La Guinée à un tournant (partie 1) : la nouvelle CENI pose toujours problème

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BARRY_Haroun_Gandhi_3_01La vitesse à laquelle Alpha Condé a promulgué la nouvelle loi sur la CENI paraît suspecte. Votée le 17 septembre, la loi est promulguée le 20, au mépris d'un délai de contestation de 8 jours entre le vote de la loi et sa promulgation. On aimerait que cette diligence soit effective dans la gestion de la procédure, concernant le pseudo-attentat du 19 juillet.

Comme nous ne sommes plus à l'époque des rêves, il convient d'agir concrètement. Ce texte montre que la nouvelle loi, loin de résoudre les problèmes actuels (en dehors d'une symbolique que j'aimerais qu'on m'explique, autrement que par l’orgueil mal placé et démesuré du PRG), va poser de sérieux problèmes immédiats et futurs.


Rappel des textes

Il résulte des articles 78, 80 et 83 de la Constitution que des procédures particulières accompagnent le vote d'une loi.

Article 78 : « Après son adoption par l'Assemblée nationale, la loi est transmise sans délai au PRG. Le PRG promulgue la loi dans les dix jours. Le délai court huit jours francs après la transmission de la loi adoptée ».

Cet article mal formulé, signifie qu'après le vote par le CNT le 17 septembre 2012, de la nouvelle loi sur la CENI, celle-ci est transmise au PRG, qui doit la promulguer dans un délai de 10 jours, qui suivent l’expiration du délai de recours devant la Cour Suprême (visant éventuellement à faire déclarer une loi inconstitutionnelle). Ce dernier délai est de 8 jours francs (non comptés le samedi et dimanche) après l’adoption définitive de la loi. Concrètement cela signifie que la loi ayant été votée le 17 septembre, il faut attendre le 27 septembre, pour que le délai de recours contre cette loi s'épuise, et à partir de là, le PRG a 10 jours pour promulguer la loi. En effet, si le PRG est hostile à une loi votée par l'Assemblée nationale, il pourrait refuser de la promulguer, d'où l'existence de différents délais pour faire respecter les pouvoirs respectifs de chacun, et ne pas bloquer le fonctionnement des institutions. Une loi non promulguée entrerait quand même en vigueur après un certain délai. En promulguant la loi le 20 septembre, le PRG a ‒ une fois de plus – violé la constitution.

Article 80 : « Dans les huit jours francs qui suivent l'adoption d'une loi, le PRG, un dixième au moins des députés ou l'Institution Nationale Indépendante des Droits Humains, peut saisir la Cour constitutionnelle d'un recours visant à faire contrôler la conformité de la loi à la Constitution. Le délai de promulgation est alors suspendu. La Cour constitutionnelle statue dans les trente jours qui suivent sa saisie ou, si le PRG en fait la demande, dans les huit jours.... Une disposition d'une loi déclarée non conforme à la Constitution ne peut être promulguée ni appliquée. L'arrêt de la Cour constitutionnelle s'impose à tous. Le délai de promulgation court à compter de la publication de l'arrêt de la Cour constitutionnelle qui déclare la loi conforme à la Constitution ».

Concrètement avant le 27 septembre, la Cour suprême peut être saisie (même si ce n'est pas une obligation en temps normal) pour un contrôle de constitutionnalité, soit par le PRG, soit par un dixième des membres du CNT, soit par l'INIDH. Le PRG pourrait le faire dans l'hypothèse où la loi serait d'origine parlementaire.

Pour ce qui concerne le CNT, il est possible à 15 conseillers de faire un recours devant la Cour suprême. Toutefois, du fait de la transition (et de la composition du CNT), et compte-tenu du fait que l'opposition n'y possède plus personne (mais on constate qu'elle n'en possédait en réalité que 4, puisque seules 4 personnes en ont démissionné), il devrait être logique que l'opposition, qui représente non pas 2% du CNT, mais 2/3 du corps électoral, soit habilitée à faire ses remarques à la Cour suprême sur ce nouveau texte. C'est même une nécessité.

Enfin malgré sa formalisation le 14 juillet 2011, l'INIDH n'existe pas encore, Alpha Condé ayant créé son institution personnelle, le 17 mars 2011, la Commission Nationale des Droits de l'Homme, dirigée par Mamady Kaba, qui non seulement n'a aucune réalité constitutionnelle, mais n'a en outre aucune activité effective, malgré la situation des droits humains en Guinée.

Il ressort donc de la situation guinéenne, que l'opposition (voire la mouvance présidentielle ???) doit faire un recours devant la Cour suprême pour poser les problèmes qui figurent ci-après, et ce d'autant que ce recours est de toutes façons obligatoire, comme l'article 83 le rappelle.

Article 83 : « Les lois qualifiées d'organiques par la présente Constitution sont votées et modifiées à la majorité des deux tiers des membres composant l'Assemblée nationale. Elles ne peuvent être promulguées si la Cour constitutionnelle, obligatoirement saisie par le président de la République, ne les a déclarées conformes à la loi fondamentale... ».

Pour une loi organique – ce qui est le cas pour ce texte sur la CENI –, la loi ne peut être promulguée, sans que la Cour suprême ne se soit prononcée. Le PRG doit obligatoirement lui soumettre le texte avant promulgation, le délai de promulgation étant suspendu jusqu’à la décision de la Cour Suprême déclarant la loi conforme à la constitution...

Une fois de plus, Alpha Condé démontre son incompétence et/ou son mépris des textes. Il a sans doute voulu prendre de court ses opposants, pour entériner une loi qui laisse bien des zones d'ombre et qui n'est pas si neutre, qu'on a bien voulu le dire. Les nombreux problèmes évoqués ci-dessous n'en constituent malheureusement que des illustrations.


Réforme de la CENI : la modification préalable du code électoral

Avant la réforme de la CENI proprement dite, il y avait eu une modification de l'article 162 du code électoral, qui énonce clairement que : « Au vu de tous les procès-verbaux [PV] des commissions administratives de centralisation, la CENI effectue le recensement général des votes. Si au cours du recensement général des votes, il apparaît que l’incohérence des résultats figurant dans les PV est entachée d’un vice substantiel affectant la sincérité de leur rédaction, la CENI après vérification des PV en séance plénière, en prononce la nullité par décision formelle à la majorité des 2/3 des commissaires composants. Dans ce cas, le nombre d’inscrits dans les PV déclarés nuls par la CENI, n’est pas pris en compte dans la récapitulation générale des votes ».

On a donc remplacé le pouvoir du président de la CENI sur l'annulation de certains PV, par une majorité des 2/3 des commissaires (soit 17 personnes). C'est un fait indéniable sur lequel tout le monde (RPG y compris) était d'accord. Il n'y a donc aucune concession de qui que ce soit.

Le problème est que cette majorité des 2/3 n'est sollicitée que pour l'examen des PV, ce qui constitue certes une avancée, alors qu'elle devrait être également exigée pour la plupart (la totalité ?) des décisions de l'institution.


Réforme de la CENI : des articles importants qui ont disparu

L'ancien article 3 de la loi 13 du 27 octobre 2007 portant création de la CENI a disparu. Or cet article indiquait de façon détaillée les pouvoirs de la CENI, dont la pratique – et le règlement intérieur de l'institution (article 14) – les a d'ailleurs confiés au président de l'institution. Veut-on réduire les pouvoirs de la CENI ?

L'article 3 (rappelé ici de manière non exhaustive) précisait que la CENI :

  • contrôle tout le processus d'établissement et de gestion du fichier électoral, avec un droit d'accès à la documentation relative aux analyses, à la programmation et aux procédures de saisie, de mise à jour, de traitement et de restitution des données ;
  • nomme des superviseurs auprès des Commissions administratives de révision des listes électorales (CARLE) ;
  • reçoit 45 jours au plus tard avant le scrutin, la liste des bureaux de vote, vérifie et valide leur emplacement ;
  • vérifie la conformité du matériel électoral ;
  • nomme conjointement avec le gouverneur pour la ville de Conakry, et les préfets pour l'intérieur, les membres des CARLE et les membres des Bureaux de vote ;
  • désigne parmi ses membres le vice-président de chaque CARLE centrale ;
  • examine les questions liées aux élections qui lui sont soumises par les partis politiques ou toute personne y ayant intérêt en vue d'une solution.

On constatait par ailleurs l'intrusion du gouverneur de Conakry et des préfets (pour quelle raison ?) dans la nomination de responsables électoraux. Or dans la loi nouvelle version, cet article a disparu, de sorte, qu'en l'absence d'écrit, on s'en remettra probablement aux habitudes, consistant à confier ces pouvoirs au seul président de la CENI (y compris les personnes évoquées ci-dessus pour la ville de Conakry). On en connaît les conséquences désastreuses.

De même dans l'article 14 du règlement intérieur de la CENI, on peut rajouter entre autres pouvoirs pour le président, celui de nommer ses collègues aux commissions administratives centrales, les membres des commissions électorales des démembrements, et généralement les membres de toutes les commissions ad hoc.

Qui contrôle le fichier électoral, y compris la programmation, dès lors qu'on présente le Matap comme un partenaire technique ? Est-ce le seul président de la CENI (ou 17 commissaires sur 25), qui est habilité par exemple, à remettre en cause l'existence de Waymark par exemple, ou est-ce le partenaire technique (le Matap en l'occurrence) ?

Chacun comprend l'intérêt de la réponse.

De même l'article 4 qui stipulait que « la CENI veille à ce que la loi électorale soit appliquée et respectée ... par les autorités administratives » a disparu. Pourtant cela permettait également à la CENI de se faire respecter de l'État (elle n'en est pas un département technique, contrairement à ce qu'avancent certains, y compris le responsable du Matap), puisqu'elle disposait du pouvoir de dessaisissement, d'exécution forcée et de sanctions vis-à-vis des autorités administratives.

Enfin les articles 5 et 6 – qui ont également disparu – permettaient pourtant à la CENI d'affirmer son pouvoir en matière électorale, puisqu'elle pouvait se saisir de toute question électorale, et pouvait avoir accès à tout renseignement nécessaire.


Réforme de la CENI : des dispositions malheureusement conservées et d'autres imprécises

Celles qu'on aurait dû supprimer

La composition de la CENI reste inchangée, avec notamment deux commissaires nommés par l'administration, on se demande bien pourquoi. Et ce d'autant que généralement les intéressés entretiennent toujours un lien de subordination (même s'il n'est qu'informel) avec leur administration. D'ailleurs beaucoup de monde (y compris le ministre du Matap) parlent de représentants de l'administration, ce qui ne correspond absolument pas à l'esprit du texte.

À l'origine (en 2006), la présence des représentants de l'administration au sein de la CENI, s'expliquait par le fait que la constitution d'alors attribuait au Matap et à la CENI, la cogestion du processus électoral. Or, la constitution de 2010 donne l'intégralité de la gestion du processus électoral à la CENI, la présence des commissaires issus de l'administration n'a plus de raison d'être.

De même, il n'y a aucune utilité (sauf à suggérer un lien insidieux de subordination), à ce que le Matap organise l'élection du président de la CENI. A-t-on peur que ce qui est « prévu » pour l'élection, ne soit finalement pas respecté ? Le doyen qui présidera la réunion pourrait très bien s'en charger. Puisque la CENI est indépendante, il faut définitivement couper le cordon ombilical (pas de « représentants » nommés par l'administration, pas de présence du ministre du Matap à l'élection du président, pas de collaboration obligatoire avec le Matap).

Celles qu'on aurait dû expliciter

Le nouvel article 4 précise que la CENI est composée de personnalités guinéennes reconnues pour leur compétence et leur probité. L'ancien article 7 était formulé de la même manière, ce qui n'a pas évité les malversations et n'a pas empêché de constater l'incompétence notoire de Lousény Camara. Comment a-t-on donc résolu de mesurer la compétence (notamment juridique) et la probité des futurs commissaires ?

Le nouvel article 8 précise que la durée du mandat des commissaires de la CENI, sera désormais de 7 ans non renouvelables pour la future CENI. Cela n'empêche donc pas formellement le renouvellement des commissaires actuels (au nom de la sauvegarde de la mémoire de l'institution, avait-on dit dans un avant-projet de refonte de la CENI).

Il ajoute que : « les commissaires de la CENI ne doivent ni solliciter ni recevoir d’instructions ou d’ordre d’aucune autorité publique ou privée, y compris leur structure d’origine ». Chacun rit de la présence de cette disposition purement formelle...

Le nouvel article 14 indique que : « Pendant la durée de leur mandat, les commissaires de la CENI, ne peuvent être poursuivis, arrêtés ou détenus qu’avec l’autorisation du Bureau exécutif de la CENI, sauf cas de flagrant délit ».

On sait que par le passé, des entorses ont été faites à ces règles, d'abord en mettant en cause certains commissaires au mépris de leur immunité (bravo la justice !), puis en nommant un général malien, alors qu'il est prévu expressément la nationalité guinéenne.


Réforme de la CENI : des dispositions nouvelles qui poseront problème

J'ai relevé 4 dispositions importantes (ce ne sont sans doute pas les seules) qui peuvent poser de sérieux problèmes et qui ont besoin d'être modifiées et/ou reprécisées.

L'article 7 : la CENI voix du gouvernement ?

Si on a voulu empêcher avec ce nouvel article, que la CENI soit bloquée par la démission par exemple des commissaires nommés à l'origine par l'opposition, on peut justifier l'existence de la précision indiquant que : « La non-désignation de membre (s) par [les 4 collèges habilités à nommer des commissaires] et dans un délai de dix (10) jours francs, ne saurait faire obstacle à l’installation et au fonctionnement de la CENI ». Cela sous-entend qu'avec un quorum de 17/25, la CENI peut fonctionner.

Pour des raisons qu'il n'est pas besoin de détailler (Alpha Condé ayant rappelé cyniquement que : « ventre qui a faim n'a pas d'oreille »), 15 commissaires sur 17 seront acquis à la mouvance présidentielle, il suffit donc à cette dernière de « convaincre » deux commissaires, pour que la CENI puisse faire légalement ce qu'elle veut et sans entraves. On a vu à l'occasion des démissions de membres de l'opposition au CNT, à la CENI (voire au gouvernement), qu'il était très facile de « retourner » (ou convaincre) des commissaires de voter contre nature. La CENI est censée être un organisme paritaire, pas la voix du gouvernement.

Ce qu'il était (est) préférable de faire : limiter le nombre de commissaires à 11 (pourquoi payer des gens qui ne font rien ?), 5 nommés par l'opposition, 5 par la mouvance, et un juriste de la société civile. Chaque commissaire serait « responsable » d'une région, Conakry constituant la cinquième. Une majorité de 8/11 (l'unanimité est trop contraignante) serait requise pour l'essentiel des décisions.

L'article 15 : le président omnipotent

Il indique que : «... L’Assemblée plénière, ... est l’instance suprême de décisions. Le quorum pour valablement siéger est des deux tiers (2/3) de ses membres. Ses décisions sont prises à la majorité simple, en cas d’égalité de voix, celle du président de séance est prépondérante ».

Comme indiqué préalablement l'article 162, qui donnait tout pouvoir au président de la CENI d'annuler seul certains PV, a été modifié, pour impliquer davantage les commissaires. Il en faut désormais 17, mais chacun a désormais compris que ce n'était toutefois pas insurmontable.

En revanche le président de la CENI reste omnipotent pour toutes les autres décisions, puisque non seulement une simple majorité relative (13/25) est requise, mais l'essentiel des décisions est en fait prise par le bureau, et surtout par le président de la CENI (article 14 du règlement intérieur). A quoi servent donc les autres commissaires ? Pourquoi payer des gens qui font de la simple figuration ?

On a vu avec l'ancien article 3 supprimé, les nombreux pouvoirs du président de la CENI, la nouvelle loi ne va rien changer à cela, et le président reste tout puissant, ce qui est d'autant dommageable, qu'en l'absence de culture juridique, le président est tenté d'écouter les « conseils » des deux commissaires issus de l'administration (l’œil de Moscou serait-on tenté de dire). Rien n'a été fait dans le nouveau texte pour faire cesser les dérives du président de la CENI.

L'opposition est donc tentée de jouer les potiches, alors que sur des sujets techniques et juridiques, un accord devrait pourtant être possible.

En outre le règlement intérieur de la CENI en ses articles 11 et 13 précise que : « … les décisions du Bureau sont prises par consensus, ou à défaut à la majorité absolue de ses membres... [ces] dispositions s'appliquent ... à l'Assemblée plénière ».

Le règlement intérieur de la CENI a t-il été remanié ?

Ce qu'il était (est) préférable de faire : avec une majorité qualifiée des ¾ (soit 19 commissaires sur 25), le rôle de l'ensemble des commissaires serait renforcé. Certes obtenir 19 commissaires sur 17 n'est pas insurmontable, mais cela permet d'impliquer davantage une responsabilité collective, qui est toujours préférable au pouvoir d'un seul.

L'article 23 : encore des malversations en perspectives ?

Il précise que « … Le président de la CENI en est l’ordonnateur [du budget]. Les fonds correspondants sont ordonnancés et libérés dans leur intégralité dans le compte bancaire de la CENI. ... la CENI procède au moins une fois par an, à un audit interne... A la demande du gouvernement ou des partenaires financiers et techniques, la CENI est soumise annuellement à un audit externe ...

Au vu de la gestion précédente de Lousény Camara et des habitudes de fonctionnement général de la fonction publique, le président de la CENI ne devrait pas être l'unique ordonnateur des dépenses (le Bureau qui comprend au moins un vice-président issu de l'opposition semble plus approprié), afin d'éviter les inévitables pressions sur ses collègues (on sait dans quelles conditions Lousény Camara est devenu le vrai-faux président de la CENI), mais également les malversations.

Par ailleurs la question des audits, si elle vise à rassurer sur la bonne gouvernance, n'est que purement formelle, car chacun a pu se rendre compte que l'audit de l'Union Européenne sur la CENI par exemple, pourtant très critique (pour ne pas dire incendiaire), n'a entraîné aucune conséquence, si ce n'est un manque de transparence aggravé. Aucune des décisions de la CENI n'a été publiée depuis par exemple, y compris la fameuse élection de Lousény Camara à la présidence, PV que je n'ai jamais obtenu, malgré mes démarches répétées.

Enfin, c'est un scandale de ne permettre la possibilité d'un audit externe qu'au seul gouvernement (au vu de ce que j'ai expliqué, cela revient à dire qu'il se contrôle lui-même !!!) qui possède encore par ce biais un nouveau moyen de pression inacceptable. De même on laisse la possibilité d'un audit également aux partenaires financiers et techniques (qui vise-t-on ? L'UE ?), mais pas à la représentation nationale, ce qui est proprement scandaleux et antidémocratique.

Ce qu'il était (est) préférable de faire : le bureau qui comprendra au moins un membre issu de l'opposition (un vice-président) semble plus approprié, afin d'éviter les inévitables pressions du président sur ses collègues, mais également les malversations. Il faut par ailleurs permettre à 10% des députés de l'Assemblée nationale de faire faire un audit externe, et prévoir des sanctions clairement établies en cas de dérives, « l'épée de Damoclès » doit pouvoir faire sentir le tranchant de sa lame.

L'article 6 : la nouvelle CENI c'est quand ?

Il indique qu' « à partir de la date de publication au Journal officiel de la République de la présente loi organique ou de l’expiration du mandat de la CENI, le ministre en charge de l’Administration du territoire invite dans les soixante douze (72) heures, les structures ci-dessus indiquées à lui déposer la liste des personnes proposées pour composer la CENI ».

Quid de l'ancienne CENI ? Personne (et surtout pas le PRG) n'a vocation à faire cesser le mandat des membres de la CENI dont le mandat finit en décembre. En effet, s'il fallait voter des lois, non pas pour supprimer séance tenante une institution (ce qui est possible), mais révoquer par ce biais les membres qui la composent, on serait dans une république bananière. Certes, nous avons montré lors de textes précédents que la Guinée en a acquis la qualification, mais ce n'est pas une raison suffisante pour y perdurer, et on peut espérer que les choses s'améliorent progressivement. Raison de plus pour appliquer la loi à chaque fois que celle-ci existe.

Enfin il résulte de l'article 5, que le président de la CENI est obligatoirement un des commissaires nommé par la société civile. Ce n'est pas admissible. Il est préférable que le président soit intègre et compétent, quand bien même il serait nommé par l'opposition ou la mouvance, plutôt que de subir les frasques de syndicalistes, qui ont peut-être des qualités personnelles indéniables, mais peuvent montrer également des lacunes impardonnables. Le sort du pays ne peut pas résulter de décisions de personnes incultes et/ou incompétentes.

On ne peut pas accepter d'avoir un président, qui ne comprend pas l'étendue de ses pouvoirs et délègue par incompétence ses pouvoirs institutionnels (au Matap). Concernant la compétence réelle pour une fonction aussi technique, un minimum de connaissances juridiques devrait être exigé. Dès lors le problème partisan ne se poserait plus, et le président de la CENI serait le seul maître à bord (sous réserve de décisions collégiales), en limitant les interventions de l'administration au minimum. Dès lors que le président de la CENI n'a pas pleinement conscience de la réalité de son pouvoir, nous pouvons constater l'anarchie qui y règne.

Ce qu'il était (est) préférable de faire : pour faire démarrer la nouvelle CENI, il faut que l'ensemble des commissaires restants démissionnent. Comme ils ont vocation à montrer l'exemple sur le respect des textes afin d'être crédibles pour faire respecter le droit (c'est même leur seule fonction), ce serait la moindre des choses, qu'ils le fassent formellement. Car dans le cas contraire, le mandat des membres de la CENI créée en octobre 2007, expire en décembre 2012 et personne ne peut les démettre de leurs fonctions. Quant au président de la CENI, il devrait avoir un minimum de connaissances juridiques, voire être obligatoirement formé à sa fonction.


Conclusion

L'opposition doit faire respecter la constitution, pour montrer à son violeur invétéré, que le règne des autocrates est passé. Personne ne peut plus faire ce qu'il veut (y compris vouloir tuer ses opposants), si cela ne lui est pas permis par des textes. L'époque des dictatures absolues est terminée. En outre, cette saisine obligatoire, l'obligera également à respecter les délais légaux au moment des élections, et notamment ceux qui permettent aux citoyens de vérifier qu'ils sont bien inscrits sur les listes électorales. C'est donc une obligation pour l'opposition d'agir sur le terrain juridique, non seulement pour faire respecter les textes, se faire respecter elle-même, et agir pour l'avenir, en montrant qu'elle peut également contester autrement que par la rue.


Gandhi
Citoyen guinéen


« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace ». (Robespierre, discours sur la liberté de la presse, mai 1791).



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Commentaires  

 
0 #29 Thiemabah 29-09-2012 12:15

Bonjour Harouna Gandhi
je me suis bien delecté de votre participation "Ceni".Vous représenter quelque chose pour moi,à trouver la définition forcément avec vous? Je vous invite à me croiser chez oumou republique,cest dommage que vous aviez publier votre photo ça donne une petite longueur d'avance qui poluerai le croisement de nos idées.dans le parfaitt on se sereait rencontré seulement avec nos idées sans images.à votre "image" 'place' je ne viendais pas quoi que
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+2 #28 mamadou saliou bah 29-09-2012 02:27

@ Mes freres MBEMBA et AOT !
Je suis un peu surpris que vous cherchiez encore la soeur MADINA !
Quand qqu'un ecrit , il laisse " une empreinte " ( ADN ) ! C'est surtout surprenant chez ALPHA ( MEDECIN ) !
Voyez vous , quand on prononce le nom du PROPHETE , on ajoute le plus souvent , si ce n'est tjs , S A W S ! Il en va de meme pour ceux qui ont une grande affection ( ou veneration ) pour qqu'un .
Trouvez qui utilise RA apres une personne chere , et vous ne vous poserez plus de questions . Surtout pas a HADJA , Alpha ! Tu devrais pouvoir le trouver tout seul .
Bien a vous mes Freres , et n'oubliez pas l'essentiel : le combat continue et nous devrions gagner .
SALAM !
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+3 #27 Ibrahima MBemba SOW 28-09-2012 21:22

Chère Madina,
Comme vous le savez, nous sommes de plus en plus nombreux à être impressionnés par "la qualité et à la profondeur de votre analyse"(Dixit AOT) Et ce, d'autant plus que j'ai cru comprendre par un de vos posts, que vous êtes relativement jeune par ailleurs (promotions IPGAN des années 90..) En tout cas, moi je compterai sur AOT pour nous lever le "mystère" de l'intrigante Madina, s'il en est. J'ai personnellement une belle-cousine Madina qui vit aux USA, mais que j'aurais déjà reconnue(...)
Avec mes sincères et fraternels compliments, bien sûr!
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+1 #26 AOT Diallo 28-09-2012 18:57

Citation en provenance du commentaire précédent de boundiala:
AOT,vous dites que Alpha Condé n'est pas le demon et pourtant la description que vous faites de lui est celle d'un parfait Demon.

Cher Boundiali tu as en grande partie raison mais je veux juste que nous évitions de faire la même erreur que nos ainés qui avaient transformé ast en un demi-dieu immortel ce qui leur a fait encore plus baisser l’échine devant ses crimes.
Le PPAC est un minable, comme ast, et il est déboulonnable, comme ast l’était - mais les guinéens de l’époque ne l'avaient pas compris...
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+1 #25 AOT Diallo 28-09-2012 18:53

Citation en provenance du commentaire précédent de madina:
Attention AOT,mon nom n'est pas un pseudo!Et puis pourquoi douteriez vous de mon genre!?
Ce n'est pourtant pas l'exemple de femmes intellectuelles qui vous manque.D'ailleurs je fus bien marquée par deux dames dans un pays du sahel,au bord du fleuve.L'une étant la mère et l'autre la fille.Votre mere HK et votre soeur RTD étaient de bonnes amies ä moi,ä Niamey.
Je connais bien aussi Madina Mosquée,aujourd'hui masquée par le flux des commerçants et autres.Je connais bien aussi le carrefour Kamilia,sur la route de belle vue revolution!Une question,habitez vous toujours ä la Riviera ä Abidjan?

Désolée ma sœur, pour être honnête avec toi je te prenais vraiment, de part la qualité et la profondeur de certaines analyses, pour un Mr que j’apprécie beaucoup et qui du même calibre. Maintenant je vais questionner ces 2 dames pour satisfaire ma curiosité bien que j'ai déjà une nouvelle petite idée. Néanmoins je dois te dire qu’étant en Australie, a l'autre bout du monde, je suis étonné de certains détails récents que tu cites alors que je sais que ce n'est ni par les sites guinéens, ni par les coups de téléphone de Conakry que l'on peut les connaitre.
Pour ma position actuelle saches que depuis la Riviera j'ai déjà changé 5 fois de résidence et que j'ai actuellement une jambe a Montréal et une autre a Conakry - where all the "real action" is...
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+2 #24 Ibrahima MBemba SOW 28-09-2012 17:39

Citation en provenance du commentaire précédent de mamadou salou bah:
Mr Gandhi !
Maintenant je comprends " les lamentations " de certains , de ne plus vous lire !
Pour une meilleure cause ! A la bonne heure !
Ne baissez pas les bras , et aidez ( svp ) a l'emergence d'une nouvelle " classe de POLITICIENS " !
Vous n'etes pas seul !
Bien a vous !

Bonjour et chapeau, mon frère MSB!
C'est là indéniablement un exemple de l'esprit d'efficacité constructive qui fait défaut notamment au sein de la communauté peuhle de Guinée, dont les élites se sont toujours clivées par et pour de futiles considérations. Merci pour cette belle marque de vision mature des choses! Bien à toi! (si je peux me permettre..)
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+2 #23 I.B. 28-09-2012 13:59

Merci Mr. Oury Diallo, le compte a commencé (lol), nous sommes à 6. Attendons les autres compats et la page FB de Mr. Gandhi.
Votre compatriote
I.B.
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+2 #22 AOT Diallo 28-09-2012 01:01

Et bien sur le plus important et grave : celui qui aura creusé un fossé grave entre les enfants de cette nation qui sera difficile de combler entièrement.
Sans compter aussi les larmes et haines face aux crimes et injustices inter-ethniques a la pelle...
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+4 #21 boundiala 28-09-2012 00:19

AOT,vous dites que Alpha Condé n'est pas le demon et pourtant la description que vous faites de lui est celle d'un parfait Demon.
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+3 #20 Mamadou Saliou bah 28-09-2012 00:05

Salut mon cher Alpha !
Mais on est pas du tout en contradiction !
Quand ils refusent de se " payer " ( gratuitement ) les services de ceux que tu cites ( et qui sont bons ) cela relève de L' AMATEURISME ! Évidemment IlS apprendront , mais ne sera -t-il pas un peu tard ?
Sachant que La CENI va surement être restructurée , que leur coûte il " d' être prêt " juridiquement , connaissant " l' oiseau " a qui ils ont a faire ? Enfin ... Peut-être que tu as raison , je fais une mauvaise analyse de leur comportement politique !
Bien a toi et best regards !
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+4 #19 madina 28-09-2012 00:00

Attention AOT,mon nom n'est pas un pseudo!Et puis pourquoi douteriez vous de mon genre!?
Ce n'est pourtant pas l'exemple de femmes intellectuelles qui vous manque.D'ailleurs je fus bien marquée par deux dames dans un pays du sahel,au bord du fleuve.L'une étant la mère et l'autre la fille.Votre mere HK et votre soeur RTD étaient de bonnes amies ä moi,ä Niamey.
Je connais bien aussi Madina Mosquée,aujourd'hui masquée par le flux des commerçants et autres.Je connais bien aussi le carrefour Kamilia,sur la route de belle vue revolution!Une question,habitez vous toujours ä la Riviera ä Abidjan?
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+1 #18 AOT Diallo 27-09-2012 21:47

Ma "soeur" Madina Masquee je ne crois pas comme vous que le PPAC soit le demon personifiee.
Au contraire c'est :
- un grand intriguant, politique sournois et méchant;
- un faible d'esprit en termes de formation, d’expérience de la vie et professionnelle et sans aucune culture ni connaissances historiques;
- un opportuniste persuadé que seul la force et la violence peuvent obtenir ce qu'il veut mais peureux et lâche a la moindre crainte et au moindre obstacle.
- un homme dont le pire des dégâts aura été de nous avoir fait perdre du temps et qui nous aura mis dans des problèmes juridiques qui ralentiront notre développement demain.
Rien de plus, rien de moins, hélas...
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+2 #17 Oury Diallo 27-09-2012 21:38

Mr. I.B, votre idee est bonne et je l approuve.
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+2 #16 AOT Diallo 27-09-2012 21:34

Citation en provenance du commentaire précédent de Mamadou Saliou bah:
Sachant tout CECI , pourquoi n' avoir pas mis " l'opposition " ( celle qui " entend " ) en garde ?
On est tjs devant un FAIT ACCOMPLI ! Arrêtons de REAGIR et un peu plus d' anticipation ! Ce serait bien mieux .
Alpha connait " les amateurs " qu' il a en face . POPULAIRES , mais AMATEURS !
Bien a vous !

Kotto Saliou pour une fois je ne suis pas d'accord avec ta remarque: dans tout groupe d'opposition intelligente, dès qu'un texte ou une idée nouvelle leur est présentés elle doit les faire analyser immédiatement par des experts dont ils doivent avoir un roaster mis a jour régulièrement. Ils devraient même payer au besoin pour ces services.
Si leur roaster aujourd'hui ne comprend pas les noms de Gandhi et de Makarena (pas le Blé Goudé national) en 1e ligne pour les questions juridiques, c'est vraiment dommage et très triste pour elle...
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+4 #15 I.B. 27-09-2012 18:16

Chers tous:
j'aimerais m'hasarder à essayer de proposer certaines actions qui se basent sur le diagnosis de Mr.Gandhi (dans son commentaire):
Mes hypothèses:
. Vu qu'effectivement l'opposition actuelle est "has been", rien n'empêche l'émergence d'une nouvelle opposition basée sur une "nouvelle population"
. Le vrai poids de l'UFDG (et des autres partis par la même logique) n'est pas de 43% (même au premier tour). La raison est que 95% de la diaspora a été mise à l'écart dans le processus electoral. Ce qui m'amène à penser que le vrai poids de l'UFDG serait plutôt dilué aux alentours de 30% (environ).
Une solution possible:
. l'Organisation d'une nouvelle opposition basée sur les 3-4 Millions de Guinéens à travers le monde et le début de la recherche de leaders "diaspo" pour contre-carré le poids des partis politiques "traditionnels".
Un exemple concret: Si beaucoup de personnes s'accordent pour dire que Mr. Gandhi représente une grande partie des guinéens, il serait peut-être temps de pouvoir quantifier ce nombre à travers des outils qui permettent de mesurer effectivement ces données et de les faire valoir sur la scène politique nationale.
Proposition à Mr. Gandhi: Vu que vous avez décidé de concentrer l'essentiel de vos interventions sur Guineeactu, pourquoi ne pas en même temps créer votre propre page Facebook, où vous pourrez non seulement quantifier le nombre de "Likes" mais aussi regrouper les commentaires sur vos propositions.
Cet outil pourrait être utilisé pour tout leaders de la diaspora qui souhaite s'impliquer. Au moins on sera comment les voix de la diaspo seront répartis entre ceux qui auront le plus de "Likes" sur leur page.
Il est important de noter que Obama et Kagame sont les 2 seuls Présidents qui utilisent journalièrement FB et twitter pour rester directement en contact avec la population.
Il serait peut-être temps que nos leaders guinéens fassent pareils...
Bien à vous tous.
I.B.
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+1 #14 madina 27-09-2012 15:22

La Guinée étant dans un régime de type présidentiel,ou le Président de la République n'a pratiquement pas besoin de l'assemblée pour gouverner,pourquoi donc alfa condè fait-il tant d'intrigues pour noyauter la CENI aux fins d'avoir une assemblée sous son controle?
Voici une question fondamentale!
En effet,Alfa ayant fini de mettre chaque centimètre carré de notre territoire en vente,Alfa ayant déja hypothéqué l'avenir de la Guinée dans des contrats privés avec les réseaux mafieux du monde dont il fait partie,tient ä ce que ces scandales ne soient non seulement pas bloqués,mais aussi pas divulgués puisque devant passer ä l'assemblée.
Je crains le jour ou les scandales de alfa seront devoilés, que les guinéens ne se retrouvent dans un contrat qui fera d'eux, citoyens d'un autre pays.
Même si Alfa vous donne un verre d'eau,il est prudent, quelle que soit votre soif, de le faire analyser par divers laboratoires avant d'en boire le contenu.Alfa,ce mossi,dont le père était balafré,est un demon personnifié.
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+2 #13 mamadou salou bah 27-09-2012 00:51

Mr Gandhi !
Maintenant je comprends " les lamentations " de certains , de ne plus vous lire !
Pour une meilleure cause ! A la bonne heure !
Ne baissez pas les bras , et aidez ( svp ) a l'emergence d'une nouvelle " classe de POLITICIENS " !
Vous n'etes pas seul !
Bien a vous !
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+4 #12 Gandhi 26-09-2012 22:18

Tout le monde reconnait qu'une grande partie de cette génération de politiciens (dans la mouvance comme dans l'opposition) est has been. C'est la raison pour laquelle il faut en changer, mais il ne suffit pas de le dire pour que cela se fasse.
Pour répondre à MS Bah, la Société civile en général dont nous faisons partie, est partie prenante du destin du pays. Depuis les tirs militaires sur les leaders de l'opposition, le combat a changé de nature. J'ai donc abandonné mes commentaires sur tous les sites guinéens, sauf celui-ci, et je participe désormais à la lutte pour l'éviction d'un PRG devenu nuisible. Cela passe par exemple par l'envoi de notes et de conseils aux responsables de l'opposition. Maintenant ce n'est pas parce que je les avertis, qu'ils en tiennent compte. N'oublions pas que la plupart, sont le produit de l'administration guinéenne (avec les défauts que cela comporte), où la justice n'est utilisée que lorsqu'on est du côté du pouvoir.
Mais sans déflorer quoi que ce soit, les amateurs apprennent néanmoins... la meilleure preuve, c'est qu'ils n'accepteront pas d'élections truquées. Celui qui a promis de la sueur, du sang et des larmes n'a pas parlé pour ne rien dire, mais il ignore que sa suffisance risque de se retourner contre lui comme un boomerang.
Kim, le mandat de 7 ans sera remis en cause, lorsque les conditions le permettront, mais ainsi que le transpire le texte, d'autres choses également. La CENI doit devenir une structure à laquelle TOUS les Guinéens doivent faire confiance et c'est possible.
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+1 #11 Mamadou Saliou bah 26-09-2012 18:34

Sachant tout CECI , pourquoi n' avoir pas mis " l'opposition " ( celle qui " entend " ) en garde ?
On est tjs devant un FAIT ACCOMPLI ! Arrêtons de REAGIR et un peu plus d' anticipation ! Ce serait bien mieux .
Alpha connait " les amateurs " qu' il a en face . POPULAIRES , mais AMATEURS !
Bien a vous !
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+3 #10 KIM 26-09-2012 16:25

Quel est l’intérêt de porter la durée du mandat des commissaires à 7 ans ???
M. Gandhi est-il possible de limiter la durée du mandat des commissaires à la durée de l’élection en cours ? concrètement, composer une nouvelle CENI à la "veille" de chaque échéance électorale ? hormis le fait que ceci nous éviterait de nous farcir des incompétents pdt des années,il présente surtout l’avantage de préserver la CENI d'un eventuel Biais dans sa composition ; admettons par exple que le PEDN beneficie de 2 commissaires ds la prochaine CENI et que plutard, pour une raison ou une autre le PEDN quitte l'opposition pour rejoindre la mouvance, avec les règles actuelles, que deviendront les places qui lui ont été attribuées.
Par ailleurs, la société civile n'inspirant pas confiance, je pense qu'on aurait dû privilégier le consensus entre mouvance et opposition pour le choix du président de la CENI, comme cela a été le cas pour choix du Général Toumany.
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0 #9 Amenofils 26-09-2012 15:25

Tout le probleme de la gujnee vient de la mauvaise foi de AC. Cette mauvaise foi qui se traduit entre autre dans la CENI et les législatives c'est purement et simplement de l'ignorance. Une AN ne l'empêchera pas de gouverner / diriger le pays. Mais pourquoi ne pas y aller. Ignorance, incompétence et insouciance qui risque de mettre le fragile équilibre entre communauté à mal.
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+2 #8 Oury Baldé 26-09-2012 14:51

Surement un autre dialogue de sourds en perspective avec cette nouvelle CENI.
Sans rentrer dans l’aspect organique des choses, nous risquons de perdre encore du temps d’ici à voir la nouvelle CENI être fonctionnelle.
Déjà que la société civile conteste la désignation de M Bakary Fofana.
Je présume que chaque entité politico-administrative (opposition, société civile, pouvoir) a des procédures propres de cooptation des futurs commissaires électoraux, par –delà la querelle de clochers.
On se souviendra encore longtemps de ces législatives et du règne d'AC.
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-1 #7 Oury Baldé 26-09-2012 13:52

Citation en provenance du commentaire précédent de tybah:
Si on ne doit avoir qu'une seule dent dans sa bouche,qu'elle soit blanche!Gandhi est une sommité du Droit!
Le lire est vraiment appétissant dans un français très simple (contrairement à Oury qui est bien, mais qui nous embrouille).
(...)

Woyi an! Le quart d'heure de gloire du plumitif à peine passé, que certains clients continuent à faire de la fixation sur le scribouillard .La chiquenaude, je la prends à double sens (et tranchant) : tant mieux, si la comparaison c'est pour aider à grandir .Je rappelle juste que les comparaisons même les plus élogieuses à l’endroit du plumitif, ce n’est pas de son kif. Les défis et challenges, non plus. Et en 2 , j’ai appris qu’ à force de s’approcher de la lumière , on finit par s’y bruler.
Mieux, c’est de rouler son toupet pour son propre compte bon an mal an, même quand on est tocard. Au moins, vous serez heureux (et ce n’est pas vain !) , parce que n’ayant rien à attendre de personne.
Le langage est symptomatique de l’être.
Bye ! Avant que la parole ne me dévore. Parait que « la parole mange …»
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+1 #6 Barros Diallo 26-09-2012 12:47

C'est vrai que l' empressement à promulguer cette loi devait déjà alerter tout le monde. En réalité on aurait dû s'en douter dès qu'Alpha Condé a l' a acceptée des « mains » du CNT.
C'est une couture sur mesure !
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+3 #5 Patriote 26-09-2012 12:26

Si seulement il pouvait y avoir un débat contradictoire avec n'importe quel autre homme de droit, fut-il de la mouvance ou de la société civile, cela aiderait vraiment à la manifestation de la vérité et à l'avancement de la démocratie.
N'étant pas homme de droit, je trouve cependant que cet article est vraiment bien fourni.
Félicitation mon cher Gandhi !
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+1 #4 Féla Barry 26-09-2012 11:47

Aux termes de cette analyse époustouflante de vérités fondées en droit et en bons sens politique; c'est à se demander qui s'occupe de la veille juridique dans les états majors des partis politiques: les voies du droit ne sont pas aussi impénétrables que certains pourraient le penser dans une république bananiere comme la notre. Evidemment que AC, n'entend rien au droit encore moins aux sciences économiques: le scandale financier du congé fiscal Rio Tinto, donne la pleine mesure de sa crasse incompétence doublée d'un activisme lyrique sans tête ni queue !!! le départ de Condé est irréversible, la rue ou les urnes, sinon c'est la guinée entière qui y laissera son ame et ses fils !!!
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+5 #3 I.B. 26-09-2012 05:30

Mr. Gandhi: Peut-être, un excellent Président de la CENI, ce qui permettrait d'inclure la diaspora dans les hautes instances de décisions du pays, surtout de la CENI.
Nous espérons que les juristes de l'opposition auront vu les mêmes lacunes (non-exhaustives)
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+2 #2 Athléte 26-09-2012 01:48

Rien à dire Ghandi est l'un des meilleurs analystes politiques de la Guinée du moment. Malheureusement certains ne vont même pas prendre le temps de lire ce texte avant de critiquer.
L'opposition doit faire attention pour ne pas tomber dans un niéme piége du PD Condé
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+3 #1 tybah 26-09-2012 00:22

Si on ne doit avoir qu'une seule dent dans sa bouche,qu'elle soit blanche!Gandhi est une sommité du Droit!
Le lire est vraiment appétissant dans un français très simple (contrairement à Oury qui est bien, mais qui nous embrouille).
Mon seul regret pour ce pays est qu'on ne respecte pas ceux qui connaissent au détriment de ceux qu'on aime quand bien ils ne savent rien!
Merci pour cet autre chef-d'oeuvre!
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