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Et si l'opposition ne siégeait pas ?
Haroun Gandhi Barry Jeudi, 21 Novembre 2013 21:38
En novembre 2012, j'avais écrit un texte pour signifier à l'opposition qu'elle devait également se regarder dans la glace, et considérer qu'elle était autant responsable de ce qui lui arrivait que la mouvance, par ses agissements.
En effet, sans excuser le président de la Cour suprême (il ne le mérite pas depuis qu'il a confirmé sa malhonnêteté intellectuelle), il faut reconnaître que si l'opposition avait été intraitable par le passé en matière de respect de la Constitution, notamment à l'égard de la nomination et/ou de la suspension de magistrats, cela aurait peut-être rendu un peu plus courageux ce magistrat, d'ailleurs plus proche d'une retraite professionnelle, que d'une carrière en devenir (même si ce régime recycle allègrement des vieillards dans des postes opérationnels, et que ledit magistrat a peut-être encore des ambitions).
Je ne commenterai pas la décision scandaleuse de la Cour suprême, cela a déjà été fait suffisamment ; tout juste peut-on dire que ce déni de justice en appelle d'autres et qu'il n'est désormais plus nécessaire de faire appel à cette pseudo-juridiction, qui n'avait pas à s'immiscer dans des querelles politiques, mais simplement dire le droit.
Un mauvais exemple dont il faut s'inspirer
On se rappelle que lors de la mise en place de la CENI, par le même texte précité ci-dessus, j'avais prévenu l'opposition qu'elle possédait une chance unique de pouvoir légalement et pacifiquement se faire entendre. En effet, selon l'article 15 de la loi du 17 septembre 2012 sur la CENI, il est nécessaire d'obtenir un quorum des 2/3 des 25 voix pour siéger à la CENI (soit 17 personnes), donc pour décider valablement. Autrement dit, si l'opposition avait refusé de mettre en place la CENI (prestation de serment et établissement du bureau), tant que tous les problèmes n'étaient pas résolus, la nouvelle CENI n'aurait pas été opérationnelle. Il fallait profiter de cette disposition de la loi1, car c'était sa dernière chance, avant de n'avoir que la rue pour se faire entendre.
Malheureusement certains leaders de l'opposition (et pas forcément celui qu'on croit) se sont empressés de mettre en place cette CENI (pour quelles raisons ?), et chacun a pu voir où cela nous a menés aujourd'hui.
Malheureusement en participant à la prestation de serment et à l'élection du bureau de la CENI, l'opposition a ainsi reconnu de fait, que toutes les violations passées n'avaient pas d'importance. Elle s'était décrédibilisée complètement. L'opposition avait sans doute estimé qu'elle pourrait agir au sein de l'institution, comme elle l'avait fait auparavant. Elle avait oublié qu'elle n'avait plus la loi pour elle. Sans doute avait-elle considéré que nous sommes dans une république bananière, et que seuls les rapports de force comptent. Ce n'était pas un mauvais calcul, si l'on considère qu'Alpha Condé n'est sensible qu'à ça, mais si l'on peut résoudre les difficultés pacifiquement, c'est quand même mieux que de risquer des « sacrifices humains », à l'occasion de manifestations de rue. L'opposition oublie un peu trop facilement qu'une cinquantaine de personnes sont mortes pour des élections crédibles.
Pourtant elle était prévenue, et elle a appris à ses dépens que lorsqu'Alpha Condé est prêt, tout s'accélère d'un coup, et au moment où l'opposition devrait être particulièrement vigilante, elle multiplie les erreurs navrantes et invraisemblables. Les élections législatives du 28 septembre l'ont encore montré.
Certes souvent l'émotion nous incite à des réactions primaires, dont la volonté de faire partir Alpha Condé, qui est nuisible pour la Guinée. La raison nous amène cependant à privilégier les voies légales et pacifiques (« ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse »), ne serait-ce que pour créer un précédent, dont d'autres pourraient s'inspirer ultérieurement en cas de difficultés, ou à qui on pourrait rappeler ce principe.
Actuellement l'opposition a une nouvelle fois (la dernière ?), l'occasion de bloquer le système en ne siégeant pas à l'Assemblée nationale.
Je vous invite à suivre mon raisonnement à partir de quelques articles de la Constitution.
Les dispositions de la Constitution
Les fameuses lois organiques
Beaucoup de monde a indiqué que l'absence de majorité du RPG l'empêcherait de mettre en œuvre les nouvelles institutions, sans l'accord de l'opposition. Ils ont donc évoqué pêle-mêle que certaines décisions, ne pourront pas être prises, comme par exemple celles qui :
- modifient les conditions d'éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités des candidats (article 61) ;
- fixent le nombre de députés et le montant de leur indemnité (article 64) ;
- déterminent l'organisation et le fonctionnement de la Cour constitutionnelle, la procédure suivie devant elle, notamment les délais pour sa saisine de même que les conditions d'éligibilité, les avantages, les immunités, et le régime disciplinaire de ses membres (article 106) ;
- fixent le fonctionnement, l'organisation et les autres compétences du Conseil supérieur de la magistrature (article 112) ;
- fixent la composition de la nouvelle Cour suprême, le statut, les incompatibilités et les garanties d'indépendance de ses membres (article 115) ;
- fixent la composition, l'organisation, le fonctionnement de la Cour des comptes et le régime disciplinaire de ses membres (article 116) ;
- fixent les règles de fonctionnement et la procédure suivie devant la Haute cour de justice (article 121) ;
- fixent la composition et le fonctionnement du Conseil économique et social (article 124) ;
- fixent la composition, l'organisation et le fonctionnement de la Haute autorité de la communication (article 126) ;
- déterminent les modalités de saisine, d'intervention, de fonctionnement du Médiateur de la République (article 131) ;
- déterminent la composition, l'organisation et le fonctionnement de la CENI (article 133) ;
- fixent le nombre des membres du Haut conseil des collectivités locales, leurs indemnités, les conditions d'éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités ainsi que les conditions de leur remplacement en cas de vacance (article 140) ;
- fixent la composition, l'organisation et le fonctionnement de l'Institution nationale indépendante des droits humains (article 148) ;
- mais ils ont oublié l'essentiel.
Le fameux article 67 de la Constitution
En effet, selon l'article 92 de la Constitution, « l'Assemblée nationale se réunit de plein droit dans les dix jours qui suivent son élection ». Elle devrait donc se réunir à partir du lundi 25 novembre (voire du 2 décembre si on ne compte que les jours ouvrés). A t-elle intérêt à le faire ?
Comme je l'ai indiqué ci-dessus, la première séance de la CENI, relative à la prestation de serment nécessitait la présence d'au moins 17 commissaires pour élire un bureau. En l'absence de ces 17 personnes (l'opposition en comptait formellement au moins 9 sur 25), la CENI n'aurait pu être mise en place.
Concernant l'Assemblée nationale, il en va de même. L'article 67 de la Constitution énonce que « le règlement intérieur de l'Assemblée nationale est fixé par une loi organique qui détermine :
- la composition et les règles de fonctionnement du bureau de l'Assemblée ;
- le nombre, le mode de désignation, la composition et la compétence des commissions permanentes ;
- les modalités de création de commissions spéciales temporaires ;
- l'organisation des services administratifs placés sous l'autorité du président de l'Assemblée nationale ;
- les règles de déroulement des débats, de prises de paroles, de vote et le régime disciplinaire des députés ;
- d'une façon générale, toutes règles ayant pour objet le fonctionnement de l'Assemblée nationale dans le cadre des compétences que lui attribue la Constitution ».
Autrement dit, il faut au moins 76 députés (les 2/3 selon l'article 83 de la Constitution) pour voter la loi organique, qui met en place l'Assemblée nationale. En outre le même article 83 interdit au PRG de prendre des mesures qui relèvent de la loi organique, autrement dit, Alpha Condé ne peut pas intervenir dans ce domaine, ni par décret (c'est le domaine de la loi), ni même par ordonnance (autorisation donnée au PRG par des députés d'intervenir dans le domaine de la loi).
Je crois que je n'ai pas besoin de développer davantage : si l'opposition refuse de siéger, l'Assemblée nationale ne pourra pas se mettre en place et ne pourra donc pas être opérationnelle. Il faut même rappeler que c'est l'Assemblée qui détermine elle-même – par une loi organique ‒ le montant des indemnités de ses représentants, donc ceux qui seraient uniquement tentés par celles-ci...
Une opposition unie
J'ai expliqué dans un texte précédent, que l'unité de l'opposition était une bonne chose, mais difficile à réaliser – leurs atermoiements et contradictions l'illustre à merveille –, mais cette fois l'UFDG – qui n'est pas toujours capable de défendre ses intérêts propres pourtant légitimes –, pourrait presque agir seule, ce que ses alliés doivent donc garder à l'esprit.
On se rappelle qu'à l'occasion de l’élection de Bakary Fofana à la présidence de la CENI, les mésententes de l'opposition s'étaient illustrées d'autant que ce dernier avait été élu par 15 voix contre 5, alors que la mouvance ne disposait que 9 voix (Ibrahima Kalil Keita absent), auxquelles on a pu ajouter les deux de l'administration, et les deux de la Société civile (on imagine que Kader Aziz Camara a voté pour lui-même, bien que... nous ne soyons sûr de rien). Dans cette hypothèse, cela signifiait que deux voix au minimum de l'opposition « formelle » (au moins celui de l'UPG, la fausse opposition) avaient voté pour Bakary Fofana. Cherchez l'erreur.
A l'époque les membres de l'opposition ne se sont pas exprimés. Pourtant les Guinéens auraient aimé savoir qui avait accepté d'aller à la prestation de serment (et pourquoi ?), et avait donc torpillé tout le travail entrepris jusqu'alors. Dans le cas de figure évoqué ci-dessus, les partis qui avoueront vouloir aller à l'Assemblée nationale (et ce ne sont pas forcément ceux que l'opinion croit), prendront un risque pour l'avenir, car non seulement ils montreraient qu'ils sont davantage intéressés par leur intérêt personnel (les fameuses indemnités), que par la volonté de démocratiser le régime. Par ailleurs, ils prendraient également le risque de ne pas obtenir satisfaction, car en n'y allant pas, même quasiment seule (en réalité avec deux alliés seulement), l'UFDG pourrait bloquer le système en obtenant la minorité de blocage (39).
Certes la propagande RPGiste indiquera que ceux qui veulent torpiller le système sont ceux qui refusent de siéger, et qu'ils le font contre les Guinéens. Il suffira de leur répondre que le fait d'avoir organisé les législatives amèneront certes le solde du 10e FED (165 millions d'€), mais que cela ne représente qu'une goutte d'eau par rapport aux 700 millions de Rio Tinto, aux 150 millions angolais, aux 150 millions de la CIF (Chine), aux 50 millions congolais, aux 15 millions d'Areeba... toutes sommes non budgétées (donc gérées en direct par le PRG), sans compter les transactions occultées de Rusal (on ne lui a pas donné Dian Dian pour rien), de Bolloré (on ne lui a pas donné la ligne de chemin de fer pour rien). Si Alpha Condé se préoccupait des Guinéens, ce milliard de $ aurait été utilisé dans ce sens. Encore un autre exemple pour illustrer : il paraît – Alpha Condé l'a déclaré publiquement plusieurs fois – que 300 millions de $ (294 en fait), ont été dépensés pour acquérir des centrales thermiques en provenance du Brésil en septembre 2011. Or un audit a déclaré officiellement qu'elles n'étaient pas techniquement compatibles en Guinée (autrement dit que la Guinée avait acquis des « pièces détachées »). Qui a entendu dire que la Guinée avait intenté un procès contre la société brésilienne en annulation de la vente... pour récupérer ces 300 millions de $ ?
Quid ensuite ?
Que se passera-t-il si le système est bloqué ? Puisqu'une certaine communauté internationale est toujours prompte à privilégier les voies du dialogue (et l'opposition reste dans cette voie, elle qui a suspendu – au moins momentanément – les manifestations de rue), elle devra trouver une solution, par exemple pour nous dire pourquoi la Cour suprême ne s'est pas exprimée sur la légalité des annulations de bureaux de vote et/ou des bulletins de vote (surtout à N'Zérékoré, ou dans les « fiefs » de l'opposition), au lieu de nous enfumer dans des considérations indignes sur son incompétence. Elle n'avait pas besoin de nous parler de son incompétence, on le savait depuis 2010.
Certains commentateurs laissent entendre qu'une frange de l'opposition considère que participer aux institutions consisterait à avaliser la fraude d'Alpha Condé, tout en lui octroyant une relative légitimité (c'est aussi mon avis). En outre, ils n'auront aucune marge de manœuvre à l'Assemblée nationale, je me réserve d'indiquer pourquoi.
D'autres au contraire s'imaginent qu'ils pourront contrôler le gouvernement, alors qu'ils ne sont même pas capables de se faire entendre, voire même de faire aboutir une plainte.
Il faut savoir ce que l'on veut et s'y conformer, quoi qu'il arrive. L'opposition a un projet, et si elle s'accommode de tout, cela signifie simplement qu'elle se comporterait de la même manière que la mouvance, une fois au pouvoir. À elle de nous montrer que nous faisons erreur en l'assimilant au pouvoir.
La seule alternative pour le pouvoir dans l'intervalle se résumera à l'article 157 de la Constitution qui rappelle que « le Conseil national de la transition assumera toutes les fonctions législatives définies par la présente Constitution jusqu'à l'installation de l'Assemblée nationale ».
Si d'aventures Alpha Condé voulait contourner – une fois de plus – la Constitution, en inventant je ne sais quelle solution pour passer outre, la population devra cette fois se soulever pour lui dire « STOP, ÇA SUFFIT ». Que l'on ne respecte pas le vote des Guinéens par la fraude est une chose, qu'on veuille bafouer le droit de représentants élus et reconnus par ce même pouvoir, en est une autre. Ou ces élections sont – comme le dit la Cour suprême et s'est empressé de le reconnaître le pouvoir – crédibles, et dans ce cas, il faut respecter la décision constitutionnelle de ces élus, où ces élus ne sont pas légitimes et alors... il faut recommencer les élections. CQFD.
Le pouvoir ne voulait plus de violence et voulait transporter les débats à l'Assemblée. L'opposition a entendu, maintenant nous y sommes...
Gandhi
Citoyen guinéen
« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace ». (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, mai 1791).
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1. A ne pas confondre avec l'article 7 du même texte, qui permet ensuite à la CENI de fonctionner, même en l'absence des commissaires « dits » de l'opposition.
Commentaires
2) "Médi-aveux", moyenâgeux, etc... , mis en couple contradictoire, voire connoté, avec « Lumières », est une ignorance injustifiable, pour ne pas dire impardonnable, vu les hauteurs où tu cherches à nous élever ! "Les Lumières" d'Europe du 16è siècle ont surgi des ténèbres des temps médiévaux. Donc tu n’as pas entendu parler des «.. Annales », ou si tu veux, de Braudel, Le Goff, etc., de l’EHESS ? Tu ne sais pas que d’Alembert, Diderot Rousseau, etc. , ont tété dans les « ténèbres » du Moyen âge réhabilité depuis que tu devais être au biberon ? Cette page de commentaires serait-elle devenue une plage où des potaches ne feraient plus que des pâtés ou parfois des châteaux de sable ?
3) J’ai commencé mes humanités à 11 ans et les ai achevées en 1970, ainsi d’ailleurs que mes fondamentaux, y compris le droit public..
4) je crois avoir achevé de parcourir mes universaux en 1994 par là..
5) Vouloir jouer du fleuret avec toi (ici) me semble vain et rasant pour les autres qui craignent l’Incendie qui semble pointer : « Pourquoi y a-t-il l’Etant et non pas plutôt le RIEN ? » (Heidegger). Cette question de LA philosophie, je me la suis posée en 1969, y ai donnée MA réponse en 1974.
5) Enfin et ce n’est pas subsidiaire, cher SOC : « SAC », n’est pas particulièrement heureux, cela fait plus saillie qu’esprit. En la matière, je te conseille l’humour britannique plutôt que celui d’Astérix : revoir le malentendu avec notre sœur Gnalen à propos du Yin/Yang.. J’étais heureux d’avoir, je crois, levé l’équivoque quand elle a dit « merci papa Nour ». Pour le reste, tu as mon admiration et mes coordonnées à tout moment : je suis dans un « Hal » où il n’y a ni jour ni nuit, en me demandant : Nour c’est qui ? ( pastiche du grand saint Bayazid alias Bistami), sans prétention, Wa Salam.
Fatoumata.Je trouve regrettable que nos élites soient devenues dans leur grande majorité des militants politiques.....donc partisans...
Cette crainte est louable, mais pour définir concrètement une forme souhaitable de « l’intérêt du peuple », il faut en passer par un tri entre ce qui est important et ce qui l’est moins. Envisager de laisser la définition concrète de « l’intérêt du peuple » aux militants politiques est une option raisonnable mais un peu trop facile, car le débat démocratique sur « l’intérêt du peuple » doit lui-même être alimenté par des propositions. Si les élites elles-mêmes ne se risquent pas à mettre en avant des propositions concrètes, qui le fera ?
Dans l’absolu la neutralité marcherait , sauf qu’en politique on ne peut guère l’être .A un moment donné , la force des choses fait que l’on choisit son camp.
Le souci ce n’est pas une supposée neutralité que j’assimile ici à de la candeur (tant vous semblez idéaliser le concept), dans le sens ou vous évoquez l’attitude des élites face à l’interet du peuple , mais bien la gestion (les actes et faits concrets ) de cette élite là, au-delà des convictions partisanes .
Dans les grandes démocraties (France , USA, UK) un intellectuel c’est même obligé de s’engager politiquement .
Encore une fois , ce n’est pas le fait que les intellos se mêlent de la politique qui soit le problème , mais bien ce que font concrètement les intellectuels pour le bien -être sociopolitique et matériel du peuple qui compte. Les intellos / militants c’est d’ailleurs vivement souhaitable car , en l’ absence des intellectuels , ce sont les moins instruits (Militaires souvent , ploutocrates, gérontocrates, voire pire ) qui gèrent le pouvoir et c’est souvent pas la joie ça . Le pouvoir a horreur du vide (d’où peut fleurir tout et n’importe quoi) intellectuel , on dirait, pour paraphraser Aristé l'ancien.
On a fait pendant un temps ce procès aux intellectuels guinéens, maintenant que nos caboches s’intéressent aux affaires de la cité , pitié, faudrait surtout pas s’en plaindre. AC (notre fameux prof sorbonnard , cette arnaque qu'on a gobée !!!) n’est quand pas mieux à Dadis ou à Konaté , mais bon…
Fatoumata et Tonton SNB, vous êtes plus jusnaturalites que les juristes! D'un point de vue philosophique, vous êtes des médiévaux (je n'ai pas dit ''moyenâgeux''). Et pourtant vous êtes des Lumières! Chez nous les modernes - même primitifs - le droit (ici la Constitution) est le produit de la volonté humaine; de n'importe quelle volonté humaine pourvu qu'elle est la force d'imposer et de s'imposer. Vouloir tout renvoyer au concept de légitimité, c'est déconstruire le droit tel qu'il est...Mettez donc - momentanément - de côté les valeurs dans un sac et jugez les faits: la Guinée est régie par la Constitution de 2010.
Maintenant qu'une assemblée élue va se mettre en place, il faut espérer que les forces politiques accepteront de mettre la question constitutionnelle sur la table. A ce moment là vous ouvrirez le sac des valeurs.
Merci de me mettre dans le même sac que Mr Bokoum, je lui porte une grande admiration.
Question: la constitution est-elle du domaine du droit naturel,du droit positif ou des deux?
Personnellement je reste convaincue que la constitution émane du droit naturel mais qu'elle est encadrée selon des normes de droit positif....
Comme tu le dis la constiution est le produit d'une volonté humaine, je dirais même politique. Par contre la constitution est au dessus du droit étatique (car il en constitue le fondement).
Une constitution est établie en vertu des valeurs d'une société on ne peut donc pas les mettre de côté sous prétexte qu'on est pressé par le temps ou pour des considérations électoralistes car cela revient à restriendre le champ de la société.
La réalité des choses c'est que l'on a mis les valeurs, les principes et le droit dans un sac et qu'on a adopté le consensus comme fondement de l'organisation étatique en Guinée.....
C'est en vertu de ce consensus que la constitution de 2010 a été élaborée, que l'élection présidentielle s'est déroulée, la CENI, les législatives......
Étant donné que consensus s'est établi entre les intervenants de la transition (partis politiques, syndicats, militaires.....) plutôt qu'entre les citoyens peut-on parler de légitimité voire légalité??
A vouloir aller trop vite......
Maintenant qu'une assemblée élue va se mettre en place, il faut espérer que les forces politiques accepteront de mettre la question constitutionnelle sur la table. A ce moment là vous ouvrirez le sac des valeurs.
Cette crainte est louable, mais pour définir concrètement une forme souhaitable de « l’intérêt du peuple », il faut en passer par un tri entre ce qui est important et ce qui l’est moins. Envisager de laisser la définition concrète de « l’intérêt du peuple » aux militants politiques est une option raisonnable mais un peu trop facile, car le débat démocratique sur « l’intérêt du peuple » doit lui-même être alimenté par des propositions. Si les élites elles-mêmes ne se risquent pas à mettre en avant des propositions concrètes, qui le fera ?
@ Je vous propose de relire attentivement mon post, votre réponse et la consitution de 2010. Si malgré cela vous souhaitez toujours que je m'explique, je le ferai avec joie.
Je trouve regrettable que nos élites soient devenues dans leur grande majorité des militants politiques.....donc partisans...
Je sors d'un cours à 22 heures, je suis fatigué, mais j'ai beau relire votre commentaire, je ne vois pas. En outre SOC apporte un complément. Toutefois, pour vous rendre joyeux(se), je veux bien des explications subsidiaires.
Par ailleurs, il est difficile de rester neutre avec un criminel à la tête de l'État.
À moins que vous n'œuvriez uniquement que pour l'opposition (ce qui serait très regrettable à mon point de vue), je pense qu'il serait intéressant de donner tout de suite et publiquement la voie qui, selon vous, permettrait de résoudre ce problème.
Désolé de vous décevoir Patriote, mais je n'ai pas les mêmes motivations que les vôtres.
J'oeuvre uniquement pour l'opposition, car je considère qu'AC non seulement n'apporte rien à la Guinée, mais en plus lui est nuisible. Comme je ne suis pas maso, et que je m'inquiète du sort des Guinéens, je ne vais pas en remettre une couche. De toute façon comme l'indique SOC, il peut résoudre le problème par le droit (même s'il n'a fait que le côtoyer il y a plus de 40 ans) ou par consensus, ce qui l'obligerait à s'asseoir avec l'opposition, ce qui ne serait pas si mal. Pour s'en sortir, il faut se débarrasser de ce criminel.
La Constitution de 1990 est suspendue au lendemain du décès du président Lansana Conté, le 22 décembre 2008. Un groupe de jeunes officiers, dirigé par la capitaine Moussa Dadis Camara, prend le pouvoir et forme un Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD). Mais, après une année de crise, le président Camara est blessé, le 3 décembre 2009, lors d'un attentat et doit se faire soigner au Maroc. Après médiation du président du Burkina, un accord est signé le 15 janvier 2010. Le général Sékouba Konaté devient président de la République par intérim ; un Conseil national de la transition est mis en place et adopte un projet de constitution le 19 avril, qui est promulgué le 7 mai 2010, afin d'organiser rapidement une élection présidentielle qui doit marquer le retour à une situation stable.
Source : Portail du gouvernement guinéen, consulté le 16 novembre 2010.
Préambule.
Par son vote du 28 septembre 1958, le Peuple de Guinée a opté pour la liberté et constitué, le 2 octobre 1958, un État souverain : la République de Guinée.
Tirant les leçons de son passé et des chargements (changements, ndlr) politiques intervenus depuis lors, le peuple de Guinée,
Proclame :
- son adhésion aux idéaux et principes, droits et devoirs établis dans la Charte de l'Organisation des Nations unies, la Déclaration universelle des droits de l'homme, les Conventions et Pactes internationaux relatifs aux droits de l'Homme, l'Acte constitutif de l'Union Africaine, la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples et ses protocoles additionnels relatifs aux droits de la femme, ainsi que le traité révisé de la CEDEAO et ses protocoles sur la démocratie et la bonne gouvernance.
Réaffirme :
- sa volonté d'édifier dans l'unité et la cohésion nationale, un État de droit et de démocratie pluraliste ;
- sa volonté de promouvoir la bonne gouvernance et de lutter résolument contre la corruption et les crimes économiques. Ces crimes sont imprescriptibles ;
- sa volonté d'établir des relations d'amitié et de coopération avec tous les peuples du monde sur la base des principes de l'égalité, du respect de la souveraineté nationale, de l'intégrité territoriale et de l'intérêt réciproque ;
- son attachement à la cause de l'unité africaine, de l'intégration sous régionale et régionale du continent.
Libre de déterminer ses Institutions, le Peuple de Guinée adopte la présente Constitution.
Titre premier.
De la souveraineté et de l'État.
Article premier.
Article premier.
La Guinée est une République unitaire, indivisible, laïque, démocratique et sociale.
Titre V.
Des rapports entre le président de la République et l'Assemblée nationale.
Article 92.
En cas de désaccord persistant entre le président de la République et l'Assemblée nationale sur des questions fondamentales, le président de la République peut, après avoir consulté le président de l'Assemblée nationale, prononcer la dissolution de celle-ci.
La dissolution ne peut être prononcée avant la troisième année de la législature et, au cours d'un même mandat présidentiel, plus d'une fois.
De nouvelles élections ont lieu dans les soixante jours qui suivent la dissolution.
Si celles-ci renvoient à l'Assemblée nationale une majorité de députés favorables à la position adoptée par l'ancienne majorité sur la question qui a provoqué la dissolution, le président de la République doit démissionner.
L'Assemblée nationale se réunit de plein droit dans les dix jours qui suivent son élection.
En cas de désaccord entre le président de la République et l'Assemblée nationale avant la troisième année de législature, la Cour constitutionnelle peut être saisie par le président de la République ou par le président de l'Assemblée nationale ou par un dixième des députés.
La décision de la Cour constitutionnelle s'impose au président de République et à l'Assemblée nationale.
NB : toutes mes excuses à tous et à Molière pour ce long "commentaire"
Gandhi,
Que cachez-vous en disant à Fatoumata, je cite : «Toutefois si vous le permettez, reposez-moi la question dans quelques jours, et j'y répondrai définitivement, afin de ne pas gêner l'opposition (si d'aventures...), car je ne voudrais pas indiquer publiquement une voie, permettant de résoudre ce problème.» À moins que vous n'œuvriez uniquement que pour l'opposition (ce qui serait très regrettable à mon point de vue), je pense qu'il serait intéressant de donner tout de suite et publiquement la voie qui, selon vous, permettrait de résoudre ce problème. L'important étant d'aider notre cher pays tout entier d'avancer. Ce serait votre ou l'une de vos contributions à l'édification de notre nation. Personnellement, je veux qu'on aide ce pays à s'en sortir et à nous débarrasser de nos partisanneries. Je suis persuadé que vous pouvez quelque chose pour ce pays que nous aimons tous.
Bien à vous !
Patriote1,
Il n'est pas approprie de demander à Gandhi de donner des indications sur comment faire plier l'opposition dans son combat face au pouvoir. Alfa est aux commandes depuis 3ans et ne fait rien pour le pays. Il s'octroie tout ! Et s'il y'a possibilité de faire plier alfa pour plus de démocratie en Guinée, je suis preneur.
Êtes vous sur que alfa ferait bon usage d'une position dominante s'il prenait le dessus sur l'opposition ? Personnellement je ne crois vu le nombre de morts juste pour avoir des législatives. Alfa s'arroge déjà tous les droits. Nous n'allons pas lui donner la légitimer de sa dictature même si je pense que l'opposition doit siéger pour éviter son éclatement.
Je vous propose de relire attentivement mon post, votre réponse et la consitution de 2010.
Si malgré cela vous souhaitez toujours que je m'explique, je le ferai avec joie.
Pour répondre à votre question, je ne suis pas aigrie, ni rancunière. Mais vous vous étiez tellement montré virulent lorsque je me montrais critique à l'égard de l'opposition (allant jusqu'à dire que si je critique l'opposition c'est parce que je suis du côté du pouvoir..... d'ou la binarité) que cette phrase m'est restée.
En ce qui concerne une troisième voie, personnellement j'estime que la seule voie qui mérite qu'on se batte pour est celle qui met l'intérêt du peuple au dessus de toute autre considération.
Malheureusement elle ne deviendra possible et réaliste que le jour où les élites guinéennes en feront leur cheval de bataille en lieu et place de calculs politiques et électoraux.........
Je trouve regrettable que nos élites soient devenues dans leur grande majorité des militants politiques.....donc partisans...
Salutations,
Fatoumata.
Que cachez-vous en disant à Fatoumata, je cite : «Toutefois si vous le permettez, reposez-moi la question dans quelques jours, et j'y répondrai définitivement, afin de ne pas gêner l'opposition (si d'aventures...), car je ne voudrais pas indiquer publiquement une voie, permettant de résoudre ce problème.» À moins que vous n'œuvriez uniquement que pour l'opposition (ce qui serait très regrettable à mon point de vue), je pense qu'il serait intéressant de donner tout de suite et publiquement la voie qui, selon vous, permettrait de résoudre ce problème. L'important étant d'aider notre cher pays tout entier d'avancer. Ce serait votre ou l'une de vos contributions à l'édification de notre nation. Personnellement, je veux qu'on aide ce pays à s'en sortir et à nous débarrasser de nos partisanneries. Je suis persuadé que vous pouvez quelque chose pour ce pays que nous aimons tous.
Bien à vous !
Je pense qu'il est reconnu aussi que Ell Hadj Alpha CONDE est JURISTE.
Non le grimpeur a fait des études de doit, ce n'est pas la même chose; il n'a jamais pratiqué le droit.
Cisse et Kouyaté vous avez rate un sacre coup pour vous taire une fois pour toute……Mais hélas en bon trouble-fêtes, vous voulez - a tout prix - nous monter une certaine compétence en droit qui bizarrement ne se montre guerre dans vos différentes contributions.
Je ne sais pas avec quelles jumelles vous regarder les choses. Je pense qu'il est reconnu aussi que Ell Hadj Alpha CONDE est JURISTE. Pourquoi vous ne lui concédez pas ses compétences parcequ'il en a des documents juridiques attestant.
En suivant alors vos boudins de doigts, vous n'en avez aucune compétence de sa critique car, vous n'en êtes aucunement spécialistes. Alors taisez vous puisque vous n'êtes pas l'interlocuteur approprié...
Même en France il y a des faux diplômes délivrés...
Il n'y a que des RPGistes au sein de l'État depuis 2010, si vous vous regardiez le nombril parfois... ça vous éviterait de friser le ridicule. Mais vous racontez tellement d'inepties, qu'on ne fait même plus attention.
M. Gandhi, le meilleur exemple de démocratie est pour moi les USA. Et là, même l'opposition (Les républicains) a les tripes de nuire au fonctionnement de la plus puissantes des nations sur terre.
Pour illustrer le cas guinéen, prenez le projet d'interconnexion énergétique qui soit bloqué sous les pattes des fils et filles de la Guinée siégeant au CNT qui, comme je l'ai dénoncé pour les autres institutions de la république, n'ont pu encore ratifier. Vous savez pourquoi, pour faire bonne impression auprès des mains cachées. La CENI a eu le même sort pendant que d'autres créaient la diversion sur une quelconque inféodation...
C'est même con de penser que le gouvernement s'"AUTOBLOQUE", vraiment pathétique...
He bien, je vois que l'on n'est plus a la binarite!
Au risque de me faire tomber dessus a nouveau, je dois dire que je ne partage pas non plus les conclusions de cet article:
En realite, si on relit attentivement cette constitution illegitime car decretee, on se rend compte que l'ancienne constitution et les lois existantes sont toujours en vigueur......car n'ayant pas ete abrogees mais plutot suspendues par un gouvernement illegitime.......Sont elles applicables? La est la question.
Mais si on remet cela en question, c'est toute la transition qui doit etre remise en question. Le president de la republique, la ceni, les deputes de l'AN ont tous ete elus en vertu de la constitution de 2010...........mais bon ceci est une autre histoire....
Pour en revenir a cet article, La cour supreme ayant valide l'election des deputes, l'assemblee nationale est de ce fait effectivement constituee.
Ce n'est pas le reglement interieur qui constitue l'assemblee nationale mais l'election des deputes.....relisez les articles 59 & 60....
Pour conclure,
Article 161: La législation en vigueur jusqu’à l’installation des nouvelles Institutions reste applicable, sauf intervention de nouveaux textes, lorsqu’elle n’a rien de contraire à la présente Constitution.
Citation en provenance du commentaire précédent de Fatoumata:
He bien, je vois que l'on n'est plus a la binarite!
Au risque de me faire tomber dessus a nouveau, je dois dire que je ne partage pas non plus les conclusions de cet article:
En realite, si on relit attentivement cette constitution illegitime car decretee, on se rend compte que l'ancienne constitution et les lois existantes sont toujours en vigueur......car n'ayant pas ete abrogees mais plutot suspendues par un gouvernement illegitime.......Sont elles applicables? La est la question.
Mais si on remet cela en question, c'est toute la transition qui doit etre remise en question. Le president de la republique, la ceni, les deputes de l'AN ont tous ete elus en vertu de la constitution de 2010...........mais bon ceci est une autre histoire....
Pour en revenir a cet article, La cour supreme ayant valide l'election des deputes, l'assemblee nationale est de ce fait effectivement constituee.
Ce n'est pas le reglement interieur qui constitue l'assemblee nationale mais l'election des deputes.....relisez les articles 59 & 60....
Pour conclure,
Article 161: La législation en vigueur jusqu’à l’installation des nouvelles Institutions reste applicable, sauf intervention de nouveaux textes, lorsqu’elle n’a rien de contraire à la présente Constitution.
Fatoumata,
1. Ne confondez pas légalité et légitimité. La première est question de logique tandis que la seconde est de nature éthique. La constitution est effectivement illégitime - aux yeux des démocrates - mais pour peu que les actes qui en découlent ne la violent pas, ils sont légaux.
2. La suspension d'une constitution est un fait qui a pour signification que cette constitution n'existe plus. Techniquement, il est impossible d'abroger une constitution dans la mesure où aucune constitution ne prévoit que l'on puisse l'abroger. Par suspension, entendez donc ''abrogation''.
3. Les lois organiques font partie de la Constitution. Elles sont prises pour compléter celle-ci. Elles fournissent les détails. On peut tout à fait imaginer une constitution qui ne prévoit pas de lois organiques. Mais dans ce cas, elle risque d'être volumineuse. C'est pour éviter cet inconvénient que l'on renvoie à des lois organiques.
4. L'art.161 est une disposition générale qui s'applique aux lois formelles (la législation) et à leurs textes d'application. Il ne saurait permettre le maintien en vigueur des lois organiques découlant de la Loi fondamentale.
5. L'AN n'existe pas en vertu de l'arrêt de la Cour Suprême. Elle existe en vertu de la Constitution. Par contre, ce qui existe en vertu de l'arrêt de la Cour suprême ce sont des députés. Mais c'est le règlement intérieur qui va donner forme à l'AN parce que c'est lui fournit le détail de l'organisation et du fonctionnement de l'AN.
6. Pour terminer, je réitère que nous sommes dans un nouveau ordre constitutionnel (légitime ou illégitime); que cet ordre constitutionnel est incomplet du fait de la carence du CNT; et qu'il n'y a pas péril en la demeure puisque l'on peut corriger tout cela par le droit ou par...le consensus.
Cisse et Kouyaté vous avez rate un sacre coup pour vous taire une fois pour toute……Mais hélas en bon trouble-fêtes, vous voulez - a tout prix - nous monter une certaine compétence en droit qui bizarrement ne se montre guerre dans vos différentes contributions. Je ne sais pas si vous avez étudiés « votre droit » dans les « Hall » et cafeterias da la Sorbonne ou au « FEANF »……..dans tous les deux cas vous auriez du nous épargner vos sorties hasardeuses qui prouvent suffisamment les « compétences » Ups ! Plutôt les tares de nos « juristes » sortis de l’Université General Lansana Conte……. (Une université nommée après un semi-alphabétisé !... on ne voit ca qu’aux tropiques)
Par ailleurs, Il faut quand même reconnaitre que les spécialistes nous ont bien éclairés nos lanternes sur le plan juridique en nous simplifiant la lecture des articles de la constitution qui – il faut l’avouer - n’est pas a la prote du commun des mortels…. (En tout cas nous on est bleu dans ce domaine).
Pourtant même ceux qui sont reconnus – sur ce site - pour être des écorchés vifs (suivez mes doigts…..) se sont ressaisis pour une fois en se limitant juste aux commentaires politiques ou aux questions d’ordre generales au lieu de verser dans les abysses de l’inconnue…..
Au passage je dis merci à Alhousseiny qui a eu l’idée de demander gentiment (ou plutôt commander) ce papier au grand maitre Gandhi. Je ne vais pas terminer sans féliciter SOC malgré qu’il fut désagréable avec moi une fois il faut reconnaitre qu’il a contribue à éclairer certains passages avec maestria. Big Up.
Le Voyant, je vous présente mes excuses. Je crois que j'ai du ce jour là me lever du mauvais pied.
He bien, je vois que l'on n'est plus a la binarite!
Fatoumata, êtes vous aigri(e) ?
Moi je n'oublie pas, mais je ne suis pas rancunier, c'est d'ailleurs pour cela que je réagis généralement et spontanément à tous les commentaires... pour évacuer. Vous ne m'avez toujours pas convaincu d'une troisième voie possible et réaliste, même si on peut la souhaiter. Le "problème" est donc momentanément clos pour moi.
Comme vous dites, l'actuelle Constitution de 2010 est problématique, mais elle a été acceptée de fait par tous les acteurs politiques, donc présumée légale.
La CS n'a pas validé la constitution de l'AN, mais la validité de l'élection des députés. Par ailleurs, rappelez-moi les articles 59 et 60 de la Constitution, je ne vois pas le lien avec vos propos.
L'article 161 rappelle que la législation en vigueur s'applique aux institutions qui existent déjà (CENI, CES, CNC et surtout CS) jusqu'à leur modification. Par exemple l'ancienne CENI a fait l'objet d'une nouvelle "loi organique" en 2012. Mais elle ne s'applique pas à l'AN, puisque c'est le CNT - article 157 - qui fait office d'AN (relisez les textes dans la continuité à partir de l'article 155 pour vous en persuader). Le CES, le CNC et la CENI restent opérationnels jusqu'à leur remplacement par une nouvelle structure (seul le CNC devient HAC, les autres institutions conservant leur dénomination, la CS voyant la délimitation de ses pouvoirs limitée). En revanche, pour les autres Institutions qui n'ont jamais existé par le passé (sauf erreur de ma part), que signifierait concrètement cet article 161 pour ces Institutions (Cour constitutionnelle, Cour des Comptes, Haute Cour de Justice, INIDH, HCCL), qui n'ont jamais vu le jour et ne bénéficient donc d'aucun texte ancien les régissant ?
Toutefois si vous le permettez, reposez-moi la question dans quelques jours, et j'y répondrai définitivement, afin de ne pas gêner l'opposition (si d'aventures...), car je ne voudrais pas indiquer publiquement une voie, permettant de résoudre ce problème.
Par ailleurs, Il faut quand même reconnaitre que les spécialistes nous ont bien éclairés nos lanternes sur le plan juridique en nous simplifiant la lecture des articles de la constitution qui – il faut l’avouer - n’est pas a la prote du commun des mortels…. (En tout cas nous on est bleu dans ce domaine).
Pourtant même ceux qui sont reconnus – sur ce site - pour être des écorchés vifs (suivez mes doigts…..) se sont ressaisis pour une fois en se limitant juste aux commentaires politiques ou aux questions d’ordre generales au lieu de verser dans les abysses de l’inconnue…..
Au passage je dis merci à Alhousseiny qui a eu l’idée de demander gentiment (ou plutôt commander) ce papier au grand maitre Gandhi. Je ne vais pas terminer sans féliciter SOC malgré qu’il fut désagréable avec moi une fois il faut reconnaitre qu’il a contribue à éclairer certains passages avec maestria. Big Up.
Au risque de me faire tomber dessus a nouveau, je dois dire que je ne partage pas non plus les conclusions de cet article:
En realite, si on relit attentivement cette constitution illegitime car decretee, on se rend compte que l'ancienne constitution et les lois existantes sont toujours en vigueur......car n'ayant pas ete abrogees mais plutot suspendues par un gouvernement illegitime.......Sont elles applicables? La est la question.
Mais si on remet cela en question, c'est toute la transition qui doit etre remise en question. Le president de la republique, la ceni, les deputes de l'AN ont tous ete elus en vertu de la constitution de 2010...........mais bon ceci est une autre histoire....
Pour en revenir a cet article, La cour supreme ayant valide l'election des deputes, l'assemblee nationale est de ce fait effectivement constituee.
Ce n'est pas le reglement interieur qui constitue l'assemblee nationale mais l'election des deputes.....relisez les articles 59 & 60....
Pour conclure,
Article 161: La législation en vigueur jusqu’à l’installation des nouvelles Institutions reste applicable, sauf intervention de nouveaux textes, lorsqu’elle n’a rien de contraire à la présente Constitution.
Toutes mes felicitations pour cette analyse tres tres pertinente sur la question siegé ou ne pas sieger suite aux elections du 28/sept/2013.
Ce que les Guinees doivent comprendres que si un chef viens pour mettre des instutions credibles en place en Afrique il peut le faire et si c'est le contraire,il peut aussi car il a tous les outils et le materiels en place avec la faillite de l'occident,une population analphabete et l'armée a ses bottes.
Les deputés ne siegent,pas en fin 2014 ou debut Janv/fev/2015,Le prof Alpha et son gouvernement,organiserons un referendum afin devalider une nouvelle constitution pas signer par un Militaire et imposer au peuple de GUINE,mais qui seras valider par le peuple de Guinee lui permettant de se representer,il a les moyens et a les relations et denoncera le comportement de l'opposition qui veux saboter son regime et voila ,je vous laisse deviner la suite.
C'est ca la Guinee,on estdans un monde a part,il n'y'a pas de logique en politique tout est possible chez nous a bon entendeur salut.
L'analyse de GHANDI est belle,les idées fantastique,mais ca ne marche chez moi en Guinee.Qui a le respect des lois et de la constutition en Guinee,dites le moi mes chers compatriotes,,,les cadres et le spoliticiens n'en ont rien a foutre,,,
La preuve aucuns delai leagl et suivant nos textes n'est respectés,,,
Vive la republique et a bas la Dictature
Vous donnez raison à ceux là qui accusent l'opposition pendant trois (03) ans de bloquer l'ETAT, mais ils n'y arriveront jamais.
Il n'y a que des RPGistes au sein de l'État depuis 2010, si vous vous regardiez le nombril parfois... ça vous éviterait de friser le ridicule. Mais vous racontez tellement d'inepties, qu'on ne fait même plus attention.
Je pense que ça ne sert à rien de s'agiter dans tous les sens,Mr Gandhi.Car,on sera situé si bientôt sur la véracité ou la fausseté de votre thèse de blocage.
Par ailleurs,il n'y a pas plus palpable de preuve que le comportement qu'aurait l'opposition face à la 1ere entrée parlementaire.Si et seulement si, votre thèse aurait une quelconque véracité juridique, alors il est bien clair que votre opposition ne siégera pas.Vu que c'est l'unique cartouche qui serait à portée de main , pour enfin dit-on mettre K.O cet grand OURS MÉCHANT.
Sinon,sinon,et sinon..., je vous laisse le soin de la déduction.
sO,JUST WAIT AND SEE...
Vous donnez raison à ceux là qui accusent l'opposition pendant trois (03) ans de bloquer l'ETAT, mais ils n'y arriveront jamais.
Ils ont des intérêts à protéger supposés être ménacés par le Président de République et portant leurs signatures avalisant des marchés et contrats qui en retour, servent leurs fonds politiques (On sait). Il faut sauver le tresor en feu...
Je pense que ça ne sert à rien de s'agiter dans tous les sens,Mr Gandhi.Car,on sera situé si bientôt sur la véracité ou la fausseté de votre thèse de blocage.
veritas, j'ai écrit pas loin de 100 textes (sous mon vrai nom) en 4 ans, et si aucun ne vous a été utile, je propose que vous en fassiez autant, car vous avez forcément des choses intéressantes à dire.
Il ne faut pas confondre validité de mon texte eu égard à la manière dont l'opposition l'interprète. Ne ne confondez surtout pas ce qui est possible juridiquement (et que j'ai indiqué dans ce texte), mais que l'opposition ne comprend pas forcément, et ce qu'elle va faire (elle va probablement siéger). Ce sont eux, qui se présentent aux suffrages des Guinéens et en sont comptables (pas moi), et ce sont toujours les mêmes qui agissent sur le terrain avec des motivations, qui sont loin d'être les miennes. Moi je me bats sur le temps long de l'histoire (et j'avoue publiquement que les choses avancent très très lentement mais sûrement, même si elles prennent une tournure lamentable), alors que d'autres (y compris dans l'opposition) se battent pour le quotidien. Qu'ils le disent et l'assument, ce serait déjà un premier pas.
Il suffirait de peu de choses, pour que la vie s'améliore en Guinée, encore faut-il en être conscient, mais ce régime est à l'opposé de ces réalités. Voilà pourquoi je souhaite qu'il s'en aille vite, car la jeunesse attend et mérite autre chose.
veritas, sans députés il n'y a pas d'AN. C'est quand même beau le fantasme, car tout est permis.
Je pense que ça ne sert à rien de s'agiter dans tous les sens,Mr Gandhi.Car,on sera situé si bientôt sur la véracité ou la fausseté de votre thèse de blocage.
Par ailleurs,il n'y a pas plus palpable de preuve que le comportement qu'aurait l'opposition face à la 1ere entrée parlementaire.Si et seulement si, votre thèse aurait une quelconque véracité juridique, alors il est bien clair que votre opposition ne siégera pas.Vu que c'est l'unique cartouche qui serait à portée de main , pour enfin dit-on mettre K.O cet grand OURS MÉCHANT.
Sinon,sinon,et sinon..., je vous laisse le soin de la déduction.
sO,JUST WAIT AND SEE...
Cher SOC, peut-être pourrais-tu répondre aux sourds, car je ne parle pas le langage des signes; il y en a en effet, qui confondent loi organique relative au fonctionnement de l'AN et loi organique relative à l'élection des députés. Demain il nous expliquera que la loi organique relative aux crapauds de Simandou reste d'actualité !!! Tu lui expliqueras aussi que des statuts standard (d'association par exemple) existent, et peuvent être utilisés pour toute création nouvelle d'association, mais qu'en revanche ils ne s'appliquent à cette dernière, que si les adhérents signent les statuts, et votent un président et un trésorier. En plus d'être sourd, il doit être aveugle car je l'ai écrit ci-dessous, mais ceux qui ne veulent pas voir ou entendre...
SOC, Alpha (Saïdou, lol !) Blondy, répondant à un journaliste d’une « station non guinéenne » qui lui disait en substance « ..il y a quand même exception, la Guinée Conakry qui avait dit Non ! ». Alpha (ne pas confondre SVP) : « justement il eût pas fallu dire Non.. ». N’est-ce pas, il n’y a pas que les personnes âgées à soupirer « quand est-ce que cette DIPENDANCE VA FINIR YOOO ! ». Bref, ils ont eu tort de croire obligatoire de jeter dans les nids de poules de nos « routes » les anciennes lois ORGANIQUES s, et d’en créer par ordonnances. Les ordonnances sont les lois les plus « hors-la loi » qui puissent exister dans une vraie démocratie libérale ! Les constitutions qu’on n’avait pas suspendues à raison, sont des CORPS, or un « corps sans organes, ne se conçoit qu’en psychanalyse « lacano-deleuzienne. J’entends les mouches voler. PS : M. Diallo, je vous envoie de suite un lien pour notre débat qui n’est pas clos chez moi, in chââ Allah !
Tonton SNB, "...il y a quand même une exception...''. Ne vous inquiétez pas, on trouvera toujours une solution. A la...guinéenne.
Bonne soirée
Mon Beau, (Doyen BDD),je vois que tu n’as lu mon dernier « papier » que sur guineeactu, ce qui est suffisant. Mais j’ai bien envoyé à son webmaster à temps je crois, la version définitive avec pour seul changement le Titre où l’Utopie et l’Espoir sont confrontés à l’Histoire : 1)http://www.nrgui.com/index.php/fr/component/content/article/94-opinions/5365-pour-l-histoire-l-espoir-une-utopie; 2) http://www.leguepard.net/show/11402 Wa Salam.
Merci mon Beau !Je ne m'étais pas rendu compte du changement de titre.Entre l'utopie et l'espoir? C'est bien cela.Mais comme tu l'as si bien dit dans un de tes commentaires "Ko al horè yata".Hâtons donc l'avènement de cette organisation d'avant garde qui soit digne de l’héroïsme et des prouesses de notre intrépide jeunesse ,organisation qui sera sans aucun doute possible secrétée et engendrée par eux-mêmes et dans le creuset de leurs combats nécessairement multiformes .
Je maintiens donc que l'ancien ordre constitutionnel (LF+LO) n'est plus. Ce qui me permet de revenir aux interventions étranges de M. Cissé.
Mr Cissé, vous confondez fait et droit. Le chiffre de 114 provient effectivement d'une LO (inexistante). Mais c'est parce que contrairement aux dispositions de l'art.158 de la Constitution actuelle, le Gouvernement et le CNT n'ont pris aucune mesure pour prendre les lois nécessaires à la mise en place des institutions. En effet, le CNT aurait pu - s'il avait connu sa mission - adopter les lois organiques nécessaires à la mise en place des nouvelles institutions. Il ne l'a pas fait. Il aurait même pu - ce n'est pas démocratique mais c'est pratique - faire comme le CTRN, qui avait adopté le RI de la défunte AN. Même si c'est politiquement discutable mais la logique juridique aurait été sauve. Malheureusement, rien a été fait. Ce qui fait que dans l'état actuel des choses, la première chose à faire par la future AN, c'est adopter d'abord une résolution sur les modalités d'élection du président de l'assemblée; puis une autre sur celle des membres du bureau; puis une autre sur les règles provisoires de fonctionnement en attendant l'adoption d'un règlement définitif. L'AN française de 1959 fut confrontée aux mêmes difficultés et de cette façon qu'elle les solutionna. On peut s'en inspirer.
M. Cissé, si on suit votre logique ce n'est pas le RI de l'ancienne AN qu'il faut appliquer mais le RI du CNT. S'il en a un.
Par ailleurs, le terme député virtuel= futur député = député éventuel= pas encore député. Le droit se modernise aussi par l'utilisation des termes modernes (adaptabilité ça vous dit quelque chose?). En outre, vous touchez le summum de l'absurdité juridique en affirmant que la loi organique relative au règlement intérieur de l'assemblée précédente est valide mais non exécutoire. Autrement dit, elle existe juridiquement mais ne peut s'appliquer pour défaut de caractère exécutoire. M. Gandhi, l'acte juridique acquière son caractère exécutoire de par sa publication. Or vous conviendrez que la loi organique susmentionnée a été publiée en 1991! Mieux elle a servi de fondement juridique au fonctionnement de l'ancienne législature. Par conséquent, elle s'appliquera à la nouvelle législature . Enfin, votre explication selon laquelle ladite loi organique doit nécessairement faire l'objet d'un nouveau vote des futurs députés pour être maintenue ou supprimée est erronée. Elle fera l'objet de débat entre les parlementaires dans les couloirs du palais ( Discussion de Palais). Il n'y aura vote que pour adopter une nouvelle loi(question de logique tout court). Tout le monde n'a pas accès au droit constitutionnel ( redouté par les étudiants de la seconde année).
Cordialement.
Et contrairement aux propos de VERITAS, qui sera certainement déçu après ces éclaircissements, les pendules ne sont pas remis à l'heure, mais que Mr. CISSE est à des années lumières derrière Mr.GANDHI dans ce débat.
Un gros bémol :parmi les députés de l'opposition y a t il de vrais chefs, des ténors ,voire des juristes comme le fait remarquer justement Gandhi capables de tirer tous les avantages que procure la tribune de l'hémicycle ? Ont ils seulement un charismatique comme DANTON ? J'en doute vu les pitoyables performances de cette opposition depuis 2010.En outre ce n'est pas exclus que certains retournent leur veste ou que d'autres occupent le strapontin pour simplement engranger les jetons de présence- à l'image du moribond CNT? Wait and see.
Cher Doyen,
D'où l'impérieuse nécessité pour tous ceux des leaders ou députés élus qui se réclament de l'opposition de tenter au moins de ne pas donner aussi facilement raison à des fraudeurs invétérés. Ne pas siéger aussi naïvement (que par le passé), ce n'est nullement vouloir empêcher le pays de se doter d'une AN, mais plutôt s'efforcer de dénoncer, et à juste titre, une collusion ethnostratégique manifeste qui perdure entre l'Etat-RPG et la Cour suprême. Bien à vous!
Elle peut prendre l'ancienne Loi Organique - mon cher Gandhi, elle n'est plus en vigueur puisque sa norme fondamentale n'existe plus: la loi organique ne peut pas exister sans constitution; elle a besoin d'une attache - donc, M. Cissé, nos nouveaux bacheliers pourront prendre le texte existant et changer les date et référence.
Je me suis mal fait comprendre. Certaines lois organiques restent en vigueur, malgré l'existence d'une nouvelle Constitution (la CENI, la Cour Suprême par exemple sont des institutions qui pré-existent à la nouvelle Constitution), et peuvent donc subir un toilettage, tout en restant valides.
En revanche, et tu as raison de le signaler, toutes les lois organiques relatives à la mise en place de la précédente Constitution de 1991 (et par exemple le règlement intérieur), n'ont plus lieu d'être puisque cette Constitution n'est plus en vigueur.
On peut effectivement s'inspirer du règlement intérieur précédent pour rédiger le nouveau, mais il ne s'appliquera pas tant qu'il ne sera pas voté par cette AN.
J'espère avoir été plus clair et répondu à tes interrogations.
malgré le vol, la falsification des votes, c'est le RPG et ses Alliés qui ont perdu cette élection.
Je veux bien perdre toutes les élections auxquelles je participe en ayant 52% !!!
Ne nous méprenons pas, il est fort probable que l'opposition finisse par siéger, mais il reste de nombreux problèmes en suspens (élections communales, fichier électoral, Waymark,...) et ce n'est pas en étant minoritaire qu'ils pourront imposer leurs exigences. Avec ce moyen de pression presque miraculeux, elle a les moyens de se faire entendre sous la présence de la communauté internationale. C'est comme cela que j'interprète leurs tergiversations. Moi ma religion est faite depuis Août 2012. AC est un criminel et il doit partir.
Gandhi, les hommes-sow ou les femmes?
J'aime les femmes Sow, notamment celles qui ont compris qu'en prenant notre nom, elles acquièrent la classe qui leur faisait momentanément défaut (lol).
Bon week-end a tous!
VCher Mr. Gandhi, vous repondez indirectement a une question que je me posais: L'opposition vous a-t-elle jamais contacte pour vous demander votre avis (je parle des tenors eux-memes?)
L'opposition vous a vraiment dit pendant la constitution de la CENI:...on ne savait pas)!!
C"est incroyable que leurs juristes (constitutionalistes) soient aussi nuls! J'en viens a me demander si vraiment leur recours etaient bien constitues.
Aux pays des aveugles, les 2 borgnes sont rois (Mouvance & Opposition)
Bon dimanche!
IB,
La cour suprême n'a pas rejeté les recours des partis politiques, sauf quelques cas précis. Sur le la forme, et sur le fond les recours étaient recevables. C'est par ce que les recours étaient bien ficelés que la cour s'est déclaré incompétente je crois. A défaut de trouver des motifs de rejets et vu l'évidence de la fraude, la cour suprême s'est déclaré incompétente pour dénier la justice aux parti et à la Guinée toute entière Cette fois-ci on peut remercier les avocats qui ont constitué les dossiers. Autrement, la cour suprême se serait empressée de pointer les incohérences, rejeter les recours et argumenter. Mais elle s'est déclarée incompétente ! La cour suprême incompétente ! Disons plutôt que ses compétences sont variables selon les cas.
C'est vous dire que, quoi qu'on fasse et quoi qu'on dise, alfa et sa gouvernance feront ce qu'ils veulent au mépris de la loi et des guinéens. Il faut juste limiter les dégâts et préparer 2015. C'est mon point de vue !
VCher Mr. Gandhi, vous repondez indirectement a une question que je me posais: L'opposition vous a-t-elle jamais contacte pour vous demander votre avis (je parle des tenors eux-memes?)
L'opposition vous a vraiment dit pendant la constitution de la CENI:...on ne savait pas)!!
C"est incroyable que leurs juristes (constitutionalistes) soient aussi nuls! J'en viens a me demander si vraiment leur recours etaient bien constitues.
Aux pays des aveugles, les 2 borgnes sont rois (Mouvance & Opposition)
Bon dimanche!
Ceci dit, puisque Mr Cissé veut des ''députés inscrits'' pour diminuer la cohorte des bacheliers errants, nous allons tous prier les opposants d'aller siéger au Palis de Gbassikolo. Je ne vous cache pas qu'en ce qui me concerne, qu'ils siègent ou pas, je continue de respirer l'oxygène du bon Dieu à pleins poumons. Mais pour ne pas être égoïste, je me joindrai à vous pour accompagner les élus et apporter ma part de ''bandé saré'' afin que la plume du greffier ne tremble plus!
Maintenant, pour ce qui est du Droit, c'est à l'assemblée d'adopter son règlement intérieur. Elle peut prendre l'ancienne Loi Organique - mon cher Gandhi, elle n'est plus en vigueur puisque sa norme fondamentale n'existe plus: la loi organique ne peut pas exister sans constitution; elle a besoin d'une attache - donc, M. Cissé, nos nouveaux bacheliers pourront prendre le texte existant et changer les date et référence. Et le tour est joué. Mais pour bien faire les choses, espérons que les autorités et les politiciens vont consulter des spécialistes du droit constitutionnel pour savoir comment procéder.
Sur le plan politique et du bon sens,je pense que malgré le vol, la falsification des votes, c'est le RPG et ses Alliés qui ont perdu cette élection.
Ils ont eu la confirmation qu'ils ne pesaient rien au près des électeurs.
L'opposition pour moi doit siéger pour avoir une tribune où s'exprimer et bénéficier de la protection par le statut de député (immunité parlementaire)dans leur lutte pour la démocratie et le protection des citoyens : tabasser à tord un député et plus difficile à expliquer que de le faire à un simple chef de Parti.
Toute place occupée par l'opposition est une place en moins pour les tricheur
Attention!!!! Les militants sont fatigués de ces jours sans activités avec des blessés et des morts. La bataille menée par les militants durant toutes ces années doit maintenant être couplée d'une bataille parlementaire.
Le seul contre poids du gouvernement reste les qlq députés fidèles de l'opposition car il ne faut pas compter sur certains députés traîtres qui se disent appartenir à l'opposition.
Mes respects à vous tous
Bonjour Soc !
Bonjour mon Beau !
Je suis un peu dans l'utopie et l'imaginaire.
"Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas."
Oscar Wilde
Qu'en pensez vous ?
Tonton Doumba, je trouve qu'OW absuse de son intelligence. La représentation ne lui suffit pas, il demande la méta-représentation...Ce qu'il n'avait aucun souci quotidien. Là où les dames, les dameuses et les damettes représentent la finalité, on a des exgigences plus terre à terre.
Bonne journée
j'ai toujours dit que les Sow avaient des problèmes avec les seins, lol
Gandhi, les hommes-sow ou les femmes?
Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Gandhi, une autre option possible : l'opposition siège pour prendre ses places et ensuite refuse de voter la loi sur le fonctionnement ce qui donc bloque immédiatement l'AN. Tu en penses quoi ??
Oui AOT, lorsque j'avais averti l'opposition à propos de la CENI, ceux-ci ont eu beau jeu de dire qu'ils ne savaient pas ??? Cette fois, tout le monde est informé qu'ils possèdent un moyen de faire pression pour agir. Ils décideront en connaissance de cause, mais chacun est informé.
Pour répondre à ta question, bien sûr il faut agir comme cela, pour éviter qu'AC n'invente la notion de député virtuel (certains ont déjà commencé) ou ne travestisse la notion de quorum. Accessoirement cela permet de convertir les vénaux à cette idée, car ils ne seront pas payés seulement s'ils n'assistent pas, et pas s'ils ne votent pas les textes.
Citation en provenance du commentaire précédent de CISSE:
n'oubliez pas que la loi organique qui régissait la précédente assemblée est toujours de vigueur.
Non Cissé, ce sera la dernière fois que je l'écrit (car à moins de sortir un argument pertinent, je ne vais pas prolonger cette discussion stérile) : toute loi organique reste valide, mais le règlement intérieur de la nouvelle AN sera voté par elle-même. Vous confondez validité d'une loi et caractère exécutoire. La loi organique dont vous parlez est valide, mais ne s'applique pas à la nouvelle AN, tant que cette dernière ne l'a pas votée pour elle-même. Peut-être que l'analogie vous est plus accessible. Si vous créez une association, de nombreux textes régissent le fonctionnement de celles-ci et s'appliquent, mais il faudra que VOUS votiez le bureau de votre association, que VOUS signez vos propres statuts (qui existent de façon standard pour les autres, mais pas pour vous encore) pour que votre association ait une valeur juridique.
Erratum Il faut lire "blanc-seing" et non "blanc-sein"
j'ai toujours dit que les Sow avaient des problèmes avec les seins, lol
Gandhi, une autre option possible :
l'opposition siège pour prendre ses places et ensuite refuse de voter la loi sur le fonctionnement ce qui donc bloque immédiatement l'AN.
Tu en penses quoi ??
Tonton, c'est l'idee la plus savante que j'aie lu dans cette foullee de reactions. Je la partage entierement ! Tous presents mais tous (47 ou 53) plus du 1/3 contre. L'AN ne fonctionera pas et la CS ( pardon la cour de sekoutoureya ne pourra rien).
Bonjour mon Beau !
Je suis un peu dans l'utopie et l'imaginaire.
"Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas."
Oscar Wilde
Qu'en pensez vous ?
1 - Je persiste et signe : mon frère Ansoumane et Citoyen Gandhi ne se contredisent qu’en apparence,
2 - Soc et moi sommes sur la même orbite, mais nous risquons de ne jamais nous rencontrer, sinon dans l’espace de la nouvelle physique et sous l’éclairage ( !) d’un paragraphe du fameux article tombé dans un trou noir, ce qui est fréquent dans cette immensité sidérale et sidérante de l’Infini spatio-temporel,
3 - Les deux doyens (Ansoumane et mon Beau BDD, disent la même chose, à une terminologie près près : l’un souhaite une « meilleure organisation des Partis », quand l’autre parle « d’avant-garde » ; mais les deux souhaitent l’entrée dans l’AN)
4 - Quant à moi, j’attends le verdict de l’Histoire, mais d’emblée de ma petite Kaaba imaginaire je dis :
- « A partir du moment où l’Opposition a décidé la ville morte, que ce soit un succès ou un échec je dirais comme Dô Kamissa :
- « Qu’ils siègent ou qu’ils ne siègent pas c’est leur affaire, pas celle de la Guinée » : parce qu’il n’y aura pas d’Assemblée Nationale avant 2015 et encore ! ».
Lisez ce petit bout, le « petit dernier » de l’article 92 qui a échappé à l’œil de tous les juristes entomologistes de ce site et d’autres ?
« Non mais c’est pas possible Mario.. ! » (le grand Franco, paix à son âme).
Article 92 (fin) :
« En cas de désaccord entre le Président de la République et l’Assemblée Nationale AVANT la troisième année de législature, la Cour Constitutionnelle peut être saisie par le Président de la République ou par le Président de l’Assemblée Nationale ou par un dixième des Députés.
La décision de la Cour constitutionnelle s’impose au Président de la République et à l’Assemblée Nationale ». Wa Salam. PS : j’avais émis ici même le vœu que nos spécialistes planchent sur le terme « législature » qui apparemment posait problème. Ils sont allés chercher une ville morte. C’est encore mieux, même à leur corps défendant. Puisque c’est un secret de polichinelle que toutes les fédérations de l’UFDG moins deux, veulent « siessé dè ». On le raconte, je ne suis pas dans le Saint des saints..
Tout ceci pour dire ( le droit est parfois déroutant!)qu'il appertiendra aux membres inscrits à l'assemblée de maintenir ou voter une nouvelle loi organique abrogative ( abroge et remplace). C'est certainement cette dernière option qui sera choisie compte de l'augmentation de l'indice salarial ( le salaire mensuel des députés est aligné sur celui de la plus haute fonction publique = catégorie AA+).
Cordialement.
Mr Gandhi,pensez-vous toujours qu'il aurait possibilités pour bloquer l'AN si l'opposition décidait ne pas siéger,après les remarques et les amendements apportés à votre texte par les MESSIEURS soc,MOUSSA et CISSE?
Merci d'éclairer la lanterne des novices juristes.
veritas, sans députés il n'y a pas d'AN. C'est quand même beau le fantasme, car tout est permis.
Citation en provenance du commentaire précédent de CISSE:
L'entrée en vigueur d'une nouvelle constitution ne prive pas automatiquement les lois antérieurs de leurs effets juridiques. Il faut nécessairement un acte d'abrogation.
Cissé, vous prenez vos fantasmes pour des réalités, car à moins de changer de nom ou de pseudo, je n'ai pas souvenir avoir eu des échanges fructueux avec vous. Ceci étant je fréquente ce site quasiment tous les jours, ce qui n'est pas votre cas.
Pour revenir au sujet, je ne ferai pas de commentaires sur votre niveau juridique et/ou votre mauvaise foi, car je n'ai pas l'habitude de me comparer en règle générale et encore moins avec des inconnus. Je sais d'où je viens et cela me suffit amplement.
Pour vous répondre une NOUVELLE fois (je ne botte jamais en touche), car vous avez manifestement la tête dure (ce qui n'est pas un compliment si vous comprenez l'expression), je rappelle que je n'ai écrit nulle part que les lois ordinaires en vigueur, y compris les lois organiques, n'avaient plus aucune valeur juridique. Par conséquent tout texte existant garde sa validité, jusqu'au vote d'un nouveau texte qui remplacerait l'ancien. Jusqu'ici nous sommes d'accord.
En revanche, cher produit d'une université française (en droit lol ???), une loi organique est une loi qui complète la Constitution pour l'organisation des pouvoirs publics, précisant par exemple le règlement intérieur de l'AN. Celui-ci existe probablement en Guinée, puisqu'il y a eu différentes assemblées jusqu'à maintenant. Toutefois quand bien même cette nouvelle assemblée de 2013 voudrait adopter un règlement ancien, y compris dans les mêmes termes, elle devra le faire par un vote solennel des 2/3 des 114 députés élus (et non des 2/3 des seuls 53 élus du RPG). Le règlement de l'ancienne assemblée ne s'applique pas, tant qu'il n'a pas été voté par la nouvelle. Cette procédure n'est pas un séminaire de formation pour expliquer aux nouveaux députés comment leur institution fonctionne (je suppose qu'il existe des fonctionnaires spécialisés pour cela), mais pour accepter en connaissance de cause, des règles de fonctionnement. Si nous n'avions changé que de gouvernement, ou de députés, le problème ne se poserait pas. L'article 67 de la Constitution précise certains éléments (liste non exhaustive) qui nécessitent cette procédure et d'une façon générale, toutes règles ayant pour objet le fonctionnement de l'AN dans le cadre des compétences que lui attribue la Constitution.
Quant aux députés virtuels, cela n'existe pas. Sans députés il n'y a pas d'AN.
A bon Mr dit la vérité, vous commenciez donc a paniquer ?? Continuez, yandi...
De quelle panique,parliez-vous Mr?
A ce que je sache pour le moment, la panique doit-être du côté de CEUX qui cherchent désespérément des voies et moyens pour bloquer le pays, non?
Sans vouloir me meler du debat d'experts que vous avez avec Ghandi (je n'en suis pas un), j'aimerais que vous nous expliquiez comment on devient un depute "effectif" si, pour le devenir, selon votre raisonnement, il faut avoir siege. Or pour que l'assemblee nationale existe (condition indispensable pour pouvoir sieger), il faut d'abord que se tienne ce vote aux 2/3 sur la loi organique qui institue l'assemblee nationale (meme si on suit votre raisonnement selon lequel il faut d'abord voter une nouvelle loi qui abroge la precedente) ? Votre propre definition du depute "effectif" rend votre artifice juridique inoperant, sauf a penser que vous derogeriez momentanement a votre definition, le temps d'instituer l'assemblee nationale simplement aux 2/3 des "elus" qui se presenteraient au siege du parlement le jour du vote. Si cet artifice etait possible, je ne vois pas l'interet d'avoir prevu dans la constitution que les elus votent eux-memes la loi qui institue et organise l'assemblee nationale. C'est une disposition qui serait parfaitement inutile ou qui ne serait la que pour la forme. Si votre interpretation etait juste, il suffirait de 3 elus pour instituer l'assemblee nationale.
Cher Gandhi,
Tout BARRY que vous êtes, l'on ne peut que noter dans cette bonne analyse une nette évolution dans votre appréciation de la pernicieuse position qu'adoptent les magistrats aux ordres qui nous servent de Cour suprême, notamment à propos des deux dernières requêtes électorales de l'Opposition. Sur le débat soulevé (siéger ou ne pas siéger à la future AN?), je suis comme vous, de ceux qui estiment que l'Opposition (et surtout l'UFDG, quoi qu'il arrive..) ne doit plus commettre la même erreur: car boycotter cette "AN made in AC and Cie" serait l'ultime bonne carte politique à jouer pour répondre aux tant soit peu aux nobles attentes des (braves) électeurs guinéens.
J'étais tout récemment au pays où entre autres misères de la vie quotidienne du Guinéen, depuis 2010, l'état de dégradation chaotique d'un emblématique tronçon routier (sur la RN1 du pays, SVP!) tel qu'entre Sanoyah et Manéyah, suffit à elle seule à révéler le caractère de "mépris pour les citoyens" que cache la gouvernance d'AC. Tout l'espoir de réussir à ne plus donner un blanc-sein à cette bande d'ethnos déguisés en politiciens (RPGistes), reposera ainsi sur les capacités de CDD à "convaincre" d'abord et avant tout, ses 36 propres collègues élus de l'UFDG. La triste réalité étant malheureusement qu'AC et l'opinion internationale semblent mieux persuadés que CDD et certaines élites peules du fait que plus rien ne pourrait être durablement qualifié de crédible en Guinée, sans la participation de l'UFDG et/ou de la communauté Hâli-Pular. Faudrait-il encore rappeler cela inlassablement désormais?
Erratum
Il faut lire "blanc-seing" et non "blanc-sein"
l'opposition siège pour prendre ses places et ensuite refuse de voter la loi sur le fonctionnement ce qui donc bloque immédiatement l'AN.
Tu en penses quoi ??
Mr CISSE apporte un éclaircissement de taille au débat.
Je pense que la finalité recherchée(le blocage institutionnel du pays) par l'option de boycott ne sera pas atteint.Dans la mesure où ces élus qui auront choisi de ne pas siéger pour la 1ère fois, ne pourront pas légalement être porteurs du titre de "DÉPUTÉ".
Grand merci à Mr CISSE pour cette précision de la plus grande importante et qui du coup,remet les pendules à l'heure dans ce débat à géométrie variable.
A bon Mr dit la vérité, vous commenciez donc a paniquer ?? Continuez, yandi...
L' entrée en vigueur d'une nouvelle constitution ne prive pas automatiquement les lois antérieurs de leurs effets juridiques. Il faut nécessairement un acte d'abrogation.
En outre, vous devez comprendre que pour le moment une distinction doit être faites entre les députés virtuels ( candidats élus) et les députés effectifs ( ceux qui vont siéger)qui serviront de base pour fixer le quorum des 2/3 des voix nécessaires pour voter la loi organique.
En ce qui concerne l'aspect politique de votre commentaire, vous êtes libre de vos opinions.
Tout BARRY que vous êtes, l'on ne peut que noter dans cette bonne analyse une nette évolution dans votre appréciation de la pernicieuse position qu'adoptent les magistrats aux ordres qui nous servent de Cour suprême, notamment à propos des deux dernières requêtes électorales de l'Opposition. Sur le débat soulevé (siéger ou ne pas siéger à la future AN?), je suis comme vous, de ceux qui estiment que l'Opposition (et surtout l'UFDG, quoi qu'il arrive..) ne doit plus commettre la même erreur: car boycotter cette "AN made in AC and Cie" serait l'ultime bonne carte politique à jouer pour répondre aux tant soit peu aux nobles attentes des (braves) électeurs guinéens.
J'étais tout récemment au pays où entre autres misères de la vie quotidienne du Guinéen, depuis 2010, l'état de dégradation chaotique d'un emblématique tronçon routier (sur la RN1 du pays, SVP!) tel qu'entre Sanoyah et Manéyah, suffit à elle seule à révéler le caractère de "mépris pour les citoyens" que cache la gouvernance d'AC. Tout l'espoir de réussir à ne plus donner un blanc-sein à cette bande d'ethnos déguisés en politiciens (RPGistes), reposera ainsi sur les capacités de CDD à "convaincre" d'abord et avant tout, ses 36 propres collègues élus de l'UFDG. La triste réalité étant malheureusement qu'AC et l'opinion internationale semblent mieux persuadés que CDD et certaines élites peules du fait que plus rien ne pourrait être durablement qualifié de crédible en Guinée, sans la participation de l'UFDG et/ou de la communauté Hâli-Pular. Faudrait-il encore rappeler cela inlassablement désormais?
Avec 3 ans de perdu pour rien, une cinquantaine de morts, des dégâts matériels importants, le pouvoir n'a pas fait mieux que fifty fifty avec l'opposition et ne pourra prendre aucune décision majeure à l'AN sans consensus.
Voici un mensonge qui met a nu votre mauvaise foi qu'on a toujours denoncee ici. Ce que vous dites est totalement faux: la regle a l'assemblee nationale n'est pas le concensus, mais le vote a la majorite.
Donc l'objectif de l'opposition est de bloquer AC à défaut d'être majoritaire à l'AN? J'ai pitié de la Guinée avec les égos et l'impatience démesurés qui caractérisent son champ politique. Petit à petit, les Conseillers officieux et officiels de notre opposition lui conseillent de boycotter l'AN pour bloquer AC et la Guinée parce que la cour suprême n'aurait pas dit le Droit. La politique de Moi ou le chaos, quoi? En Guinée, il faut un minimum de realpolitik. Avec 3 ans de perdu pour rien, une cinquantaine de morts, des dégâts matériels importants, le pouvoir n'a pas fait mieux que fifty fifty avec l'opposition et ne pourra prendre aucune décision majeure à l'AN sans consensus. L'opposition ferait mieux de siéger. La politique de la chaise vide n'a jamais arrangé quelqu'un. Les semaines prochaines nous édifieront mais je ne suis pas sûr qu'après tant de combat, l'opposition puisse décider de ne pas siéger.
Il fallait expliquer tout ca a votre parti, le RPG, avec que son boss decide de falsifier le fichier electoral, modifier la carte electorale a son avantage, organiser une fraude massive que sa cour supreme n'est pas competente a traiter. C'est a ce moment-la qu'il aurait fallu faire de la Realpolitik et accepter le fait d'etre minoritaire dans le pays. Ou bien les efforts c'est juste bon pour les autres ?
Merci d'éclairer la lanterne des novices juristes.
Par ailleurs, comprenez que 3 conditions cumulatives et impératives doivent être remplies pour pouvoir jouir des droits, des devoirs et du titre de député: être déclaré vainqueur du scrutin par l'organe chargé des élections; cette victoire doit être confirmée par la chambre constitutionnelle; enfin siéger à l'assemblée nationale. Le manquement à l'une de ces conditions prive le vainqueur de l'élection législative de toute action au sein de l'assemblée.
Mr CISSE apporte un éclaircissement de taille au débat.
Je pense que la finalité recherchée(le blocage institutionnel du pays) par l'option de boycott ne sera pas atteint.Dans la mesure où ces élus qui auront choisi de ne pas siéger pour la 1ère fois, ne pourront pas légalement être porteurs du titre de "DÉPUTÉ".
Grand merci à Mr CISSE pour cette précision de la plus grande importante et qui du coup,remet les pendules à l'heure dans ce débat à géométrie variable.
Franchement pourquoi ceux qui ont accepte helas,Waymark refuseront de sieger a l'AN? Je suis du groupe de ceux qui estiment que cette mediocre assemblee doit etre fonctionnelle.
Je suis à l'écoute des raisons de ce choix.
Il ne soulève aucune difficulté de compréhension pour les juristes.
Par conséquent, si par extraordinaire les candidats élus de l'opposition décident de ne pas siéger, cela n'affectera en rien à la faculté des députés effectifs à voter valablement toutes les lois y compris les lois organiques ( 2/3 faisant allusion aux députés et non aux candidats élus). En outre concernant les dispositions de l'article 67 const, comme l'a si bien dit Moussa, la loi organique L/91/015/23 décembre 1991 reste en vigueur jusqu'à l'édiction d'une loi organique abrogative. En toute objectivité, peut on refuser un mandat populaire? Autrement dit peut on dire à ses électeurs: VOUS AVEZ PORTE VOTRE CONFIANCE SUR MA MODESTE PERSONNE AFIN DE DEFENDRE VOS INTERETS MAIS DESOLE JE DECLINE ( REFUSE) VOTRE OFFRE.
Cissé c'est bien de préciser qu'il s'agit d'une discussion de juristes. Pour avoir enseigné à Poly, jamais je n'irais dire que les étudiants qui y sont formés ne connaissent rien. Mais à l'inverse être diplômé de cette institution ne signifie pas davantage qu'on connait tout.
Relisez la réponse que j'ai faite à Moussa. Il ne s'agit pas de continuité, il y a une nouvelle constitution (celle-là même avec laquelle AC a été élu) et les députés doivent voter leurs propres règles. Ils sont libres de reprendre les dispositions de 1991 s'ils veulent, mais ils DOIVENT les voter à 2/3 des gens qui la composent (76 sur les 114). Vous pouvez toujours essayer de travestir les quorums, et je sais que vous n'allez pas manquer de le faire, mais vous sortirez de l'esprit et de la lettre de cette constitution (ce ne sera pas la première fois, du reste). On peut même imaginer qu'un seul individu (si tous les autres étaient malades, absents ou autres... ) pourrait décider seul. Malheureusement le vote électronique n'existe pas en Guinée, et si on veut l'instaurer, cela passe par les mêmes lois organiques qui nécessitent 2/3 des voix.
Je ne suis pas surpris de vos commentaires, vu que la seule justification de l'AN, c'était de faire croire à la population que les 165 millions du FED, c'était la fin de leurs problèmes (comme devait l'être le Code minier, puis l'IPPTE, puis le fait qu'il pleuvra demain...).
Le RPG ne va pas s'arrêter à des dispositions sur un bout de papier c'est bien connu...
Par ailleurs, comprenez que 3 conditions cumulatives et impératives doivent être remplies pour pouvoir jouir des droits, des devoirs et du titre de député: être déclaré vainqueur du scrutin par l'organe chargé des élections; cette victoire doit être confirmée par la chambre constitutionnelle; enfin siéger à l'assemblée nationale. Le manquement à l'une de ces conditions prive le vainqueur de l'élection législative de toute action au sein de l'assemblée. Par conséquent, si par extraordinaire les candidats élus de l'opposition décident de ne pas siéger, cela n'affectera en rien à la faculté des députés effectifs à voter valablement toutes les lois y compris les lois organiques ( 2/3 faisant allusion aux députés et non aux candidats élus). En outre concernant les dispositions de l'article 67 const, comme l'a si bien dit Moussa, la loi organique L/91/015/23 décembre 1991 reste en vigueur jusqu'à l'édiction d'une loi organique abrogative. En toute objectivité, peut on refuser un mandat populaire? Autrement dit peut on dire à ses électeurs: VOUS AVEZ PORTE VOTRE CONFIANCE SUR MA MODESTE PERSONNE AFIN DE DEFENDRE VOS INTERETS MAIS DESOLE JE DECLINE ( REFUSE) VOTRE OFFRE.
Mon cher Gandhi,mon frère Saïdou Nour qui a la répartie et la perception d'analyse fines trouve que toi et moi présentons sur le présent affichage d'articles deux contributions aux conclusions opposées.
Cher Doyen, moi aussi, je considère que les absents ont toujours tort. L'opposition l'a appris à ses dépens dans les Carle lors du recensement par exemple. Aussi en temps normal (ancienne constitution), il aurait fallu utiliser toutes les dispositions constitutionnelles pour être efficaces et contrarier l'action du gouvernement, et il y en a. Mais pour des raisons que je ne peux évoquer ici publiquement, il est préférable de ne pas installer cette AN, et par chance une disposition le permet, donc cela fait partie de la lutte. AC est juriste parait-il, qu'il le montre, d'autant qu'il veut déplacer le lutte sur ce terrain. C'est déjà son premier challenge.
Citation en provenance du commentaire précédent de Bah:
Ne pas siéger ne conduira-t-il pas à une fissure au sein de l'opposition?
Que pourrait-il se passer lorsque l'opposition, après avoir siégé, décidera de boycotter le parlement en guise de protestation contre d'éventuels abus?
Bah, l'opposition doit rester unie ou dire clairement qu'elle ne l'est pas ou plus. Ensuite si l'opposition doit boycotter, c'est avant l'installation de l'AN, pas après.
Citation en provenance du commentaire précédent de Moussa:
l'analyse est totalement incomplete qd il s'agit de l'article 92.
Une loi organique existe sur le reglement interieur de l'AN, c'est la LOI ORGANIQUE L/91/015/DU 23 DECEMBRE 1991 PORTANT
REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE. Est-elle caduque?
Moussa, l'erreur est humaine (seuls ceux qui ne font rien ne se trompent pas !!!), et SOC (et non vous) l'a magnifiquement pointé. Je lui ai répondu, mais au lieu d'insister sur ce détail, qui n'est pas essentiel par rapport au contenu du texte, vous feriez mieux de vous poser la question de ce que vous avez fait VOUS, pour faire avancer le débat. Surtout lorsque vous vous interrogez sur la caducité de la loi organique de 91. Chacun sait en Guinée comment fonctionne une AN, il y en a déjà eu, avec ses règlements intérieurs, ses procédures, etc... Mais ici il s'agit d'une nouvelle constitution, et si la future AN peut s'inspirer du passé (y compris le règlement intérieur et les procédures passées), en revanche c'est elle et elle seule, qui doit voter ses propres règles... à la majorité des 2/3.
En effet, dans son contexte, cette disposition ne s'applique qu'à l'AN qui a été élue à la suite de la dissolution de l'AN qui l'a précédée. Elle ne s'applique donc pas à une AN qui a été élue pour la première fois ou à la fin du mandat normal d'une autre AN.
Tu as raison SOC, l'article 92.4 s'aplique au cas de figure que tu évoques (dissolution) en vue de hâter les évènements. Il y a donc un vide juridique sur la date de mise en place de celle-ci, ce qui ne fait qu'augmenter la confusion.
Citation en provenance du commentaire précédent de M S Diallo/ Londres:
Toutefois j'ai quelques question ou remarques a faire
MS Diallo, il est certain qu'AC ne va pas rester les bras croisés, mais puisqu'il voulait que la lutte quitte la rue pour l'hémicycle, nous y sommes. maintenant si cela ne change rien pour lui et qu'il continue à user de violence pour parvenir à ses fins, il faudra trouver les moyens de réagir. AC dirige la Guinée par décret depuis 2010, cela ne changera pas en apparence, mais certaines de ses décisions sont révocables ultérieurement!. Le boycott de l'AN n'est possible qu'une seule fois, seulement avant sa mise en place (en cas de changement de constitution). Une fois les lois organiques d'installation votées, le boycott n'empêcherait plus l'AN de fonctionner, donc ce n'est pas reproductible.
Citation en provenance du commentaire précédent de KOUYATE:
Alpha Condé est à des longeurs d'avance sur ces macaques tellement à tête plate...
Une loi organique appelera l'AN à se réunir, votre quota de 2/3 sera multiplié par le nombre de ce qui siègeront ce jour
Kouyaté, vous perdez votre sang froid en parlant de macaques. Mais vous ne perdez rien pour attendre. Quant à dire que je ne connais rien, je vous laisse croire ce que vous voulez. En affirmant cependant qu'une loi organique appelera l'AN à se réunir, vous illustrez parfaitement votre compréhension du texte.
Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Donc l'objectif de l'opposition est de bloquer AC à défaut d'être majoritaire à l'AN?
Cisko, tu écris enfin ce que tu penses tout bas généralement, mais qui ne trompe personne. Bien que la CS n'ait pas dit le droit (ce qui devrait te révolter, et le ferait sûrement si elle l'avait fait au profit de l'opposition), tu considères qu'il faut se boucher le nez et y aller quand même. Je rappelle que la Guinée a fonctionné sans AN pendant 3 ans, elle peut le faire encore pendsant 2 ans. De toute façon selon AC, l'AN c'était juste pour obtenir ces 165 millions d'€ du 10ème FEd. Mission accomplie, alors que veux-tu d'autre ? Moi je ne fais que des propositions, c'est l'opposition qui décide, mais en connaissance de cause.
Citation en provenance du commentaire précédent de Isa:
dire que c'est ce type de personnes à contre-courant de l'histoire avec une lecture biaisée de la situation politique que l'opposition écoute !!!
Isa au lieu de ne distiller que des jugements de valeur, qu'attendez-vous pour nous faire profiter de vos lumières, en l'occurrence la VRAIE situation politique. Si vous avez des conseils à donner, il ne tient qu'à vous.
Tu me tiens,
Par la barbichette !
Le premier ...
Si on ne bloque pas AC, il fera n'importe quoi! Mais sait ce qu'il ferait si on le bloquait !
REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE. Est-elle caduque?
l'analyse est totalement incomplete qd il s'agit de l'article 92. Les paragraphes avant et apres ce bout de phrase que vous y avez tiré sont essentiels. Je rejoins SOC sur ce point, la constitution est muette sur l'installation de l'AN fraichement élue hors du contexte de l'article 92 (desaccords persistants avec le President de la République).La précision est de taille, je me demande cmt vs avez pu l'occulter?
Je suis loin d'avoir la même philosophie que l'opposition ,de même que la mouvance de Alpha Ndiaye. Aussi je n'ai aucun conseil à leur donner.Que l'opposition siège ou ne siège pas c'est son affaire.C'est un peu cynique de ma part. Quant à moi si j'étais Député, j'aurais siégé.Oui j'aurai siégé d'abord pour apprendre le travail de parlementaire qui est loin d'être un travail d'amateur ;et ensuite c'est pour profiter de la tribune de l'hémicycle pour dénoncer tout ce qui ne va pas dans le pays et proposer des solutions.En outre je mènerai la lutte dedans et dehors.Je n'abandonnerai pas la rue.Pourquoi l'abandonnerai je d'ailleurs? C'est une Révolution qu'il faut en Guinée et la révolution n'obéit à aucune loi.Mais je ne suis ni député, ni politicien.Simple point de vue d'un citoyen lambda.
Tonton Doumba, j'ai l'impression que vous incitez les députés junior à la désobéissance...partisane! LOL.
Pour ma part, je considère que les difficultés actuelles concernent - au moins en théorie - les partis politiques et non les députés élus eux-mêmes.
Mais autant les problèmes actuels résultent de la discordance des agendas individuels et de l'agenda national autant je crains une ''solution'' au nom de la même discordance.
Rationnellement, on pourrait même se réjouir que les acteurs politiques soient conduits - malgré eux - à se parler pour éviter l'impasse. Mais le coeur, qui ne souhaite pas s'arrêter sans préavis, préfère ne pas trop y croire tellement la Guinée est le paradis des rendez-vous manqués.
Commencez par avouer que vous êtes de la mouvance, pour qu'on sache comment vous répondre. C'est un forum libre ici, ou tous s'expriment...c'est ca la democratie et tous defendent leurs arguments.
Votre argumentation est vraiment...legere...
Bien a vous
I.B.
Elle ferait mieux d'aller siéger à l'assemblée avec dignité avant de se retrouver contrainte par cette communauté internationale qu'elle n'a de cesse d'appeler à chaque occasion !
A dire que c'est ce type de personnes à contre-courant de l'histoire avec une lecture biaisée de la situation politique que l'opposition écoute !!!
Saïdou Nour Bokoum 22-11-2013 14:08
PS ou "anecdote", n'est-pas M. Diallo/Londres : Soc et moi serions sur la même orbite, du moins selon l'espace d'Einstein et Max Planck. How can you laugh, when you know I'm down/How cans you laugh/, when you know I'm stone !/I'm down, I'm really stone.. Ni souls ni drogués, SOC et moi : on est IVRES et seulement "au diapason".. Donc gare à la traduction littérale. Wa Salam.
Citer
+1 Saïdou Nour Bokoum 22-11-2013 13:44
"Mon cher Ansoumane, on entend les mouches voler. En tout cas moi je les entends, parce que je ne fais plus partie des « gardiens du temple ». Or apparemment, Gandhi un des gardiens et toi, éminent gardien vous sortez en même temps deux textes radicalement opposés. En apparence seulement. Or donc Gandhi et toi, chacun tient un bout de la chaîne d’une vérité historique. Il y a seulement que son déroulement séquentiel est pris à des endroits différents du chronotope (circonstances de temps et de lieu, Bakhtine). En clair : Que l’Opposition siège ou ne siège pas nous allons vers l’une ou l’autre voie de l’Histoire (indiquées dans mon texte tombé à la corbeille..) :
- Une révolte, donc une interminable transition, par déchéance de leadership..
- Une révolution (que les anti-communistes primaires se rassurent..) qui ira jusqu’au bout du changement.
Pourquoi ?
Parce que l’Opposition, tout en choisissant de ne pas choisir POUR LE MOMENT (toujours ce manque de stratégie) a heureusement ou malencontreusement décidé une ville morte :
serait mal venue de siéger,
- Si c’est l’échec de la ville morte, "l’Axe.." pourrait ne pas la suivre.. à l’AN, et si elle s’y aventurait ce sera ou la révolte ou la révolution au sens non « communiste », c’est-à-dire aller jusqu’au bout du CHANGEMENT, de l’ESPOIR-UTOPIE ! Ou se noyer dans le caniveau de l’Histoire, pour la même raison : "Ko mara hôrè nokkou Fokkita !" (Au secours cher MSB !) Wa Salam. PS toutes mes excuses pour les coquilles.
Donc l'objectif de l'opposition est de bloquer AC à défaut d'être majoritaire à l'AN? J'ai pitié de la Guinée avec les égos et l'impatience démesurés qui caractérisent son champ politique. Petit à petit, les Conseillers officieux et officiels de notre opposition lui conseillent de boycotter l'AN pour bloquer AC et la Guinée parce que la cour suprême n'aurait pas dit le Droit. La politique de Moi ou le chaos, quoi? En Guinée, il faut un minimum de realpolitik. Avec 3 ans de perdu pour rien, une cinquantaine de morts, des dégâts matériels importants, le pouvoir n'a pas fait mieux que fifty fifty avec l'opposition et ne pourra prendre aucune décision majeure à l'AN sans consensus. L'opposition ferait mieux de siéger. La politique de la chaise vide n'a jamais arrangé quelqu'un. Les semaines prochaines nous édifieront mais je ne suis pas sûr qu'après tant de combat, l'opposition puisse décider de ne pas siéger.
Effectivement Cisko, malheureusement en Guinee tout le monde a l'attitude de c'est moi ou le deluge. Chacun reproche a l'autre ce que lui/elle meme fait et pretend etre l'absolu defenseur de l'interet du peuple. Depuis 2010 la mouvance s'est comporte de la sorte et voila que l'opposition( je dirais certains de ses conseillers) aussi veulent se comporter comme AC et sa mouvance maintenant. A mon avis la caractere republicain de l'opposition ne doit dependre du comportement d'AC. Mon souhait le plus ardent aujourd'hui est qu'un seul parti ne s'accapare de tous les pouvoirs car rien ne guaranti que si l'oppsotion avait remporte la majorite et gangne les presidentielles en 2015, elle se comportera pas comme la mouvance le fait maintenant. Comme le disent les politologues anglo Saxon " Even religious organisations and charities have vested interests,let alone political parties.. The so called notion of public interest is very difficult to define". Les resultats de ces legislatives me reconfortent car aucun parti politique n'a pu avoir meme une majorite relative! Donc ils seront obliges de cooperer et se respecter mutuellement car chaque camp possede quelque chose que l'autre veut.
L'analogie de l'AN avec la CENI que certains defendent sur ce forum ne tient pas a mon avis car ces 2 institutions sont fondamentalement differentes dans la forme, le fond, le mode de fonctionnement, le mandat et les prerogatives. Enfin je vous prie de ne pas m'accuser d'etre a la solde du pouvoir. Je suis un simple citoyen qui souhaite apporte ma petite contribution au debat tout en m'efforcant d'etre neutre et objectif.
Merci
Je t’attendrai et tu es bien venu.Voila le rôle que nous devons continuer a jouer pour asseoir la démocratie dans ce pays.
Hier je donnai le même conseil pour d'autres raisons que voici:
1. L'AN ne jouera pas son rôle de contrôle de l'action gouverne;entendu que la mouvance a majorité qui est peu qualifiée et qui sera obligée de voter e faveur du GG,
2. Le second rôle est de légiférer. Pourquoi faire des lois qui ne seront pas respectées par ce pouvoir et en cas de litige le peuple n'a pus de recours.
3. Il faut rester das sa ligne de fermeté conte l'injustice; le recours au faux et le vol.
Bravo mon frère. CDD compte nous rencontrer demain nous e discuterons.
Voici ce que l'article de Gandhi explique:la loi fondamentale de la Guinee dit que pour installer l'Assemblee Nationale ,les deputes nouvellement elus doivent obligatoirement voter une premiere loi pour installer la nouvelle assemblee.
Or,il se trouve que pour voter une loi,il faut la presence au moins des 2/3 des deputes elus,c'est a dire qu'il faut au moins 76 deputes sur les 114 elus.
Donc puisque Alfa Condeh et sa clique sont loins d'atteindre ce nombre,il faut forcement que les deputes de l'opposition soient presents pour que la nouvelle assemblee puisse etre installee.
Donc si l'opposition refuse d'aller voter la loi qui installe la nouvelle assemblee,il n'y'aura pas d'Assemblee.
Mais attention c'est la seule cartouche qui reste dans le fusil de l'opposition pour bloquer l'Assemblee.
Une loi organique appelera l'AN à se réunir, votre quota de 2/3 sera multiplié par le nombre de ce qui siègeront ce jour d'autant plus que la CS a l'oeil sur eux parcequ'ils lui manquent du respect: La CS va les chicoter grave tu verras... :-)
abstraction faite des développements faits par Mr Barry:
1. Le Règlement intérieur de l'AN est adoptée par vote d'une loi organique (art.67). Sans ce document, il ne peut y avoir d'AN.
2. Les lois organiques sont votées par les 2/3 des membres composant l'AN ( donc pas des membres présents). C'est ce que prévoit l'article 83 al.1 de la Constitution.
Comme on le voit la crise institutionnelle n'est pas terminée. La classe politique guinéenne, seule responsable de gâchis, a l'occasion de se mettre autour d'une table pour trouver des solutions politiques aux problèmes politiques qu'elle a causé. Si elle se décide à le faire, il nous restera plus qu'à prier le Ciel afin que les solutions attendues ne soient pas en réalité d'autres problèmes.
Vraiment lucide, intelligent et remarquable. L'objectivité nous commande à la critique pour situer les responsabilités de tous les acteurs de la République.
Défendre aussi la légitimité d'un PRG c'est le faire pour une institution et non individu. Ce qui n'est pas du domaine du contrôle des actions gouvernementales ne l'est pas. Comment pretendre le faire si l'outil et les moyens pour le faire sont confisqués dans les mains des macaques qui ne savent crier que dans la rue?
Tout à fait.
En parlant de l'opposition REQUIN, d'erreur en erreur, comment elle fait pour être responsable de ses échecs cuisants, vous évitez un seul qualificatif convenable: IRRESPONSABLE.
Wa Allah, Alpha Condé est à des longeurs d'avance sur ces macaques tellement à tête plate...
A propos de vous même, vous aimez vous aventurez dans des sujets que vous ne maîtrisez au nom de "Ma petite notion de..." .
C'est riducule que tout votre texte puisse se résumer en deux points:
1- Tuer l'assemblée nationale:
Ils ne le pourront pas. Pas parcequ'ils ratifient une loi organique mais, ça n'arrivera jamais pour la raison que s'ils le faisiaent, il y aura plus d'AN en Guinée (quelque soit sa forme ou sa structure) même quand un d'eux sera au pouvoir: D'autres guinéens l'empêcheront et soyez en certain (« ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse » Ghandi.), moi y compris en première ligne;
2- Reconnaissance de l'incompétence de l'OppoREQUIN:
Ils n'ont jamais su saisir l'opportunité de contribuer au renforcement des capacités de vos épouvantailles lois et institutions fabriquées de toute pièce par le PASSE DE ALPHA CONDE (Ils font partie de ce passé).
C'est une benidiction de Dieu quand, les lois taillées sur mesure pour quelqu'un ne profite qu'à l'adversaire qui a su être sage et patient...
La seule balle en cartouche pour eux est leur statut de députés à faire valoir pour influencer toutes les lois (Organiques y comprises) positivement dans l'optique même qu'un dictateur siégera un jour.
Ce n'est pas un rêve pour des guinéens qu'un CDD devienne Prési pour s'attaquer aux reformes de nos lois et institutions: Comment il fera?








