, ce serait une bonne chose que le nouveau ministre de l'Instruction Publique en Guinée en achète quantité et le distribue gratuitement aux élèves guinéens.
Monsieur Doré ! Vous êtes un monument de culture, d'instruction. Ah, non ! Je m'en fiche moi! Je ne vous jette pas des fleurs. Je vous le dis pour énième fois en toute honnêteté de conscience.
La Guinée pourrait encore profiter de vous si elle le veut. Malheureusement c'est la Guinée de Goby Condé. Est-ce que vous comprenez ça ? La Guinée de Goby ! Il s'en fout de l'instruction des élèves et des étudiants guinéens, du développement de la lecture et de la culture.
Sinon comment pouvez vous admettre qu'il y ait une crise de tables bancs en 2016 à Fria ? Pendant ce temps Le crésus princier du palais Gokhi Fokhè détourne l'argent du développement, va faire la noce à New York, à Paris, à Londres. Et il s'est acheté un appartement dans le 16 ème arrondissement et mène une vie de Pacha.
Si on revendait une des deux bagues que porte Goby Condé à sa main gauche, ça suffirait à acheter des tables bancs pour l'école guinéenne sur tout le territoire national...
La bibliothèque que vous êtes à mes yeux à besoin d'être ouverte pour la jeunesse. C'est par sa lecture que viendra notre réconciliation avec le passé et notre acceptation de notre histoire commune.
Je vous remercie et vous encourage. Nous avons besoin de comprendre pour accepter ce qu'a été la Guinée sous le règne de Sekou Touré.








