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Un bilan partiel des élections législatives
Haroun Gandhi Barry Lundi, 14 Octobre 2013 18:24
Rappel du contexte de 2010
On sait maintenant, à vrai dire beaucoup le savaient depuis 2010, qu'Alpha Condé avait volé les élections, grâce à la complicité de Waymark. Ceux qui en doutent peuvent désormais consulter le site Mediapart, qui met à disposition une bande sonore entre Samuel Mébiane (un Franco-gabonais, représentant de Palladino en Guinée) et Mahmoud Thiam, l'ex ministre des Mines, qui raconte par le menu les manœuvres réalisées pour faire entrer Alpha Condé dans le Guinness book (le livre des records) en remontant un score de 18 à 52%, fait unique dans les annales.
Grâce à la complicité de Jean-Marie Doré et de Sékouba Konaté, le deuxième tour des élections a duré 4 mois, le temps nécessaire pour Waymark, société sud-africaine (liée aux services secrets dudit pays), de modifier le résultat des élections.
Il n'est pas question de revenir ici sur l'acceptation par Cellou Dalein Diallo, des résultats officiels de la CENI (et non de la victoire d'Alpha Condé), mais il faut avoir en tête ce péché originel, pour comprendre le contexte guinéen.
À vrai dire, les Guinéens sont moins formalistes qu'il n'y paraît, mais souhaitent un leader qui puisse développer le pays. Mais au lieu de retrousser les manches et de faire appel aux forces vives du pays, Alpha Condé s'est appuyé sur d'anciens dignitaires, qu'il n'avait pourtant cessé de critiquer (ce qu'il continue d'ailleurs de faire, oubliant que certains d'entre eux sont ses conseillers), dignitaires qui n'ont pas montré jusqu'à présent leur compétence.
Le meilleur antidote aux échecs politiques, ce sont des élections qui sanctionnent un gouvernement. L'alternance politique permet aux citoyens de s'exprimer. Dès lors que tout le monde acceptera ce système, la Guinée aura fait un grand pas vers la démocratie. Ces législatives constituaient un bon test de vérification de l'esprit démocratique chez les politiciens.
En l'absence de sondage fiable, les principales rumeurs et/ou signaux laissaient entendre une déroute de la mouvance présidentielle, l'accueil à Kankan d'Alpha Condé n'en constituant qu'une simple illustration. D'une certaine manière, c'est rassurant de constater – pour ceux qui en doutaient – que la division entre Guinéens, contrairement à ce que veut nous faire croire Alpha Condé, n'est pas ethnique, mais politique.
Le contexte de 2013
Je ne reviens pas sur les manœuvres gouvernementales pour léser l'opposition. Elles ont été largement évoquées et décortiquées auparavant (mon dernier texte qui les évoque, date du 15 juillet), je ne fais donc qu'en rappeler les plus importantes :
- des omissions importantes d'électeurs (surtout à Fria, Télimélé et en Moyenne Guinée) ; il faut rappeler que l'affichage des listes définitives, pourtant prévu par le Code électoral, pour permettre aux électeurs de vérifier s'ils sont inscrits et où ils votent, n'a pas été assuré ;
- la rétention sélective des cartes électorales (notamment celles des électeurs favorables à l'opposition), de sorte que ceux-ci n'ont pu voter ;
- le manque de matériels et notamment des kits et des urnes dans de nombreux bureaux de vote (BV), empêchant ainsi de nombreux électeurs de voter ;
- la création de BV fictifs en Haute Guinée notamment, et la diminution des BV en Moyenne Guinée.
Ces manœuvres s'ajoutent à celles qui suivent, de sorte qu'il est raisonnable d'imaginer que si l'opposition avait concouru dans un contexte crédible, elle les aurait largement remportées.
Dans une déclaration en date du 3 octobre 2013, l'opposition a dénoncé une fraude massive du pouvoir, qui s'est traduite par :
- des bourrages massifs d'urnes (le taux de participation a atteint plus de 97% des suffrages dans certains BV pour le RPG) ;
- des disparitions et substitutions de procès-verbaux (PV) de dépouillement, principalement en Haute Guinée et en Guinée Forestière (à N'Zérékoré par exemple, 182 BV ont été annulés, ce qui suppose quasiment 77 500 votes) ; on imagine aisément qu'avec les massacres récents, seuls ont été pris en compte les « bons » votes ;
- des falsifications de résultats en faveur du RPG (voir le mémorandum de Lansana Kouyaté par exemple) ;
- le manque de matériel (encre indélébile, enveloppes sécurisées et PV) ;
- la réutilisation illégale de cartes électorales non réclamées par les électeurs (en France par exemple, la carte de Blaise Chérif, actuel ambassadeur de Guinée aux États-Unis, a été utilisée frauduleusement par un militant du RPG) ;
- l'expulsion des délégués de l'UFDG, du RDIG, de l'UFR et du PEDN des bureaux de vote à Guéckédou et à Kissidougou par les responsables des CEPI et CESPI ;
- la forte implication et l'ingérence de membres du Gouvernement et de hauts cadres de l’administration centrale et décentralisée avant, pendant et après le vote, avec forte intimidation et menace de licenciement des fonctionnaires récalcitrants ;
- la prolongation de la durée d’ouverture des BV au-delà des heures réglementaires dans les zones favorables au RPG ;
- la dissimulation des fiches de dépouillement empêchant ainsi les Commissions administratives de centralisation des votes, de comparer les chiffres portés sur les PV falsifiés ;
- des votes par récépissés, et des votes abusifs des militants du RPG par procuration uniquement en Haute Guinée et Guinée Forestière ;
- etc…
Les Africains (CEDEAO, UA, OIF...) ont salué le bon déroulement des élections (à partir du Novotel de Conakry sans doute, et l'on s'étonne qu'ils ne soient pas pris au sérieux !), alors que l'Union européenne, par la voix de la mission d'observation électorale (MOEUE) a relevé « des manquements et irrégularités... dans un certain nombre de circonscriptions1, empêchant la prise en compte d'un nombre significatif de suffrages exprimés, pouvant remettre en cause la sincérité de certains résultats ».
Il faut rappeler que c'est la première fois que l'UE envoie une mission d'observation pour des élections législatives – elle ne le fait habituellement que pour des élections présidentielles –, ce qui montre son intérêt quant au sort de celles-ci, et dans lesquelles elle est fortement impliquée.
Analyse partielle et partiale des législatives de septembre 2013
La première leçon à tirer de ces élections demeure la volonté délibérée du pouvoir d'organiser une mascarade électorale pour s'octroyer une majorité à l'Assemblée nationale :
- par orgueil mal placé (Alpha Condé est un vindicatif, qui ne supporte pas la contradiction et qui veut une « légitimation » eu égard aux conditions de sa « victoire » en 2010) ; en outre, il veut mettre en conformité à destination de l'international, l'histoire qu'il raconte régulièrement sur la situation du pays, bien que cela ne corresponde pas à la réalité ;
- par intérêt économique (il veut légitimer via une Assemblée nationale à sa main, les nombreux contrats miniers opaques, pourtant contraires à l'intérêt national, de sorte que ce que la Guinée a « gagné » grâce à l'IPPTE, reparte dans une autre poche, via la théorie des vases communicants) ;
- par intérêt politique (tester son fichier électoral frauduleux et les procédures associées, en montrant qu'il peut gagner en 2015 dès le premier tour).
Au vu des résultats publiés par la CENI à ce jour, et malgré les fraudes, le RPG n'obtient pas la majorité à Conakry, dont il disait contrôler 4 communes sur 5. Mais quand bien même l'opposition aurait remporté tous les suffrages à Conakry (c'était déjà le cas en 2010), les résultats que nous distille la CENI ne correspondent pas à la réalité. Le symbole de la fraude gouvernementale est illustré par les résultats cyniques de Fria, où la CENI ose affirmer que le RPG a remporté les suffrages.
Les 8 circonscriptions ciblées par l'UE
N'étant pas en possession des rapports des observateurs de l'UE, je ne peux me prononcer sur la nature des dysfonctionnements ayant eu lieu dans ces préfectures. Toutefois, il existe des traits communs à toutes ces préfectures au vu des résultats officiels :
- Les votes ne sont pas toujours cohérents entre les résultats des scrutins uninominal et proportionnel (les votes UFR et UFDG de la proportionnelle par exemple, ne se retrouvent pas chez le candidat unique à l'uninominal). On voudrait nous faire croire que bien que majoritaire dans la circonscription (la proportionnelle en atteste), cela ne suffit pas pour élire le candidat unique à l'uninominal, malgré la discipline partisane.
- Il est vrai qu'il y a beaucoup de BV annulés (plus de 25 dans 5 circonscriptions de la Basse Guinée par exemple), ce qui représente 10 500 voix, ce qui est de nature à modifier les résultats à la proportionnelle (puisque cela diminue le potentiel de l'opposition). Il y a en effet une différence énorme entre annuler un vote (vote nul) et annuler un BV (qui représente 425 votes en moyenne).
- Le taux de participation n'est pas élevé dans les circonscriptions réputées favorables à l'opposition (à Boffa par exemple, pourtant le fief de Sidya Touré), il n'atteint même pas 55%.
Les particularités de ces 8 circonscriptions
À Boffa, 34 BV ont été annulés, ce qui représente 14 500 voix, ce qui est de nature à modifier les résultats à la proportionnelle. Les résultats individuels ne devraient pas s'en trouver modifiés, mais on a du mal à comprendre comment le RPG obtient davantage de voix à la proportionnelle qu'à l'uninominal (seul le RPG réussit cet exploit, y compris dans d'autres circonscriptions), c'est complètement incohérent.
À Boké, là encore 31 BV ont été annulés, ce qui représente 13 200 voix, ce qui est de nature à modifier les résultats à la proportionnelle. Là aussi les résultats individuels ne devraient pas être changés, mais la participation de l'opposition pourrait être augmentée.
À Dubréka, là aussi les votes ne sont pas cohérents entre les résultats des scrutins uninominal et proportionnel (les votes UFR et UFDG de la proportionnelle ne se retrouvent pas chez le candidat unique à l'uninominal par exemple). Il est vrai qu'il y a beaucoup de BV annulés (40), ce qui représente 19 000 voix, ce qui est de nature à modifier les résultats, non seulement à la proportionnelle, mais également et surtout à l'uninominal. Si cette solution était retenue, dans un scrutin où le jeu est à somme nulle (c'est-à -dire que ce que gagne l'opposition, est perdu immédiatement par la mouvance), cela pourrait modifier le résultat final.
À Gaoual, la participation n'est que de 46% avec 15 BV annulés (soit environ 6 500 voix). Dans une circonscription favorable à l'opposition, la question posée est de savoir si tout le monde a pu voter.
À Kaloum, au-delà de l'aspect symbolique, ce qui pose problème est le taux de participation lui aussi faible (à peine 50%). Il est vrai qu'il y a beaucoup moins de BV annulés (10), ce qui représente 4 500 voix, mais le faible taux de participation pénalise l'opposition au niveau global.
À Lélouma, les BV annulés (25), ce qui représente 10 500 voix, sont de nature à modifier les résultats à la proportionnelle.
À Matam, les votes ne sont pas cohérents entre les résultats des scrutins uninominal et proportionnel, puisque là aussi 38 BV ont été annulés, ce qui représente 16 100 voix, ce qui est de nature à modifier les résultats à la proportionnelle. Le taux de participation ne dépasse pas 60%. Les résultats individuels ne devraient pas être changés, toutefois la participation de l'opposition pourrait être augmentée, puisque là encore, on a du mal à comprendre comment le RPG obtient davantage de voix à la proportionnelle qu'à l'uninominal.
À N'Zérékoré, troisième circonscription du pays (après Matoto et Ratoma et juste avant Dixinn) est un cas particulier au vu du contexte – on se rappelle notamment les massacres entre Guinéens ??? en juillet dernier). La palme des annulations est atteinte, puisque 182 BV ont été annulés (soit 77 500 votes), ramenant le taux de participation à moins de 35% (30% pour la proportionnelle où près de 7 500 voix ont encore disparu). Quels BV ont été supprimés et pourquoi ? Est-ce la CENI plénière qui les a supprimés (voir le point de droit ci-après) ? Dans quels quartiers ou quelles sont les communautés qui y étaient installées ? Des questions que la CENI se garde bien d'évoquer. Ici le vote devrait être refait totalement.
Le cas particulier de la Haute Guinée
Dans la région de Kankan, le taux de participation a atteint des niveaux qualifiés de « soviétiques » par l'opposition, dépassant les 74% à Kérouané, 75% à Kankan, 82% à Siguiri, 88% à Kouroussa et même 92% à Mandiana, alors que la moyenne nationale n'est que de 60%. On se demande pourquoi les électeurs du pouvoir seraient plus motivés que ceux de l'opposition !!!
De même, contrairement à certaines circonscriptions où l'annulation des BV est supérieure à 25 (soit environ 10 500 électeurs) – il y en a 7 dont 5 en Basse Guinée –, aucune annulation n'a eu lieu2 ou quasiment aucune dans les circonscriptions de Haute Guinée ou de Guinée Forestière (à l'exception du cas évoqué de N'Zérékoré).
Enfin, il convient de rappeler que le RPG obtient de manière incohérente, des voix supplémentaires à la proportionnelle (plus de 8 000 à Faranah et près de 12 000 à Siguiri).
Avec de tels scores improbables, donc forcément suspects, Lansana Kouyaté n'obtient aucun élu (lire son mémorandum sur Internet pour découvrir l'ampleur des fraudes). Or compte tenu des réalités sociopolitiques guinéennes (on vote souvent, sinon quasi exclusivement pour sa communauté), il est impossible que Lansana Kouyaté, qui avait obtenu plus de 7% en 2010 (il représente aujourd'hui à peine 2,5%), se retrouve sans député aujourd'hui.
Les autres bizarreries
Bien que non pointées officiellement par l'UE, il existe d'autres incohérences dans certaines circonscriptions, autres que celles évoquées précédemment.
À Fria, on n'a annulé aucun BV – sans doute pour lui conférer un minimum de crédibilité (toute relative d'ailleurs, eu égard à ce qui s'est passé en Haute Guinée) –, mais le taux de participation atteint seulement 63%. Pourtant s'il existe des Guinéens bien décidés à se faire entendre, ce sont les circonscriptions de l'opposition, mais surtout celles de N'Zérékoré déjà évoquée et de Fria, puisque l'usine Friguia et ses plus de 1 000 salariés (et plus de 2 000 sous-traitants) a été fermée. En octroyant une victoire incohérente au RPG, les travailleurs et les citoyens de Fria, qui ont perdu leur emploi et les avantages matériels pour la ville (en matière d'électricité par exemple) ont remercié Alpha Condé !!! Il faut être particulièrement cynique et inconscient pour nous faire avaler de telles couleuvres, d'autant que de nombreux électeurs n'ont pu voter (y a-t-il un lien de causalité ?).
À Coyah, l'opposition est majoritaire (la proportionnelle en atteste), mais cela ne suffit pas pour élire le candidat unique à l'uninominal, malgré la discipline partisane.
À Kindia, de même qu'à Fria, on n'a annulé aucun BV, mais le taux de participation atteint à peine 57%. On a du mal à comprendre comment le RPG obtient près de 9 000 voix supplémentaires à la proportionnelle, c'est complètement incohérent. Une vérification des PV ne serait pas superflue.
À Télimélé, il n'y avait pas de candidat RPG à l'uninominal. On s'étonne de savoir comment le RPG a pu obtenir 15 000 voix à la proportionnelle (soit près de 22% des suffrages) dans un bastion de l'opposition.
À Guéckédou, l'opposition est majoritaire (la proportionnelle en atteste), mais cela ne suffit pas pour élire le candidat unique à l'uninominal, malgré la discipline partisane. Une vérification des PV ne serait pas superflue.
À Beyla, on a du mal à comprendre comment le RPG obtient 4 500 voix supplémentaires à la proportionnelle. D'ailleurs en Forêt, le RPG a remporté toutes les circonscriptions (sauf à Lola). Est-ce un hasard ? L'opposition conteste également les résultats à Macenta.
Enfin en Moyenne Guinée, outre le fait que le nombre d'électeurs est resté le même de 2010 à 2013 (mais un million d'électeurs supplémentaires en Haute Guinée), le taux de participation est généralement inférieur à la moyenne nationale. S’il atteint 72% à Labé, il n'est que de 46% à Gaoual, 51% à Dinguiraye, 55% à Mali, 57% à Koubia et 57% à Lélouma, et ailleurs il ne dépasse pas 68%. On se demande pourquoi les électeurs de l'opposition seraient moins motivés que ceux du pouvoir.
Bilan final des résultats provisoires actuels sur 37 circonscriptions
Pour ma part, avec les résultats officiels de la CENI (et une projection sur Matoto), on aboutit actuellement à 59 députés pour la mouvance (tous pour le RPG) et 55 pour l'opposition (dont 42 pour l'UFDG, 10 pour l'UFR, 2 pour l'UPG et un pour le RDIG), en rappelant que contrairement à ce qui est dit, le mode de scrutin mixte (uninominal pour 38 députés, proportionnel au plus fort reste pour les 76 autres) permet des estimations réalistes sur l'essentiel, ne pouvant modifier que le sort d'un petit parti (selon ma projection sur Matoto, le seul changement serait la perte de l'élu du GPT au profit d'un élu de l'UFR).
À la question de savoir si les résultats de Matoto peuvent inverser les tendances actuelles, on peut conclure qu'avec un réservoir électoral estimé à 250 000 électeurs, les suffrages valablement exprimés qui sortiront de Matoto ne changeront pas vraiment la donne actuelle.
La seule certitude est que personne n'aura la majorité qualifiée des deux tiers, majorité indispensable pour adopter ou modifier la constitution et/ou les lois organiques.
La mouvance possède donc actuellement la majorité (il faut 58 élus), mais toute augmentation des suffrages entraîne directement une augmentation du quotient électoral, et donc influencera également négativement les chances d'un petit parti d'avoir le plus fort reste.
Toutefois des changements à l'uninominal de Dubréka, N'Zérékoré, voire de Fria ou d'ailleurs (+3 pour l'opposition et donc -3 pour la mouvance) et une augmentation corrélative des pourcentages à la proportionnelle, changeraient tout.
Que faire pour l'opposition ? – Rappel du droit
En vertu de l'article 164 du Code électoral, « le président de la CENI proclame les résultats provisoires dans un délai maximum de 72 heures ». « Les candidats disposent d’un délai de 5 jours francs, à compter de la proclamation des résultats provisoires pour contester la régularité des opérations électorales » (article 166). « Si aucune contestation relative à la régularité des opérations électorales n’a été déposée dans les 5 jours, la Cour suprême déclare les députés définitivement élus le huitième jour suivant la proclamation des résultats provisoires » (article 165).
Enfin selon l'article 168, il appartient à la Cour suprême « d’apprécier si, eu égard à la nature et à la gravité de celles-ci [les irrégularités], il y a lieu, soit de maintenir les résultats provisoires proclamés par le président de la CENI, soit de prononcer leur annulation totale ou partielle. La Cour suprême statue sur les requêtes dans les 10 jours qui suivent leur dépôt. L’arrêt de la Cour suprême emporte proclamation définitive ou annulation de l’élection. En cas d’annulation, il est procédé à un nouveau scrutin dans les 60 jours qui suivent ».
Il appartient donc à la seule CENI de proclamer des résultats provisoires, mais il ne lui appartient pas d’interpréter la loi, c'est le rôle du juge. De même, la CENI n’est pas compétente pour annuler un scrutin – cela relève du seul ressort de la Cour suprême –, elle peut seulement annuler certains PV. On rappelle que ce rôle était dédié au seul président de la CENI, mais l'article 162 du Code électoral a été amendé pour permettre à deux tiers des 25 membres (soit 17 sur les 25) d'invalider un PV. Tous les BV annulés ont-ils respecté cette procédure, notamment à N'Zérékoré ?
Pour le moment l'opposition demande l'annulation du scrutin (mais seule la Cour suprême est compétente pour ce faire), tout en gardant la possibilité théorique de faire adopter son point de vue devant la CENI avec le concours de l'UE (qui garantissait la transparence des élections), pour rétablir des résultats plus conformes à la réalité, car un recours devant la Cour suprême semble inenvisageable politiquement, bien qu'obligatoire juridiquement.
La MOEUE a fait également une série de recommandations à la CENI, et notamment la publication des résultats par BV, mais les fraudeurs ont souvent égaré les PV, sans les avoir remis aux délégués de l'opposition, de sorte qu'il est hypothétique de contester par voie légale, ce qui n'existe pas (le droit nécessite obligatoirement des éléments écrits).
Le recours à la Cour suprême n'est donc pas réaliste, bien qu'obligatoire, sauf à valider le résultat final. Mais d'une part les juges ont montré leur courage en 2010, en n'ouvrant même pas les enveloppes contenant les recours de l'opposition. Or les magistrats sont toujours les mêmes (il y a même eu des nominations anticonstitutionnelles de magistrats faites par Alpha Condé). Rien ne dit qu'ils agiront autrement qu'en 2010, on peut même sérieusement en douter. La Cour suprême interprète la loi à sa guise, prenant son temps pour inscrire au rôle certaines affaires (le pseudo attentat du 19 juillet par exemple), à tel point qu'on ignore à quelle date elles seront jugées, mais réagit au quart de tour, pour octroyer une autorisation de prolongation de délai à la CENI, alors qu'aucune disposition légale ne le prévoit.
D'autre part, l'opposition – et c'est un reproche qu'on peut lui faire – n'a pas réagi juridiquement et judiciairement dès les premières décisions d'Alpha Condé violant la constitution. Cela aurait peut-être pu permettre aux magistrats d'être plus courageux en inaugurant le « changement ».
Ce qu'elle doit obtenir
Si la Cour suprême ordonnait une reprise même partielle du scrutin, le nouveau vote, en modifiant le quotient électoral (voire le résultat de l'uninominal à Dubréka, Fria ou N'Zérékoré) aurait une incidence sur l'ensemble des résultats, pouvant même aboutir à une victoire de l'opposition (encore une fois si l'opposition récupère un ou deux élus à l'uninominal, cela se fait forcément au détriment du pouvoir). C'est aussi la raison pour laquelle l'opposition ne bouge pas actuellement, et c'est aussi la raison pour laquelle le pouvoir bloque le résultat de la circonscription de Matoto dont les résultats sont favorables à l'opposition. Les résultats de Matoto – contrairement aux assertions – ne changeront pas grand chose aux tendances actuelles, mais leur rétention permet au pouvoir non seulement de négocier notamment avec l'UE (avant d'annoncer sa victoire), tout en ne faisant pas encore courir les délais de réclamation à la Cour suprême (bien que, nous soyons hors du droit), et en même temps, visent à décourager la motivation de l'opposition.
Ce dont elle doit se prémunir
On a vu souvent en Guinée (y compris sous ce régime) les ralliements alimentaires de certains élus à la mouvance, grâce à des espèces sonnantes et trébuchantes qui arrivent à convaincre les plus endurcis. Parmi les petits partis susceptibles d'obtenir un élu figurent l'UPG de Jean-Marie Doré et le RDIG de Jean-Marc Telliano. S'il est improbable d'imaginer le ralliement du dernier, le fait de pouvoir offrir la présidence de l'Assemblée nationale à Jean-Marie Doré, est susceptible de le faire réfléchir. Bizarrement le RPG a remporté toutes les circonscriptions en Forêt, à l'uninominal comme à la proportionnelle, sauf… à Lola. Est-ce un hasard ? La question est posée. En tout cas avec des résultats presque identiques pour l'opposition et la mouvance, les 2 élus de Jean-Marie Doré pourraient faire la différence. L'opposition, quoi qu'il arrive, doit rester unie, y compris avec Lansana Kouyaté, qui a subi largement une fraude insensée, mais prévisible (le million d'électeurs supplémentaires de Haute Guinée). Elle doit convaincre Jean-Marie Doré que les méthodes du RPG (qui phagocyte ses alliés) n'ont rien à voir avec celles de l'opposition, qui a montré par des actes (et non des discours) qu'elle pouvait agir de concert. C'est un gage d'espoir pour l'avenir. Mais en Guinée, rien n'est sûr...
Ce qu'elle doit refuser à tout prix
Le refus par l'opposition des résultats de la CENI, pour les raisons précédemment évoquées, peut entraîner des violences inévitables, car les anciens PM savent bien qu'ils jouent là le premier (ou le dernier) tour de la présidentielle de 2015.
Au-delà des raisons évoquées pour expliquer les atermoiements concernant la circonscription de Matoto, qui peuvent exister, mais sur lesquels il ne faut pas trop se focaliser, je crois au contraire que le pouvoir fait croire qu'il s'agit d'une circonscription fondamentale (c'est la première de Guinée, elle octroierait la majorité totale de l'opposition à l'opposition), mais en fait les projections montrent que cela ne changerait pas l'essentiel... qu'on veut faire oublier (ou dont on veut détourner l'attention), à savoir la victoire globale officielle (grâce à la CENI) du RPG. L'opposition ne doit donc pas se focaliser sur cette circonscription qui lui donnerait certes la victoire totale à Conakry, et ne pas concentrer toute son énergie sur cette seule circonscription (le seul PV manquant ne constitue d'ailleurs pas un problème, puisqu'il suffirait de l'annuler pour régler ce « faux problème » – n'en a-t-on pas annulé 182 à N'Zérékoré ?), en oubliant l'essentiel, à savoir la contestation du résultat des élections.
Conclusion
La solution la plus apaisante serait pour la CENI (et donc pour Alpha Condé, car personne n'est dupe de la soumission de l'institution), de revoir les nombreuses circonscriptions litigieuses, soit à la CENI, soit à la Cour suprême, et de reconnaître la défaite de la mouvance, dans le but de sauvegarder l'unité et la paix sociale, comme Cellou Dalein Diallo l'a fait il y a trois ans. Dans cette hypothèse (une opposition majoritaire), rien n'empêcherait Alpha Condé de gouverner, même si tout ne lui serait pas permis.
Alpha Condé ose prétendre que le débat doit quitter la rue pour rejoindre l'hémicycle. Je lui donne raison, à condition que ceux qui rejoignent l'Assemblée nationale soient correctement élus. La rue ne constitue le recours que parce qu'il n'existe pas d'institutions représentatives (les organisations de la société civile ne sont que des courroies de transmission du pouvoir, les syndicats sont atones, les coordinations ne représentent qu'elles-mêmes et Alpha Condé lui-même ne dialogue jamais avec les politiciens ou les citoyens).
Si au contraire, il persiste à considérer qu'il est majoritaire dans le pays (via des fraudes indignes, tellement elles sont flagrantes), il signifiera à tous les citoyens que l'État c'est lui, et qu'il se moque de ce que veulent les Guinéens, qui n'ont que le droit de se taire.
Malheureusement si l'alternance n'est pas possible démocratiquement, il ne reste que la violence sous toutes ses formes, pour faire entendre le peuple qu'on veut bâillonner.
Les Guinéens devront alors réclamer la vérité des élections, par principe, mais également parce que tout le monde est conscient que si aucune réaction n'a lieu maintenant, le sort des élections présidentielles de 2015 est scellé.
Or personne ne veut d'un individu (les législatives l'ont parfaitement montré, malgré les nombreux handicaps), qui n'a pas su montrer en 3 ans, qu'il était l'homme de la situation. En outre, nous sommes au XXIe siècle, et la mise en place d'une dictature aujourd'hui n'est plus de mise. La jeunesse veut le développement du pays désormais.
Malgré tout, mon sentiment est qu'il ne faut pas s’attendre à ce qu'Alpha Condé organise des élections propres en Guinée. Les Guinéens seront donc obligés de lui résister violemment, s'il ne veut rien entendre (y compris les conseils de l'UE), afin de stopper l'autocratie en germe et tenter d'obtenir un changement démocratique. Évidemment une confrontation par une mobilisation populaire contre le régime ne sera pas facile, mais c'est malheureusement la seule voie qui permette de se faire entendre. L'opposition n'a poursuivi qu'un seul but (on le lui reproche d'ailleurs, comme si le rôle d'un parti politique était autre), il faut donc qu'elle aille au moins au bout de sa logique et de son combat.
Personne ne pourra dire que tout n'a pas été tenté pour éviter la violence. Personne ne pourra dire qu'il ne savait pas...
Gandhi
Citoyen guinéen
« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace » (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, mai 1791).
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1- Boffa, Boké, Dubréka, Gaoual, Kaloum, Lélouma, Matam et N'Zérékoré.
2- Aucune annulation de BV à Kissidougou, Kankan, Kérouané, Mandiana, Siguiri, Beyla et Yomou toutes remportées par le RPG. Une seule annulation à Lola, 3 à Faranah et Guéckédou, 5 à Kouroussa, 6 à Dabola, et 11 à Macenta toutes remportées par le RPG (sauf Lola). Ceci explique sans doute cela.
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Commentaires
D'ailleurs si cela devrait avoir lieu, elle profiterait aux régions avec des potentialités minières et agricoles et chacune dans son autarcie priverait des régions lésées par la mère Nature.
Le Foutah tel que vous en donnez une description est celui vu au plan administratif. Il pouvait en être autrement avec un autre découpage administratif...
Quelle utopie!
Est ce que tous les militants de chaque parti politique possède une carte de membre ou un acte justifiant une quelconque appartenance?
Est ce que les comptes de campagne existent pour les partis politiques en Guinée? si oui, peuvent-ils publier leurs activités chiffrées ces trois (03) dernières années et avec quelles ressources financières et matérielles?
"Cartes d'électeur de nos militants,..." c'est aberrant de le dire en faisant simplement allusion aux NOMS
Ce n'est pas parce que le score du RPG a changé qui choque, c'est le fait qu'il y ait eu truquage. Les scores au vote sont dynamiques et non statiques. Aussi, personne n'est prêt pour la guerre civile. Par contre, tout le monde doit être prêt pour réclamer ses droits de manière légale.
Je propose la Federalisation de la Guinee (cela a toujours ete ma position) pour une sortie de crise paisible.
Bien a vous.
Merci a Mr. Gandhi et Balde pour ces eclaircissements.
Maintenant que les resultats provisoires sont sortis et apres avoir lu la reaction de Naite, on peut affirmer que si la CS n annule pas ces resultats (elle ne le.fera pas), il y aura de graves problemes a partir de Novembre.
Les resultats ont permis au pouvoir de dementir la these des 18% aux yeux du monde exterieur. Ils vont maintenant pouvoir utiliser la force legalement.
J espere que les opposants sont prets pour la guerre civile qui se prepare.
Bon week-end a vous malgre les mauvaises nouvelles
Bien a vous tous
I.B.
IB l'opposition peut très bien gagner à l'uninominal, mais perdre à la proportionnelle.
Exemple Baidy à Kaloum seul candidat UFR/UFDG qui a bénéficié d'un bon report. Les 2 partis ont voté pour le candidat unique.
A la proportionnelle, le RPG peut l'emporter puisque les voix UFR et UFDG se reportent sur le candidat de chaque parti et ne s'ajoutent pas. Dans cette hypothèse, le nombre de voix de l'UFDG peut être supérieur à celui de l'UFR.
En revanche, j'aimerai qu'on m'explique comment le RPG peut l'emporter à l'uninominal lorsque l'UFDG et l'UFR sont majoritaires à la proportionnelle et ne présentent pourtant qu'un seul candidat à l'uninominal. Cisko ne m'a jamais répondu sur ce point. Par exemple à Guéckédou, à Dubréka, à Coyah, à Fria
De même il y a 9 000 voix bizarres à la proportionnelle pour le RPG qu'on ne retrouve pas sur le candidait RPGiste à l'uninominal, qui gagne quand même ???
Pour la suite, tout a été dit. Pas d'acceptation de ces résultats scandaleux.
Dans un autre contexte que celui de la guinée,il est bel et bien possible pour le parti au pouvoir de remporter le scrutin majoritaire(uninominal)et de perdre celui proportionnel.
En effet à l'uninominal ,on vote pour un candidat présenté par son parti;Ainsi la personnalité de ce candidat (célébre et appréciée par la population locale) pourrait le favoriser dans sa localité:on vote pour lui sans tenir compte de son appartenance politique.S'il est présenté par le parti au pouvoir même si ce dernier est impopulaire et pourrait être minoritaire à la proportionnelle dans cette localité,il passera.
Par ailleurs au scrutin proportionnel ,on vote pour un parti politique.
Dans le contexte guinée,vu la cristallisation communautaire et la confusion de role entre : fonctionnaire ou représentant de l'état et militant du parti au pouvoir,il pourrait être douteux et peu probable que le rpg remporte l'uninominal dans ces circonscriptions ci dessus(surtout Dubreka) en étant largement minoritaire au proportionnel.
La magouille est flagrante(bv favorables à l'opposition annulés).
Je voudrais juste apporter une petite précision: La majorité absolue = la moitié de siège offert + 1. Par conséquent, le parti ou l'alliance électorale qui remportera 58 sièges sera majoritaire à l'assemblée(58/114). En revanche, la majorité qualifiée correspond à un nombre de siège largement supérieur à celui fixé pour la majorité absolue. Pour le cas guinéen, ce nombre est fixé au 2/3 des membres composant l'AN. Elle n'est requise que pour le vote des lois organiques et des lois constitutionnelles modificatives. En d'autres cas de figure, elle est appelée MINORITE DE BLOCAGE. Si les projections de Gandhi s'avère exact, l'opposition jouira alors d'une minorité de blocage sur le vote des lois organiques et constitutionnelles.
Mr. Gandhi: Maintenant que les resultats de Matoto sont tombes pourriez-vous nous donner votre avis sur la suite des evenements?
J'avoue que personnellement je suis un peu inquiet pour quelques raisons:
1- Selon votre analyse, gagner a l'uninominal et pas a la proportionelle n'est pas logique. Donc encore une fois, l'UFR a ete triche dans cette commune.
2-le point qui m'intrigue le plus, comment l'UFDG a-t-elle devance l'UFR alors qu'ils avaient promis de se soutenir mutuellement dans leurs bastions reciproques. Est-ce que le pouvoir essaierait de creer la confusion au sein de l'opposition?
IB l'opposition peut très bien gagner à l'uninominal, mais perdre à la proportionnelle.
Exemple Baidy à Kaloum seul candidat UFR/UFDG qui a bénéficié d'un bon report. Les 2 partis ont voté pour le candidat unique.
A la proportionnelle, le RPG peut l'emporter puisque les voix UFR et UFDG se reportent sur le candidat de chaque parti et ne s'ajoutent pas. Dans cette hypothèse, le nombre de voix de l'UFDG peut être supérieur à celui de l'UFR.
En revanche, j'aimerai qu'on m'explique comment le RPG peut l'emporter à l'uninominal lorsque l'UFDG et l'UFR sont majoritaires à la proportionnelle et ne présentent pourtant qu'un seul candidat à l'uninominal. Cisko ne m'a jamais répondu sur ce point. Par exemple à Guéckédou, à Dubréka, à Coyah, à Fria
De même il y a 9 000 voix bizarres à la proportionnelle pour le RPG qu'on ne retrouve pas sur le candidait RPGiste à l'uninominal, qui gagne quand même ???
Pour la suite, tout a été dit. Pas d'acceptation de ces résultats scandaleux.
Merci de votre avis, qui est logique.
On peut donc conclure que cette AN va etre instituee tel quel: Avec une majorite relative pour le pouvoir. Inquietant avec les 2 jokers de Alpha a.k.a Mr. Lapin Dore ("les centristes" achetables).
- l'UFR a gagné d'une courte tête a l'uninominale (un peu plus de 2,000 voix) parce que la consigne de vote des militants de l'UFDG pour le candidat de l'UFR a bien fonctionné .
- De même la victoire du RPG a la proportionnelle est "fictive" car dans cette commune il était aussi opposé au couple UFDG-UFR et la aussi il perd de près de 30,000 voix.
Conclusion:
- Sydia a bien calculé en signant un accord de désistement a l'uninominale avec l'UFDG : ils ont gagné les 2 votes partout ou ils ont joue en couple. C'est egalement pour cela que le RPG a perdu les 5 communes de Conakry.
- si le PEDN avait eu l'intelligence de faire un accord de désistement avec ces 2 mastodontes (encore fallait-il qu'ils acceptent) il aurait surement gagné plus de sièges a l'uninominale.
- Sans les vols flagrants surtout a la proportionnelle en HG, BG et en GF (que l'opposition devait prévoir et contrer absolument en n'acceptant jamais fichier de Waymark) le RPG aurait de nouveau eu 18% a ces élections.
- Ceux qui ont le plus a se bouger pour faire annuler ou recompter ce vote sont 1) le PEDN et 2) l'UFR. Ils ne doivent pas attendre que les militants de l'UFDG descendent dans les rues pour se faire canarder pour leurs beaux yeux. A eux de mouiller plus le maillot cette fois-ci...
Mr. Gandhi:
Maintenant que les resultats de Matoto sont tombes pourriez-vous nous donner votre avis sur la suite des evenements?
J'avoue que personnellement je suis un peu inquiet pour quelques raisons:
1- Selon votre analyse, gagner a l'uninominal et pas a la proportionelle n'est pas logique. Donc encore une fois, l'UFR a ete triche dans cette commune.
2-le point qui m'intrigue le plus, comment l'UFDG a-t-elle devance l'UFR alors qu'ils avaient promis de se soutenir mutuellement dans leurs bastions reciproques. Est-ce que le pouvoir essaierait de creer la confusion au sein de l'opposition?
Tout autre avis est le bienvenu, bien sur.
Bien a vous tous.
I.B.
Je pense que l'UFDG a juste voulu respecter le partenariat avec l'UFR en cédant des circonscriptions, sans tenir de ses bastions. Dans toutes les circonscriptions, lUFDG est majoritaire à l'UFR. Il faut avouer aussi que cette coalition peut faire des miracles si les leaders s'entendent. L'UFDG est le premier parti de Guinée. Cela est connu et craint de alfa condé et de sa mouvance, mais le chef de file actuel ne sait pas en faire bon usage. Il est "trop poli" et est dans l'apprentissage. Par ailleurs, je pense que le respect des consignes de vote et le report de voix ont été respectés par les militants des deux partis cette fois-ci et les dégâts pour les concurrents sont plus qu'évidents.
La suite à mon avis c'est de faire les recours à la cour suprême sur l'ensemble des circonscriptions gagnées ou perdues car l'opposition a été spoliée des voix de ses militants.
Nous connaissons tous la suite qui sera réservée aux recours mais il faut les faire pour avoir des arguments pour les violences des présidentielles de 2015 si alfa tentait encore une usurpation.
Maintenant que les resultats de Matoto sont tombes pourriez-vous nous donner votre avis sur la suite des evenements?
J'avoue que personnellement je suis un peu inquiet pour quelques raisons:
1- Selon votre analyse, gagner a l'uninominal et pas a la proportionelle n'est pas logique. Donc encore une fois, l'UFR a ete triche dans cette commune.
2-le point qui m'intrigue le plus, comment l'UFDG a-t-elle devance l'UFR alors qu'ils avaient promis de se soutenir mutuellement dans leurs bastions reciproques. Est-ce que le pouvoir essaierait de creer la confusion au sein de l'opposition?
Tout autre avis est le bienvenu, bien sur.
Bien a vous tous.
I.B.
Bon retour. Saches que moi aussi j'ai été surpris par la victoire du RPG à N'Zérékoré non seulement à cause des événements de juillet passé mais surtout à cause de la personnalité de Cécé (UFR) qui avait été tout puissant Maire de la ville. Mais ce dernier semble avoir accepté sa défaite bien que son parti ait dénoncé des irrégularités (notamment le nombre record de BV annulés). Attendons les recours pour voir ce qu'il en est.
Ce n'est ni la Fossel, ni la CENI, ni la Cour Suprême qui décide. C'est le peuple qui décide à travers ses représentants au parlement par une loi. Et c'est possible. Moi je suis certain d'une chose, l'une des façons d'éviter le chaos chez nous et d'avoir de bons dirigeants, c'est de faire des élections véritablement transparentes. Et nous y arriverons, Alla a hwamè ! Pour moi, c'est un crime que de truquer les élections.
Salut chers tous,
Enfin, je partage l'avis de IB qui propose que l'opposition se dote de cameras par bureau de vote pour filmer dans les détails les prochaines consultations. J'ajouterais des photocopieuses. C'est l'une des façons d'empécher Alpha de voler en 2015.
Bon retour mon cher Compatriote, tu commencais a nous manquer comme d'autres d'ailleurs.
Mais tu oublie que la Fossel est partisane, la ceni est partisane et la cour supreme partisane. Ils n'acceterons pas les cameras et qui conconque insistera pour filmer sera emprisonné.
Il faut une mobilisation populaire pour defendre son vote et degager alfa condé.
Mais pour les photocopies des PV, je pense que cela marchera
J'avais décidé de ne reprendre mes commentaires qu'à partir de la publication des résultats provisoires complets. Mais puisque c'est devenu une éternité, je reviens plus tôt.
En ce qui concerne l'article de Gandhi, je partage entièrement ses préoccupations. Plus particulièrement, j'ajoute que c'est une insulte qu'on me dise que le RPG a gagné à Zalikwelè sachant ce que tout le monde sait.
je tiens à remercier tous ceux qui ont bien voulu convaincre mon frère Cisko. J'espère qu'il comprendra que East is East and West is West.
Enfin, je partage l'avis de IB qui propose que l'opposition se dote de cameras par bureau de vote pour filmer dans les détails les prochaines consultations. J'ajouterais des photocopieuses. C'est l'une des façons d'empécher Alpha de voler en 2015.
Tu t'en doutes bien, discuter avec toi ne m'interesse pas non plus. Et oui je meprise les gens de mauvaise foi et ceux pour lesquels le mensonge est une seconde nature. Mais il se trouve que tu alignes tes mensonges sur un espace public et sur un sujet d'interet public. Que cela te plaise ou non, tu auras la replique que tu merites. Maintenant parles de la couleur du ciel ou de ta barbe, tu veras si je m'interesse a toi.
Je t'ai simplement mis devant un fait (je n'ai pas le temps d'entrer dans le detail de tes arguments farfelus, je laisse cela a Ghandi). La seule chose que j'ai relevee, et ca s'adressait aux lecteurs de Guineeactu, c'est que tu affirmes que les resultats annonces correspondent a la realite du terrain alors que toutes les parties impliquees dans le processus affirment le contraire. Dans la mesure ou tu dois rouler ta bosse a mille lieux de la ou cette election a eu lieu, tu ne peux que raconter des bobards issus de ton imagination. C'est aussi simple que cela.
Et si tu veux savoir ce que les lecteurs de Guineeactu pensent de ta prose, tu devrais jeter un coup d'oeil aux nombres de points negatifs qu'ils mettent a chacun de tes commentaires.
Notre "chere" opposition grace a ses gros bras financiers (suivez mon doigt...lol) aurait vraiment du acheter 1 camera/bureau! Si lors des prochaines elections la CENI ne veut pas le mettre dans le budget, l'opposition s'en chargera...avec 24h d'enregistrement, on saura exactement ce qui se passe.
Si les élections se sont bien passés le jour J (28 Septembre), c'est parce que tout le monde a accepté d'y aller. Tu passes en pertes et profits tous les morts précédents, ayant amené le pouvoir à composer, et tu anticipes ce qui se passera après. Trop présomptueux.
Quant à dire que la CENI n'a pas modifié les résultats au profit du pouvoir, cela signifie que tu ne comprends rien - ou fais semblant de ne rien comprendre - à l'annulation des BV (B comme bureaux et non comme bulletins) de vote. Un BV c'est environ 425 bulletins de vote.
Il faut arrêter de tout noircir dis-tu. Il est vrai que tout va bien en Guinée... pour les RPGistes, qui considèrent représenter TOUS les Guinéens. Donc si ça va bien pour eux...
Il est sûr que l'arithmétique ne fonctionne pas tout le temps en Guinée, mais j'aimerais savoir pourquoi ça fonctionne à certains endroits (tu dis toi-même que c'est le cas lorsque l'opposition gagne à l'uninominal, mais pas ailleurs... ton explication est de constater qu'elle a perdu, sans imaginer de fraude. Pourtant si elle avait gagné, tu aurais dit que le report a bien fonctionné). C'est étrange d'imaginer que je vois la fraude partout, mais toi tu ne la vois nulle part... sauf chez l'opposition. Moi je suis partisan et je l'assume, mais qui es-tu toi ?
Tu n'as rien compris à AC. S'il a la majorité relative (59 selon mes calculs pour le moment), il fera ce qu'il veut, et s'il doit parlementer ce ne sera que parce que l'opposition lui imposera. Imagines un instant que les militants de l'opposition minoritaire soit face à la mouvance majoritaire, sans militaires entre eux. Que crois-tu qu'il se passerait ? Ce sont les militaires qui assurent la pérennité de son régime, pas ses militants ou ses électeurs.
Il est temps de positiver dis-tu, tu rêves. On a perdu du temps dis-tu. Pas du tout, AC est un incapable, et donc ses résultats ne sont que la traduction de cette nullité. Il est là depuis 3 ans, et rien ne l'a empêché de fonctionner. Quant à dire qu'il ne va rien se passer ensuite...
Il est vrai que je connais pas bien l'histoire de la Guinée, mais d'une part elle ne se résume pas à ce qui est arrivé à AC, qui est inexistant dans cette histoire avant 2010 (qu' a t-il fait de concret ?), d'autre part j'en sais suffisamment pour voir qu'elle n'est pas sur la bonne voie, enfin et surtout je ne m'intéresse qu'au présent et à l'avenir, car la jeunesse (les 2/3 de la population n'est préoccupée que par ça). Ceux qui idéalisent les dictatures d'avant, ne le font que parce qu'ils ne savent rien faire d'autre.
Enfin si être en deuxième position (derrière le PUP) signifie être un bastion du RPG, je te conseille de revoir le français.
Heureusement comme il le dit bien à Ghandy, les lecteurs savent eux-mêmes lire entre les lignes et se faire leur propre opinion.A cet effet , Cisko ton CD là est gratté de dire aux autres qu'ils méconnaissent la réalité de la Guinée en vivant ailleurs.De nos jours tu n'es pas sans ignorer qu'il existe des spécialistes de n'importe quel endroit du monde sans y etre une seule fois aller.C'est juste donc se noyer que de penser qu'être en Guinée (Conakry)est une garantie de disposer les vraies infos de ce pays à cette heure de la technologie.Même si être près de la source de l'info est un atout pour bien informer ,ce n'est non plus pas une antidote aux mensonges.A l'image des infos farfelues et mensongères sur la cacophonie de Matoto et du processus législatif que tu tentes de Nous faire gober pour justifier ce qu'est une lapalissade ,tu serais bien inspirer dorénavant de savoir que t'es intox ne passeront pas.
salut.
Par contre, malgré beaucoup de bruits, je n'ai pas eu d'abord de preuves concrètes de détournement de votes (résultats de la Céni différents de ceux des CACV). Le seul cas brandi par l'opposition est Dubréka où l'UFR dit que certains PV ont été substitués et remplacés par des faux par le sous-préfet de Tondon. Espérons qu'il puisse apporter les preuves de cela. A mon avis pour une fois que certaines choses commencent à être à la norme, il faut s'en féliciter et faire tout pour que les irrégularités à l'amont soient éliminées en 2015.
@ Alhousseny : mon éducation ne me permet pas de te répondre par des injures et je n'ai pas envie de discuter avec des gens comme toi qui pensent qu'ils détiennent seuls la Vérité. Moi j'ai dit dans toutes mes interventions qu'il y a eu des irrégularités en amont du vote mais que je ne suis pas d'accord avec ceux qui parlent de détournement de votes des Guinéens et de falsification de PV. Sauf s'ils m'apportent des preuves. Tu peux continuer à m'accuser et m'insulter, je ne répondrai pas. Et ce n'est pas toi qui m'empêchera de donner ici mon point de vue.
Puisque vous savez faire un bilan, dites nous par quels miracles en 93 RPG avec Alpha a gagné les élections qui lui ont été extorquées après par le pouvoir de CONTE, et même les autres scrutins qui ont suivi le RPG était la 2ème force loin devant PRP, et BAh Mamadou même cumulés?
En repondant honnêtement et synthetiquement à cette question, vous reussirez le test pour votre expertise en un quelconque bilan sur la Guinée.
Ce qui est bon pour les guineens c'est le respect rigoureux de leur choix et rien d'autre...
Meme les leaders de la mouvance qu'il defend admettent qu'il y a eu des irregularites majeurs (a leur depens bien sur) puisqu'ils envisagent eux-memes de recourir a la Cour Supreme. En fait, toutes les parties impliquees dans ce processus electoral (les observateurs internationaux, l'opposition et la mouvance) disent ouvertement et precisement qu'il y a eu des irregularites. Alors comment un individu plus que quelconque peut-il dire que ces "résultats reflètent à peu près la réalité du terrain" ? Le mensonge est la seule explication possible.
Ce Cisko est a l'image de tous les militants et dirigeants du RPG: on ne peut pas esperer de la decence et de la bonne foi de leur part. La seule chose qui marche avec eux, c'est l'epreuve de force. Il faut donc que l'opposition reste ferme sur sa decision initiale et continue a considerer ce scrutin nul et de nul effet. Elle a deux atouts majeurs dans sa manche: la communaute internationale, l'union europeenne en particulier, sait d'experience que ce scrutin a ete entache de fraudes qui l'ennuleraient chez eux; une assemblee nationale monocolore ne sera reconnue par personne.
Quant a Alpha Conde, on sait maintenant que la seule maniere de s'en debarrasser d'ici a 2015, c'est par la rue parce qu'il n'acceptera jamais de partir tranquillement, et a fortiori par les urnes puisque de toute facon il n'a jamais ete elu par personne en Guinee. L'opposition doit se preparer des maintenant a cette issue-la et s'y preparer en consequence.
Je tacherai dorénavant de faire le distinguo entre Gandhi le militant et Haroun l’universitaire. J’accepte que mes explications soient farfelues mais elles sont moins partisanes que les tiennes. Moi ce qui m’intéresse, c’est qu’il n’y a apparemment pas de votes détournés (sans les preuves les accusations gratuites n’ont pas de poids), que les irrégularités ont été limitées à l’amont et que les résultats reflètent à peu près la réalité du terrain (3 partis font la loi dans le paysage politique). La Guinée vient de loin et n’a jamais connu une telle élection législative (le pouvoir ne s’est pas octroyé la majorité comme beaucoup le redoutaient). Aujourd’hui, il faut saluer la maturité du peuple (aucun incident n’a été relevé le jour du vote), l’esprit de faire play des acteurs politiques (qui ont incité leurs militants au calme) et la sérénité de la Céni (qui a certes déçu mais n’a pas été pris en train de changer les résultats au profit du pouvoir). Il y a beaucoup de choses à rectifier dans notre processus démocratique mais le pas franchi n’est pas à négliger. Il faut arrêter de tout noircir et présenter notre pays comme le dernier en matière de démocratie en Afrique. Des critiques objectives pour corriger d’accord mais des contrevérités cela doit cesser. Il faut toujours se rappeler de notre compatriote William Sassine qui disait qu’une vie ne peut être mise en équation. Cela est plus vrai dans le domaine politique où tout n’est pas question d’arithmétique. Selon toi, le résultat d’un parti à l’uninominal devait être la somme des résultats à la proportionnelle des partis qui soutiennent ledit parti ; cela est une vue d’esprit qu’aucun analyste politique ne fait. Le jeu politique est bien plus complexe que cela. Aussi à certains moments, il faut laisser son manteau de militant et raisonner en citoyen. Les résultats de cette élection sont d’ailleurs mieux pour le pays : le pouvoir n’aura pas le nombre de siège nécessaire pour faire ce qu’il veut, l’opposition non plus n’a pas la majorité de blocage ; les deux (2) parties sont obligés de parlementer et de s’entendre, ce qui est bon signe pour le pays.
Il est temps de positiver et d’avancer. On a perdu trop de temps depuis 3 ans. Les gens ont pensé que cette élection allait dégénérer ; rien n’en a été. Ni le pouvoir ni l’opposition, aucun des 2 camps ne pourra faire ce qu’il veut à l’assemblée. A mon avis, cela est suffisant au bonheur des Guinéens. La perfection du processus électoral viendra au fur et à mesure de la pratique. La Guinée d’abord avant nos considérations partisanes.
Pour terminer, j’ai l’impression que tu ne connais pas bien l’histoire politique de la Guinée puisque tu dis que la forêt n’a jamais été un bastion du RPG. Je voudrais juste te rappeler que les affrontements de N’Zérékoré en 1991 étaient dus au fait que le PUP redoutait que cette ville ne bascule dans l’opposition (RPG en l’occurrence) à l’occasion des premières élections municipales. Que le MND (ancêtre du RPG) faisait rentrer ces écrits par Lola (moi j’étais élève au lycée et j’en ai lu quelques uns), qu’aux élections présidentielles de 1993, malgré la présence de JMD, c’est le RPG qui talonnait le PUP dans toute cette région. Alors, si tu ne peux admettre cela, il sera difficile de raisonnablement échanger avec toi.
En 95 le candidat du rpg est sorti vainqueur dans cette commune a l'uninominal et nombre de villes en foret ont enregistre pareil cas.
Le RPG n'a participé qu'aux élections parlementaires de 95. Si cela suffit pour en faire un bastion (il avait eu 19 élus, alors que 15 venaient de Haute Guinée), vous avez une curieuse façon d'interpréter l'histoire ??? mais le contraire m'eût étonné.
Enfin j'ai pris soin de préciser analyse partielle et partiale. Il est donc malhonnête de m'accuser de ne pas être transparent !!! Sans doute est-ce un message à destination des RPGistes, qui ne lisent jamais mes textes, mais ont pourtant des choses à dire.
Sur le fonds, au lieu de rappeler le million d'électeurs supplémentaires qui dénature forcément les résultats, tu me parles d'un Kouyaté à la dérive, oubliant les accueils qu'il reçoit en Haute Guinée. Si cet accueil n'a aucune signification (dis-tu dans un autre post), on se demande pourquoi AC interdit les attroupements visant à accueillir une personnalité, juste par politesse (CDD par exemple), puisque cela n'aurait aucune signification politique. En supprimant 500 000 électeurs du RPG (50% du million alors qu'ils ont voté au minimum à 75% ???), le RPG devient au même niveau que l'UFDG (dont on a "supprimé" des électeurs). Par la même occasion, le score de Kouyaté remonte mécaniquement. Je ne fais donc que constater que son score n'est pas réaliste, mais je n'ai pas d'explication autre que celle indiquée, et s'il peut être sujet à caution, il n'est pas moins crédible que tes explications farfelues.
Concernant les BV je constate qu'ils sont très nombreux dans les zones favorables à l'opposition (et donc entrainent des annulations de vote, probablement au détriment de l'opposition), mais inexistants en Haute Guinée ou en forêt. Tu n'a pas donné d'explications. La mienne à défaut d'être la vraie explication, reste probable, car chacun en comprend les raisons. Tu m'accuses d'être partial, ce que j'ai reconnu, mais tu n'as aucune explication à donner.
Quant aux bulletins nuls, c'est davantage objectif et je doute que les partis s'empoignent sur ces aspects, donc je ne vois pas où tu veux en venir.
Je n'ai pas dit qu'il y avait des irrégularités à Coyah, mais je veux que tu m'expliques comment l'opposition est majoritaire en voix à Coyah (UFR + UFDG par exemple), mais perd à l'uninominal avec un candidat unique. Si tu as une explication, j'écoute attentivement. Je n'ai en revanche pas parlé de Forécariah.
Je n'ai pas davantage parlé de Mankountan et Tougnifily, parce que je n'ai analysé que les résultats officiels centralisés de la CENI, mais si tu veux des votants supérieurs au nombre d'inscrits, je t'invite à lire le mémorandum de Lansana Kouyaté. Si cela est arrivé chez l'opposition, mon explication est très simple. Certains électeurs de 2010 n'ont pas pu voter parce qu'ils n'étaient pas inscrits. Peut-être certains commissaires ont ils violé la règle, parce qu'en Haute Guinée on le permettait. Tu vois c'est tout simple.
Enfin je n'ai pas écrit ce texte pour que tu me dises qu'il ne vaut rien, mais que tu me montres mes erreurs, autrement que par des jugements de valeur. Je rappelle que la CENI nomme les commissaires (la femme du candidat du RPG à Fria par exemple), mais ces cas de figure moralement condamnable (pour le cas de Fofana à Matoto) ne sont juridiquement pas attaquables.
Quant à tes explications vaseuses sur la réalité que je ne connais pas, je te rappelle que j'analyse des chiffres officiels. Donc s'ils ne correspondent pas à la réalité (ce que je dis), je suis heureux de te l'entendre dire.
Le RPG, un bastion en forêt. Rappelle moi les chiffres du RPG sous Lansana Conté !!!
Quand tu dis qu'il n'y a pas de preuve de falsification de PV, tu vas un peu vite en besogne, puisque les recours à la CS n'existent pas encore.
Tu admets que les victoires de l'opposition à l'uninominal s'expliquent par le bon report des voix des électeurs de l'UFDG à l'UFR, mais cette règle ne s'applique pas à Coyah où l'opposition est pourtant majoritaire. Pourquoi ?
Tu as mal compris la stratégie de Kouyaté en Basse Guinée, expliquant selon toi son échec... en Haute Guinée ???
Oui AC avait déclaré que l'opposition (la seule UFDG en fait) n'aurait qu'une vingtaine de sièges, et si cette stratégie n'a pas marché, ce n'est pas à cause de l'esprit démocratique d'AC, mais de la présence de la Communauté internationale, et le combat de l'opposition. Tu vas nous faire pleurer !!!
Ce n'est pas annuler des circonscriptions gagnées par l'opposition qu'il faut (on voit là ton esprit partisan, car tu oublies que la mouvance a gagné la proportionnelle), mais revoir les incohérences, notamment au niveau des PV. A Dubréka et N'Zérékoré c'est un scandale qui ne dit pas son nom.
Je rappelle que tous les commissaires sont nommés par la CENI, de sorte que lorsque l'opposition gagne des circonscriptions, il est difficile d'imaginer qu'elle triche (autrement dit qu'elle a eu le soutien de la CENI), alors que pour la mouvance... Je ne vois donc pas qui tu veux convaincre en affirmant que la mouvance ne triche pas et que l'opposition n'est pas nette.
Par ailleurs tu admets que l'opposition a été handicapée - terme politiquement correct du RPG, pour ne pas avouer une fraude éhontée - et tu félicites la CENI d'annoncer les résultats !!! qu'elle veut ???
Enfin pour conclure, c'est une victoire du RPG à Conakry qui surprendrait tout le monde (sauf toi), et ce n'est pas faute d'avoir essayé.
Il faut tout faire pour barrer la route à ce RPG arc-en-ciel usurpateur comme son président alfa condé! Pour cela que tous les citoyens se lèvent pour protéger leur vote car en Guinée nous le savons tous personne n'a voté pour ce parti.
Vous non plus vous ne nous abuserez pas par vos analyses bancales.Ce n'est pas honnête de dire ici que c'est Babara Fofana qui aurait emporté les registres chez lui à moins qu'il n'ait été lui-même le president de la commission de centralisation de Matoto.Ce qui n'est pas le cas à mon avis.Même Mme Domani Doré avec qui Mr Fofana etait l'invité des GG du 14-10-2013 impute cette supposée faute à Monsieur le president de la Commission.D'où d'après elle la cause de la recusation de ce dernier (Président de la commission).Par contre Babara Fofana serait d'après la même Domani Doré recusé pour avoir été le representant de L'UFR alors qu'il est nominé sur la liste de son parti.Vous ignorez tout de meme et à dessein que l'agent de la FOSSEPEL qui aurait été déterminant dans la mise à echec de remplacement de PV pendant la nuit par le RPG a été également recusé par votre parti.
Vous vous permettez juste de nier l'évidence dans ce poste en essayant de jouer à l'intello de façon très aberrante.Comme Vous le dites bien , Nous autres lecteurs savons faire notre propre analyse des écrits et là -dessus sans aucune rancune Vous vous planquez très souvent.
Bien à Vous.
D'ici demain j'espère qu'on aura ce résultats enfin pour passer à autre chose. Certains peuvent rêver à l'annulation de l'élection alors que l'opposition elle même est en train de revenir vers la norme.
Bonne fête de l'Aid el Kabir
- La Céni, par l’éloignement des BV et la distribution incomplète des cartes d’électeurs a handicapé l’opposition au niveau de l’élection proportionnelle ;
- Les Guinéens sont sortis massivement et ont voté dans la convivialité ;
- Le fait que 3 partis se détachent (RPG et UFDG en position d’adversaires directs) est conforme à la réalité Guinéenne qui peut être différente de celle imaginée par quelqu’un assis dans un salon en Europe et qui se base uniquement sur un son de cloche ;
- En toute honnêteté, il n’y a pas de raison d’être étonnés de la victoire du RPG en forêt. D’abord, çà toujours été un des bastions de ce parti depuis sa création, ensuite le parti qui pouvait tenir tête est souvent cantonné à la ville natale de son leader (JMD) dont l’absence sur le terrain lors de la campagne a dû jouer contre son parti ;
- Au jour d’aujourd’hui, il n’existe pas de preuves de falsification de PV ; le seul cas dont parle l’opposition (UFR notamment) dans ce sens est celui de Tondon dans Dubréka où le sous-préfet est accusé d’avoir envoyé des PV non signés par l’opposition à la place des authentiques. A l’UFR d’en faire la preuve devant la cour suprême.
- Les politiciens Guinéens des 2 camps connaissent leur capacité de nuisance réciproquement et ne sont pas prêts à se faire confiance. Ils ne respectent la loi que lorsque cela les arrange.
- Les victoires de l’opposition à l’uninominale concomitamment à celle du RPG à la proportionnelle s’explique par la réussite des consignes de vote de l’opposition.
- L’alliance UFR/UFDG a bien profité aux 2 partis et des leaders comme Kouyaté ont tout perdu à cause de leur inconstance et par manque de stratégie (il aurait accepté d’entrer dans l’alliance UFR/UFDG en se contentant d’être accompagné en Haute Guinée que de vouloir discuté la Basse Guinée à Sidya ; on n’aurait pas eu les mêmes résultats dans cette région)
- L’opposition qui disait que le pouvoir voulait leur octroyer une vingtaine de sièges a été échaudée par les premiers résultats et au fur et à mesure qu’elle voyait ses résultats confirmés par la Céni, elle mettait balle à terre tout en maintenant la pression sur la Céni.
- Il n’y a aucune garantie que l’annulation des 8 circonscriptions indexées fera gagner 2à 3 sièges de plus à l’opposition puisque c’est elle qui a gagné 6 des 8 circonscriptions. Personnellement, je souhaite que la cour suprême annule ces circonscriptions.
- Les arguments de l’opposition selon lesquelles quand elle gagne c’est propre et quand c’est le pouvoir qui gagne, c’est de la tricherie sont de la politique politicienne et ne font plus recette.
Il y en a tellement que je ne peux tout citer ici. Ce qui est sûr, c’est que pour la première fois lors de ce genre d’élections, l’opposition a été handicapée à l’amont et il n’y a pas eu de tripatouillages de résultats. Ce qui est une avancée pour notre nation n’en déplaise à ceux qui ne jurent que par présenter un visage hideux du pays quitte à mentir. Malgré tout ce qui est reproché à la Céni, il faut avoir le courage de la féliciter pour sa sérénité et le fait qu’elle ait donné les résultats issus des urnes. L’opposition n’imaginait pas que sa victoire dans les communes de Conakry n’auraient pas été détournée or rien n’en a été.
Sacré Gandhi ;
Comment un universitaire de votre niveau peut appeler un tel document de propagande de l’opposition, une analyse ? Soyons un peu sérieux. A partir du moment où vous avez choisi de considérer que tout se ce que dit l’opposition est vérité et tout ce que dit la mouvance est indigne d’intérêt (alors qu’il faut considérer tous les avis et mener sa propre enquête), votre analyse n’en est pas une puisque trop partisane. Je savais votre militantisme mais en tant qu’universitaire, je pensais que votre travail obéirait à l’honnêteté et la rigueur d’un enseignant de haut niveau. Pensez-vous surement que c’est une analyse que de dire que la dégringolade de Kouyaté de 7% à 2% est inacceptable ? Faire l’analyse signifie que vous devriez nous donner des hypothèses qui pourraient être à la base de cette situation. Rien sauf dire que cela ne relèverait que de fraude de la part du RPG, alors qu’il peut bien avoir d’autres raisons (inconstance politique, abandon par ses électeurs pour mieux défendre le pouvoir de AC, stratégie d’alliance avec les partis salons, …) . Le taux élevé de PV de bureaux de vote annulés ? Au lieu d’accuser la Céni de les avoir annulé pour favoriser le RPG, un analyste rappellerait ce qui peut conduire à l’annulation des PV de BV, recenserait des cas (s’il en a connaissance) et laisserait le lecteur tirer sa conclusion. Pour cette élection, il fallait aussi analyser le taux élevé de bulletins nuls, rien dans ce sens par ce que vous ne voulez jamais dévoiler une erreur de la classe politique (puisque l’opposition fait partie) qui a passé toute la campagne à diffuser des messages à la télé qu’à expliquer comment voter pour eux. Pendant que Cheick Traoré du directoire de l’UFR reconnait qu’ils ont loyalement perdu Coyah et que leur revendication porte sur Dubréka et Kaloum (au moment de son interview), vous trouvez moyen de dire qu’il ya des irrégularités dans cette ville que vous considérez comme bastion de l’opposition (ce qui est une contrevérité et pour Coyah et Forécariah l’opposition connaissant la situation ne fait aucune réclamation). Il y a tellement de partialité dans votre texte qu’il manque de crédibilité. Vous osez passer sous silence les cas de Mankountan et Tougnifily (où le nombre de votants dépasse de très loin celui des inscrits), le cas de Kaloum où Baidy Aribot a été filmé en train de donner de l’Argent à des membres de bureaux de vote, le cas de Matoto où l’UFR (ne serait-ce que sur le plan moral) n’a pas daigné demander à Babara Fofana (7ème sur sa liste nationale) de ne pas siéger comme président de la Commission Administrative de cette circonscription mais surtout ne lui a pas interdit d’emporter le registre chez lui (ce qui est interdit) sous prétexte d’éviter qu’on falsifie les chiffres. Vous laissez ces faits pour nous parler des insinuations de fraude uniquement parce que le taux de participation est élevé. Vos lecteurs savent faire eux même l’analyse et ne se laisseront pas abuser par cette présentation partiale et basée sur des hypothèses non vérifiées (comme on le dit, « Avec des si on peut mettre Paris en bouteille »).
Mr Gandhi croyez vous que la cour suprême est indépendante??
Je crois avoir répondu à la question dans ce texte, et c'est la raison pour laquelle l'opposition n'a jamais mis en oeuvre la CS, contrairement à ce que j'aurais souhaité dès la première violation constitutionnelle en Janvier 2011.
Vu la triche évidente pour ne pas donner des cartes d’électeurs aux opposants en 2013 ne fallait-il pas imposer les votes avec les cartes 2010 et les récépissés 2013 puisque ces personnes sont dans le fichier mais que la CENI a refusé de leur donner des cartes 2013?
Le pouvoir est dans un tel état de déconfiture que l'opposition pensait pouvoir gagner, même avec certains handicaps connus. Elle est presque en passe d'y parvenir si elle pousse jusqu'au dernier retranchement l'UE, le pouvoir, la CENI ou la CS et reste absolument ferme sur les principes.
Malheureusement l'opposition n'est pas professionnelle (question de culture sans doute) et ne pousse pas jusqu'au bout son avantage, en imposant (elle en a les moyens), le respect d'un minimum de règles (celle que tu décris en est une illustration). Le consensus, c'est bien pour ceux qui gouvernent, pas pour l'opposition.
Concernant la proportionnelle, l'opposition doit non seulement vérifier les raisons de l'annulation de nombreux PV dans ses zones, mais également les participations extravagantes en Haute Guinée, de sorte que l'augmentation du potentiel de l'opposition en termes de suffrages exprimés et la diminution corrélative de ceux du pouvoir, modifie le nombre d'élus à la proportionnelle.
Sans compter que l'inversion des élus dans des scrutins à l'uninominal (Dubréka, N'Zérékoré, Fria) par exemple modifierait le vainqueur de ces élections.
Hahaha ces elections renforcent l'idee d'une potentielle victoire rpgiste des le premier tour des presidentielles de 2015. Cette hypothese ne fait l'objet de doute aucun. La percee du rpg au fouta combinee a sa victoire a la proportionnelle dans 3 communes conakry et aussi la table rase sur 3 regions du pays rendent un plebiscite rgiste plus que jamais possible.
Y'a de la graine à prendre...Sérieux , moi je pleurerais grave.
Mr Gandhi croyez vous que la cour suprême est indépendante??
Moi même Celloumbah, je me demande si la CS existe en Guinée ?
Faudra quand même confronter nos institutions inféodées à leurs propres contradictions , d'autant qu'on les a mises en place pour ''bosser'' théoriquement.
Une question, Celloumbah: est-ce toujours Me Mamadou Sylla le presi de la CS ,qui condamna AC sous Conté , et qui a validé ses 52.52% historiques après ses...18% au 1er tour de la presidentielle ?
Gandhi, j'ai une question: Vu la triche évidente pour ne pas donner des cartes d’électeurs aux opposants en 2013 ne fallait-il pas imposer les votes avec les cartes 2010 et les récépissés 2013 puisque ces personnes sont dans le fichier mais que la CENI a refusé de leur donner des cartes 2013?
Elle avait accepté quelques semaines avant et ensuite refusé la veille du vote - en ne disant/faisant rien l'opposition savait déjà qu'elle était perdante a la proportionnelle.
Ton avis dessus stp ?
Merci Gandhi!








