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Un chronogramme illégal
Haroun Gandhi Barry Samedi, 20 Avril 2013 23:15
Ce texte pour montrer qu'Alpha Condé dépasse les bornes, puisqu'il justifie l'injustifiable en convoquant les électeurs pour le 30 juin. Avant d'indiquer dans un autre texte (qui pourrait s'appeler « Alpha Condé, y en a marre »), ce que pourrait faire l'opposition, il convient ici d'examiner le chronogramme d'Alpha Condé, qui veut une fois de plus escroquer les Guinéens.
Au sujet du communiqué d'Alpha Condé du 15 avril 2013
Alpha Condé a fait une mise au point sur la tenue du scrutin qui devrait mettre fin à la transition en Guinée, après un fameux décret – encore illégal – convoquant le corps électoral pour le 30 juin prochain.
Comme l'indique le communiqué (les phrases en italiques sont d'Alpha Condé ou de son porte-parole), Alpha Condé : « s'est rassuré que toutes les conditions techniques de préparation étaient réunies du côté de la CENI ». Cela signifie donc :
- la finalisation du transfert de la totalité des données alfa-numériques et bio-numériques de la société SAGEM vers le nouvel opérateur de la révision des listes électorales, Waymark. Cela signifie concrètement que la CENI lui a indiqué que la machine à frauder était opérationnelle, car personne – en dehors d'un expert belge lié à Bakary Fofana, donc suspect – n'a vérifié sur les machines qu'il en était ainsi. Demander au tricheur si tout va bien ne peut qu'amener une seule réponse. Le communiqué rappelle que le PRG « avait demandé dans ce cadre la collaboration de l'UE, de l'OIF et du PNUD », mais il omet de préciser que les deux organismes internationaux (OIF et PNUD) ont contesté la fiabilité de Waymark, seul l'individu non mandaté par l'UE*, affirmant que tout allait bien.
- « la transparence et le partage de l'information entre la CENI et tous les acteurs électoraux, singulièrement les partis politiques participant aux élections, et les partenaires techniques et financiers ». Il suffit de lire les déclarations d'une partie des membres de la CENI, voire des partis politiques pour comprendre qu'Alpha Condé prend ses désirs pour des réalités.
- « le déroulement dans les meilleurs délais d'une révision exceptionnelle de la liste électorale sur toute l'étendue du territoire national ». Bizarrement le fait que la CENI stoppe ou recommence une révision, en toute indépendance ??? en fonction des desiderata du gouvernement ne l'émeut guère ; et pour cause, c'est tout ce qu'il souhaite.
- « le respect rigoureux des dispositions légales régissant l'organisation des élections dans notre pays. Ces dispositions sont contenues dans la Loi organique portant Code électoral ». Là encore Alpha Condé prouve son incompétence notoire en matière juridique (voir ci-après), ce qui obligera l'opposition à faire un recours auprès de la Cour Suprême pour faire constater la violation de la loi.
On savait que les promesses d'Alpha Condé n'engagent que ceux qui les écoutent. On en a une fois de plus l'illustration parfaite, lorsqu'il déclare que « toutes ces préoccupations sont aujourd'hui satisfaites ». On se demande même pourquoi l'opposition organise des marches pacifiques !!!
Albert Damantang Camara, tout aussi fieffé menteur, indique que «… le gouvernement a tenu à ce que la sécurisation du scrutin soit désormais garantie par les experts de l'UE qui ont notamment pris acte du fait que toutes les recommandations contenues dans le rapport de l'OIF ont été prises en compte par la CENI ». D'abord il n'existe pas d'experts de l'UE, mais un individu – en l'occurrence Alex Gysel – qui collabore parfois avec l'UE, mais appelé par le gouvernement pour contredire les experts internationaux. Ce qui compte n'est pas de trouver des experts internationaux qui corroborent la non-fiabilité de Waymark, mais un individu qui pourrait aller dans le sens du gouvernement.
Il ajoute que la CENI « a pris des mesures de contrôle permettant à des tiers indépendants de suivre le processus d'enrôlement dont, entre autres, la mise en place du logiciel de monitoring des opérations de révision au niveau du site central, l'exécution, par une tierce partie, du dé doublonnage multi-biométriques ». Non seulement les notions d'indépendance et de tierce partie ne sont pas définies, mais on sait ce que valent ces concepts dans un pays totalitaire voulu par Alpha Condé. L'indépendance de la CENI qui réagit en fonction des instructions données par le gouvernement, en constitue une parfaite illustration.
Par ailleurs un logiciel de monitoring, s'il permet en théorie de permettre le contrôle du ou des serveurs, n'interdit nullement d'effacer le journal de surveillances (c'est-à-dire les rapports qui relatent toutes les actions entreprises sur les serveurs). Dès lors la surveillance n'est que purement théorique. Combien y a t-il de serveurs ? Le logiciel surveille-t-il tous les serveurs ou seulement celui qui ne pose pas de problème ? Est-il installé réellement, ou est-ce de la poudre aux yeux pour rassurer les sceptiques ? D'autre part, quand bien même les fichiers log ne seraient pas effacés, qui est habilité à contrôler ce logiciel, et donc empêcher de remettre éventuellement en cause les résultats législatifs ?
Quand Alpha Condé déclare que, selon le rapport d'un individu privé (dont la parole est donc supérieure à l'expertise de deux organisations internationales), « toutes les recommandations techniques de l'OIF et du PNUD ont été réglées » et que « la sécurité d'accès aux kits a été portée à un niveau sans précédent ». Si quelqu'un peut m'expliquer concrètement ce que cela signifie, par rapport aux recommandations du PNUD et de l'OIF, je suis preneur.
Alpha Condé n'a même pas honte de rappeler qu'il a consenti à respecter la loi, lorsqu'il dit que « le gouvernement qui souhaitait un recensement électoral... a finalement accepté une simple révision ». Autrement dit, le gouvernement qui voulait violer la loi, a décidé de ne pas le faire... sur ce point. Faudrait-il en plus l'en remercier ?
Un chronogramme conforme aux textes
Nous allons montrer ici qu'une fois de plus qu'Alpha Condé viole encore la constitution, ce qui oblige l'opposition à saisir la Cour suprême, par principe, quand bien même cette dernière prouverait son incompétence en validant le chronogramme d'Alpha Condé.
Sitôt le décret de convocation des électeurs pris, la CENI a décidé de reprendre la révision électorale, qui devrait se terminer le 12 mai 2013. À la lecture des articles du Code électoral, il est impossible d'organiser des élections au 30 juin 2013, si l'on respecte les textes, ce que doit respecter non seulement la CENI, qui est un organisme chargé de faire respecter la loi (sic), mais également le PRG, qui doit en être le garant (re-sic). C'est pourquoi l'opposition doit rester ferme et inflexible sur le plan juridique, et saisir immédiatement en référé la Cour suprême, en vue de faire annuler le décret pour violation de la loi.
En admettant que la véritable révision commence le 15 avril 2013, il fallait afficher l'annonce du début et de fin de cette révision le 1er avril, soit 15 jours avant le début des opérations, afin que les différentes personnes intéressées (les jeunes notamment) soient informées (article 17 du Code électoral). Le même article précise que 15 jours avant la fin de la révision (soit le 28 Avril), il faudra afficher la date de clôture de la révision.
Attention, les déclarations radio ou télédiffusées ne suffisent pas, car chacun doit pouvoir vérifier visuellement s'il est inscrit ou pas sur la liste. Concrètement le pré-affichage n'est pas prévu par le Code électoral. Ces dates ont-elles été fixées clairement de façon à ce que le corps électoral soit informé ?
À partir du 12 mai (date de fin de la révision), il est élaboré un tableau rectificatif qui doit porter toutes les mentions d’identité qui doivent figurer sur la liste électorale ainsi que les motifs de l’inscription ou de la radiation (article 21 du Code électoral). Concrètement il faut indiquer les motifs d'inscription des électeurs nouvellement inscrits (par exemple les supposés 500 000 nouveaux électeurs de Haute Guinée, dont il faudra vérifier la réalité), ainsi que les motifs de la radiation des électeurs radiés.
Dès lors dès le 13 mai, il faut faire connaître à la population par affiche apposée aux lieux habituels, qu'elle dispose d'un délai de 15 jours après la publication du tableau (8 jours en cas de révision exceptionnelle, article 14 du Code électoral) pour faire des réclamations. Il faut adresser au président de la CENI, dans les deux jours qui suivent, une copie du tableau rectificatif et un exemplaire du procès- verbal de dépôt (article 22 du Code électoral).
À l'issue du délai de 8 jours (soit à partir du 21 mai), le tribunal de première instance (TPI) dispose de 10 jours (jusqu'au 31 mai) pour rendre sa décision, qu'il doit faire connaître au justiciable dans les 3 jours (jusqu'au 3 juin) en cas d'erreur et/ou d'oubli par exemple (article 26 du Code électoral). Il faudra ensuite un peu de temps (une semaine est un strict minimum) pour que la CENI récupère les décisions définitives de tous les tribunaux du pays et les publie, en ajoutant ceux qui sont morts depuis le 12 mai (date de publication du tableau rectificatif), et ceux qui auraient été privés du droit de vote par un jugement devenu définitif (article 28 du Code électoral), ce qui deviendra la liste électorale définitive de l'année en cours (au 10 juin). La liste électorale définitive sera déposée dans toutes les circonscriptions locales, et pourra être communiquée à tout requérant (les partis politiques par exemple), qui en fera la demande.
Lorsqu'il est constaté qu'un électeur est inscrit par erreur sur plus d'une liste (doublon), son inscription est maintenue sur la liste de sa dernière demande d’inscription ou à défaut sur la liste de son choix. Sa radiation des autres listes a lieu d’office. Lorsqu’un même électeur est inscrit par erreur plus d’une fois sur la même liste, il ne doit subsister qu’une seule inscription (article 32 du Code électoral).
Toute date appelant les partis politiques à choisir leurs candidats n'est donc pas valide, puisque la clôture de la liste électorale ne sera effective qu'au 10 juin au plus tôt. En effet, comme nous venons de le voir, ce n'est qu'à ce moment là – après épuisement des délais de recours, pourrait-on dire –, lorsque la liste électorale sera définitive et publique, que le PRG devra convoquer les électeurs, soit dès le 10 juin pour une consultation électorale au 18 août 2013. Les partis politiques ne pourront présenter leurs listes de candidats aux législatives que dès la convocation des électeurs à partir du 10 juin (et non pas avant). C'est d'ailleurs lorsque la liste sera définitive, que l'ouverture de la campagne électorale sera effective et annoncée pendant cette période, au moins un mois avant la date du vote (soit le 22 juillet).
En définitive, pour un vote le 30 juin 2013, il aurait fallu que la liste électorale révisée par la CENI (et non une pré-liste) le soit au plus tard au 25 mars, afin que les électeurs puissent recourir devant les tribunaux en cas d'erreur ou d'omission. Les partis politiques n'ayant pas obtenu cette liste électorale définitive, puisque la révision est actuellement en cours, ils sont fondés à exercer un recours devant la Cour suprême, pour contester la validité du chronogramme, que la CENI est pourtant censée faire respecter.
L'opposition peut donc et doit exercer un recours en référé pour excès de pouvoir devant la Cour suprême (articles 31 et 102 de la loi organique n°91/008/CTRN du 23 décembre 1991 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Cour suprême), pour que cette dernière constate la violation de la loi par le PRG, dans son décret de convocation des électeurs au 30 juin 2013. La Cour suprême peut même soulever d'office toute violation de la Constitution, même si cela n'a pas été demandé, et doit se prononcer dans les 15 jours à compter du dépôt du recours (article 47 de la loi précitée). En outre les articles 78 et 103 de ladite loi permettent de surseoir à l'exécution du texte incriminé.
Le chronogramme d'Alpha Condé
Contrairement au chronogramme normal ci-dessus indiqué, Alpha Condé a considéré que toutes les formalités qui restent à faire, pouvaient l'être dans les fameux 70 jours, délai nécessaire et obligatoire à la convocation des électeurs (article 62 du Code électoral). Nous allons montrer que cela n'est pas possible, sauf à violer les textes, car si les formalités ci-dessus évoquées sont respectées, et il n'y a aucune raison qu'elles ne le soient pas (puisque les textes sont clairs), des élections au 30 juin ne peuvent avoir lieu.
Reprenons-les de façon synthétique :
- la révision électorale (avec obligation d'information des électeurs) reprend le 15 Avril jusqu'au 12 mai 2013.
- élaboration du tableau rectificatif dès le 13 mai, avec un délai de 8 jours pour faire des réclamations.
- à partir du 21 mai, le tribunal de première instance dispose de 10 jours (jusqu'au 31 mai) pour rendre sa décision, qu'il doit faire connaître au justiciable dans les 3 jours (jusqu'au 3 juin). Il faudra ensuite au moins une semaine pour que la CENI récupère les décisions définitives de tous les tribunaux et les publie, ce qui deviendra la liste électorale définitive de l'année en cours (au 10 juin).
Ce n'est donc qu'à partir du 10 juin, que les partis politiques ne pourront présenter leurs listes de candidats aux législatives (et non pas avant). En effet, selon l'article 137 du Code électoral, « tout citoyen qui a la qualité d’électeur peut être élu à l’Assemblée nationale s’il est présenté par un parti politique légalement constitué et conformément aux lois et règlements en vigueur ». Mais pour avoir la qualité d'électeur (et donc être éventuellement éligible), encore faut-il être inscrit sur la liste électorale... définitive. En outre l'article 134 du Code électoral précise que : « après la date limite de dépôt des listes nationales [60 jours au moins avant la date du scrutin (donc au 28 Avril), selon l'article 156 du Code électoral], aucune substitution, aucun retrait de candidature, aucune permutation dans l’ordre des candidats sur une liste n’est admise ».
Or l'ouverture de la campagne électorale doit être effective et annoncée, au moins un mois avant la date du vote (soit le 2 juin). Un candidat non encore qualifié au 2 juin aurait effectivement toutes ses chances de … perdre.
Autre problème : un candidat déclaré le 10 juin devrait effectuer certaines formalités (articles 153 à 155 du Code électoral) qui, si elles ne sont pas respectées, obligent le président de la CENI à notifier l'inéligibilité d'un candidat dans les 7 jours (soit au 17 juin maximum), qui suivent le dépôt de cette candidature, ce qui octroie 3 jours au candidat (jusqu'au 20 juin), pour attaquer la décision de rejet devant la Cour suprême qui statue dans les 7 jours de sa saisine (jusqu'au 27 juin). Évidemment à cette date, le candidat pourrait commencer sa campagne électorale... pour des élections... 3 jours après !!!
C'est pourquoi l'article 158 du Code électoral, qui précise que les candidatures annoncées deux mois avant la date du scrutin (article 134 du Code électoral), ne le sont finalement de manière définitive que 39 jours avant (il faut en effet ajouter deux fois deux jours, pour d'autres contestations éventuelles).
Autrement dit, l'opposition serait bien inspirée de contester la violation de la loi, et par le PRG et par la CENI, dont on rappelle qu'elle est pourtant censée faire respecter la loi... aux partis politiques.
Que doit faire l'opposition dans l'immédiat ?
J'écrirai un papier plus approfondi sur cette problématique (sachant qu'il peut être également question d'un changement de régime), me contentant ici d'axer l'essentiel sur l'attitude de l'opposition par rapport aux élections.
Dans un premier temps, il faut refuser officiellement le dialogue avec le facilitateur international Saïd Djinnit, puisqu'il n'a plus de raison d'être : de quoi discuter ? Le dialogue ne consiste pas à s'asseoir les uns en face des autres, pour aller raconter ensuite, que les échanges ont été fructueux. On se rappelle la convocation par le PM actuel Saïd Fofana, des 3 ex-PM de l'opposition, qui s'est terminée en un compte-rendu gouvernemental indiquant que le PM avait accepté l'audience demandée par ces derniers !!!
Ensuite l'opposition doit faire des conférences de presse, pour expliquer sa position, et notamment le fait que les contrôles à la CENI n'ont pas été faits, le gouvernement se contentant – comme d'habitude - de parler pour dire que tout est OK (ce qui est dit est fait ???), mais personne n'a vérifié quoi que ce soit. Accessoirement il faut rappeler le Code électoral ayant justifié un recours à la Cour Suprême.
Enfin, il est nécessaire et urgent de mettre à plat la position des partis politiques par rapport à la suite des événements, eu égard à la gouvernance d'Alpha Condé et son bilan catastrophique dans tous les domaines. Les partis politiques doivent annoncer publiquement leur attachement ou non au départ d'Alpha Condé, ce qui suppose qu'il faut avoir discuté de la suite, et notamment d'un gouvernement d'union nationale de transition.
Gandhi
Citoyen guinéen
« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace » (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).
________________________________
* Alex Gysel, un simple individu privé (dont on connaît les liens étroits avec Élisabeth Cotet, patronne de l'IFES, et « amie » de Bakary Fofana, président de la CENI), donc sujet à toutes les tentations, remet en cause des contrôles sur place de deux organismes internationaux (PNUD et OIF). Personne ne vérifie ce qu'il fait, et il faudrait le croire sur parole.
Commentaires
Je ne suis pas Oury Balde mais Oury Diallo.C est vous qui aviez parler de raison et non de justice, je vous cite «Farba Makka,
Et si la Cour Suprême donnait raison à l'opposition ?» Vous dites que l opposition peut manifester autrement au cas ou elle ne serait pas d accord avec la decision de la cour supreme.Dites nous ce qu elle doit faire a part demander le depart de Alpha. Les revolutions arabes ont eu lieu parce que toutes les institutions de leurs Etat etaient au service de leurs dictateurs.Ce sont des dictateurs qui se disent etre elus democratiquement et reconnu d ailleurs par la communaute international, cela n a pas empeché le soutient de cette derniere pendant les revolutions. C est la meme chose qui risque d arriver au grimpeur s il s obstine a violer la constitution,c est ce que MR.Gandhi essaye de vous expliquer.
Vouloir le faire, c'est allumer le feu pour une guerre civile.
Et ceux qui tuent et assassinent (presque toujours dans le même camp), que veulent-ils ?
Il y a ceux qui courbent systématiquement l'échine, et il y a ceux qui résistent à l'oppresseur. Il parait qu'AC a été un opposant hystérique. Nous ferons de l'opposition historique.
Dites-moi, l'opposition a-t-elle été une foi insatisfaite d'une décision de la Cour Suprême ? Si oui quand et comment ?
lors des présidentielles, la Cour Suprême n'a même pas examiné les recours.
Lorsque Faya a crée le BL, il a fallu faire des sit-in devant la Cour Suprême après épuisement des délais pour qu'elle réagisse enfin. Faya nous a même raconté ce week-end les péripéties liées à cette affaire avec Alhassane Condé et le pdt de la CS. Des vauriens.
Quand on porte plainte, c'est pour que justice soit rendue et non pour avoir raison. Si la Cour Suprême ne donne pas raison à l'opposition, elle justifierait sa décision. Cela ne donne pas carte blanche à l'opposition de chasser Alpha du pouvoir. Si l'opposition n'est pas d'accord avec la décision de la Cour Suprême, elle peut manifester autrement. Oubliez une fois pour toute cette affaire de dégager Alpha de Sékoutouréya par la force. Combien de fois je vais répéter ça ? Vouloir le faire, c'est allumer le feu pour une guerre civile. Et ceux qui veulent une guerre civile en Guinée échoueront lamentablement.
À mon avis, quand on ne fait pas confiance, on dénonce jusqu'à ce que la situation change. Dites-moi, l'opposition a-t-elle été une foi insatisfaite d'une décision de la Cour Suprême ? Si oui quand et comment ? Pardon, ne revenez pas me dire que c'est l'opinion générale qui se dégage. Moi je veux des preuves.
Et si la cour suprême ne donnait pas raison à l’opposition ? Quel autre recours avez-vous contre la proposition de Mr.Gandhi à savoir, utiliser les armes d’Alpha Conde pour le dégager de Sekoutoureya.
Farba Makka,
Et si la Cour Suprême donnait raison à l'opposition ?
Dans ce cas l' exception aurait confirmé la règle.
@voyant,in order to quiz the Doyen you have to be skeptical about his background...Sourire...Bien a toi.ALB-Birmingham,AL-USA>
ALB, I’m teasing him (Doyen) don’t pay me no mind It’s a joke…He is one of the greatest we have and his talent is being wasted for no F…ing reason…..He can be useful in so many ways that I can’t believe why he is still not being used to the fullest. We have so many such talents being wasted (Doyen Dore, Doumba and so many others) while foreigners are driving the country in a sink hole…..Pov Pays.
Gandhi,
Si vous doutez déjà de la crédibilité de la Cour Suprême, à quoi ça sert de la saisir ?
Pour avoir la preuve (que tu demandes souvent aux autres), qu' elle est sous ordre ou ne fait pas correctement son boulot.
Gandhi,
Si vous doutez déjà de la crédibilité de la Cour Suprême, à quoi ça sert de la saisir ?
Pour montrer à tous qu'il n'y a pas de justice en Guinée, et que même la Cour Suprême s'est décrédibilisée.
Si la Cour Suprême annulait le décret, le problème serait... temporairement résolu, et dans le cas inverse elle confirmerait son incompétence.
Je rappelle pour info que la Cour Suprême n'a pas fait son job lors des présidentielles de 2010 et n'a pas respecté la loi à l'occasion de l'agrément du BL de Faya. On sait donc à l'avance ce qu'elle vaut, mais c'est toujours utile (pour la Communauté internationale par exemple) de l'illustrer.
Si vous doutez déjà de la crédibilité de la Cour Suprême, à quoi ça sert de la saisir ?
Gandhi, Quand est-ce que la violence est appropriée et quand est-ce que le recours à la loi l'est ?
On va à la Cour Suprême. Elle a 15 jours pour répondre... sans doute négativement, ce qui entraine la deuxième phase.
Plaisir de vous lire comme d'habitude. Cette intervention juste pour vous demander de commencer à publier vos propositions de sortie de crise. Depuis plus de 2 ans, vous êtes passés par tous les moyens pour démontrer l'illégalité de notre système actuel. Ceux qui en doutent encore, c'est leur problème. Pour la majorité des guinéens convaincus que vous avez raison, pouvez-vous commencer à publier vos solutions pour qu'on commence à réfléchir tous ensembles.
Il commence à être temps de faire réver les jeunes avec des solutions de sortie de crise auxquelles ils pourront donner leur avis.
Bien à vous tous
I.B.
Doyen donc vous avez fait Berkeley!...... I’ll quiz you one of these days to make sure …..Lol.
“Si les ……….pauvres diables qui tirent le diable par la queue... » Dixit AOT. Mais AOT en Guinée, le diable n’a plus de queue…. A force de trop tirer les gens on fini par l’arracher…. Lol
Ils doivent comprendre maintenant qu'il existe autre chose a faire que marcher pour recevoir des coups/balles et appeler a des villes mortes de pauvres diables qui tirent le diable par la queue...
« Affaire BSGR: Les anciens ministres Mahmoud Thiam et Kassory Fofana POURSUIVIS selon l’enquête américaine (source Bloomberg) »
Alors que le titre original est le suivant :
“Late Guinea President Wife Said to Assist Steinmetz Probe”
CONCLUSION:
Je me garderai de juger. Mais le titre d’un article, d’une œuvre d’art ou toute autre création est la première information qui nous saute aux. Non seulement l’original ne parle pas d’ « IMPLICATION », mais il n’est nulle part écrit le mot « POURSUITE » à l’encontre des anciens ministres Kassory Fofana et Mahmoud Thiam.
Je possède un « Profeciency » d’anglais américain obtenu au tournant du siècle dernier à Winooski (Vermont, USA) et Berkeley (Californie, USA). Il doit être maintenant avarié, comme une certaine Guinée où habitent des Guinéens qui lisent les yeux fermés et écoutent en prenant bien soin de.
Wa Salam
PS : les deux versions se trouvent "in extenso" sur wwww.nrgui.com
C'est le prototype d'un homme sans conviction qu'on tient par la main comme un bébé avec sa tétine dans la bouche. Il est capable de grimper tous les monts en criant haut et fort loin de la maison mère. Que C'Trop dommage pour l'intellectuel farfelu guinéen.
Ho! Le C...mal Torché alias ''C'T''.
1- On va simplifier ce premier point. Quand est-ce que la violence est appropriée et quand est-ce que le recours à la loi l'est ?
2- C'est maintenant que j'apprends qu'il s'agit de l'avocat qui a centralisé les éléments de plainte contre AC qui a écrit l'article en question. Qu'à cela ne tienne, il devrait se contenter de défendre ses clients que de raconter des histoires.
3- Pensez-vous que je n'ai pas de réserve quant à la façon dont AC a été élu ? Pour moi, une bonne élection, c'est celle qui n'est pas contestée. Celle de AC n'en est pas une. Mais faute de mieux, nous acceptons cela pour le moment.
4- Pourquoi lorsque je demande à l'opposition de recourir à la loi signifierait, selon vous, indifférence de ma part des violences que l'opposition subirait ? Qui vous dit que j'endosse ou je ferme les yeux sur les violences de AC ? Lorsque je condamne l'assassinat de Zakariaou, du chauffeur de Mamou, les massacres de Zogota, les morts du 27 septembre 2011 et j'en passe, qu'en pensez-vous ? Si je n'ai pas eu pitié de mon parent Dadis au nom du principe de neutralité que je me suis imposé, pourquoi je prendrais le parti de Alpha ? Pour moi, tous les guinéens sont égaux et méritent d'être traités sans discrimination de quelque nature que ce soit.
5- Si l'armée n'intervient pas lors des marches pacifiques - je dis bien pacifiques et bien encadrées- ce ne serait pas le chaos. Mais si c'est pour marcher sur le palais - vous l'avez dit- ce serait une guerre civile qui opposerait les fidèles de l'opposition à ceux de Alpha.
C'est bien ce que je disais: vous n'etes pas foutu de jusfier vos accusations fantaisistes. De nous deux, c'est vous le demagogue qui, incapable de defendre ses declarations et hostile a la contradiction, se perd en injures. Sachez que je me fous completement de ce que vous pouvez penser de moi. Ceci dit, aussi longtemps que je le pourrai, je vous mettrai devant la vacuite de vos propos sur ce forum. Vos injures n'y changeront rien.
2) Sous l'article "l'élection d'AC passée au crible" encore sur la première page de ce site, voilà ce que vous répondez à AOT : "C'est à notre demande que des étrangers interviennent chez nous, comme ça se passe partout ailleurs. Celui-ci [l'avocat qui a centralisé les éléments de la plainte contre AC à Paris] intervient à la demande de qui ? En plus, il mélange pomme et banane. Waymark élit Alpha par-ci, la Cour Suprême condamne Louncény Camara par-là, Sékouba Konaté président démocrate par intérim plus loin et quoi encore ? Je me demande quelle mouche a piqué ce sans-abri".
Si je n'ai pas compris, pouvez-vous m'expliquer le sens de votre incartade.
3) AC a été élu démocratiquement en apparence, mais quand bien même vous contestez ce fait, être élu ne l'autorise pas à tuer et/ou assassiner des citoyens guinéens, à ne pas budgéter des ressources qui appartiennent à l'État (ce qui revient à dire qu'il les "gère" seul), à laisser mourir des entreprises (Friguia, Sotelgui, Moulins de Guinée...), et j'en passe. C'est ça le changement, c'est juste un changement de prédateur, pour emprunter l'expression à la mode chez ses fans.
4) je n'accuse pas, je constate que les violences éventuelles de l'opposition vous dérangerait. Et celles d'AC ?
5) si l'armée n'intervient pas lors d'une marche pacifique, je ne vois pas en quoi ce serait le chaos. Il est déjà arrivé que la police et gendarmerie se comporte normalement. Pourquoi en serait-il différemment ?
D'ailleurs qu'es-ce qu'ils fouyaient ses derniers
temps chez ac ?
J'ai lu votre réaction, mais j'avoue que je suis resté sur ma faim.
1- Vous n'avez pas défini votre position réelle par rapport à l'usage de la force ou le respect des textes de lois. Je le dis parce que dans ce article vous conseillez l'opposition de saisir la Cour Suprême pour faire annuler le décret convoquant le corps électoral au 30 juin - position légaliste - en même temps vous leur demandez de marcher sur le palais Sékhoutouréya - position de violence. Dites-moi ce que vous voulez exactement.
2- Vous m'accusez à tort en disant que je conteste le fait que des citoyens aient porté plainte contre Alpha à Paris. Avez-vous les preuves de vos accusations ? Pardon ne revenez pas me dire que vous n'avez pas le temps de lire les archives. Prenez votre temps pour retrouver mes propos. En ce qui me concerne, je n'ai jamais contesté cet acte.
3- Même si une majorité de la population était contente de la prise de pouvoir par Dadis, il fallait le lui retirer parce qu'il voulait le confisquer. Alpha lui est élu démocratiquement. Ce qui ne veut pas dire que tout lui est permis. S'il faute, il y a des mesures prévues pour le sanctionner. En tant que homme de droit, vous êtes d'ailleurs mieux placé que moi.
4- Vous m'accusez aussi gratuitement en disant que je tolère la violence de AC sans le démontrer. En quoi faisant ? Parce que je priorise le recours à la justice ?
5- Vous dites que la foule peut marcher sur le palais (l'armée vaquant à ses affaires) n'imaginez-vous pas que ce serait le début du chaos.
Peut etre qu'il allait trouver un poste de ministre s'il le faisait comme Albert Damantang actuellement ou Ibrahima Capi qui sont dans les graces d'Alpha. (Intello de la Diaspo, si vous voulez des postes , prostituez vous intellectuellement, si vous n'en voulez pas, faites comme Gandhi)
Vous confondez vos sentiments personnels avec les aspirations des guineens. Au nom de quoi traitez-vous les anciens PM d'affairistes et predateurs ? Vous seriez incapable d'apportez la moindre preuve de vos allegations fantaisistes. Je vous mets au defi de nous demontrer vos accusations par des faits verifiables. Je ne dis pas que les anciens PM sont des colombes blanches, mais il y a quand meme des limites a ne pas depasser. Justifiez vos accusations par des faits ou dispensez-nous de vos etats d'ame qui n'interressent que vous.
Vous connaissant sur ce forum, je ne m'attends pas a grand chose car vous ne savez faire qu'une chose: brasser du vent.
C'est le prototype d'un homme sans conviction qu'on tient par la main comme un bébé avec sa tétine dans la bouche. Il est capable de grimper tous les monts en criant haut et fort loin de la maison mère. Que C'Trop dommage pour l'intellectuel farfelu guinéen.
Mountaga, donnez-moi votre adresse et vous verrez où je la mettre votre tétine.
Concrètement lorsque tout le monde respecte les règles, il n'y a pas de problème. En Guinée, j'ai suffisamment montré que l'opposition se battait contre un autocrate qui ne respecte rien (ni les textes, ni les citoyens). Certes l'opposition n'emploie pas les bonnes méthodes pour le combattre (pas de recours systématique à la Cour Suprême), mais il lui est difficile de prendre des coups sans réagir. Vous constatez vous-même que l'UE et les USA ferment les yeux sur le respect des textes, ce qui montre que la démocratie est à géométrie variable. A charge pour l'opposition d'utiliser les moyens qu'elle veut, dès lors qu'elle montre sa force. Voilà le message subliminal de la Communauté internationale.
Je suis pour le respect des textes, pour le dialogue, mais si je me trouve face à un individu qui triche, qui me marche dessus et qui me montre que seuls les rapports de force priment, je réagirai avec ses méthodes, sans aucun état d'âme.
Quant à recourir à la loi pour faire partir AC, rien sur le plan juridique, en dehors de la maladie ou de haute trahison, ne peut le faire partir. Or des citoyens guinéens veulent mettre l'article 119 de la Constitution en oeuvre (plainte contre AC à Paris) et vous le contestez. Il faut savoir ce que vous voulez. Dans ce cas, seuls les rapports de force politiques priment. Quand Dadis a pris le pouvoir par un coup d'état, une majorité de la population était satisfaite, malgré les moyens utilisés. Je ne vois pas pourquoi, il en serait différent, si l'opposition boutait AC hors du pouvoir.
Enfin je m'étonne que vous tolériez la violence d'AC, mais que vous rejetiez d'avance, celle éventuelle de l'opposition (qui n'est pourtant pas obligatoire). AC peut démissionner, la foule peut marcher sur le palais présidentiel sans violence et sans réaction de l'armée (vaquant à ses occupations) et AC pourrait prendre le premier avion pour... Ouagadougou.
Gandhi, ... Légaliste aujourd'hui, partisan de la violence demain, j'ai du mal à vous saisir.
C'est le prototype d'un homme sans conviction qu'on tient par la main comme un bébé avec sa tétine dans la bouche. Il est capable de grimper tous les monts en criant haut et fort loin de la maison mère. Que C'Trop dommage pour l'intellectuel farfelu guinéen.
Il n'y est pas mentionné non plus un risque d'emprisonnement de mamoudou thiam,mais simplement que les journalistes cherchant ä enrichir leur article par le temoignage d'anciens responsables guinéens vivants aux USA, n'ont pu le joindre comme ils ont pu le faire pour Kassory par exemple.Ils n'ont pas pu joindre non plus Mamadie Touré qui est pourtant une pièce maitresse dans le dossier car gräce ä sa collaboration l'action de la justice a pu être.
Par cet exercice, j'avoue que vous avez fourni un travail très laborieux et votre proposition concernant la saisine de la Cour Suprême me parait la bonne. Comme vous le savez bien, moi je donne toujours ma préférence aux dispositions légales et juridiques et non à la violence. Espérant que l'opposition vous écoutera.
Par contre, ce ne sont pas les partis politiques qui ont mis Alpha là où il est. En conséquence, ils ne pourraient décider ou pas de son maintien ou de son départ. Alpha tient ce poste de son mandant qu'est le peuple de Guinée qui, seul peut décider autrement. Il en est de même de cette fameuse question de gouvernement d'union nationale. Oubliez ça.
D'ailleurs, pendant qu'on y est pourquoi vous ne conseillez pas aux mêmes partis politiques de recourir à la loi pour faire partir Alpha ? Légaliste aujourd'hui, partisan de la violence demain, j'ai du mal à vous saisir.








