Ma Guinée que j’aime, est-il encore permis d’espérer ? Je vous interroge, pays bien aimé et peuple adulé !

Facebook Imprimer    

 

DIALLO_Lamarana_Petty_5_01La Guinée m’a toujours donné à rêver ! Un rêve qui me suit, moi et toute ma génération. Ce rêve omniprésent ne veut pas me lâcher. Et moi non plus, je ne veux m’en défaire car il me fait vivre. Surtout, je ne doute pas qu’il se réalisera un jour. Personne, ni homme, ni ange, ne peut l’empêcher.

Pourtant, ce rêve s’est transformé au fil du temps. Selon les moments de mon enfance et de mon adolescence, il devient interrogation, espoir ou cauchemar. Depuis l’âge adulte, ce rêve est devenu une prise de conscience qui m’a permis de comprendre que tout mon passé d’élève, d’étudiant, d’enseignant, d’exilé culturel, est traversé par ce rêve-espoir pour mon pays, la Guinée. Vous verrez pourquoi, chers lecteurs.


Premiers espoirs

J’ai placé mes premiers espoirs en un jour de 1984, c’était un mois de mars. Avril de la même année n’avait que 3 jours quand je me suis dit, cette fois-ci, ça y est ! La Guinée va enfin exister, se redécouvrir et retrouver la voie qu’elle s’était tracée un 28 septembre 1958.

Cet espoir se justifiait d’autant plus qu’un certain colonel à la tenue rapiécée avait fixé six mois à ses compagnons et à lui-même pour regagner la caserne. A cette promesse, il avait aussi ajouté : « si un jour, vous nous voyez riches, c’est qu’on a volé Â». Mais un an plus tard, un mot, un simple mot suffira pour que tout s’envole. 

Je l’ai entendu, ce mot, à l’esplanade du Palais du peuple un jour de juillet 1985. Il fut prononcé en ces termes : «Won fatâra ! Â» qui signifie « j’ai bien fait Â». Ces deux syllabes en langue locale firent resurgir 26 ans de peur, d’angoisse, de trauma physique et psychique. Des sentiments qui ont ponctué toute ma jeunesse et qui avaient atteint leur paroxysme en août 1976 quand un autre président déclara officiellement la guerre à une autre composante de la nation

Ce jour de 1985, un de mes frères, officier supérieur de son état, grand intellectuel, ingénieur de construction portuaire et maritime, premier parmi les premiers ingénieurs d’Afrique de l’Ouest indépendante, vaillant patriote et réactionnaire au vu de Â« la Révolution guinéenne Â» me dit : « Petty, les démons de la révolution ont refait surface. Le redressement ne se fera pas ! Â»

Oui, redressement est le mot magique que les militaires avaient trouvé en avril 1984 pour berner les Guinéens comme d’autres avaient créé un parti démocratique en 1947 pour verser dans la dictature plus tard.


Nouvel espoir : le père Noël est-il une ordure ?

Des années de galère, de misère, de combat, de larmes et de sang firent entrevoir une lueur d’espoir en 2008. A trois jours de Noël, le Guinéen, jeune, vieux, homme et femme crut que le père Noël existait réellement. Qu’il n’était pas une ordure comme le prétendait un metteur en scène français qui titrait le contraire.

Mais l’espoir fut de courte durée. Au vu des treillis qui avaient pris le pouvoir, je me rendis vite à l’évidence que cette fois-ci encore mon rêve était brisé. J’ai immédiatement compris que derrière le discours, aussi bien ficelé que celui de 1984, si ce n’était mieux, il n’y aura point de renouveau. 

Quelques jours plus tard, l’agitation d’un soldat en particulier, celui qu’on présenta aux Guinéens comme le nouvel homme fort du pays, un autre qui avait terrassé un cadavre comme ses prédécesseurs de 1984, me rappela d’autres mouvements. Sa voix fit résonner dans mes oreilles d’autres cris et vociférations : celle de l’homme qui avait paraphrasé Hô Chih-Minh pour heurter de Gaulle. Non pas du fait de son discours, mais par le ton et la tonalité qu’il y avait mis. Là aussi, je compris qu’à cinq décennies d’écart, l’histoire se répétait. L’espoir à nouveau déçu, j’ai réalisé, la mort dans l’âme, qu’à générations différentes, il peut y avoir attitudes et comportements similaires. La preuve ?

Après que le général se fut éteint de la manière la plus naturelle dans son lit, les nouveaux chefs se présentent aux Guinéens en héros. Ces nouveaux usurpateurs du pouvoir (car ils ont violé la constitution) dénoncent les mêmes maux que ceux de 1984. Ils prennent les mêmes engagements : « rendre le pouvoir aux civils dans les six mois Â». Ils ne se vantent pas moins d’avoir sauvé le peuple et épargné la nation des pires affres de la guerre civile qui pointait, n’eût été leur vaillance. 

Le nouveau messie et ses compagnons ne tardent pas à s’illustrer par toutes sortes de défauts : alcoolisme, si ce n’est plus, violence et autres maux que les régimes précédents n’avaient pas atteints. La folie de grandeur du petit capitaine aux lunettes fumées le pousse à se prendre pour « Moïse Â». Dans la méconnaissance totale de l’histoire en tant que science et de l’histoire religieuse, il crut que Moussa ressemble en tout à Moïse. Que David est la déformation de Dadis (et non le contraire) et qu’il serait deux prophètes en un. En tant que tel, il est « le Sauveur Â»

Dans cet excès de paranoïa, il se perdit, enfonça la Guinée dans les abîmes de la violence et la noya dans un bain de sang et de souillures un jour fatidique de septembre 2009. Ce jour-là emporta, plus que tous les autres jours, l’espoir de tout un peuple. Tous les crimes du passé, tous les excès, toutes les exactions et toutes les humiliations trouvèrent dans le cœur des citoyens et la meurtrissure de tout un peuple leur affreux paroxysme.

Ai-je pour autant baissé les bras ? Bien au contraire ! Mon engagement pour la démocratie et le bonheur du peuple de Guinée n’a jamais été autant vivace. Je me suis dit « tous les bonheurs sont possibles et accessibles aux peuples vaillants. Et le mien est de ceux-là. Les échéances sont certes retardées par les aléas et autres vicissitudes de l’histoire, par des hommes de mauvaise foi et sans fibre patriotique, mais le jour viendra où je respirerai, avec mon peuple, les saveurs de la démocratie Â».


D’autres espoirs, d’autres combats

Ce rêve-là me permit de traverser les autres errances de la transition. Quand l’ami de l’autre, le général quoi, prit le pouvoir après Ouaga 2 en janvier 2010, j’avoue que l’espoir m’était revenu à nouveau. Bien qu’entretenant au fond de moi-même la crainte des resurgissements du passé et de ses déboires, j’avais fortement cru aux promesses d’« El Tigré Â», de son surnom. J’avais juste oublié qu’un tigre griffe et ne masse pas ! Je serai bien servi en déception car les revirements auxquels notre « terre maternelle Â» nous a habitués reviendront au galop.

Le général organise les présidentielles en juin et novembre 2010. A défaut de se présenter, il se plie aux injonctions de vieillards, parfois grabataires, élevés de surcroit dans l’esprit de supériorité et la nostalgie d’un pouvoir qui leur aurait été volé en 1984. Il cède le fauteuil présidentiel au prix d’intimidation. D’espèces sonnantes, selon d’autres. Quelles que soient les raisons, il n’en demeure pas moins que l’espoir de tout un peuple s’envola à nouveau un jour d’élection de novembre 2010.

Après un scrutin inédit à tout point de vue, négativement parlant, le nouveau président ne va pas par mille chemins. La première promesse qu’il a faite : « Je prendrai la Guinée où Sékou Touré l’a laissée Â» est sans équivoque. Elle ne permet aucun doute sur ses intentions politiques et idéologiques. Inutile de revenir là-dessus. Rappelons simplement que son bilan est le plus macabre qui soit. 

Au prix d’innombrables sacrifices humains et matériels, les élections législatives sont organisées en cet autre 28 septembre. Des marches pacifiques à n’en pas finir, des négociations tout aussi interminables marquées par les plus insolites revirements ont fini par conduire les citoyens aux urnes.


Encore un espoir et un rêve en voie de concrétisation ou de désintégration ?

Trois semaines de compte, de décompte, si ce n’est de recompte ont donné les résultats que tout le monde connait. On pavoise d’un côté comme de l’autre. Chacun voyant dans son échec une victoire. « J’ai moins de siège certes, mais j’ai gagné Â» entend-on de la part de l’opposition tout comme du parti au pouvoir. A se demander s’il y a un perdant dans cette élection tant chaque camp s’auto-congratule. A moins que ce ne soit notre frère Mamadou Billo Sy Savané qui, rappelons-le, n’était candidat à rien. Surtout pas pour la prison centrale. Comme tel, qu’il nous revienne vite !

Plus sérieusement ! Dans le jeu de dupes évoqué, le peuple est traumatisé. Il est pris en otage par tous les protagonistes : CENI, parti au pouvoir, opposition, communauté internationale… Il nage dans la plus totale absurdité dans notre « Absurdistan Â», comme le disait notre « Renaudot national Â». Il a attendu les premiers résultats de la CENI au prix de nouvelles brimades et de violences dont les plus rétrogrades. Le châtiment au fouet qui a été infligé aux citoyens arrêtés à Conakry pour être déportés à Kankan.

Aujourd’hui encore, l’angoisse dans le ventre et la peur des lendemains post-électoraux tenaillent notre peuple dont le regard est tourné vers la Cour suprême. Il attend de savoir si cette institution rééditera son exploit de 2010 ou s’il se montrera responsable et indépendant. Au milieu de ces interrogations, peurs et angoisses, il y a quelque chose qui est encore plus désespérant.

Le destin de la Guinée semble tenir de la volonté toute puissante de tous petits partis politiques et de leurs chefs porte-bouilloire. D’anciens chômeurs, d’aventuriers, voire d’escrocs et de va-nu-pieds de tout genre, des pêcheurs en eau trouble pour la plupart, s’érigent en faiseurs de rois. Profitant de la désintégration du tissu social et politique de notre pays, ils sentent leur heure d’enrichissement sonner quand le peuple trime.

Tout ce drame se joue face à quatre anciens premiers ministres et un président de la République qui se dit démocratiquement élu. L’oreille tendue, prêts à sauter du lit au simple bruit d’un chat, ces démarcheurs sans foi ni vergogne, attendent le plus offrant pour céder leurs parti-mallettes. Je parle des partis politiques sans siège social réel et dont les statuts et les adhérents sont tous contenus dans une simple sacoche. Naturellement, de projet de société, ils n’en ont point !

Mais le mal guinéen ne date pas d’aujourd’hui et ne tient pas qu’à ces gens qui ne sont que le pathétique exemple de nos rêves brisés, de la déchéance politique, humaine et sociale due aux rendez-vous manqués.


Espérons, pourtant !

Un gouffre a été creusé et entretenu depuis 1958, année de notre indépendance, par des responsables politiques aussi proches que différents à la fois. Le plus grand exploit du premier président guinéen, qui régna 26 ans, aura été de transformer son parti démocratique en parti dictatorial. De comptabiliser le plus grand nombre de prisonniers, d’exilés et de morts parmi les dictatures de son temps. Le second se distingue par son faux-fuyant, son goût du luxe, de l’argent. Que sais-je ? L’un comme l’autre ont laissé un pays exsangue et un peuple meurtri.

Les deux autres, le capitaine et son ami de général se sont montrés immatures et incapables de se libérer d’une des plus grandes tares de la société guinéenne : l’ethnocentrisme qui ronge le pays depuis les premières heures de la lutte anticoloniale.

Le président guinéen actuel est le mélange de tous les maux des dirigeants évoqués. Quoiqu’il soit plus proche du premier avec lequel il partage la haine de l’autre, la fascination du pouvoir et de la violence, il tient un défaut de chacun de ses prédécesseurs.

Il m’est permis de me demander, de par l’expérience d’un demi-siècle d’espoir, d’échecs à répétition, si notre peuple verra enfin le bout du tunnel. Si notre pays donne encore à rêver. Si les législatives du 28 septembre 2013 seront fatales à la dictature.

Bien sûr, je rêve que tout cela soit, car derrière ce bilan plus pathétique qu’élogieux se cache un homme qui a foi en son pays et à son peuple. Un combattant de la plume, permettez que je le dise, qui sait pertinemment que la Guinée donne à rêver.

J’espère, au plus profond de mon âme, que ce dernier 28 septembre, une date qui fait triplement partie de l’histoire de la Guinée, sera celle de la concrétisation de tous les rêves du peuple.

La démocratie en premier !


Lamarana Petty Diallo


AAA_logo_guineeactu_article
Facebook Imprimer    

 


 

Commentaires  

 
+8 #17 Tutankhamon 30-10-2013 17:01

Etant originaire (natif) de Conakry (je suis soussou) je pense bien que "J'ai bien fait"en soussou veut dire "n'fatara". "Won fatara" veut dire nous avons bien fait ou encore on a bien fait et "Vous avez bien fait" veut dire "wo fatara". Alors, Je suis d'accord avec le voyant qui dit "wo fatara » qui veut dire « vous avez bien fait » et non « won fatara » était adressée à ceux qui s’étaient pris aux biens de la communauté malinké après l’échec du coup d’état militaire du Colonel Diarra Traoré…. "
Citer
 
 
+1 #16 Diallo 30-10-2013 14:26

Le voyant, je vous vois enfin. Je vous dis que vos remarques sur mon frère mon blessés pour des raisons que vous ignorez. En revanche , si vous vouliez me contacter vous auriez pu je faire car je le souviens très bien de l'épisode de Dallas et du" le terroriste noir" de Monenembo qui du reste aurait pu vous dédicacez son roman lors de son séjour prolongé aux USA. Je le dis car, contrairement à ce que vous soutenez, vous avez me coordonnées. Je signe toujours mes articles! Alors, comment n'avez vous pas vu cela en tant que lecteur assidu si j'ai bien compris. Enfin, je mets un point final au débat sur le forum. Je ne réponds j'aimais, en tout cas, que très rarement aux critiques. La, j'ai répondu parce sur je me suis senti blessé par les propos sur le passage touchant mon frère qui mérite respect de son vivant et encore plus après sa disparition d'une manière qui, heureusement, vous ignorez. Paix à tous les disparus vaillants comme anonymes! Ameń PS Je suis joignable sur mon adresse que vous détenez très bien! M Diallo, auteur de l'article cité . Bien à toi, M. Non voyant! LOL
Citer
 
 
+1 #15 Le Voyant 30-10-2013 02:54

Monsieur Diallo si vous aviez eu la latitude de fournir un petit effort pour lire entre les lignes vous nous auriez épargné votre envolée lyrique inutile….mais hélas ! Je vois que vous avez choisi les raccourcis pour régler des comptes (pout autant il y avait rien de méchant dans ma réaction) car je n’ai fait que faire deux petites remarques et lever l’équivoque sur une expression qui vous ait surement échappée par inadvertance. J’ai cru que le Soussou n’est pas l’une de vos spécialités - ou bien c’était une erreur d’inattention !? -, c’est pourquoi je me suis engouffré dans la brèche pour rectifier le tire comme l’a fait d’ailleurs un autre internaute….
Je vois qu’au lieu de tenir compte des remarques faites comme aurait fait tout autre analyste, vous vous êtes mis à proférer des diatribes qui ne vous grandissent guerre vu que vous êtes l’un des leaders d’opinion bien lu sur nos différents sites web.
En ce qui concerne titre de votre papier, moi a votre place, j’aurais écris ceci : La Guinée : Est-il encore permis d’espérer ? C’est moins exotique que le votre et je m’explique : On est tous Guinéens et on aime tous notre pays au même pied d’égalité donc nulle besoin d’écrire comme vous le faites pour montrer que vous aimez « votre Guinée a vous», ensuite ce qui suis n’a vraiment pas de sens : « je vous interoge, pays bien aime et peuple adule ! » (Les lecteurs apprécieront….).
Maintenant pour votre frère (qu’il repose en paix) je ne vais pas trop m’attarder sur le sujet car je n’aime pas parler des morts surtout ceux que je ne connais pas. Tout ce que j’ai voulu dire est que cette partie dénature le sens de votre texte mais vous avez pris ceci comme un affront qu’il faut laver. Vous avez réagi comme si je vous ai toisé, alors qu’en réalité il n’y avait rien de méchant pour cette autre partie aussi, vous vous êtes donne le loisir de m’invectiver inutilement……
Ce que je trouve « bizarre » dans votre réaction est cette manière de refuser d’accepter de simples critiques d’une infime partie de votre papier alors que vous passez tout votre temps à critiquer les autres……dans ce cas je me demande pour quelle « type de démocratie » vous vous battez en tant que leader d’opinion !!!...... (Dubitatif..).
En ce qui concerne mon pseudo, je ne me cache pas et je ne cherche pas à me cacher mais je préfère garder mon pseudo et mon style d’écriture pour des raisons qui me son propres (je crois que mon ami Amenofils avait déjà réglé ce problème depuis longtemps). En plus je ne suis pas un grand analyste comme vous (vous et les autres), d’ailleurs je ne suis même pas intellectuel (pas besoin d’avoir ma photo sur le net pour donner mon opinion sur ce qui se passe en Guinée) et mon non est un nom commun très répandu en Guinée, donc pour ne pas que certains me prennent pour celui que je ne suis pas je préfère utiliser un pseudo. Pour tant le webmaster a toutes mes coordonnées (je pouvais les cacher si je voulais) et j’ai le contact avec certains intervenants sur ce forum, et rassurez-vous si j’avais vos coordonnes je n’hésiterai pas un instant pour vous contacter afin d’échanger sur les sujets brulants de l’actualité guinéenne (donc faites bémol…).
Au demeurant, si je me cachais de qui que ce soit (ou je me reprochait de quelques choses) je n’allais pas relater certains faits ici…(don’t worry there is no skeleton in my closet). La prochaine fois que je vous apercevrais et tous les autres d’ailleurs (Gandhi, Kyle, les Doyens et tous ceux qui ont eu à poster leur photo ici) ne vous en faites pas je n’hésiterai pas a franchir le premier pas….
Ups je viens de me rappeler Mr. Diallo, il vous souviendra que vous aviez écrit dans un passe récent sur la sortie du dernier « bouquin » du grand Monenembo et vous aviez signe depuis Dallas et en ce moment même j’étais dans cette ville pour des raisons professionnelles et je vous avais dit de me laisser vos contacts pour que je vous donne l’argent pour que je me procure un livre dédicacé de Thierno, mais hélas on s’était pas bien compris…..maintenant est-ce le comportement d’un « cagoule » comme vous l’insinuez…..
Voila, je ne suis pas cache du tout (il y a aucune utilité de se cacher), je n’ai pas peur d’exprimer mes opinions et surtout pas devant les amateurs et incompétents qui trônent sur « Hitlerya ». Comme quoi si vous n’aimez pas mon pseudo….je le préfère autrement dit si mon pseudo Le Voyant vous dérange, moi ca me convient a merveille (donc il y a pas à polémiquer la dessus). Thx
Citer
 
 
-1 #14 Diallo 29-10-2013 22:06

Lire"un peu..."Ligne1; Quant à moi, je ne suis pas..." je n'écris pas..."
Citer
 
 
+1 #13 Alhousseny 29-10-2013 20:07

Je voulais commenter le propos de Cisko, mais j'aurais repris a 100% la reponse de Ghandi.
Je soulignerais la phrase la plus importante pour moi dans cette reponse: "La démocratie, ce n'est pas de couper la poire en 2, mais de permettre la libre expression des citoyens". Lorsque tous les participants a un scrutin estiment qu'il ne s'est pas deroule de maniere reguliere, on ne peut pas dire qu'il s'est bien passe.
Citer
 
 
+2 #12 Gandhi 29-10-2013 19:58

Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Il n' a malheureusement pas comblé l'attente ne serait-ce que jusque maintenant (en espérant que sa relative défaite aux législatives lui donnera des leçons mieux que tous les textes et observations qui lui ont été adressés jusque là).

J'admire ta foi en la rédemption de l'homme. Espérons qu'il en soit toujours ainsi, et notamment lorsque l'alternance aura lieu.
Citer
 
 
+3 #11 Cisko 29-10-2013 19:00

@ Gandhi
On a aussi écouter Naité qui dit que leurs requêtes concernent Kaloum, Matam, Boffa, Matoto, ...
Citer
 
 
+3 #10 Cisko 29-10-2013 18:58

@ Gandhi : Depuis hier nuit les sites africaguinee.com et boubah.com ont tenté de donner un aperçu sur ce que contiendrait les recours de ces 2 partis. Aussi, Aboubacar Sylla a parlé e matin sur Espace et on a compris le contenu du recours de l'Ufdg.
Par ailleurs, je n'ai nullement dit que AC t'a fait rêver. Ce que je sais, c'est que beaucoup de Guinéens s'attendaient à un changement réel quand il est venu au pouvoir, cela à cause de sa posture d'opposant à tous les régimes (qui ont été décriés) qui se sont succédé. Il n' a malheureusement pas comblé l'attente ne serait-ce que jusque maintenant (en espérant que sa relative défaite aux législatives lui donnera des leçons mieux que tous les textes et observations qui lui ont été adressés jusque là).
Citer
 
 
0 #9 Gandhi 29-10-2013 17:42

Cisko, AC ne m'a pas fait rêver en 2010, y compris la manière dont il a conquis le pouvoir (voir Médiapart). Même si les coordinations régionales ont été créées avant 58, il ne tenait qu'à AC de ne pas en faire cas.
S'il n'y a pas de majorité absolue aux législatives, ce n'est pas parce que les électeurs ne l'ont pas voulu, mais parce que des tripatouillages ont été mis en place à dessein, pour permettre la victoire de la mouvance. Dès lors dire que la poire a été coupée en 2, ne peut aucunement me satisfaire. La démocratie, ce n'est pas de couper la poire en 2, mais de permettre la libre expression des citoyens.
Cela ne me dérangerait pas que l'opposition n'ait pas la majorité absolue, mais au moins relative, sachant qu'il faut de toute façon une majorité qualifiée, pour imposer ses vues au niveau des lois organiques.
Par ailleurs, j'ai du mal à comprendre comment tu peux connaître le contenu des recours de l'UFR, de l'UFDG et du RPG, puisque tu n'appartiens à aucun de ces partis.
Citer
 
 
+3 #8 Alhousseny 29-10-2013 16:09

M. Mamadou Saliou Bah
Vous aviez disparu de la circulation. Content de vous retrouver parmi nous.
Votre theorie de Ciceron est drole, mais resume tres bien la vie dans les societes humaines. Dire qu'il y en a qui font les metiers 7 ou 8 d'abord avant de faire le metier 11. De sacres petits malins.
Citer
 
 
+3 #7 Cisko 29-10-2013 14:46

La Guinée est certes un pays des rendez-vous manqué mais il faut garder espoir. Autant Sékou a fait rêver en 1958, Conté en 1984, le tandem Dadis/Sékouba en 2008, autant AC a fait rêver en 2010. Face à tous ces échecs, il serait simple de n'y voir que la responsabilité des seuls présidents (ils sont les premiers comptables) en laissant de côté la classe intellectuelle et la classe politique. Les divisions régionales ont été l'oeuvre des Intellectuels qui ont créé les associations ou regroupement de Basse-Guinée, Haute Guinée, Moyenne Guinée et Forêt bien avant l'indépendance et jusque maintenant. L'opportunisme, les égos et l'empressement de nos politiciens font le reste (fin de règne de Conté et la courte période de Dadis).
Quant à l'élection du 28 septembre passé, il y a eu certes des ratés mais avec le recul, on peut se contenter du fait que la poire est presque divisé en deux et que ni l'opposition ni le pouvoir n'a la majorité absolue dans ce pays, ce qui signifie qu'ils doivent s'entendre et laisser leurs égos de côté. Les couleurs des recours nous donnent déjà à penser que certains partis de l'opposition font beaucoup de bruit sur les fraudes pour peut être occuper le terrain. Je ne peux comprendre qu'avec tout ce que Sidya de l'UFR a raconté sur de présumées fraudes en Haute Guinée, que son recours ne porte sur aucune préfecture de cette région. Que l'UFDG ne demande que la reprise du scrutin proportionnel dans l'ensemble avec l'uninominale de Fria.
Que le RPG ne demande que le recomptage ou la confirmation de sa victoire à Kaloum, Matam et Matoto.
Bref, la classe politique Guinéenne fait parti de ces éléments qui retardent la concrétisation du rêve Guinéen. Les gens ne sont conséquents dans ce qu'ils font. On a envie de dire "tout çà pour çà?".
Alors dans
Citer
 
 
+2 #6 Diallo 29-10-2013 12:54

M. le voyant, je vous trouve un peut trop audacieux et de mauvaise foi. De ce fait, je me permettrai de dire ces quelques mots. Il me serait plus facile de vous répondre si toutefois vous étiez ordinaire comme les autres et non "voyant". Que voulez- vous, moi je ne fuis ni voyant ni charlatan! Cependant, je vous dirai ceci, cher lecteur parce que vous en êtes un:"Faites comme d'autres et moi et engagez -vous à visage découvert. En ce moment et en ce moment seulement, vous vous offrirez le droit de noter ceux qui combattent au grand jour". Quant à mon frère, il faut le laisser dormir en paix! Pour parler des autres, attendez de connaître leur histoire! Sinon, vous risquez d'avoir l'effet contraire si toutefois vous voudriez bien faire. Et je ne pense pas que cela soit votre intention. Si vous me lisiez tant mieux. Vous pouvez continuez si tel était votre choix. Au cas contraire, je ne m'en plaindrai pas car je n'écrit pas pour les gens cagoulés du net! Bien à vous! Lamarana Petty Diallo
Citer
 
 
+3 #5 Patriote1 29-10-2013 11:52

Clara,
Vous me reprochez de faire des critiques négatives en soutenant que je défends les petits partis qui selon vous, ce sont eux qui gênent l'émergence de formations politiques solides et limitées en nombre. Je veux bien être d'accord avec vous, mais dites-moi à combien on aurait dû limiter le nombre de partis, comme ça je vous dirais si l'UFDG aurait pu naître. Moi je ne discute pas dans le vide. Je veux du concret.
Par ailleurs, sachez qu'on ne parle pas ici de limitation du nombre de partis, mais d'alliance.
Bien à vous !
Citer
 
 
+5 #4 Le Voyant 29-10-2013 03:36

Monsieur Diallo, je suis de ceux qui apprécient vos textes en général, mais parfois il faut reconnaitre que vos titres ressemblent plutôt aux titres d’essaies d’étudiants qu’au boulot d’un journaliste ou analyste politique (Vous pouvez mieux faire dans ce sens ……). Peut-être que certains me diront que vous êtes bénévole mais moi je leur dirais que quand on choisi (ou on s’engage a ….) de faire une quelconque entreprise, il faut accepter d’être critique parfois surtout quand c’est des critiques constructifs pour pouvoir s’améliorer dans le futur…..
Maintenant en ce qui concerne le discours de Lansana Conte a l‘esplanade du Palais du peuple en 1985, j’aimerai lever l’équivoque sur la déclaration irresponsable du vieux général: il avait bien dit « wo fatara » qui veut dire « vous avez bien fait » et non « won fatara » qui signifie on a bien fait. Et cette expression malheureuse (« wo fatara ») était adressée à ceux qui s’étaient pris aux biens de la communauté malinké après l’échec du coup d’état militaire du Colonel Diarra Traoré….
Pour votre frère on se perd un peu dans votre texte : " Ce jour de 1985, un de mes frères, officier supérieur de son état, grand intellectuel, ingénieur de construction portuaire et maritime, premier parmi les premiers ingénieurs d’Afrique de l’Ouest indépendante, vaillant patriote et réactionnaire au vu de « la Révolution guinéenne » me dit : « Petty, les démons de la révolution ont refait surface. Le redressement ne se fera pas ! » "…….Is this necessary ?......really !
Citer
 
 
-2 #3 Clara 29-10-2013 02:17

M Bah et Mme le/la patriote,
Je ne sais pas si on peut vivre sans rêver? Lisez bien et ne prenez pas les mots au premier degré.dites surtout à votre fille qu'elle commence à rêver. Qui rêve, réalise disent les philosophes. Bravo à ce monsieur pour son rêve qui exprime un souhait de voir la démocratie émerger dans son pays. Derrière le rêve, se cache si j'ai bien compris, une finalité: la réalisation comme finalité.
Quant au patriote, il mélange tout et ne cessera jamais ses critiques négatives contre toutes expression d'idées. Qu'il sache seulement que ce sont les responsables des petits partis politiques, en Guinée comme ailleurs qui se rangent au gré de leurs intérêts et qui savent qu'ils n'ont pas d'espace politique, qui gênent l'émergence de formations solides et limitées en nombre. Cette limitation du nombre de partis permettrait à coup sûr une nouvelle configuration du paysage politique. Cela contrebalancerait la dictature qui s'installe en Guinée.
Citer
 
 
+6 #2 mamadou saliou bah 29-10-2013 00:13

Mon cher Lamarana !
Apres lecture de ton si beau texte , je l'ai envoye a ma fille pour " Rever " !
Elle m'a dit de te dire d'ESPERER , mais de ne JAMAIS REVER , et surtout de ne pas croire AU PERE NOEL !
Elle m'a rappele cette " THEORIE " de CICERON :
1. Le Pauvre , Travaille .
2. Le Riche , Exploite le 1.
3. Le Soldat ,Defend les 2.
4. Le Contribuable , Paye pour les 3 .
5. Le Vagabond , se Repose pour les 4 .
6. Le Poivrot , Boit pour les 5.
7. Le Banquier , Escroque les 6.
8. L' Avocat , Trompe les 7 .
9. Le Medecin , Tue les 8.
10. Le Croquemort , Enterre les 9.
11. LE POLITIQUE , VIT DES 10 . !
Mon cher ami , c'etait bien avant le CHRIST !
Nous avons encore , DE NOS JOURS ,la meme " RACE " : DIRE CE QU'ON NE FERA JAMAIS , ET FAIRE CE QU'ON NE DIRA JAMAIS .
Bien a toi mon frère !
Citer
 
 
+6 #1 Patriote1 29-10-2013 00:11

Monsieur Lamaranah Petty Diallo,
1- Le Colonel n'a jamais dis que dans 6 mois ils rentraient dans les casernes. Il a dit vaguement après le redressement, ils rentraient au camp.
2- Le colonel n'a pas dit non plus "won fatara", il a dit "wo fatara" c'est-à-dire vous avez bien fait.
3- Le Capitaine n'a jamais dis qu'ils rendraient le pouvoir dans six mois. Il a dit dans 2 ans.
4- Le bilan du nouveau président n'est pas le plus macabre qui soit. Pour preuve vous-même le dites, je cite : "Le plus grand exploit du premier président guinéen, qui régna 26 ans, aura été .... De comptabiliser le plus grand nombre de prisonniers, d’exilés et de morts parmi les dictatures de son temps." Ce qui ne veut pas dire que le nouveau est sur le bon chemin. Il y a eu des pertes en vies humaines de par sa faute. Il est responsable et doit s'expliquer devant le peuple et devant l'histoire.
4- Vous vous attaquez aux petits partis d'aujourd'hui en traitant leurs chefs de tous les noms d'oiseau, en oubliant que l'UFDG qui est aujourd'hui l'un des plus grands partis, sinon le plus grand parti, était hier dans le sacoche de Bah Oury. Ne savez-vous pas que chacun est libre de son choix ? Je suis sûr que si un de ces petits partis acceptait l'offre de l'opposition, vous lui jetterai des fleurs. Pour moi ce qui importe c'est que le droit soit dit par la Cour Suprême. J'ai horreur du vol et du truquage des élections. C'est criminel.
5- Je suis d'accord avec vous que la Guinée n'a jamais connu de bon président, mais tout n'est pas noir. Il y a des bons côtés et des mauvais côtés. Le moment viendra où on fera la part des choses.
6- Enfin, les anglais disent : Where there is hope, there is will. Donc nous ne sommes pas pas maudits. L'espoir est permis.
Citer