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Un chronogramme illégal à contester
Haroun Gandhi Barry Lundi, 17 Juin 2013 22:58
Ce texte pour montrer qu'Alpha Condé dépasse une nouvelle fois les bornes, puisqu'il justifie l'injustifiable en faisant convoquer – personne n'est dupe – les électeurs par la CENI pour le 28 juillet. Il convient ici d'examiner le chronogramme d'Alpha Condé (de la CENI), qui veut une fois de plus se moquer les Guinéens, sans tenir compte du dialogue qui a eu lieu récemment. Selon lui, c'était pour amuser la galerie. Nous allons lui montrer qu'en dehors de son opposition politique passive sur le plan juridique, il existe une opposition citoyenne qui ne supporte plus qu'Alpha Condé viole encore la constitution, ce qui oblige à saisir immédiatement en référé la Cour suprême, afin qu'elle rétablisse un semblant d'ordre juridique. Entre un décret non publié au Journal officiel, un décret annoncé une seule fois à la TV, un courrier officiel – mais non public – du président de la CENI, adressé au facilitateur international et indiquant une nouvelle date de scrutin, il est temps de réagir. Ce texte contient les éléments qui feront l'objet d'un recours en annulation pour violation de la loi, même si le contenu sera moins journalistique et plus juridique. Il convenait néanmoins de vous informer que l'heure n'est plus aux protestations verbales, mais aux actions concrètes. À la Cour suprême de prouver qu'elle est à la hauteur de la situation.
Au sujet de la révision exceptionnelle
Le dernier chronogramme indique qu'une nouvelle révision électorale va durer 6 jours (du 19 au 24 juin). On rappelle qu'en principe la révision dure au moins 3 mois (article 17 du code électoral). Certes selon l'article 18 du même code, « en cas d'établissement ou de révision à titre exceptionnel des listes électorales, les dates d'ouverture et de clôture de la période d'établissement ou de révision sont fixées par décision du président de la CENI avant la convocation du corps électoral ». Cela signifie que la révision peut avoir lieu en dehors des dates du 1er octobre au 31 décembre, mais cela ne permet pas au président de la CENI de ne pas respecter les autres dispositions de la loi.
Or à la lecture des articles du code électoral, il est impossible d'organiser des élections au 28 juillet 2013, si l'on respecte les textes, ce que doivent respecter non seulement la CENI, qui est un organisme chargé de faire respecter la loi (sic), mais également le PRG, qui doit en être le garant (re-sic).
En admettant que la nouvelle révision commence le 19 juin 2013, il aurait fallu afficher cette annonce 15 jours avant le début des opérations (soit le 4 juin), afin que les différentes personnes intéressées (les jeunes notamment) soient informées (article 17 du code électoral). Le même article précise qu'il faudra également afficher 15 jours avant la fin de la révision (soit le 9 juin), la date de clôture de la révision. On voit bien que les dates choisies par la CENI entrent en contradiction avec les textes, qui présupposent un minimum d'au moins 15 jours pour réviser.
Ce manque d'information légale est préjudiciable aux électeurs qui habitent les coins reculés du pays notamment. Officiellement, il faudrait prévenir les électeurs le 9 juin (soit 15 jours avant la fin) que la révision complémentaire se terminera le 24 juin, autrement dit les prévenir que ça s'arrête, avant même que ça commence, bonjour la confusion, sic...
D'autre part, le délai est trop court pour recenser les électeurs, auxquels l'opposition actuelle qui revendique à peu près ¾ d'entre eux (au premier tour des présidentielles), avait demandé de ne pas se recenser.
On rappelle que les déclarations radio ou télédiffusées ne suffisent pas, car chacun doit pouvoir vérifier visuellement s'il est inscrit ou pas sur la liste (d'ailleurs qui possède la TV ou la radio dans la brousse ?). Concrètement les dates ne sont pas fixées équitablement, de façon à ce que le corps électoral soit suffisamment informé.
Au sujet de la composition des commissions administratives d'établissement et de révision des listes électorales (CARLE)
Selon l'article 16 du code électoral, les listes électorales sont dressées par des CARLE composées notamment d'un représentant de chaque parti engagé dans les élections. On se rappelle que l'opposition n'avait pas voulu participer à la révision précédente, parce que la CENI voulait réduire le nombre des représentants pour l'opposition à un seul. Là encore l'opposition doit communiquer la liste de ses représentants. A-t-elle obtenu satisfaction, d'autant que cette revendication faisait justement l'objet du rapport final du dialogue de juin 2013 ? La CENI avait annoncé qu'il était possible de satisfaire cette demande et souhaitait un délai raisonnable pour en discuter en interne. Elle indiquait qu'elle produirait une proposition concrète quant à la mise en œuvre de cette recommandation. Qu'en est-il ?
Au sujet de la composition du tableau rectificatif
Quand bien même le nécessaire aurait été fait pour clore la révision au 24 juin, un tableau rectificatif doit être élaboré, et porter toutes les mentions d'identité devant figurer sur la liste électorale ainsi que les motifs de l'inscription ou de la radiation (article 21 du code électoral). Concrètement il faut indiquer les motifs d'inscription des électeurs nouvellement inscrits, ainsi que les motifs de la radiation des électeurs radiés. Par exemple les supposés 1 million 500 000 nouveaux électeurs de Haute Guinée seraient-ils devenus subitement majeurs ? Il faudra en vérifier la réalité.
Où se trouve en effet ce tableau rectificatif préalable à cette révision complémentaire, en vue d'en vérifier le contenu ? Quelqu'un a-t-il pu le faire ?
Toutefois pour pouvoir publier ce tableau, encore faut-il que l'essentiel des données brutes, dont certaines se trouvent à l'intérieur du pays (l'enrôlement et les premières corrections s'effectuent dans chaque région), soient chargées sur le site central à Conakry. Ce n'est qu'à l'issue de ces transferts (par clés USB), qu'on procédera aux opérations de dédoublonnages (c'est-à -dire la suppression des doublons, des individus enrôlés plusieurs fois) internes (la CENI prévoyant une semaine pour ce faire) et externes (là encore la CENI prévoit 5 jours non simultanés).
C'est seulement ces données traitées et arbitrées (il faut 4 jours supplémentaires pour gérer les contradictions possibles entre les dédoublonnages locaux et extérieurs), qui seront considérées comme la liste électorale provisoire devant faire l'objet d'affichage pour des corrections éventuelles.
J'avais déjà évoqué – dans des textes précédents – des anomalies, puisque l'opposition n'a pas la possibilité de vérifier la réalité des dédoublonnages (d'où sa volonté d'obtenir 2 techniciens informatiques qui les représentent réellement, en pouvant « mettre les mains dans le cambouis »).
Concrètement au niveau des kits (donc localement), on pourrait enregistrer par exemple 200 Mamadou Diallo dans toute la Guinée (ce qui est possible au vu des nombreuses homonymies), mais n'en garder qu'un seul au niveau du serveur de Conakry, pour cause de … doublon !!! A l'inverse, un Sékou Traoré enregistré plusieurs fois (en considérant qu'il s'agit de la même personne) pourrait passer au travers des mailles du filet, puisque les données des électeurs étant modifiables au niveau des kits, on pourrait modifier manuellement le non de sa mère, pour obtenir deux électeurs différents, rattachés à deux bureaux différents, alors qu'il n'existe en réalité qu'un seul Sékou Traoré au départ !!!
Malgré tout, sans se perdre dans les détails (mais chacun peut toutefois constater leur importance, d'où la raison pour laquelle un parti digne de ce nom doit être organisé), et selon la CENI, il faut un minimum de 16 jours après la fin de la révision pour publier la liste provisoire du tableau rectificatif. Limitons-nous à ces 16 jours, sachant que la CENI procède à une simultanéité des opérations de rapatriement des données et de dédoublonnage local (voir planning du chronogramme). Concrètement des électeurs enrôlés à Beyla le 15 Juin pourraient être dédoublonnés à Conakry au même moment (???). Tout ça pour raccourcir des délais.
Au sujet d'autres délais incompressibles
La CENI considère qu'il faut 3 jours pour imprimer et acheminer les listes électorales provisoires aux différents lieux de votes, qu'il faudra ensuite afficher, l'affichage des listes électorales étant une obligation non seulement légale (article 22 du code électoral), mais constitue en outre une mesure de transparence. C'est la seule façon de vérifier si l'on est inscrit ou pas.
Dès lors dès le 13 juillet, il faut faire connaître à la population par affiche apposée aux lieux habituels, qu'elle dispose d'un délai de 15 jours après la publication du tableau (8 jours en cas de révision exceptionnelle, article 14 du code électoral), pour faire des réclamations.
À l'issue du délai de 8 jours à partir du 13 juillet, le Tribunal de première instance (TPI) dispose de 10 jours (jusqu'au 22 juillet) pour rendre sa décision, qu'il doit faire connaître au justiciable dans les 3 jours (jusqu'au 25 Juillet) en cas d'erreur et/ou d'oubli par exemple (article 26 du Code électoral).
Il faudra ensuite au moins une semaine (c'est un strict minimum, la loi en prévoyant 5), pour que la CENI récupère les décisions définitives de tous les tribunaux du pays (la CENI prévoyait 5 jours pour consolider les données liées à l'enrôlement par exemple) et les publie (la CENI prévoyait 3 jours pour l'impression et l'acheminement en régions des listes), en ajoutant ceux qui sont morts depuis le 13 juillet (date de publication du tableau rectificatif), et ceux qui auraient été privés du droit de vote par un jugement devenu définitif (article 28 du code électoral), ce qui deviendra la liste électorale définitive de l'année en cours (au 31 juillet). La liste électorale définitive sera déposée dans toutes les circonscriptions locales, et pourra être communiquée à tout requérant (les partis politiques par exemple), qui en fera la demande. On constate déjà que nous sommes hors délai par rapport au 28 Juillet.
Au sujet des candidatures
La CENI voudrait obliger les partis politiques à choisir leurs candidats éligibles au 18 juin, avant même la révision complémentaire, alors que la clôture de la liste électorale ne serait effective qu'au 31 juillet au plus tard, pour, dit-elle, que la durée légale des 30 jours prévus pour la campagne électorale soit respectée.
Or ce n'est donc qu'à partir du 31 juillet, que les partis politiques ne pourront présenter leurs listes de candidats aux législatives (et non pas avant). En effet, selon l'article 137 du code électoral, « tout citoyen qui a la qualité d'électeur peut être élu à l'Assemblée nationale s'il est présenté par un parti politique légalement constitué et conformément aux lois et règlements en vigueur ». Mais pour avoir la qualité d'électeur (et donc être éventuellement éligible), encore faut-il être inscrit sur la liste électorale... définitive. En outre l'article 134 du code électoral précise que : « après la date limite de dépôt des listes nationales [60 jours au moins avant la date du scrutin (donc au 29 mai ???), selon l'article 156 du code électoral], aucune substitution, aucun retrait de candidature, aucune permutation dans l'ordre des candidats sur une liste n'est admise ».
Or l'ouverture de la campagne électorale doit être effective et annoncée, au moins un mois avant la date du vote (soit le 30 juin). Un candidat non encore qualifié au 30 Juin aurait effectivement toutes ses chances de … perdre... puisqu'il ne pourra même pas être candidat. Or si la liste électorale définitive ne l'est qu'au 31 juillet, comment un candidat seulement inscrit définitivement à cette date, peut-il être qualifié au 30 juin ? Imaginons en effet Mr Mohamed Camara, 25 ans, non encore inscrit sur la liste, parce qu'à l'étranger en 2010, et ayant refusé de se faire recenser, pour respecter les consignes de son parti. Sachant que la liste définitive ne sera effective que le 31 juillet, comment pourrait-il se présenter le 18 Juin, alors qu'il ne figure même pas sur la liste électorale ?
Autre problème : un candidat déclaré le 31 Juillet devrait effectuer certaines formalités (articles 153 à 155 du code électoral) qui, si elles ne sont pas respectées, obligent le président de la CENI à notifier l'inéligibilité d'un candidat dans les 7 jours (soit au 7 août), qui suivent le dépôt de cette candidature, ce qui octroie 3 jours au candidat (jusqu'au 10 août), pour attaquer la décision de rejet devant la Cour suprême qui statue dans les 7 jours de sa saisine (jusqu'au 17 août). Évidemment à cette date, le candidat pourrait commencer sa campagne électorale... pour des élections... qui auraient déjà eu lieu !!!
C'est pourquoi l'article 158 du code électoral, qui précise que les candidatures annoncées deux mois avant la date du scrutin (article 134 du code électoral), donc au 29 mai, ne le sont finalement de manière définitive que 39 jours avant (il faut en effet ajouter aux 17 jours précités, deux fois deux jours, pour d'autres contestations éventuelles, article 158 précité).
Autrement dit, puisque les déclarations de candidatures sont déposées à la CENI, 60 jours au moins avant la date du scrutin par le mandataire du parti politique qui a donné son investiture (article 155 du code électoral), lorsqu'on rapproche les différents textes, on peut en déduire que la date limite du dépôt des candidatures se situe environ 10 jours après la fin de la publication de la liste électorale définitive (soit au 10 août), sachant qu'en ajoutant les 21 jours de délais incompressibles (évoqués ci-dessus dans l'article 158 du code électoral), on arrive au 31 août, soit un peu avant l'ouverture de la campagne électorale, un mois avant la date du scrutin.
Au sujet du décret de convocation des électeurs
Contrairement à un chronogramme respectueux des textes ci-dessus indiqué, Alpha Condé (via la CENI interposée, il ne faut pas se faire d'illusions), a considéré que toutes les formalités qui restent à faire, pouvaient l'être en 45 jours, sans nouvelle convocation des électeurs. En effet, si la date du 30 juin est annulée, les électeurs ne pourraient être convoqués qu'au moins 60 jours après la date annulée (article 62 du code électoral), nonobstant les violations parallèles du code électoral évoquées (qui font l'objet de ce texte), et qui devraient renvoyer cette date à plus tard encore (au moins au 3 novembre ‒ on a supposé que la révision se terminerait au 24 juin, ce qui n'est pas possible au vu du non-respect des délais d'affichage. La révision se terminerait le 15 juillet, si on publiait la date de début de révision au 1er juillet dès le 17 juin, et si cette révision ne dure que 15 jours). Alpha Condé considère qu'en n'annulant pas la date initiale, il n'est pas tenu par cette obligation. Il ne veut donc peut-être pas rapporter son décret du 15 avril, pour reconvoquer les électeurs au 28 juillet. Étant donné les 70 jours prévus et incompressibles, le nouveau décret de convocation aurait du être pris le 20 mai. N'importe quel électeur ne peut donc pas se sentir concerné par la date du 28 juillet, puisque le PRG ne les a pas convoqués.
Alpha Condé a déclaré qu'il n'a pas hérité d'un État, mais il ne fait rien pour changer la donne, en témoigne son décret du 15 avril 2013, quasiment introuvable (secrétariat général du gouvernement, secrétariat général de la présidence, journal officiel...). Il est difficile de contester un texte qui n'existe pas (???). À l'inverse, un décret non publié au JO ne peut être applicable. On rappelle en effet qu'un décret qui n'a pas fait l'objet de la publication au journal officiel exigée par la constitution (article 5), et en l'absence d'aucune circonstance exceptionnelle pouvant dispenser le PRG d'assurer cette publication, dans ces conditions, le décret du 15 avril 2013 n'a pas acquis force obligatoire à l'égard des personnes entrant dans son champ d'application, c'est-à -dire les électeurs.
De la même façon, la CENI voudrait faire croire que son courrier du 13 juin adressé au facilitateur international Saïd Djinnit pour un chronogramme dont la date de scrutin est fixée au 28 juillet n'existe pas, parce que non public. Sans doute pour éviter là encore, un recours contre une décision inexistante. Mais au vu des réactions qu'il suscite ou non, ce courrier est censé obtenir une valeur juridique, de sorte que la date indiquée comme potentielle, est considérée comme officielle et engagerait tous les participants. On marche sur la tête. C'est aussi la raison pour laquelle il est temps que la Cour suprême intervienne pour remettre un peu d'ordre juridique dans ce maelstrom, qui ne dit pas son nom.
Et je ne parle même pas du décret d'ouverture de la campagne électorale, qui a disparu dans les méandres de la RTG.
En définitive, ce n'est en principe qu'à partir de la date de publication de la liste électorale définitive ‒ après épuisement des principaux délais de recours, pourrait-on dire ‒, que le PRG doit convoquer les électeurs pour une date de scrutin.
Selon la CENI, cette date de publication de la liste définitive se trouve être le 24 Juillet, soit 4 jours avant la date des élections programmée par elle. La CENI est une institution, dont l'objet essentiel est de faire respecter aux partis politiques notamment, la loi. Au vu de ce qui précède, on peut constater que la CENI qui fustige souvent les violations des textes par les autres, est moins regardante pour la pratiquer à son profit. La CENI est pourtant censée faire respecter la validité d'un chronogramme.
En convoquant dès le 19 juin, les électeurs pour une révision en une petite semaine, la CENI montre le peu de respect qu'elle a pour les électeurs, dont elle est pourtant celle qui est censée garantir la bonne tenue des élections.
La seule solution qui vaille pour obliger la CENI à respecter la loi, c'est un recours (en référé suspension) pour excès de pouvoir, pour violation de la loi, par un ou plusieurs partis de l'opposition (articles 31 et 102 de la loi organique n° 91/008/CTRN du 23 décembre 1991 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Cour suprême).
Proposition pour un scrutin apaisé
La CENI ne doit pas ignorer les recommandations du dialogue – auxquelles elle s'était pourtant engagée à répondre ??? (voir rapport final) :
- le fonctionnement interne de la CENI,
- le vote des Guinéens de l'étranger,
- l'opérateur électoral Waymark, et notamment les questions de la sécurisation du processus électoral et la révision du fichier électoral,
- la question du chronogramme électoral.
J'ai beaucoup de doute sur le caractère consensuel de la décision concernant le nouveau chronogramme (comme à son habitude la CENI – voire son président seul ‒ a pris une décision unilatérale), d'où la mise en place d'un comité de veille avec en son sein, un membre de la Cour suprême qui pourrait conseiller utilement le président de la CENI, sur le respect des textes.
Le vote des Guinéens de l'étranger semble acquis (mais il ne s'agissait que de respecter la loi), en témoigne le chronogramme.
La question du chronogramme devrait pouvoir être résolue – sauf mauvaise surprise ‒ par les attendus futurs de la Cour Suprême.
Enfin concernant la question de l'opérateur électoral, il faut « coller la CENI à la culotte » pour imposer la présence des techniciens représentant l'opposition, à tous les stades de la procédure (y compris en Belgique, ce qui représente un scandale inadmissible, puisqu'on confie gratuitement les données biométriques de citoyens guinéens à un pays étranger), en vue de la sécurisation du processus électoral. Quant au fichier électoral, il faut l'auditer pour voir les évolutions entre les données de Sagem, et celles que Waymark a bien voulu créer.
Il faudra s'assurer ensuite qu'il n'y ait pas de centralisation automatique et informatisée (susceptible de générer des fraudes), mais une centralisation manuelle, avec une publication directe et synchronisée des radios guinéennes, à l'image de ce qui s'est passé au Sénégal. On doit même rappeler à la communauté internationale sa promesse consistant à prévoir la présence d'un observateur international par bureau de vote.
Par suite, il serait loisible de convoquer dès le 17 juin les électeurs à une révision complémentaire à partir du 1er juillet, qui durerait au moins 15 jours (c'est un strict minimum), cette révision pouvant donc terminer le 15 juillet. Les 15 jours de battement pourraient servir à régler les problèmes ci-dessus évoqués lors du dialogue, avec la ferme intention d'aboutir. Dans le cas inverse, les recours seront systématiquement intentés pour un rappel à l'ordre de la loi, ce qui pourrait reculer d'autant toutes les procédures, et par conséquent la date du scrutin.
Compte tenu des délais incompressibles et raccourcis au plus près, la date du scrutin ne peut pas être avant le 3 novembre 2013.
Épilogue
Il ne sert plus à rien de s'offusquer des décisions des partis politiques (ils sont pourtant plus d'une centaine), ou de leur passivité, car si l'on ne se sent pas représenté par eux, il n'y a que 3 solutions : faire pression sur eux pour qu'ils agissent conformément à nos souhaits, changer de parti – et notamment ceux qui symbolisent la nouvelle génération ‒, ou créer soi-même un nouveau parti conforme à ses souhaits. Donc s'il est possible de critiquer les autres, il faut d'abord commencer par se regarder dans la glace et se poser la question de connaître son apport – hors les conseils de ceux qui ne sont pas les payeurs – à la situation dont on regrette l'évolution.
L'utilisation systématique du recours à la justice – que certains dont moi-même, appellent de leurs vœux ‒ pourra éviter des morts inutiles, car cela permet de résoudre pacifiquement des différends, tout en prenant date pour l'avenir, qu'il est désormais possible de contester autrement que par la rue, de simples décisions politiques ou administratives. Cela a également une vertu pédagogique, car on a souvent l'habitude d'imiter ce qui fonctionne.
En attendant la date officielle des élections, chacun doit se tenir dans les starting-blocks, prêts à agir... concrètement.
Gandhi
Citoyen guinéen
« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace » (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, mai 1791).
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Commentaires
Par ailleurs, il faut distinguer un texte plus réfléchi et un commentaire plus spontané. Les premiers font appel à la raison, les seconds à l'émotion. Curieux que tu ne fasses pas la différence !!!
Manifestement sur le projet Kaleta, tu n'as pas compris (suis-je étonné ?) ce que je voulais dire. Les Européens sont également corruptibles, je te rassure si tu en doutais.
Je te rassure également, l'UE je connais très très bien, j'ai même travaillé avec elle en Guinée. Tu n'as pas répondu à mes questions. Quels sont les destinataires des fonds que j'ai évoqués ?
Pour ta conclusion, je te renvoie à ce que j'ai indiqué ci-dessus. Je pose des questions provocantes, et je le fais sous mon nom, alors que je pourrais utiliser un pseudo pour délirer. Je n'ai rien à cacher, donc je n'ai rien à dire hors forum de ce que je dis ici.
Vraisemblables peuvent être tes explications, vraisemblables peuvent être les miennes. La moindre des choses, c'est de les prouver, et c'est là où je veux en venir : un gouvernement DOIT rendre des comptes. Comme la fameuse Cour des comptes attendra, on doit se contenter des affirmations du gouvernement. C'est curieux que tu ne crois pas celles de l'opposition, quand elle s'exprime. Comment expliquer ça ?
Enfin le concret c'est ce qui existe, pas ce qui pourrait ou va exister.
3. Les derniers financements de l'UE : c'est sur ce point que je suis surpris par votre commentaire.
- Le financement de 5 millions d'Euros promis début juin 2013 pour la mise en place de la police de proximité, vous commencez à dire que c'est parti dans les poches. J'imaginais que vous connaissez comment les projets sont mis en œuvre. Vous imaginez qu'en 2 semaines le décaissement est fait et l'argent est allé dans des poches des gouvernants? Vous imaginez que l'argent est remis au Gouvernement? Tous les acteurs du développement savent que l'UE est le bailleur le plus mesquin et le plus exigeant. je ne dits pas qu'il n y a pas de corruption ou de détournement dans ses projets, mais pas comme ce que vous dites. C'est essentiellement ce que les adjudicataires de marchés redistribuent aux fonctionnaires.
- Je vous informe que d'habitude, l'appui à la sécurité alimentaire et agricole consiste à financer les projets d'aménagement de bas-fonds, de construction de magasin, de renforcement des capacités des groupements et des organisations paysannes. Ces montants passent souvent par des ONG Guinéennes ou Européennes (comme le Consortium des ONG Italiennes).
Pour terminer, je vous redits ceci (je l'avais déja fait il y a quelque mois): contentez-vous de vos textes juridiques bien fouillés et évitez d'écrire n'importe quoi sur des thèmes que vous ne maitrisez pas. Cela risque de vous discréditer. Comme beaucoup de personnes sur ce site, j'ai assez de respect pour votre niveau juridique mais j'avoue qu'à lire certains de vos commentaires, on tombe des nues.
Bref, nous pouvons continuer nos échanges si vous le voulez hors de ce forum.
Précision : Je sais qu'il y a eu des scandales sous AC (Palladino notamment). J'ai voulu juste vous expliquer l'utilisation vraisemblable des 700 millions de $ US parce que vous ne cessez d'en parler alors que les groupes sont arrivées à Conakry, la route de Boké-Boffa a été faite, les travaux de Kaléta sont en cours, d'autres travaux routiers vont commencer incessamment. Tout cela c'est du concret.
Bien à vous
Comme je vous l'ai souvent dit, votre hantise de AC risque de vous discréditer sur ce site car on a du mal à comprendre que c'est le même Gandhi qui fait des textes assez bien fouillés et argumentés qui peut faire des commentaires d'amateurs comme votre dernier post. Moi je suis naif mais ma modeste expérience du terrain me permet de comprendre les mécanismes de fonctionnement des projets de développement loin des théories des salles de classe. Voyons un à un vos affirmations :
1- La route Boké-Boffa : je l'ai pratiquée plusieurs fois depuis 2010. Et comme les autres usagers, j'ai été soulagé que cette route ait été complètement réhabilitée entre 2011 et 2012 (je confirme qu'il ne s'agissait pas d'un traitement de points critiques mais plutot d'une réhabilitation entière). Le calvaire est devenu un lointain souvenir (de 6h on est à 3h entre Kagbélen et Boké). Pour ne pas être long vos souvenirs ne sont pas bons car c'est la route Dubreka-Boffa qui a été faite il y a 10 ans si moi j'ai bonne souvenance. Donc les Guinéens sont témoins que cette route a été réhabilitée entièrement par AC (et cela avec l'argent de Rio Tinto puisque pas le passé le BND n'a jamais permis de financer ce genre de projets).
2- Projet Kaléta: je commence par le montant du financement. Les 1ères études (dont je ne connais pas la date) peuvent bien avoir estimé le coût du projet à 230 millions de $ et les dernières peuvent se chiffrer au double voire plus. Cela dépend des facteurs techniques, de la stabilité de la monnaie (puisque certains intrants sont en GNF) mais surtout du volet Etudes d'impact Environnemental (EIE) qui n'était certainement pas prévu dans le premier montage à cause du fait que la prise en compte du volet Environnement était marginal il y a quelques décennies. En général un PGES (Plan de Gestion Environnemental et Social) coûte extrêmement cher. Et, selon les indiscrétions, dans le cas de Kaléta, les personnes touchées ne recevront pas de l'argent comme dédommagement mais plutot des maisons seront construits à la place des leurs qui ont été démolies dans le cadre du projet. Toujours sur le coût, nos grand-pères ne cessent de nous dire que si Sékou avait cherché un bon financement juste après les indépendances, on aurait pu faire le grand Konkouré mais aujourd'hui ce projet serait hors de portée de la Guinée parce que le coût du projet serait multiplié par 2 ou 3.
- Financement: il était prévu un financement de la BAD dans le cadre de l'OMVG depuis au moins une décennie. Si après l'encaissement des 700 millions de Rio Tinto, les autorités, conscients du problème énergétique et de la lenteur du processus avec la BAD, décident de trouver un prêt avec Afreximbank et participer à 25% pour donner corps à ce projet, je pense que c'est une bonne chose. Aussi, il faut signaler que la maitrise d’œuvre est assurée par un Cabinet d'Ingénierie Européen.
Pour finir sur le projet Kaléta, au lieu de vous faire des idées, mieux vaut chercher des informations sûres à travers vos amis à Conakry.
6,5 millions de $ en Mars 2013 pour renforcer la sécurité agricole et la sécurité alimentaire. Qui a perçu ?
De même les 5 millions d'€ en Juin pour le renforcement de la capacité de la police nationale. Qui a perçu ?
Enfin sans donner un crédit absolu aux allégations d'un article sur ce même site, à propos de subventions en faveur de la société civile, et du CNOSCG en particulier, on peut constater que si l'argent entre d'un côté, il peut ressortir d'un autre.
Quant aux 700 millions de Rio Tinto, j'ignorais qu'il suffisait qu'AC parle pour emporter ta conviction. Je me demande pourquoi tu ne lui demandes pas de comptes à propos de l'électricité en 6 mois par exemple ? Je te rappelle une technique que tu connais déjà , mais c'est bien de la rappeler. Soit un projet de Kaleta financé par la Bad (parce que sous-régional avec le Sénégal et la Gambie) à hauteur de 340 millions de $. Soit la Guinée qui décide de le faire seul et d'ajouter quelques opérations supplémentaires. Au final le coût devient 526 millions dont la Guinée finance 1/4, soit 132 millions environ. Tout cela parait dans l'ordre, sauf qu'on peut imaginer que le projet initial de 225 millions de $ (puis passé à 340 millions) serait presque devenu 400 avec les quelques ouvrages en plus. Dès lors les 132 millions payés par la Guinée se sont évaporés. Autrement dit, on a bien enlevé 132 millions des 700 de Rio Tinto, mais ils ne sont pas allés là où ils devraient. Tu vas me dire que j'ai beaucoup d'imagination, pourtant si tu me donnais tous les documents de ce projet, je pourrai te le démontrer facilement (cela se fera de toute façon); c'est bizarre que je n'arrive jamais à obtenir les documents utiles. Quand on prône la transparence, on joint l'acte à la parole.
Concernant le bitumage Boffa-Boké, si mes souvenirs sont exacts, il a été bitumé il y a une dizaine d'années. Boucher des trous, ce n'est pas la même chose que de bitumer complètement une piste. En Avril dernier, rien n'était encore fait cependant.
Quant au bitumage prochain de l'axe Dabompa-Coyah, c'est le terme prochain qui est important !!!
Pour ce qui est de l'utilisation des montants que vous rappelez, je crois qu'il faut voir la réalité en face. Je ne parlerai que des 700 millions dont le Ministre du Budget a expliqué l'utilisation d'une bonne partie : projet Kaleta, achat de groupes électrogènes pour Conakry, bitumage du tronçon Boffa-Boké et bitumage prochain de l'axe Dabompa-Coyah. J'ai oublié le reste. Sans exploitation politique, il est aisé de comprendre que le budget normal de l'Etat Guinéen ne peut financer de telles projets. Alors arrêtons des discussions inutiles sur ces 700 millions US alors que nous savons tous où ils sont utilisés. Entre nous, je vous dits que n'eut été la maladresse politique de Alpha, il aurait redoré son blason et pris une avance sur ses opposants. Mais il est un cordonnier mal chaussé; pur politicien, c'est dans ce domaine qu'il s'est révélé piètre président.
Bien à vous
on peut écourter certains délais et tenir l'élection avant fin septembre surtout que le fichier commence à rassurer l'opposition.
Quel fichier ? celui où on aurait rajouté 1,5 millions d'électeurs de Haute Guinée ?
Tu confonds avec la sécurisation du fichier et là encore les 2 techniciens réclamés par l'opposition sont nécessaires pour aller au fond des choses, et non se contenter de s'entendre dire que tout va bien. La "confiance" n'exclut pas le contrôle.
@ Abdoulaye Diallo Rotterdam : Depuis 2011, cette élection devait se tenir. Ne revenons pas sur les causes du retard, focalisons nous sur comment enfin tenir cette échéance. C'est tout le pays qui en tirera bénéfice. Je suis convaincu que dans un esprit de consensus, on peut écourter certains délais et tenir l'élection avant fin septembre surtout que le fichier commence à rassurer l'opposition.
La seconde remarque est de ne pas se foutre du monde.
AC gère (possède ?) plus d'un milliard de $ (700 millions de Rio Tinto, 150 millions angolais; 50 millions congolais, 150 millions de la CIF en nature, 25 millions Palladino, 15 millions Areeba), sans compter les sommes opaques de Rusal... toutes sommes non budgétées, ce qui en dit long sur leur nature. Alors pleurer pour 140 millions d'€, lorsqu'on en gère au moins 8 fois plus, est encore plus cynique que d'avoir promis la belle vie aux Guinéens après le Code minier, puis après l'IPPTE.
Quant à dire que les financements extérieurs n'iront pas dans la poche d'AC, ta naïveté fait peine à voir. Renseigne toi sur le contenu des derniers financements UE par exemple, tu verras qu'il est largement possible d'en détourner une partie.
Mr Abdoulaye Diallo, l'informations sur la date limite pour obtenir le 10e FED (31 Octobre) est de ce matin (Guineenews)...cela correspond au chronogramme de Mr. HGB (3 Nov.)
Bien à vous tous
Merci IB pour cette précision.
Si ils (CENI,mouvance, opposition, Institutions Internationales) avaient choisi des PMPs (Project Management Professionals) avec une certaine expérience professionnelle pour staffer la CENI, le chronogramme aurait été fait depuis belle lurette, et l execution de ce chronogramme aurait été proche de parfait. On verra les critères de sélection de l'opposition quant aux experts qu'ils doivent recruter pour sécuriser le processus...en attendant..permettez-moi encore de douter.
Mr Abdoulaye Diallo, l'informations sur la date limite pour obtenir le 10e FED (31 Octobre) est de ce matin (Guineenews). N.B.: cela correspond au chronogramme de Mr. HGB (3 Nov.)
Bien à vous tous
La seule façon de sortir de ce bourbier c'est que la mouvance et l'opposition retournent autour de la table et établissent un chronogramme précis tenant compte de tous les recomandations du dialogue et qu'elles mettent en place un comité de suivi. C'est faisable au cours d'une semaine ou deux. Ne nous détrompons pas, on ne peut pas compter sur la CENI.
Pouvons-nous parler encore de perte de temps pour des élections qui devaient se tenir 6 mois après les présidentielles de 2010? Vos informations concernant le 10ème FED sont connu de la CENI depuis belle lurette. A mon avis, il n'y a plus consensuel que le respect stricte de nos textes de loi. La communauté internationale ayant prit l'engagement de nous soutenir dans le cadre d'organisation d'élections libres et transparentes, la seule chose qu'on demande à la CENI: c'est de se montrer apte à organiser de telles élections. Mieux vaut donc respecter le délais minimum afin de pouvoir régler tous les points soulevés au cour du dialogue que de bâcler les législatives dans le seul but d'obtenir le 10ème FED.
Même si elles ne sont pas bonnes pour tous (et tant mieux) voila des propositions pour faire autre chose en espérant des résultats différents. J’espère que les commentaires seront intelligents dans le sens de dire comment faire plus et mieux.
Guinéen et compères étroits et révisionnistes, prière vous abstenir si vous n'avez pas compris le texte - ou au contraire si vous insistez, confirmez une fois de plus ce que nous avons tous constaté depuis longtemps : 3 lignes pour exister enfin une fois dans votre vie, sur le net...
S’agissant des pérégrinations de Alfa en Europe, c’est un grossier montage truffe de mensonges que le bureau de presse de la présidence ne se gène même pas de relayer. Ils disaient (ses journaleux) dans un premier temps que leur champion était a Londres pour le sommet du G8 alors que le sommet devrait se tenir en Irlande du Nord a 130 Km de Belfast (Lough Erne Resort, a five-star Hotel and golf resort on the shore of Lough Erne in County Fermanagh, Northern Ireland) et quand le pot-aux roses fut découvert, le même communique provenant du même bureau de presse de la présidence a vire a 180 degré en faisant cas de la présence de leur champion a Dublin cette fois-ci…..alors que le sommet était programme d’être tenu loin de Dublin. C’est en Irlande du Nord certes, mais le lieu ou le sommet s’est tenu est dans la ville de Belfast (erreur……)
En plus, l’invité de marque du sommet du « G8 » va a Londres pour un soit disant sommet et fait une conférence de presse bidon et décousue dans les sous sol d’un obscure Hôtel de la place - plus précisément a Lancaster House -, il prend le soin d’interpeler les participants au sommet - ou il devrait avoir une place de choix -, de la nécessité impérieuse de traiter les africains comme les partenaires sérieux et en même temps il félicite ses « hôtes » pour l’organisation du sommet du G8……..Sacre menteur !..... Ou est la photo de famille avec les grands du Monde ?……On va a un soit disant sommet et on quitte sur la pointe des pieds avant que le sommet ne démarre!....Mon œil.
Lors de ce sommet, les membres du G8 n’ont parle quasiment de rien en dehors du cas Syrien, tout le reste c’est du pipo….. Les dossiers obscurs des mines d’Alfa Koné peuvent attendre dans les placards pendent que les dossiers brulants de l’heure sont entrain d’être débattus au vrai sommet du G8. Même si Alfa était invite au sommet du G8 par accident, je me demande ce qu’il allait dire sur la Guerre en Syrie ou l’implication du Hezbolla dans cette guerre sale? Quel allait être son apport ? Mais ces « zigotos » se prennent au sérieux hein !
Par ailleurs, Alfa, ses courtiers (Albert Bourgui, et autres…de la mafia), ses diplomates en perte de vitesse (ambassadeurs et leur patron Narco-Fall) se déplacent quasiment en clandestins - comme de vulgaires sans papiers - en Europe sans repère, aucune personnalité Européenne sérieuse ne veut s’afficher avec eux….Une vraie poisse….Et oui c’est ce qui arrive quand on choisi d’être voyou, on ne peut être traite que comme tel. Dans tout ca c’est la Guinée qui est entrain d’en pâtir. Pov Pays !
Le trouble-jeu qu'AC et ses employes de la CENI affectionnent semble avoir atteint ses limites. C'est un bon signe. L'opposition doit toutefois rester vigilante et proactive. Le seul moyen de reellement neutraliser Waymark, c'est de controler chacune des etapes de l'accord politique relatives a la CENI et le fichier electoral avec pour couronnement un audit du fichier final par ses propres experts.
Dores et deja, on peut dire que l'opposition a reussi a etablir le manque total de serieux des dirigeants de la CENI. On comprends mieux pourquoi AC faisait tout pour saboter le dialogue. En effet, il n'est pas necessaire d'etre expert pour comprendre la mauvaise foi de la bande a Bakary Fofana; le seul bon sens suffit amplement.
A present, la seule chose que je souhaite est que ce guignol d'ambassadeur americain prenne de longues vacances et oublie le chemin du retour en Guinee. Son dernier communique est si desuet; meme les guineens ont depasse ce stade. Il aligne des lieux communs et melange des choses que meme les guineens ont reussi a clarifier dans leur debat. Aujourd'hui tout le monde, en Guinee, sait qui est le marchand de cadavres et quels sont les victimes. Ce n'est pas la peine de venir noyer le poisson en mettant tout le monde dans le meme sac.
Par ailleurs, on ne peut s'empecher de constater l'isolement d'AC. Malgre l'intox d'il y a quelques jours, il semble qu'il s'est invite tout seul a Londres. On dit qu'il a rencontre des entrepreneurs dans le sous-sol d'un hotel londonien, tout cela a l'initiative d'un obscur homme d'affaires saoudien d'origine pakistanaise. Tout comme son ministre des affaires etrangeres il y a quelques jours, il sejourne discretement a Paris. Il semble que les officiels francais n'ont pas trop envie de s'afficher avec lui.
Pour moi, la vraie bourde est cette publication d'AC dans "Les Echos". A quoi servent donc l'armee de communiquants qui l'entourent et surtout ce cher Rachid N'Diaye? Le texte etait particulierement mediocre. A mon avis, AC a voulu l'ecrire lui-meme et aucun de ses collaborateur n'a ose corriger le texte de son excellence, ce qui est comprehensible parce que c'est un truc a vous couter votre job purement et simplement. Resultat des courses: un texte digne d'un etudiant moyen est signe par le President de la Guinee.
Le Voyant est sur la même longueur d'onde. En outre il a raison de citer la CPI, car ce n'est pas parce qu'on n'en parle pas, que rien ne se fait. Soyez patient, seul le résultat compte.
Sylla démocrate, franchement, croyez-vous sincèrement que CDD parlait pour lui, de l'UFDG ou de l'opposition entière (PEDN, UFR), lorsqu'il a proposé un gouvernement d'union ? Je crois avoir écrit que j'étais effectivement pour un gouvernement d'union, mais… vous avez oublié la fin de la phrase, sans AC.
Alpha Conde ne connaît que le langage de la force .
Ma réponse est dans le commentaire de Le Voyant. Je vous invite à le relire. Par ailleurs, je suis parfaitement d'accord avec vous qu'à la place de Cellou, Alpha n'aurait jamais accepté un gouvernement d'union national. La preuve, il n'a jamais accepté un quelconque compromis avec Conté. C'est un extrémiste pur et dur. Voilà pourquoi je ne pense qu'à une nouvelle génération d'hommes et d'idées pour sauver la Guinée.
Par ailleurs, il ne faut pas seulement se limiter aux dénonciations, aux marches et autres…. villes mortes, il faut être proactif, et saisir la cour suprême des qu’on s’aperçoit que la loi est violée par Alfa et ses compagnons. La proposition de Gandhi est une parfaite illustration de ce que je viens de dire. Alfa ne comprend que le langage de la violence certes, mais il faut l’acculer sur tous les plans – y compris la justice -, pour qu’il sache qu’il n’a pas à faire qu’aux amateurs et incompétents à l’image de ceux de son camp.
En plus, il faut bien remarquer des qu’on parle de la CPI et autres….. Certains voyous « éclairés » a la solde d’Alfa mettent de l’eau dans leur vin (venin) parce qu’ils savent qu’ils risquent de répondre de leur forfaitures devant une justice outre que celle qui les blanchit a chaque fois qu’ils commettent des conneries.
Vous prenez vraiment le problème guinéen à bras le corps comme le démontre cette autre sortie. Ils ont raison ceux qui étaient sceptiques quant à l'issue du dialogue. La seule question que je me pose est de savoir quel acte allez-vous attaquer : le courrier de la CENI ou quoi ? En ce qui me concerne, vous avez mon soutien total et entier. La loi rien que la loi pour mettre tout le monde au pas. Espérons que la Cour Suprême sera à la hauteur de sa très haute mission.
Supposons qu'un miracle extraexistentielle fasse que ce qu'on appelle justice guinéenne en soit une,mouahahahahaa!!! dans ce cas eut-elle put connaitre d'une affaire impliquant de gros cochons?
Alfa Condè et sa clique étant un amas de cochons,un vivarium ä mouches,la justice peut-elle travailler dans une poubelle géante?
Il ya plus de chance de pécher des dorades en plein desert du sahara que d'obtenir justice en Guinelandie.








