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Crash de Monrovia : que s’est-il vraiment passé ?

Oury Baldé  Jeudi, 14 Février 2013 16:30

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BALDE_Amadou_Oury_5_01Après le crash d’avion dans les airs libériens, ce lundi 11 février 2013, qui a coûté la vie au chef d’état-major des armées et à une dizaine d’officiers guinéens, les rumeurs et les spéculations les plus folles vont bon train, quant aux causes exactes de la tragédie.

Des châtiments du ciel pour punir les « méchants »-militaires (la brutalité proverbiale de l’armée guinéenne n’y est pas étrangère), on évoque de plus en plus une affaire louche pour se débarrasser de certains hommes en uniforme, qui en sauraient trop, et dont le témoignage pourrait gravement nuire, entre autres, au procès des prévenus de la fusillade de Kipé du 19 juillet 2011.

Une fois de plus, « à qui profite le crime ? » Si crime il y a eu.

Quand on connait la banalité des assassinats ciblés en Guinée, on ne peut évincer d’un revers de main cette dernière hypothèse. Le précédent Aissatou Boiro est illustratif à cet effet.

Pour le moment, le gouvernement se contente de décorer à titre posthume les défunts et d’appeler à trois (3) jours de deuil national.

A défaut d’arrêter les coupables, n’aurait-il pas fallu, de la part du gouvernement, agir avec la même solennité funeste, avec les massacres de Zowota, le meurtre de Mme Aissatou Boiro, ainsi qu’avec toutes les autres victimes précédentes, pour exprimer sa contrition ?

Accident ou attentat ? Il est probable qu’on ne sache pas au juste les causes réelles de cette catastrophe, du moins coté guinéen, car d’habitude aucune enquête sérieuse n’a lieu en Guinée.

Rappelons également que des détenus militaires, Aidor Bah et Issiaga Camara, sont morts récemment dans des conditions restées non élucidées à ce jour.

La Guinée inquiète par ses drames sporadiques sur fond d’instabilité. Eprouvé par un passé affreux, le pays va de tragédie en tragédie. Et la cacophonie sociopolitique avec.


Oury Baldé


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