Le pouvoir guinéen entendra-t-il raison face à la date du 30 juin 2013 ?

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DIALLO_Lamarana__Petty_5_01La Guinée est en train de se diriger pas à pas, mais inexorablement vers une implosion sociale et politique. Il n’y a qu’un seul moyen d’arrêter cette descente dans les abîmes grandement ouverts par le pouvoir actuel et le système qu’il a instauré depuis la tricherie électorale de 2010.

Ce moyen unique, c’est de se lever comme en 2006, 2007, 2008 et 2009 pour mettre un terme à la dictature, non plus naissante, mais en voie de très fort enracinement dans notre pays. La Guinée mérite mieux que ce qu’elle a vécu et vit actuellement.

Une prise de conscience collective est déjà acquise qu’Alpha Condé et son système clanique n’apporteront que désolation, division du pays en entités ethniques dont l’antagonisme ne tardera pas à le faire éclater en lambeaux. Donc, il faudrait que les Guinéens de tout bord, de l’intérieur et de l’extérieur se lèvent et mettent de côté leur antagonisme pour venir au secours de la patrie. C’est un devoir qui s’impose à nous tous car la crise politique actuelle dépasse toutes celles des années antérieurement énoncées.

L’opposition guinéenne, malgré certaines failles inhérentes peut-être à l’action politique, montre de plus en plus qu’ Â« elle ne baissera pas les bras Â» et qu’elle n’entend pas accepter le dictat du RPG et de son chef. Pour cela, elle mérite appui militant et patriotique de nous tous pour mettre fin à la série de violation des droits de l’homme, de la constitution et de toutes les lois qui régissent le fonctionnement démocratique de notre nation.

Dans un tel combat, il est indispensable que soient dénoncés et confondus toutes celles et tous ceux qui se sont servis de la soif de démocratie de notre peuple pour se tailler une place de choix dans le système actuel. Ces gens qui ont profité du contexte de crise se retrouvent à tous les niveaux et dans toutes institutions et organes du pays : syndicats, société civile, CENI, Conseil national de la transition etc. Ils sont dans l’administration et sont tapis dans les arcanes du pouvoir. Cela signifie qu’il faut une vraie révolution en Guinée « pour changer le changement Â» détourné. En effet, le changement prôné par Alpha Condé marche sur la tête et il faut le mettre sur ses jambes afin d’éviter qu’il nous ramène là où Sékou Touré nous a laissés.

Une révolution ? Utopique, me dira-t-on. Mais un peuple, un pays, une nation ou un Etat qui manque de rêve finira dans le cauchemar. Je rêve donc d’une Guinée libre et débarrassée de toute forme de dictature, d’ethnocentrisme, de médiocrité, de clientélisme. Une Guinée aux antipodes de tout ce que nous avons connu jusque-là.

Cela n’est possible que si les nouvelles consciences, celles qui se construisent à Vanindara, Concasseur, Hamdallaye, Bambéto, Cosa, Kissosso et dans les coins les plus reculés du pays sont appuyées par des actes concrets et encore plus audacieux. C’est dans les zones périurbaines de Conakry, dans ces lieux plongés dans l’obscurité par manque d’électricité que la nouvelle révolution est en train de se consolider. C’est là, et dans des zones similaires très éloignées de la capitale mais partageant dans les mêmes déceptions et angoisses que sortira la lumière qui éclairera notre pays dans toute sa splendeur.

C’est en appuyant les revendications contre le mal- être des citoyens qui se sentent trahis, abandonnés et victimes de la mal- gouvernance que viendra le changement. Un changement dont la nécessité doit conduire à en découdre avec le régime guinéen actuel comme ce fut le cas de toutes les dictatures qui l’ont précédé.

A cause de l’arrogance qui caractérise certains de ses membres, le pouvoir guinéen a sabordé tous les acquis de la lutte pour la démocratie des années quatre-vingt-dix à celle de maintenant. Toutes les initiatives sont sabotées par des gourous politiques qui trônent dans les ministères et autres institutions. N’avons-nous pas vu le président court-circuiter son premier ministre après l’avoir chargé de mener le dialogue qui devrait mettre fin à la crise qui secoue le pays ? Une crise non plus post-électorale mais institutionnelle qui fait de la Guinée un pays qui légifère avec des organes ou institutions caduques. Le CNT en est l’un des exemples les plus frappants. Le mandat de ses membres devrait prendre fin par l’entrée en fonction de la nouvelle assemblée nationale, au plus tard six mois après l’élection présidentielle. Non seulement le CNT légifère mais s’arroge encore le titre de porte-parole du peuple. Si on sait qu’une institution, c’est avant tout une question de mandat et du respect de la durée institutionnel dudit mandat, on se rend compte de la situation atypique du cas guinéen.

Pire ! Le système en place ne peut pas se prévaloir davantage de légitimité que le CNT. En ne respectant pas la constitution, il devient de facto hors-la-loi. En prolongeant la transition au-delà de six mois, il devient caduc étant entendu que le premier but de l’élection présidentielle était de mettre fin à la transition. Le second objectif étant l’instauration de la démocratie. Ni le premier ni le second but n’a été atteint parce qu’aucun préalable n’a été rempli.

Du coup, le pouvoir viole la constitution, sème tous les jours qui passent la division ethnique, verse le sang des citoyens, plonge le pays dans l’inconnu, décide comme bon lui semble, nomme et destitue qui il veut. Le comble, tous les actes qu’il prend sont teintés d’ethnocentrisme et de volonté manifeste d’agrandir le fossé de l’inégalité. Aucun secteur socioprofessionnel, aucune entité sociale ou ethnique ne détenant pas le pouvoir n’est épargnée par son injustice.

Aujourd’hui la part du Soussou, du Forestier, du Peul est infime dans la gestion, l’administration et la répartition du bien commun qu’est la nation. Les uns comme les autres sont frappés, certes à des degrés divers, par l’ostracisme du système dont l’insolence et le mépris dans la prise de décision n’épargne pas ses propres représentants.

Le dernier exemple en date, le coup fourré dont a été victime le premier ministre Saïd Fofana en dit long. Chargé par le chef de l’Etat de mener le dialogue avec l’opposition, celui-ci est pris de court par le décret du 14 avril qui fixe les législatives au 30 juin.

Nulle part ailleurs qu’en Guinée, l’actuel premier ministre ne resterait à son poste. Il aurait purement et simplement démissionné en raison de l’humiliation qu’il a subie : la prise en compte d’une proposition d’un gouverneur contre sa parole donnée. C’est le même qui demande un médiateur de l’ONU et qui voit le même décret rendre obsolète sa démarche.

Le même médiateur lui-même aurait toutes les raisons de rendre le tablier car il n’a plus un rôle à jouer. Anticiper son arrivée en fixant la date des élections qui devrait sortir du consensus qu’il aurait obtenu par sa médiation n’est ni plus ni moins une manière de lui dire « on n’a pas besoin de toi Â».

A cette insolence d’un pouvoir qui se croit tout puissant, il n’a qu’un remède. Abréger sa durée par la mobilisation populaire : celle de tous les Guinéens épris de paix et de justice pour sauvegarder le peu d’acquis qui nous reste.

Les difficultés et les handicaps sont naturellement nombreux pour atteindre un tel objectif. Le premier étant le peu d’échos de la situation guinéenne sur la scène internationale. Tout se passe comme si notre pays était hors de la planète. Il faut attendre une manifestation pour s’entendre dire « ça ne pas toujours en Guinée Â» ?

Le défaut de représentativité de l’opposition guinéenne à l’étranger est également un handicap. Inutile d’insister sur ce point qui m’a déjà valu les courroux de certains opportunistes aussi médiocres que ceux qu’on trouve dans le RPG. Cette espèce de politiciens nouveaux qui sont arrivés au sommet de certains partis politiques par pur clientélisme et qui hérissent les poils dès qu’un analyste ou militant de première heure ne chante pas les louanges du chef. Ces gens sont d’une nuisance politique inqualifiable et le resterons tant que les responsables politiques en question ne comprendront pas que chacun ne peut penser qu’à son niveau. Que l’univers politique ne se mesure pas à celui d’un conteneur ou d’un taxi mais bien à l’immensité du savoir intellectuel.

Je lie le second aspect des difficultés à ce que j’appelle le confinement de certains leaders de l’opposition qui ne voyagent pas suffisamment pour se vendre politiquement afin de rendre plus attractive leur image auprès des pouvoirs, institutions et opinions nationales des grandes démocraties. Il y en a sûrement d’autres difficultés qui bloquent le changement.

Cependant, ces insuffisances ne justifieraient pas qu’on jette la pierre à des hommes et des femmes qui se battent contre un pouvoir fermé à tout mais ouvert à l’insolence et à la provocation. Un pouvoir qui met en mal la nation, bloque tout dialogue et règne par la violence. Un pouvoir qui manifeste du mépris à l’égard de ses propres représentants. Le cas évoqué de M. Saïd Fofana, premier ministre dont la mission a été supplantée par la proposition faite par un simple gouverneur.

Les arguments ne manquent pas pour montrer que la démocratie ne viendra pas du pouvoir actuel. Par conséquent, le moment est plus que jamais au combat. A cette fin, il est grand temps que les Guinéens de l’étranger se lèvent à nouveau pour appuyer les revendications de l’intérieur axées sur l’annulation du décret fixant les législatives du 30 juin 2013 et sur leur propre droit de vote.

A défaut d’être écoutés, il ne restera plus qu’à appliquer les mêmes recettes de 2006 à 2009 pour le changement. Donc, la fin du système dictatorial en Guinée.


Lamarana Petty Diallo


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Commentaires  

 
+1 #17 Gandhi 25-04-2013 19:06

Cisko, pas du tout, on ne touche pas à un fichier qui a assuré votre élection, tout juste fait-on les retouches légales (mises à jour des personnes nouvellement majeures, voire décédées). Cela en dit long sur les motivations d'AC, je m'étonne que cela ne te saute toujours pas aux yeux. Je confirme que c'est la volonté de Sidya de commencer par les présidentielles pour des raisons évidentes à comprendre.
Indique-moi les bonnes idées d'AC...
Quant au Doing business, il vaut mieux ne pas l'évoquer tant est risible notre position au classement. Le fait d'avoir gagner 3 places, parce qu'on crée une entreprise en 7 jours au lieu de 32 me fait une belle jambe, vu la façon dont on la considère. Quant aux banques, confirme simplement que les investissements à long terme sont toujours financés par du court terme à taux d'intérêt excessif, et je dirais que ce racket des commerçants explique en partie les prix élevés sur le marché, mais c'est plus facile de stigmatiser les commerçants. Pourtant si le secteur est si intéressant, pourquoi tout le monde ne s'y lance t-il pas ?
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-2 #16 Cisko 25-04-2013 16:21

@ Gandhi
Je ne mets pas AC au-dessus du lot. En fait, aux dires de JMD c'est Sidya qui a le plus insisté pour que les présidentielles soient organisées avant les législatives sinon le RPG et l'UFDG étaient prêts à accepter l'inverse (les législatives avant les présidentielles). Mais comme je n'étais pas à Ouaga, je ne peux que me fier à cette version qui n'a point été démenti. Je rends toute la classe politique responsable parce qu'ils ont accepté un tel scénario, chacun croyant avoir plus de chance pour remporter. Maintenant on est dans l'impasse parce que le vainqueur (de justesse) estime que l'enrollement aux présidentielles avait été moins bien fait dans son bastion. Une fois au pouvoir, il cherche à changer l'opérateur (c'est la manière qui est critiquable mais pas l'intention car chaque homme politique aurait cherché à retoucher au fichier électoral).
Pour les investissements et l'assainissement du cadre des investissements, je suis d'accord avec toi qu'il n'y a pas eu d'avancées. AC a de bonnes idées mais la précipitation et le choix des hommes sont les handicaps de sa politique. La Guinée a gagné quelques points dans le classement du Doing Business mais les ratés de la révision du code minier ont été catastrophiques pour le pays. Aussi, il n y a pas eu d'initiatives concrètes pour l'accompagnement des TPE et PME locales. Sinon le secteur bancaire est en plein essor. Combien de banques se sont installés depuis 2010? Vous êtes mieux placé pour savoir qu'au Zimbabwe la Barclays n'avait jamais fermé boutique avant les dernières menaces de nationalisation du vieux Bob Mugabe.
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+5 #15 Gandhi 24-04-2013 21:04

Cisko, tu parles comme si AC était au-dessus du lot, en oubliant qu'il a accepté toutes ces modifications. En outre, non seulement il n'a posé aucun acte pour attirer l'investissement privé (en dehors des miniers), mais il les repousse au contraire par ses décisions d'autocrate (annulation par décret d'un contrat, d'un bail, nationalisation d'usines, pillage des commerçants sans suite judiciaire....). Et tu voudrais qu'on investisse dans cette république bananière ?
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-7 #14 Cisko 24-04-2013 19:42

@Gandhi;
J'ai une petite idée de Schumpeter et de sa théorie de "l'innovation destructrice". C'est un aspect essentiel du cours de Créativité et Innovation qu'on voir dans les Mastères en Entrepreneuriat ou Gestion d'Entreprise.
Je ne diabolise personne mais je relève une responsabilité partagée de toute la classe politique même si après son élection, AC aurait dû poser des actes concrets pour nous sortir de cette situation. Qui a mis les présidentielles avant les législatives? Qui a accepté un corps électoral de 3800000 personnes pour une population de 10 millions alors que pour le passé on avait déjà 4 millions d'électeurs? Je crois que dans la situation actuelle, il faut chercher une solution pour avancer. Le vrai problème de Waymark aujourd'hui, c'est la peur de chaque camp de perdre la face à cause de la virulence du débat qui s'est passée au cours des 2 années. Il faut que les politiciens s'entendent là-dessus et adoptent une position médiane (comme mettre Waymark presque sous tutelle). Les positions tranchées des uns et des autres ne nous ferons pas avancer d'un iota
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+4 #13 Le voyant 24-04-2013 17:52

Citation en provenance du commentaire précédent de Le voyant:
Mais qu’attends-tu pour émerger comme jeune entrepreneur!?... Il faut ouvrir le bal après les autres te suivront.
Par ailleirs Pas besoin de concession il faut respecter la loi rien que la loi et organiser les électrisons propres qui ne souffrent d’aucune anomalie point barre….

Errata: lisez plutot par ailleurs et elections .......l'effet des tels dits smarts
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-5 #12 Patriote 24-04-2013 15:48

2Bal,
On ne répond pas à une question par une question. Dès lors, je ne vous répondrai que lorsque vous m'aurez répondu.
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+3 #11 2Bal 24-04-2013 14:37

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote:
2Bal,
Ma question est très précise. Elle demande une réponse très précise. Faut-il utiliser la violence et la loi en même temps ou bien une seule ? Si c'est une seule laquelle ? Si c'est les deux, comment ?

Patriote,
1-AC est-il un dictateur oui ou non?
2- faut-il négocier avec un dictateur oui ou non? Autrement dit : comment faut-il traiter un dictateur ?
Merci d'avance.
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+4 #10 Gandhi 24-04-2013 07:48

Cisko, il ne sert à rien de diaboliser l'autre camp. Qui parle publiquement de tortues et de chiens, pour ne citer que ces 2 termes ?
En quoi la classe politique est-elle responsable de la situation, ne faisant que répondre aux provocations d'AC ?
AC est seul responsabilité, puisque c'est lui le chef d'État. Un leader n'est pas celui qui impose aux autres, mais celui qui tranche en fonction de ce qui ressemble à une décision la plus partagée possible.
Personne ne critique le fait de s'appuyer sur sa communauté, mais de rejeter l'autre, voire de leur tirer dessus. Combien de RPGIstes tués volontairement par des militants de l'UFDG depuis 2010 ?
Sais-tu qui est Schumpeter ? où as-tu vu des entrepreneurs guinéens ? et même si cela existait, qui irait investir dans un pays où le PRG peut nationaliser du jour au lendemain, annuler un bail ou un contrat par décret. Il faut être barjot ou escroc (c'est-à-dire investir des fonds qui ne vous appartiennent pas) pour oser aller dans une telle république bananière.
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-7 #9 Patriote 24-04-2013 05:32

2Bal,
Ma question est très précise. Elle demande une réponse très précise. Faut-il utiliser la violence et la loi en même temps ou bien une seule ? Si c'est une seule laquelle ? Si c'est les deux, comment ?
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+8 #8 Le voyant 24-04-2013 02:30

Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
" .......Pendant que dans tous les pays voisins, une nouvelle classe de jeunes entrepreneurs émergent, nous avons perdu 2 ans dans une querelle d'égos entre l'opposition et le pouvoir autour du fichier électoral. De toutes les façons, chaque partie doit faire des concessions sinon personne ne sortira gagnante.

Mais qu’attends-tu pour émerger comme jeune entrepreneur!?... Il faut ouvrir le bal après les autres te suivront.
Par ailleirs Pas besoin de concession il faut respecter la loi rien que la loi et organiser les électrisons propres qui ne souffrent d’aucune anomalie point barre….
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+7 #7 boubacar doumba diallo 23-04-2013 23:53

Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
" Le système en place ne peut pas se prévaloir davantage de légitimité que le CNT."
Quelle serait la définition de la légitimité selon vous lorsque vous mettez sur un pied d'égalité un Président élu et des Conseillers désignés dans les conditions que nous savons. Par ailleurs, la récurrence de votre appel à demander le départ de AC prouve que cela n'a aucune chance d'être entendu. La Guinée a connu a connu des élections communautaires âprement discutées en 2010 et peine à s'en sortir. A moins de vouloir mettre le feu au pays, toute demande de ce genre créera forcement un climat de tensions inter communautaires qui ne servira aucun Guinéen. Le débat politique étant dévoyé depuis longtemps, il ne sert à rien de diaboliser l'autre camp. Toute la classe politique est responsable de la situation actuelle du pays. Certes AC a une grande part en tant que Chef de l'Etat mais quel leader a essayé de se départir de sa base communautaire après les élections de 2010? Personne. Ils ont tous entretenu la situation pour ne pas perdre de précieuses voies lors des législatives. Si les élections sont maintenues pour le 30 juin prochain, vous verrez la tournure des choses.
Pendant que dans tous les pays voisins, une nouvelle classe de jeunes entrepreneurs émergent, nous avons perdu 2 ans dans une querelle d'égos entre l'opposition et le pouvoir autour du fichier électoral. De toutes les façons, chaque partie doit faire des concessions sinon personne ne sortira gagnante.

+
"Et Nous avons fait descendre le fer,dans lequel il y a une force dangereuse et des avantages pour les hommes"Coran Sourate 57, Verset 25.
Si ,à travers l'oppression,les injustes obstruent ou empêchent la libre expression, il faut recourir à la lutte,et au besoin à la lutte armée ,pour les écarter.
Travail, justice ,solidarité :voici la devise de la république de Guinée.Mais en 54 ans et plus, notre pays n'a connu que les injustices et l'impunité.Ce serait un vrai miracle si le changement juste arrive à s'opérer en douceur.
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-6 #6 Cisko 23-04-2013 23:14

" Le système en place ne peut pas se prévaloir davantage de légitimité que le CNT."
Quelle serait la définition de la légitimité selon vous lorsque vous mettez sur un pied d'égalité un Président élu et des Conseillers désignés dans les conditions que nous savons. Par ailleurs, la récurrence de votre appel à demander le départ de AC prouve que cela n'a aucune chance d'être entendu. La Guinée a connu a connu des élections communautaires âprement discutées en 2010 et peine à s'en sortir. A moins de vouloir mettre le feu au pays, toute demande de ce genre créera forcement un climat de tensions inter communautaires qui ne servira aucun Guinéen. Le débat politique étant dévoyé depuis longtemps, il ne sert à rien de diaboliser l'autre camp. Toute la classe politique est responsable de la situation actuelle du pays. Certes AC a une grande part en tant que Chef de l'Etat mais quel leader a essayé de se départir de sa base communautaire après les élections de 2010? Personne. Ils ont tous entretenu la situation pour ne pas perdre de précieuses voies lors des législatives. Si les élections sont maintenues pour le 30 juin prochain, vous verrez la tournure des choses.
Pendant que dans tous les pays voisins, une nouvelle classe de jeunes entrepreneurs émergent, nous avons perdu 2 ans dans une querelle d'égos entre l'opposition et le pouvoir autour du fichier électoral. De toutes les façons, chaque partie doit faire des concessions sinon personne ne sortira gagnante.
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+5 #5 2Bal 23-04-2013 18:04

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote:
(...)
3- Si je vous comprends bien, vous vous proposez un soulèvement populaire tandis que Gandhi conseille à l'opposition de saisir la Cour Suprême. Peut-on faire les deux choses en même temps ou doit-on choisir une seule ? Si une seule laquelle ?

Patriote,
Tous les moyens sont bons pour faire degager un dictateur , tant que ça marche .Il ya pas lieu de tergiverser sur la demarche à adopter: oeil pour oeil !
Il faut traiter les oppresseurs du peuple comme ils le méritent .
Patriote ! Ou AC est un dictateur ou il ne l'est pas à ton avis, et il faut en etre partisan ou pas .Mais ya eu assez de temps et de preuves maintenant pour se situer par rapport à ce debat.Point barre.
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+6 #4 Gandhi 22-04-2013 22:47

Citation en provenance du commentaire précédent de Dre:
S'il y a une chose en ce moment qui me met hors de moi c'est bien le comportement de ce diplomate Américain.

Il y a la manière gouvernementale consistant à croire qu'il est soutenu, d'où la décision unilatérale d'AC de précipiter les élections.
Il y a une autre manière subliminale d'inciter l'opposition à agir en jetant AC dans la gueule du loup, parce qu'il met l'opposition au pied du mur. Il y a des désaccords au sein de l'opposition à vouloir demander le départ d'AC, même si tout le monde le souhaite, car chacun pense à lui-même et pense peut-être que ce qu'il souhaite aujourd'hui publiquement pourrait se retourner contre lui demain. Il y a encore quelques désaccords, chacun roulant pour sa chapelle et estimant que la direction de l'un condamne les autres à des postes subalternes (actuellement seul le poste de PRG est intéressant). Il faut donc prendre le temps (pas trop car le compte à rebours est lancé) pour leur faire prendre conscience de la primauté de l'intérêt général sur les intérêts personnels (et ce n'est pas simple). De toutes façons, s'ils ne saisissent pas cette opportunité, ils passeront leur tour ... définitivement. Cela ne serait pas grave... s'il n'y avait pas un AC nuisible en face.
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+4 #3 Dre 22-04-2013 19:58

S'il y a une chose en ce moment qui me met hors de moi c'est bien le comportement de ce diplomate Américain. Venant de l'une des nations les plus démocratiques du monde, il pense pouvoir nous apporter ce dont a le plus besoin en prônant l'organisation d'élection dans les plus brefs délais et ce quelqu'en soit les cconditions d'organisation. D'après lui on a plus besoin d'une assemblée nationale que de l'expression de la volonté populaire. Il se moque vraiment de la démocratie et plus particulièrement des Guinéens et de la Guinée. Il semblerait encore d'après lui que les élections ne sont pas la démocratie en soi, mais il oublie que les élections transparentes sont gages de la reconnaissance du peuple en ceux qu'ils ont élus c'est à dire leur légitimité et c'est la l'ouverture qui mène vers la démocratie. Les personnes qui mènent au destinée du pays n'étant cooptées ou nommées en fonction d'une afinite ou d'une autre une bonne partie du chemin serait déjà parcourut. Je pense que le comportement de M lascaris doit être dénonce et ce jusqu'aux USA s'il le faut. On ne demande pas qu'il soit pro opposition mais qu'il soit pour la légalité et pour le respect des règles et principes qui régissent le bon fonctionnement de notre démocratie. En donneur de leçon pour tordre le cou à notre démocratie on en a pas besoin du tout.
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+5 #2 Alhousseny 22-04-2013 18:07

Je crois que si le gouvernement n'entend effectivement pas raison et va au bout de sa mascarade elctorale, l'opposition ne doit pas participer a ces elections parce qu'en le faisant, elle legitimera le hold up electoral et n'aura que quelques deputes sans aucun moyen d'action. Alpha Conde aura gagne completement. Ce sera aussi pour toutes les compagnies minieres qui n'attendent qu'une assemblee monocolore pour valider les transactions promises par AC. C'est d'ailleurs la motivation de tous ses ambassadeurs, en particulier celui des USA, qui se fichent pas mal que les elctions soient regulieres (son job n'est pas defendre l'interet du peuple de Guinee). Pour contrecarrer les projets de tout ce beau monde aux interets multiples, et accessoirement proteger les interets de la Guinee, l'opposition ne doit pas seulement refuser de participer a la mascarade electorale; elle doit aussi declarer de facon solennelle que malgre ses efforts pour une election credible et dont le resultat sera representatif des aspirations du peuple de Guinee, le gouvernement s'est refuse a tout compromis et a ete soutenu en cela par certains membres de la communaute internationale. Dans la mesure ou il n'y a aucune garantie de transparence, elle ne participera pas aux elections legislatives et n'en reconnaitra pas le resultat. Par consequent, lorsqu'elle viendra au pouvoir, elle ne reconnaitra aucun contrat ou traite adoptes par une telle assemblee. Toute entreprise etrangere ou etat etranger qui concluera une transaction avec la Guinee adoptee par cette assemblee le fera a ses risques et perils.
Vu le sort actuel des transactions de Rio Tinto ou BSGR avec la Guinee, une telle declaration fera serieusement reflechir ceux qui poussent actuellement a la mascarade lectorale.
Quant a l'opposition elle-meme, ell doit savoir si elle veut troquer son propre avenir avec quelques postes de deputes sans poids car participer a une election organisee par la CENI actuelle avec comme partenaires techniques Waymark et Sabari, c'est la certitude de resultats completement biaises et de donner une credibilite a un hold up electoral sans precedent.
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-8 #1 Patriote 22-04-2013 12:40

Lamaranah Petty Diallo,
1- Lorsque vous demandez aux guinéens de tout bord de se lever et plus loin vous dites, je cite "Aujourd’hui la part du Soussou, du Forestier, du Peul est infime dans la gestion, l’administration et la répartition du bien commun qu’est la nation", ne voyez-vous pas une ambiguité ? En s'en tenant à votre logique, pourquoi les malinkés suivraient les autres, eux qui, selon vous, ont la part du lion ?
2- Ce que vous reprochez à Mohamed Said Fofana, avait été le même cas de Sidya Touré. Celui-là avait-il démissionné ? N'est-ce pas l'un des gros bonnets de l'opposition aujourd'hui ?
3- Si je vous comprends bien, vous vous proposez un soulèvement populaire tandis que Gandhi conseille à l'opposition de saisir la Cour Suprême. Peut-on faire les deux choses en même temps ou doit-on choisir une seule ? Si une seule laquelle ?
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