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Le sang coule à Kankan dans l’indifférence généralisée : un hommage s’impose !
Lamarana Petty Diallo Mardi, 24 Décembre 2013 00:40
Le régime guinéen fait de nouvelles victimes et continue de tuer dans l’indifférence généralisée. Le plus étonnant est l’attitude de la classe politique qui est restée muette face aux atrocités commises à Kankan du 15 au 16 décembre 2013.
Les préoccupations liées à la participation ou au boycott de l’Assemblée nationale ne sauraient justifiées une telle attitude. Quand les citoyens sont menacés, leur sécurité et leur vie en danger, l’opposition ne devrait pas être atone. C’est dommage qu’elle se soit montrée plus apte à réagir à la convocation lancée par le Conseil national de la transition pour l’adoption du budget de 2014 et si indifférente au sort des jeunes de Kankan. Lesquels ont été brutalisés et réprimés dans le sang pour avoir réagi à l’assassinat sauvage de l’un des leurs « par les forces de l’ordre ». Les brigades de la mort, pourrait-on dire !
Une fois de plus le crime, l’assassinat, le meurtre sans raison ni motif, s’abattent sur d’innocentes vies humaines. Ainsi, à Kankan, ce sont encore des morts qui s’ajoutent à d’autres morts.
Mais les victimes de Kankan ont ceci de particulier. Elles sont de la ville jusque-là considérée comme la forteresse du pouvoir. La ville qui aurait vu naître l’actuel président guinéen (falsification de l’histoire ou pas, allez savoir). En outre, Kankan, c’est la cité « Bira Musso » (se prononce Mousso), du président guinéen. Littéralement, Kankan, c’est sa belle-famille.
Par conséquent, beaucoup de Guinéens pensaient, pour ces raisons subjectives en rapport avec les liens ethniques et les relations filiales, que cette cité allait être épargnée par le pouvoir RPG-Arc-en-ciel.
Ceux qui croyaient qu’une seule parcelle de la Guinée échapperait à la violence du pouvoir actuelle ont oublié que le mensonge, le conformisme, la duplicité et l’indifférence l’emportent sur la vie des Guinéens depuis 2010. Ils ont surtout négligé un fait qui pourrait être résumé par cet adage africain : « Qui brûle la case de ses beaux-parents n’épargnera pas celle des beaux-parents d’autrui ». Kankan ensanglantée, plus rien ne devrait étonner le reste du pays.
Il est temps de comprendre que celui qui disait qu’il prendrait la Guinée où Sékou Touré l’a laissée, a fait pire. Cet autre président au passé bien connu avait épargné Faranah, sa ville natale. Kankan n’aura pas les mêmes faveurs. Le sang a coulé à l’intérieur de la forteresse de Cheikh Fanta Mady. A l’assassinat d’une vedette du football, Balla Condé, s’ajoute la mort d’au moins 5 citoyens (bilan établi par le pouvoir). Mais ne fallait-il pas s’attendre à ce que la capitale de la Haute-Guinée paie au prix fort la tournée mémorablement déshonorante du président guinéen en août 2013 ?
On se souvient que le 15 août, lors de la tournée pré-électorale pour les législatives, les Kankanais avaient réservé un accueil mouvementé à « leur fils ». Les jeunes étaient particulièrement remontés contre le Président et scandaient des slogans hostiles à son régime. Il fallait s’attendre qu’on leur remonte les bretelles à la manière guinéenne. Le contraire aurait été bien étonnant.
Pour le pouvoir, résister aux forces de l’ordre après avoir conspué le président quelque mois plus tôt relève à la fois de la provocation et de l’arrogance. Comme tel, c’est un acte de lèse-majesté qui ne pouvait pas rester impuni au risque de faire jurisprudence. Dès lors, les jeunes de Kankan devraient apprendre comme ceux de N’Zérékoré, Hamdallaye, Kosa, Kissosso, Koulé, Zogota (août 2012) et d’ailleurs que le pouvoir RPG-Arc-en-ciel n’est pas à contester.
On pourrait tirer un autre enseignement de la répression sanglante de Kankan. Exit l’appel des notabilités de cette région qui avaient publiquement demandé en 2010 à Sékouba Konaté, président de la transition de faire en sorte que leur fils soit le président de la Guinée : « Si nous sommes venus vous voir (s’adressant à Sékouba), c’est pour que notre fils soit élu ». Bon renvoi d’ascenseur ! En attendant celui de 2015, peut-être ?
Une autre leçon à retenir : la ville du bord de Milo, terre natale de plusieurs proches du pouvoir, politiquement, filialement, maritalement, mais aussi de beaucoup d’autres « angbansanlè » vient d’apprendre à ses dépens que les méfaits d’un pouvoir dictatorial n’ont pas de frontière. Kankan saura-t-elle désormais qu’il y a fils et fils ? En tout cas, et c’est dommage, durant ces évènement tragiques, le RPG a transformé certains Maninka Mory en « Maninka Bori ». Les habitants d’une partie de la ville de Kankan répondent à la première appellation. La seconde est une déformation et signifie « le Malinké qui court ou exilé ».
Un autre constat : le pouvoir guinéen comme toute dictature a horreur de la contestation. Qu’on s’en souvienne, c’est peu de temps après les mises en garde faites le 8 juillet 2013 par l’Association de la jeunesse de la Guinée Forestière face aux menaces qui pesaient sur Claude Coplan Pivi que des affrontements ont éclaté entre Koniakas et Guerzés. C’était dans une déclaration « Si on touche à un cheveu … de notre frère et fils colonel Claude Pivi », faite le lendemain de l’inculpation de l’ancien ministre de Dadis et Sékouba. On connait la suite.
La répression contre les jeunes de Kankan ne fait que confirmer la règle : le pouvoir guinéen est violent, incapable d’assurer la sécurité des citoyen, inapte à fonder un système démocratique et à cultiver un climat de paix et de concorde. Elle témoigne de l’effritement de l’Etat, de son incapacité à réconcilier les Guinéens. Elle alourdit le bilan du professeur-président. Elle rallonge la liste des victimes des sbires de la République parmi lesquelles Mamadou Baïlo Barry et Mamadou Dalaba Barry (19 et 13ans) arrachés à la vie en novembre dernier.
En matière de bilan, le pouvoir guinéen actuel présente le plus macabre et en termes de record (dans la durée) et en matière de nombre de morts : en 3 ans ni Sékou Touré ni Lansana Conté n’ont autant tué. Et qui oserait imaginer la même longévité au pouvoir pour Alpha Condé que pour ses prédécesseurs ? Il décimerait toute la Guinée comme l’a dit quelqu’un en prédisant que « nous périrons tous » s’il est reconduit en 2015.
Autant dire que tout bilan du pouvoir guinéen doit commencer par le décompte de ses victimes. De l’entre-deux tours des présidentielles, dans le pogrom anti-peul en Haute Guinée avec son lot de morts et d’exilés (de Siguiri et ailleurs vers le Fouta) aux dernières victimes de novembre 2013 en passant par les centaines de morts dans les différentes manifestations de l’opposition à Conakry et d’ailleurs. S’y s’ajoutent les centaines de blessés et des disparus sans oublier les victimes de viols, de brimades de toutes sortes et de pillages.
Il ne faudrait pas oublier non plus les arrestations, les emprisonnements et les meurtres délibérés d’officiers : Soussous, Forestiers et Peuls notamment dans les geôles de Conakry. Tels sont les cas d’Issagha Camara, décédé le 5 septembre 2012 peu après son élargissement et du colonel Abdoulaye Aïdor BAH, mort le 4 novembre de la même année et tant d’autres.
Il y a également les centaines de Guinéens, civils et militaires qui croupissent actuellement dans les cachots du pouvoir. Parmi lesquels le général Nouhou Thiam, le commandant Aboubacar Sidiki Camara et Madame Fatou Badiar, accusés dans le fameux complot du 19 juillet 2011.
Les victimes du banditisme et des règlements de compte qui font de la Guinée un tombeau à ciel ouvert pour fortunés, hauts fonctionnaires et anonymes rallongent la liste. Toutes ces violences et exactions sont à mettre au compte des 3 ans de pouvoir RPG-Arc-en-ciel.
Enfin, pour le cas des victimes de Kankan et d’ailleurs, il est étonnant que ce soient des préfets, des gouverneurs, des directeurs de gendarmerie et des policiers qui dressent les listes alors qu’ils sont à la fois juge et partie.
Face à la situation guinéenne faite d’arbitraire et de violences, il est indispensable, une fois l’Assemblée nationale mise en place, que le législateur, représentant du peuple, commence par mettre fin à la loi de l’impunité.
Le premier acte des députés doit être de mettre la pression sur l’exécutif pour la libération de tous les prisonniers d’opinion.
Libérer les prisonniers, rendre justice aux morts et aux victimes de toutes les injustices devraient être le premier jalon que le législatif doit poser face à un exécutif qui s’est jusque-là montré arrogant et meurtrier.
Les Guinéens attendent de tels actes de leurs députés. Ne pas les satisfaire donnerait raison aux détracteurs et semeurs de trouble de tout bord et de tout poil !
Paix et miséricorde à toutes les victimes. Amen !
Lamarana Petty Diallo
Commentaires
Mr Petty, n'est ce pas vous qui aviez dit dans votre article du 7 octobre "il est temps que cesse la pagaille........,":
"l'opposition guineenne n a pas le choix. Elle doit rendre sa victoire au peuple de guinee........au cas ou l'opposition opterait pour une autre voie, il lui faudrait degager le palier pour une autre generation d'homme et de femmes politiques......."
Je me serais attendue apres cela qu'apres que l'opposition ait accepte de sieger, vous mettiez en application votre declaration. Je suis donc etonnee que vous vous preoccupiez de ses actions futures au sein de l'AN.
Je voulais donc relever les contradictions entre vos diverses allocutions....
Mais je comprends votre réponse! Rassurez-vous je ne me laisserai pas décevoir par vous. Je ne m'y autoriserais jamais !
Bien à vous !
Revoyez votre dernier post car il manque quelque chose une "citation" peut être.Ce n'est pas une censure!
"Vous êtes déçu", dites-vous? Je n'écris pas pour vous contenter! Bien à vous et meilleurs voeux!
Vous parlez pour vous évidemment, prenez un numéro la file est longue, il y' en a eu d' autres avant vous qui ont fait toutes sortes de propositions. Je suis bien placé pour en parler (croyez le ou non).
Il y'a toujours une limite à tout! Et nous suivrons chaque pas, comme nous le faisons actuellement : pour dire la responsabilité de chacun. Cet exercice permettra de tirer les leçons des ratages nationaux et d' envisager l'avenir autrement.
Cette donnée a été prise en compte et l'avenir nous le dira ! Quant à se lamenter, Gandhi relisez souvent, SVP ! (j'avais dit... ils n'ont pas fait...). Vous en êtes encore à être déçu.. Pour d'autres c'est déjà consommé: voilà qui explique le décalage entre vous, moi et tant d'autres . Ce que je démontre à travers mes écrits, c'est que leur "lutte" (les leaders), n'a rien à voir avec celle noble du reste de la nation. À chacun de se faire sa religion, après.
Tout le monde peut faire des propositions et peu importe ce qu'elles deviennent. Lorsque j'écris, je ne m'adresse pas aux leaders de l'opposition (ceux là , je peux comme tout le monde les contacter directement), mais à ceux qui lisent et qui seraient tentés de croire tout ce qu'on leur dit.
Vous pouvez envisager l'avenir comme vous voulez, mais on ne vote que pour ceux qui se présentent, et tous les politiciens continueront à se présenter. C'est un constat.
Enfin je ne suis pas déçu de gens dont tout le monde peut anticiper les comportements. Encore une fois je n'écris pas pour eux.
Il faut essayer d'imaginer que chaque individu est différent et ne pas transposer sur eux, la manière dont on raisonne.
Vous parlez pour vous évidemment, prenez un numéro la file est longue, il y' en a eu d' autres avant vous qui ont fait toutes sortes de propositions. Je suis bien placé pour en parler (croyez le ou non).
« Enfin, vous devez comprendre que les politiciens poursuivront leur route quoiqu'ils fassent, ils ne sont donc pas prêts de s'arrêter ».
Il y'a toujours une limite à tout! Et nous suivrons chaque pas, comme nous le faisons actuellement : pour dire la responsabilité de chacun. Cet exercice permettra de tirer les leçons des ratages nationaux et d' envisager l'avenir autrement.
«Il faut donc prendre en compte cette donnée plutôt que de vous lamenter de leurs agissements».
Cette donnée a été prise en compte et l'avenir nous le dira ! Quant à se lamenter, Gandhi relisez souvent, SVP ! (j'avais dit... ils n'ont pas fait...). Vous en êtes encore à être déçu.. Pour d'autres c'est déjà consommé: voilà qui explique le décalage entre vous, moi et tant d'autres . Ce que je démontre à travers mes écrits, c'est que leur "lutte" (les leaders), n'a rien à voir avec celle noble du reste de la nation. À chacun de se faire sa religion, après.
Je n'ai jamais été a la remorque de qui que ce soit Gandhi. Et ça ne commencera pas aujourd'hui, vous ne me l'apprendrez pas !
Comme je le disais précédemment, je prône la responsabilité individuelle. Concrètement cela signifie qu'il est absurde de critiquer l'absence de réaction d'un leader quelconque, dès lors que vous êtes capable de le faire vous-même. S'il faut attendre que ce soient eux et eux seuls qui agissent, alors il faut considérer être à leur remorque. Sinon faites-le vous-même et cessez de vous lamenrter de leur inaction.
Gandhi : J'imagine que vos papiers à vous déplacent des montagnes en Guinée
Barros, vous l'ignorez, mais je suis un homme d'action, je n'ai pas la prétention de changer les choses par mes réflexions, qui ont d'autres objectifs. Je ne vous donne pas de leçon, je vous rappelle qu'il faut exprimer les choses clairement. Il y a pire que de se tromper, c'est d'avoir le c.. entre 2 chaises. Vous dites être jeune, vous l'apprendrez donc à vos dépens. Ce n'est qu'un conseil, mais comme je prône la responsabilité individuelle, loin de moi d'imposer aux autres ma façon de voir.
Lorsque je fais des propositions, je n'ai pas la prétention d'imaginer qu'elles vont être suivies à la lettre. Je n'ai pas cette arrogance qu'on me prête, mais cela ne m'empêche pas de les faire. Je ne me décourage pas. Je poursuis un objectif et j'irai jusqu'au bout sans aigreur, parce que le combat est difficile et forcément long, mais il vaut la peine.
Par ailleurs, je ne vois pas le rapport entre mes écrits et ce que j'ignore de Bambetto.
Enfin, vous devez comprendre que les politiciens poursuivront leur route quoiqu'ils fassent, ils ne sont donc pas prêts de s'arrêter. Il faut donc prendre en compte cette donnée plutôt que de vous lamenter de leurs agissements.
Je n'ai jamais été a la remorque de qui que ce soit Gandhi. Et ça ne commencera pas aujourd'hui, vous ne me l'apprendrez pas !
Quand comprendrons nous qu'un dictateur ça se combat on ne dialogue ni ne vas aux élections avec, encore moisn fonder ses espoirs sur une AN déjà inutile avant l'heure (si si, on en reparlera dans quelques mois !).
Il faut savoir se prendre en mains. Il ne sert à rien de critiquer n'importe quel leader de la mouvance ou de l'opposition, si on reste à leur remorque pour faire les choses. Ce n'est pas parce que les leaders de l'opposition ne savent pas se comporter qu'il faut les imiter, sous peine de se voir affubler la maxime "qui se ressemble s'assemble".
Il ne faut rien attendre de politiciens qui ne font que se regarder le nombril. Il faut sortir de ces habitudes de passivité (voire de léthargie) ou d'assistanat.
Enfin, un dictateur ça se combat. Exact, comment ?
Aux élections, les absents ont toujours tort.
En l'absence de dialogue, il ne reste que la lutte armée.
Si c'est votre solution, j'aimerai bien qu'un jour vous l'assumiez en l'écrivant explicitement.
M. Diallo je pense cette déclaration contredit beaucoupe de théories . Par exemple celles des
50 000 assassinés sous Sékou Touré. Même en divisant ce chiffre par 26 on en arrive un peu moins de 2000 tués par an sou AST...
Maintenant si vous maintenez ce que vous dites, alors il est curieux de voir que l'opposition ait préféré le dialogue avec l'assassin, que vous venez de dépeindre, au point de croire qu'ils pourraient même gagner des élections organisées par quelqu'un de «pire qu'AST et Conté». Quand comprendrons nous qu'un dictateur ça se combat on ne dialogue ni ne vas aux élections avec, encore moisn fonder ses espoirs sur une AN déjà inutile avant l'heure (si si, on en reparlera dans quelques mois !).
Je suis tout aussi surpris par votre dernière phrase quand vous parlez de « détracteurs et semeurs de troubles», je me souviens qu'il y' a quelques semaines que vous menaciez l'opposition au cas où elle siégerait à l'AN. Je suis vraiment surpris que vous vos préoccupiez tant de ces députés, alors que je m'attendais à lire une suite logique a vos dernières sorties.
Mais bon on parle de la Guinée où d'autres disent que « Conté était un démocrate » et on sollicite la bénédiction électorale de Moussa Dadis Camara, malgré les tueries du 28 Septembre 2009. Tant pis pour tous ceux qui prétendent se battre contre la dictature depuis des décennies. À cette allure on trouvera des excuses à tous nos dictateurs : pas étonnant qu'on ne fasse qu'empiler et compiler leur macabres records.
Je suis vraiment déçu !!
Erratum : lire des gens de la Foret et non des gens habitants de la Foret. Mille excuses.
Chauvin je préfère pourtant ta deuxième formule car la première est plutôt péjorative. Ils ne sont pas "de la Foret" mais ils vivent en Guinée Forestière...
Ce n,est pas vrai de dire dans l,indifference generalisee car le pouvoir a agi en sanctionnant certains cadres des forces de l,ordre. S,il y a eu indifference c,est seulement celle de la part de l,opposition et qu,on pourrait regretter. par contre, il faut plutot denoncer la regle de deux poids deux mesures de la part du pouvoir qui sanctionne quand il s,agit \\des guineens d,en haut\\ (ceux de Haute Guinee) alors qu,il ne sanctionne pas quand on tue \\ceux d,en bas\\ c,est-a-dire des manifestants de l,axe Bambeto Cosa meme apres la manifestation ou des gens habitants de la Foret dans leur sommeil. Vivement que ce pouvoir disparaisse pour toujours !
Merci Mr Diallo pour cet article. C'est le mal guinéen, chacun ne s'occupe que de ses oignons. Tant que c'est l'autre qui subit l'injustice, ce n'est pas si grave ou d'ailleurs c'est une malediction de la victime. CDD est en train de dire partout que Conté etait pour l'unité du pays. Les gens massacrés par Conté etait de sous guineen. C'est la Guinee où l'injustice et l'inegalité commencent par la famille jusqu'au sommet de l'Etat en passant par l'ecole primaire,le secondaire et l'université et la rue. Il y a du pain sur la planche!!!
N'exagerons rien. Moi je suis tres critique envers CDD, mais il ne faut quand meme pas mettre du CDD a toutes les sauces. Ce qui s'est passe a Kankan est une bavure des forces dites de l'ordre. Si on veut formuler des reproches, on se tourne vers le gouvernement. La personne qui a ete tuee ne repondait pas a une manifestation de l'opposition; c'etait un citoyen qui se trouvait tranquillement dans la rue, dans la nuit, ce qui n'est pas interdit tout de meme.
Quant a CDD, il est celui dont les militants et la communaute ont le plus souffert de la violence des forces dites de l'ordre. On lui reproche deja d'etre indifferent au sort de ceux-la. Vous n'allez pas l'accabler davantage, d'autant que dans ce cas-ci des responsables ont ete designes et des mesures administratives ont ete prises. C'est mieux que ce qu'ont eu les familles des victimes de Conakry, du Foutah et de la Foret meme si cela ne rendra pas M. Bala Conde a sa famille. Soyons critiques, mais n'ignorons pas les faits. Bien a vous.
La non reaction de l'opposition sur ce qui s'est passe a Kankan montre une fois de plus que les opposants guineens sont les plus betes du monde. Ils sont plus interesses a devenir president du pays qu'au bonheur de la population a part leur ethinie respective. Je m'attendais que Cellou, Lassana ou Sidya allait reagir aux 2 evenements qui sont passes a Kankan a savoir, l'assassinat du jeune Conde par les agents de securite et la rapide reaction du gouvernement en identifiant et punissant les coupables. Jamais l'opposition n'a ete aussi silencieuse devant un assassinat et jamais le gouvernement n'a mene une enquete rapide et suivie de santions que celle qui vient d'arriver a Kankan.
Les Guinéens ont les dirigeants qu'ils méritent. Autrement dit si la non réaction des leaders de l'opposition est choquante, que font les militants pour les obliger à réagir ?
Par ailleurs qui est coupable, l'opposition passive ou le pouvoir criminel ?








