Où sont passés les millions de $ ?

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BARRY_Haroun_Gandhi_2_01La population souffre, le gouvernement dit qu'il n'a pas d'argent, et qu'il faut attendre l'IPPTE pour voir la vie en rose, voire les législatives pour le déblocage des financements européens. Mais en peu de temps, les gens découvrent que des millions sont brassés à la tête de l'État sans que l'on ne sache parfois d'où ils viennent, à quoi ils servent, et où ils sont partis.

C'est l'objet de ce papier que d'essayer d'y voir un peu plus clair (si tant est que cela soit possible) sur certaines affaires qui ont défrayé la chronique, et qu'on ne doit non seulement pas oublier, mais creuser encore davantage les tenants et aboutissants.


L'affaire Palladino vue par le gouvernement

Le gouvernement a bien tenté de se démener pour justifier cette affaire, mais il n'a pas de contradicteur, et ne convainc donc que ses fans, voire ceux qui n'y comprennent rien. Pourtant à la lecture des différentes déclarations des uns et des autres, on constate que le gouvernement s'est davantage enfoncé.

Lors du point de presse du jeudi 21 juin dernier au ministère des Mines, Mohamed Lamine Fofana, le ministre en question, avait fait savoir que l’article du Sunday Times du 3 juin dernier, contenait un certain nombre d’inexactitudes, qu'il évoquait ainsi :

« cet accord [qu’il a qualifié de commercial], n’était pas secret en ce sens qu’il est passé par toutes les procédures légales ». Comprenne qui pourra ??? à la définition de « secret », notamment avec l'article 149 de la Constitution qui précise que : « ... les traités ou accords...., ceux qui engagent les finances de l'État, ... ne peuvent être ratifiés ou approuvés que par une loi ».

De même, il ajoutait que : « le nouveau code minier comprend des dispositions pour la publication des contrats miniers existants et nouveaux. Cela dénote nos efforts visant à promouvoir la transparence dans la gestion des contrats miniers ».

Ce n'étaient évidemment que de simples déclarations – comme on commence à en avoir l'habitude – qui n'ont pas été mises en œuvre, puisque cet accord a été découvert par hasard, et non annoncé par le gouvernement.

Le ministre des Mines indiquait encore que : « cet accord n’affecte pas la République de Guinée dans ses obligations vis-à-vis des institutions financières internationales tels que le FMI et la Banque Mondiale, car …., cet accord est signé du nom d’une entité para-étatique qui est la Soguipami ».

On rappelle que c'est l'État (par l'intermédiaire de ses représentants), et non la Soguipami (qui n'existait pas à l'époque et sera créée en juillet 2011) qui a signé le prêt, et s'est engagé. Le fait d'indiquer que cet argent servirait à la Soguipami ne signifie nullement que dans les faits, il en serait ainsi. Pourquoi d'ailleurs, le président de ladite société (en l'occurrence Ahmed Kanté) ne s'exprime jamais sur cette affaire, qui ne concernerait pourtant que l'entreprise qu'il préside ?

« ce prêt n’est pas automatiquement convertible en une participation de 30% dans la Soguipami en cas de défaut d’honorer la convention.... la garantie est à déterminer sous la forme d’une part appropriée dans une filiale de la Soguipami, à une valeur liée au montant du prêt et des intérêts cumulés ».

C'est exact, on se demande même pourquoi avoir signé ce genre de garantie, et cela n'empêche nullement la possibilité pour les Sud-Africains de monter au capital à hauteur de 30% de la Soguipami.

« D'un point de vue commercial, il est de bon sens de rembourser un prêt dont les conditions financières ne nous conviennent plus désormais ».

Le problème est que le prêt date d'avril 2011, et qu'il ait fallu attendre les révélations du Sunday Times en juin 2012, pour se rendre compte que les conditions n'étaient plus intéressantes.

Enfin, le ministre montre qu'il ne connait pas grand chose dans les procédures financières et inverse complètement la donne lorsqu'il déclarait que : « du fait que cela a été signé par deux ministres de ce pays, ça veut dire que tout le processus a suivi la voie normale et régulière ».

Autrement dit, lorsqu'on devient ministre, on devient mécaniquement honnête. Si on devait appliquer ce principe à tous ceux qui l'ont précédé, la Guinée s'en porterait sans doute mieux !!!


Les 700 millions de $ de Rio Tinto et l'IPPTE

D’après Moussa Keïta, directeur de cabinet du ministère des Finances et proche collaborateur de Kerfalla Yansané, « l’accord de prêt signé avec Palladino en avril 2011 n’engage que la Soguipami, qui est une structure paraétatique ». Cet accord d’après lui, « n’engage pas l’État et d’ailleurs le gouvernement a ordonné de retourner le montant ».

On se demande alors pourquoi le gouvernement, qui n'a rien à voir selon lui, pourrait demander à quelqu'un de rembourser. Ou le gouvernement est concerné et donne des instructions, ou il n'a rien à voir, et il n'a rien à dire, y compris demander à la Soguipami de rembourser.

Moussa Keïta semble dire qu'on s'est entendu avec le FMI pour ne pas toucher aux 700 millions de $ de Rio Tinto (même si des entorses ont eu lieu, justifiant le rappel à l'ordre du FMI à propos de l'achat de groupes électrogènes par exemple), ce qui a permis de toiletter les comptes, mais en revanche personne ne s'est engagé sur des sommes... que personne ne connaissait, et pour cause. On ne peut être plus clair !!!

Toutefois, le respect des procédures avec le FMI est très strict – il y a peu d'interprétations possibles –, et il est fort peu probable que les institutions de Bretton Woods fassent comme s'il ne s'était rien passé, d'autant que d'un point de vue financier – et c'est cela qui les intéresse – la Guinée est engagée, et elles se doivent d'en évaluer la soutenabilité, autrement dit la capacité de remboursement. Sur un plan strictement financier – et dans la mesure où il n'y a pas d'autres « cadavres » dans le placard –, les 700 millions de $ permettent de rembourser les prêts secrets, et le gouvernement semble avoir agi comme s'il voulait profiter d'avances sur cette somme en garantie, mais en réalité il s'est engagé beaucoup plus. Sur le plan politique, le FMI a été roulé dans la farine, et nul doute qu'il saura s'en souvenir.

Cela n'entamera pas la possibilité d'atteinte du point d'achèvement, en revanche, cela en reportera inévitablement la date. Les institutions financières profiteront des enquêtes obligatoires liées à cette affaire, pour reporter sine die la date, rappelant au passage que ce sont elles qui restent maître d'œuvre du calendrier. L'évaluation prochaine de la Guinée en septembre 2012 (la mission vient de s'achever) devrait le montrer. Comme les réunions d’évaluation ne se tiennent qu'en intervalle de 6 mois, il faudra attendre le suivant en mars 2013 pour y voir plus clair. Concrètement la mission a déclaré que les critères macro-économiques avaient été respectés, mais qu'elle voulait voir la Soguipami restructurée, c'est-à-dire la mettre sous la tutelle du ministère des Mines et non de la Présidence comme c’est le cas aujourd’hui. Par ailleurs elle ne devrait plus avoir le pouvoir d’emprunter, ce qui signifie que tous ses engagements le seront de l'État. On ne peut pas avoir un État, dont on loue le respect des critères macro-économiques, et une coquille vide (la Soguipami) engagée à hauteur de millions de $, dont l'État – en tant qu'actionnaire – serait garant.

Si le rapport de la mission devait établir le report de la date d'atteinte du point d’achèvement, le gouvernement mettrait en avant l'attitude de l'opposition qui retarderait l’organisation effective des élections législatives, plutôt que de mettre en exergue la mauvaise gouvernance et le non respect des droits de l’homme, qui sont également des critères essentiels de l’atteinte du point d’achèvement de l'IPPTE.

Pour la Guinée, l'annulation d'environ 2,4 milliards de $ de dette guinéenne, sera un bon point pour la Guinée (tout le monde doit s'en féliciter), mais il y a deux erreurs à ne pas commettre. D'abord dire que les 2,4 milliards ainsi épargnés seront réinjectés (???) dans des secteurs prioritaires. Que ce soit clair, puisqu'on ne les possède pas, on ne les réinjectera nulle part. Et c'est d'ailleurs la seconde erreur, concrètement cela ne changera strictement rien pour le quotidien du commun des mortels. Sur le papier les 150 millions de $ affectés au remboursement de la dette, devraient être réorientés vers les secteurs de l'éducation et de la santé, et les institutions financières y veilleront via la possibilité d'octroi de nouveaux prêts. Dans les faits, nous ne remboursons rien actuellement (le Club de Paris, les USA... par exemple ont même annulé ou reporté certains remboursements), de sorte qu'on ne peut affecter des sommes qui n'existent pas.


Les errements du ministre des Finances : un mois d'avril 2011 prolifique

Kerfalla Yansané quant à lui, précise à propos de sa signature : « le ministre des Finances approuve les contrats passés par l'État, mais il ne les initie pas. L’initiative ne vient pas de lui ». Autrement dit, vous mettez un planton à sa place et il signera tous les documents qu'il voit passer sous son nez, au motif qu'il n'est pas responsable. On comprend mieux pourquoi ce ministre, qui a quand même fait une quinzaine d'années dans l'administration, est passé du ministre le plus nul (dixit Alpha Condé qui qualifiera la période transitoire de plus scandaleuse), au ministre le plus compétent d'Afrique (il est vrai que ce classement émane d'une revue, qui ne vit pas des abonnements de ses lecteurs, mais de publireportages de ses clients, ceci expliquant sans doute cela).

Mais ce ministre s'enfonce en affirmant que : « de toutes les façons, les 25 millions sont venus avant les 700 millions [de Rio Tinto]. Donc, l’État avait besoin de mettre en place la Soguipami pour qu’elle puisse le représenter dans les différentes discussions. Les 700 millions étant là, on a aucun problème de dire à la Soguipami de rembourser les 25 millions. Nous, on peut lui donner cet argent-là pour qu’il puisse fonctionner. Il n’y a pas de problème ».

Pourtant chronologiquement, l'État a été particulièrement actif pour récupérer (certains diront pour racketter) des sommes d'argent. Ainsi on se souvient qu'en avril 2011, l'État a emprunté 25 millions avec la société Palladino, et 50 millions avec la République du Congo. Il a récupéré 15 millions d'€ (quasiment 19 millions de $ sollicités en avril) de la compagnie sud-africaine Areeba, puis les 700 millions de $ de Rio Tinto (accord également en avril 2011), et enfin les 150 millions d'août 2011 de l'Angola. Pourquoi n'avoir pas remboursé les 25 millions, lorsque la pluie de millions de $ est tombée ?

On peut donc se poser la question de savoir, ce que toutes ces sommes non budgétées (soit quasiment 950 millions de $) sont devenues, puisque personne – à part les dirigeants qui se contredisent quotidiennement – ne semble être informé aujourd'hui. En admettant que ces sommes soient placées, même à 2% l'an, ce qui semble un minimum, les intérêts atteignent quasiment 20 millions de $, dont on ne sait (que fait le CNT ?) à qui ils profitent.

Par ailleurs, je ne ferai pas le compte-rendu des déclarations de ce ministre devant le CNT, tant celles-ci sont pitoyables. Lorsqu'on constate par qui notre pays est gouverné, il n'y a pas lieu de s'étonner qu'il faille des techniciens étrangers pour conduire notre politique minière, voire la politique économique (via le FMI).

Signalons simplement que la Guinée reconnaît avoir remboursé 950 000$ d'intérêts, soit près de 4% d'intérêts, ce qui n'est pas conforme aux obligations du pays, contrairement à ce que notre ministre affirmait. De même en matière de chronologie, le ministre doit revoir sa copie.

La coalition nationale de Guinée « Publiez ce que vous payez » a fait le 5 juillet dernier, une déclaration sur la transparence minière. Si le gouvernement suivait à la lettre ses recommandations, cela permettrait une relative confiance, quelque peu ébranlée – et c'est peu dire –, avec les citoyens.


Les sempiternelles gaffes d'Alpha Condé

Pour couper court aux nombreuses déclarations contradictoires, évasives et à vrai dire mensongères, le PRG est intervenu pour donner une nouvelle tournure à cette affaire.

« J'ai passé un accord avec l'homme d'affaires Walter Hennig, un Sud-Africain qui m'a été recommandé par les autorités de son pays. Il nous a accordé un prêt de 25 millions de $ sur 15 ans. Selon les termes de notre accord, si nous ne remboursons pas, [sa] société pourra avoir jusqu'à 30% des actions d'une filiale de la Soguipami. De toutes façons nous allons rembourser à temps et le problème ne se posera pas ».

Dans cette déclaration laconique, Alpha Condé n'indique pas que l'argent a été octroyé pour financer les activités de la Soguipami, le « je » ou le « nous » étant très clair sur ce point. Depuis quand un chef d’État contracte-t-il une dette personnelle en catimini avec un homme d’affaires, en violation totale des procédures légales en la matière ?

Ensuite il ne précise pas l'utilisation de ces fonds, et coupe court en annonçant que le prêt sera remboursé, en vue de mettre fin à cette affaire embarrassante. On nous a annoncé qu'il l'était. Qui peut le prouver ?

Concernant les 700 millions de $ de Rio Tinto, Alpha Condé déclare qu'une partie de ces fonds a été utilisée dans les travaux de réalisation du barrage hydro-électrique de Kaleta et le reste dans un fonds de fiducie (en Suisse) en dehors de toutes les procédures légales en la matière.

En tout cas, ni les Guinéens, ni les conseillers du CNT, n’ont été informés.


Comment rajouter de la confusion à la confusion ?

Pour en mettre une couche supplémentaire, le gouverneur de la BCRG avait indiqué que ces 25 millions étaient sur un compte d'attente (n'ayant pas « bougé », on se demande bien quelle était l'utilité de ce prêt ?) et qu'ils allaient être restitués à leur destinataire. Sic !!! A l'entendre, on a emprunté 25 millions de $ qu'on a placés sur un compte d'attente, et on l'a rendu avec intérêts (950 000 $). Ou comment perdre de l'argent sans rien faire. Il nous prend sans doute pour des gogos, raison de plus pour enquêter et ne pas laisser passer ce dossier en pertes et profits. Il est proprement scandaleux que des Guinéens tirent la langue pour manger, pendant que des incompétents bradent quasiment un million de $.... pour rien.

Le 20 juillet dernier, Idrissa Thiam, conseiller spécial du PRG, indiquait que la Guinée avait remboursé le prêt de Palladino de 25 millions de $, avec un intérêt de 0,925 million de $. Il a ajouté que la Guinée avait procédé en février dernier au décaissement – terme qui possède plusieurs sens, d'ailleurs contradictoires, qu'on peut lui faire dire ce que l'on veut – de 72 millions de $ sur les 150 millions angolais, sans qu'on en sache plus sur leur utilisation.

Cela confirme, comme s'il en était besoin, que la Soguipami n'est qu'un faire-valoir. Ce sont bien des individus qui sont détenteurs de ce prêt, même si c'est l'État (voire la Soguipami) qui apparaît officiellement. Sans déflorer ce qui n’est encore que suppositions, le CNT faisant beaucoup de bruit – parce qu'on l'y a incité –, mais n'est pas prêt à aller au fond des choses, on ne sait toujours pas à ce jour à quoi ont servi ces sommes (si on y ajoute le prêt angolais). On devine un peu plus néanmoins les motivations sud-africaines, qui ont la volonté de remplacer les multinationales non africaines (BHP Billiton, Rusal et Valé notamment), mais pas Rio Tinto, qui non seulement a déjà versé son obole (c'est la seule), mais qui en outre comprend des intérêts chinois dans son capital, qu'on ne peut spolier, eu égard aux projets en attente qu'ils pourraient financer.


En définitive, où sont passés ces millions ?

Si on fait l'inventaire de ce qui est connu, nul doute que nous ne sommes pas au bout de nos surprises, on peut faire le décompte suivant :

  • 25 millions de $ (Palladino) en avril 2011 (reconnus à son corps défendant par ce régime), aucune information sur son usage.
  • 50 millions avec la République du Congo (Brazzaville) en avril 2011 (dont personne ne parle pour le moment).
  • 15 millions d'€ (soit environ 19 millions de $ sollicités en avril 2011) d'Areeba, aucune information sur son usage, alors qu'ils n'ont pas été budgétés.
  • 700 millions de $ (Rio Tinto) dont l'accord date également d'avril 2011. Il paraît que 150 millions ont été affectés au barrage de Kaleta, mais selon l'opposition, si le barrage de Kaleta coûtait 350 millions de $ au départ, et qu'on dit qu'il coûte 500 millions de $ aujourd'hui, cela permet de sortir officiellement 150 millions de $ pour financer le barrage, alors qu'en réalité ce dernier pourrait toujours coûter 350 grâce aux Chinois, qui tirent les prix vers le bas. Les 150 millions de $ pourraient donc sortir – officiellement pour financer un investissement réel –, alors qu'en réalité ils serviraient à une caisse noire. Et comme ils ne sont pas budgétés, le CNT pourra difficilement en contrôler l'utilisation par sa commission des finances, mais devra mettre en place une commission d'enquête (si tant est que ces conseillers en saisissent même la notion). Évidemment ce ne sont que supputations, mais c'est pour dire que l'unicité de caisse a vécu, et qu'on peut lui faire dire ce que l'on veut désormais. Seule la transparence réelle (pas de simples déclarations) permettra de mettre fin à toute élucubration. Le gouvernement a également évoqué l'utilisation de quelques autres millions (combien ?) pour « gérer les affaires courantes » (lesquelles ?). Pour les gens du CNT dont la seule fonction est de contrôler le gouvernement, on ne peut pas dire qu'ils soient particulièrement zélés pour faire ce à quoi ils sont censés servir. Je suggère qu'on prenne leur nom pour ne pas les élire aux futures élections législatives, s'ils avaient l'outrecuidance de vouloir s'y présenter.
  • 150 millions de $ de l'Angola en août 2011 (reconnus également par le régime). Selon Louncény Nabe (gouverneur de la BCRG) : « l’emprunt angolais qui a été contracté par Soguipami, … a été décaissé à hauteur de 72 millions de $,... mis dans un compte d’attente jusqu’à ce que Soguipami soit opérationnalisée complètement, parce qu’il aurait été un tout petit peu imprudent de mettre tant d’argent à la disposition d’une institution en cours d’organisation [un an après sa création elle ne l'est toujours pas]. On peut vérifier que les 72 millions sont effectivement dans un compte de la banque centrale au niveau de ses correspondants étrangers ». J'aimerais effectivement que quelqu'un (le CNT, mais surtout l'opposition) le fasse.
  • 100 millions de $ en Février 2012, ainsi que 40 millions de $ de dotations en riz (pour le ramadan ?), ainsi que des dons en bus (les 100 que chacun a pu constater) et en carburant (ce qui a sans doute évité une nouvelle augmentation, pourtant suggérée par le FMI) en provenance du China International Fund (CIF), selon le Sunday Times.


Conclusion : il faut être pugnace

C'est le site Radiokankan.com lui-même (qu'on ne peut accuser d'hostilité à ce régime), qui déclarait dans un article intitulé « Les connexions mafieuses de Tokyo Sexwell et ses dégâts en Guinée » du 21 juillet dernier, que des virements bancaires ont été faits via le compte de Walter Hennig à la Banque Royale du Canada, au profit de Mohamed Condé (fils du PRG) sur son compte de la Swiss Private Bank à Monaco.

Il est nécessaire de remettre à plat toutes ces sociétés nébuleuses et obscures – au moins dans le secteur minier (Palladino, African Iron Ore Group...) – et qui suscitent des enquêtes au Royaume-Uni et aux États-Unis, ainsi que de la part de la Banque mondiale. Qu'on les apprécie ou pas, les multinationales Rio Tinto, BHP Billiton, Vale, Arcelor Mittal. sont les véritables acteurs de ce marché.

Un intermédiaire, quel qu'il soit, joue les entremetteurs et se fait payer pour ses interventions de tous ordres. Or Alpha Condé discutait directement avec les multinationales. Si ces sociétés, les seules qui peuvent agir s'en vont (BHP Billiton), gèlent leurs activités (Rusal) ou sont empêchées (Vale), les projets risquent de devenir des serpents de mer. À titre d'illustration, on rappelle que Rio Tinto est présent en Guinée depuis plus de 15 ans. Pour quels résultats ?

Il s'agira en effet, entre autres choses, de connaître les raisons du secret de ces accords, les personnes cachées derrière ceux-ci, la destination des montants des prêts, l'origine des fonds qui serviront au remboursement des sommes, etc...

L'opposition n'est pas assez offensive et pugnace en la matière. Alpha Condé nous avait promis le changement, à l'opposition de le mettre au pied du mur et de l'illustrer dans les faits. Chacun doit se sentir impliqué, le CNT doit faire son travail d'investigation, la presse également, tant que des réponses satisfaisantes (donc probantes) ne seront pas données sur ces mouvements de fonds intempestifs et opaques. Il en va de la crédibilité de ce régime.

Il serait d'ailleurs utile de voir un relevé de banque de la City Bank par exemple (ou du Crédit suisse selon les sources, on n'est plus à une contradiction près) pour connaître et le titulaire du (ou des) compte d'attente de la BCRG (en principe le Trésor public) et son montant actuel.

Toute personne susceptible d'apporter des informations à ces détournements de fonds potentiels, qui restent des pratiques d'autant plus scandaleuses qu'on nous avait promis le changement (y compris en matière d'intégrité), mais surtout qui retardent, voire compromettent le développement du pays, sont les bienvenues.


Gandhi
Citoyen guinéen

« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace » (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).


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Commentaires  

 
+2 #43 Patriote 16-08-2012 17:59

Oury Baldé, que retenir en résumé ?
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-1 #42 Oury Balde 16-08-2012 14:44

@Patriote et @ Ceux qui seraient intéressé(e)s : vu comme j’ai été impliqué dans le débat, il me serait inconvenant de quitter à queue de poisson la discussion. Ce, sans au préalable mettre au point certaines choses, afin de prévenir d’éventuels préjugés, et définitivement (je souhaiterais) qu’on comprenne donc .La bonne foi ne paie pas toujours.
1- Mes sources d’infos essentiellement dans l’échange que j’ai eu avec Patriote :
http://www.guinee7.com/component/content/article/35-actualite/1532-affaire-palladino-la-soguipami-aurait-paye-des-interets-de-pres-dun-million-de-dollars-a-palladino
http://www.ubiznews.com/biz/economie/item/5973-guin%C3%A9e--laffaire-palladino-fait-grand-bruit
http://www.aminata.com/nouvelles/economies/item/1331-affaire-25-millions-de-palladino-les-connexions-mafieuses-de-tokyo-sexwell-et-ses-d%C3%A9g%C3%A2ts-en-guin%C3%A9e (Article mentionné même par le présent écrit )
http://sanakou. guinee.com/index.php?id=285&tx_ttnews[pS]=1338501600&tx_ttnews[pL]=2591999&tx_ttnews[arc]=1&tx_ttnews[pointer]=5&tx_ttnews[tt_news]=3916&tx_ttnews[backPid]=283&cHash=71e07dac48
http://www.africvisionguinee.com/4/333/a/fr/affaire-palladino-communique-conjoint-ministere-des-mines-ministere-de-l-economie-et-des-finances--la-soguipami.html
http://www.guineedirect.info/index.php?option=com_content&view=article&id=4555%3Atony-blair-au-palais-sekhoutoureya-pour-dissiper-les-malentendus-autour-de-laffaire-palladino-&catid=293%3Apolitique&Itemid=416
http://www.guineedirect.info/index.php?option=com_content&view=article&id=4524:affaires-25-millions-de-dollars-de-palladino--la-guinee-a-verse-925-mille-usd-dinteret-&catid=295:economie
C’est pour qu’on sache. Ça reste donc vérifiable. L’honnêteté intellectuelle l’impose .Un bémol : je rajoute qu’au niveau des interrogations qui m’ont semblé importantes à éclairer, je me suis réapproprié à peu près (pas en totalité ) les questions de la convention nationale PCQVP , et de l’opposition. Aussi , j’ai juste mis « si remboursement il y a eu » au niveau de la question relatif au remboursement précipité du prêt , vu les propos d’AC , sachant que Idrissa Thiam ,conseiller à la présidence , et d’autres responsables guinéens ont déclaré avoir restitué le prêt avec les intérêts (925 000 dollars US) .Ce qui est effectif.
Je peux ne pas avoir compris grand-chose à Palladino . J’aurais étalé mes limites (ça n’est pas un crime !).Mais cela ne saurait être définitive .Toutefois, il n’en demeure moins vrai que ce n’est pas un illettré qui comprendrait cette affaire ,ou untel (le) qui ne s’y intéresse pas , à ma place.
Si tout le monde comprenait tout , le débat ne se poserait pas !!! Il n’y aurait eu pas de polémistes (ni auteur, ni commentateur ) .
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-1 #41 Oury Balde 16-08-2012 14:22

@Patriote et @ Ceux qui seraient intéressé(e)s : vu comme j’ai été impliqué dans le débat, il me serait inconvenant de quitter à queue de poisson la discussion. Ce, sans au préalable mettre au point certaines choses, afin de prévenir d’éventuels préjugés, et définitivement (je souhaiterais) qu’on comprenne donc .La bonne foi ne paie pas toujours.
1- Mes sources d’infos essentiellement dans l’échange que j’ai eu avec Patriote :
http://www.guinee7.com/component/content/article/35-actualite/1532-affaire-palladino-la-soguipami-aurait-paye-des-interets-de-pres-dun-million-de-dollars-a-palladino
http://www.ubiznews.com/biz/economie/item/5973-guin%C3%A9e--laffaire-palladino-fait-grand-bruit
http://www.aminata.com/nouvelles/economies/item/1331-affaire-25-millions-de-palladino-les-connexions-mafieuses-de-tokyo-sexwell-et-ses-d%C3%A9g%C3%A2ts-en-guin%C3%A9e (Article mentionné même par le présent écrit )
http://sanakou. guinee.com/index.php?id=285&tx_ttnews[pS]=1338501600&tx_ttnews[pL]=2591999&tx_ttnews[arc]=1&tx_ttnews[pointer]=5&tx_ttnews[tt_news]=3916&tx_ttnews[backPid]=283&cHash=71e07dac48
http://www.africvisionguinee.com/4/333/a/fr/affaire-palladino-communique-conjoint-ministere-des-mines-ministere-de-l-economie-et-des-finances--la-soguipami.html
http://www.guineedirect.info/index.php?option=com_content&view=article&id=4555%3Atony-blair-au-palais-sekhoutoureya-pour-dissiper-les-malentendus-autour-de-laffaire-palladino-&catid=293%3Apolitique&Itemid=416
http://www.guineedirect.info/index.php?option=com_content&view=article&id=4524:affaires-25-millions-de-dollars-de-palladino--la-guinee-a-verse-925-mille-usd-dinteret-&catid=295:economie
C’est pour qu’on sache. Ça reste donc vérifiable. L’honnêteté intellectuelle l’impose .Un bémol : je rajoute qu’au niveau des interrogations qui m’ont semblé importantes à éclairer, je me suis réapproprié à peu près (pas en totalité ) les questions de la convention nationale PCQVP , et de l’opposition. Aussi , j’ai juste mis « si remboursement il y a eu » au niveau de la question relatif au remboursement précipité du prêt , vu les propos d’AC , sachant que Idrissa Thiam ,conseiller à la présidence , et d’autres responsables guinéens ont déclaré avoir restitué le prêt avec les intérêts (925 000 dollars US) .Ce qui est effectif.
Je peux ne pas avoir compris grand-chose à Palladino . J’aurais étalé mes limites (ça n’est pas un crime !).Mais cela ne saurait être définitive .Toutefois, il n’en demeure moins vrai que ce n’est pas un illettré qui comprendrait cette affaire ,ou untel (le) qui ne s’y intéresse pas , à ma place.
Si tout le monde comprenait tout , le débat ne se poserait pas !!! Il n’y aurait eu pas de polémistes (ni auteur, ni commentateur ) .
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-2 #40 Oury Balde 16-08-2012 14:20

Mais aussi , comme le dirait Henri Poincaré « douter de tout ou tout croire, ce sont deux solutions également ­commodes, qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir. »
Et le savoir est impersonnel, l’homme loin d’être omniscient et parfait. Je ne crois non plus qu’on soit là pour étaler ses connaissances(pédantisme) .L’endroit ne s’y pas absolument pas du tout. De toute façon , c’est sans rendement ,vouloir le faire .Draguer virtuellement qui ? Et pourquoi ? Même Confucius dit être « un éternel étudiant »(si je l’ai cité tel quel). Alors…
Pour Les mots et expressions que j’ai utilisés à mauvais escient , j’assume , le français n’étant pas ma langue maternelle. Le contraire n’aurait pas été non plus un gage de maitrise de la langue de Molière : combien maitrisent au fait leur langue maternelle ? Aucune honte donc…
Je ne peux revendiquer que je maitrise le Pular, ma langue maternelle. Tout en trouvant légitime qu’on me reproche de ne pas maitriser ma propre langue.
Parfois les étrangers parlent mieux que les gens de souche leur langue à eux. C’est aussi un fait. Une langue étrangère reste une langue étrangère : pour nous africains par exemple , on a beau être à l’école française dès l’âge de 6-7 ans jusqu’à l’université ( une bonne dizaine d’années ! ) dans le parler (les tournures souvent ) , notre africanité nous rattrape. « Nous pensons dans nos langues (dialectes africains ) pour nous exprimer en français (langue du colon) » dirait l’autre.
C’est dire que nous ne parlons pas le même français qu’en France. En France,on m’a parfois directement fait savoir avec humour que j’avais un accent.
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0 #39 Oury Balde 16-08-2012 14:18

2-Sans commentateur pas d’auteur –sur le forum- et vice-versa :
Commentateur (trice) et auteur sont indispensables, l’un ne peut se passer de l’autre, pour qu’il y’ait polémique-débat. L’importance d’un article se juge par le nombre de réactions qu’il suscite. On n’est après tout pas obligé de commenter un article .Oury Baldé ne réagit pas à tous les papiers ici , pas faute de n’avoir pas son mot à dire. Si on prend donc son temps (qu’on pourrait meubler en d’autres choses. « Le temps, c’est de l’argent » !) pour réagir (écrire) à un article, à mon avis cela devrait mériter un minimum de considération , mise à part la provoc. D’où à ne pas snober les posts…Car, c’est le commentateur qui valorise le papier.
On intervient à un article pas seulement parce qu’on a quelque chose à dire , mais aussi par affinité (admiration ) pour l’auteur du papier. Parfois , on le fait en avalant tant de couleuvres (en exemple cf. au commentaire du soit disant « Mamane » en mon endroit ) .
Ce métier de’’ web- activiste ‘’, on le fait peut-être pour son estime personnelle , pour le fric certainement non, la reconnaissance publique (quel public ?) cela dépend, au risque de sa vie pour nos points de vue, fort possible dans le contexte actuel de la Guinée (je sais de quoi je parle !...) .
« L'erreur n'annule pas la valeur de l'effort accompli. »(Un Proverbe africain)
Allahou ya a laamou (Seul Dieu Sait .Seul Bon Dieu est omniscient, éternel, miséricordieux, omnipotent ) comme le diraient les prédicateurs musulmans en conclusion de leurs assertions.
Sur ce, sincères remerciements à Patriote .
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-4 #38 Gandhi 15-08-2012 22:03

Je confirme Alhousseny, je ne suis ni un prophète, ni un gourou (lol). Mais il est vrai qu'il faut tenter - j'essaie moi-même de m'y employer - d'être le plus simple possible, pour traduire en langage courant, des expressions techniques qu'un profane pourrait ne pas comprendre. Parfois c'est possible, parfois non, parfois on mélange les genres. D'autres même (je ne parle pas de vous) se perdent en conjectures, en voulant impressionner des lecteurs, via l'utilisation de termes qu'ils ne comprennent pas eux-mêmes. On dit ici que la culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale. Sans parler des copier-coller imbuvables....
Honnêtement il n'y a pas lieu de savoir pourquoi les devises guinéennes se trouvent à l'extérieur (je ne l'ai pas évoqué dans mon texte), car il existe de multiples raisons à cette situation. En revanche, comme je l'ai dit, il faut vérifier si le Trésor public est le réel titulaire du compte. Et il faut connaitre la situation comptable de la Soguipami (dont le DG pourtant responsable ne s'exprime jamais ???), et l'utilisation de ces millions qui passent et repassent devant notre nez...mais pas nos yeux.
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+1 #37 Patriote 15-08-2012 21:46

Alhousseny,
Si vraiment vous en aviez fini avec moi, pourquoi me posez-vous encore une autre question ?
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+3 #36 alhousseny 15-08-2012 21:32

Patriote
Que veux-tu dire par la? A ma connaissance, Ghandi n'est pas un prophete, ce qui signifierait que lorsqu'il a parle, il n'y a plus rien a dire. Et bien sur, je n'ai reagi qu'a son poste. Avec toi, j'en avais deja fini.
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+1 #35 alhousseny 15-08-2012 21:24

Ghandi, vous voyez bien la precaution de langage que vous prenez: " la BCRG peut gérer". Ca n'a rien a voir avec ce que dit Patriote qui parle de montants "versés dans le compte de la Banque Centrale tenu dans les livres d'une banque Suisse". Moi-meme je dis bien que la Banque centrale peut avoir des positions en actifs etrangers et particulierement sur le marche des changes (des produits derives generalement). Il n'y a pas de marche de produits derives en Guinee, a ma connaissance, alors il va de soi que la BCRG ait des avoirs a l'etranger. Mais cela n'est pas a confondre avec deposer ses devises dans un compte d'une banque etrangere. Il n'en demeure pas moins que la Banque Centrale a bien un stock de devise etrangeres sur le territoire national puisque investir a l'etranger n'est pas la finalite de sa mission, mais servir l'economie reelle qui, elle, a besoin de la monnaie physique etrangere.
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0 #34 Patriote 15-08-2012 21:11

Merci Gandhi, un arbitrage était devenu indispensable entre Alhousseny et moi d'une part et entre Oury et moi d'autre part.
En ce qui me concerne, je mets un point final à ce débat.
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-4 #33 Gandhi 15-08-2012 19:04

Comme l'indique Patriote, la BCRG peut gérer ses devises déposées dans des banques étrangères et elle en reste maître d'oeuvre, contrairement aux pays de la zone franc dont les réserves de change sont gérées par le Trésor français à hauteur de 50% par exemple. C'est l'une des nombreuses raisons pour laquelle je ne suis pas favorable à l'intégration dans la zone franc.
En revanche, la question que je me pose n'est pas celle-là, mais de savoir qui est titulaire réellement du compte. J'ai entendu parler sur certains sites de fiducie. Je voudrais être sûr d'avoir bien lu, ou être sûr qu'il ne s'agit pas d'un lapsus d'AC. Je doute que ce dernier puisse utiliser (les reporters guinéens généralistes de même) ce terme technique (de création récente), qui, s'il était avéré, serait grave. Raison de plus pour connaitre le titulaire (le Trésor public en principe) du compte d'attente en Suisse.
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-2 #32 alhousseny 15-08-2012 14:49

Patriote
Tu es fatiguant a la fin. Qu'est-ce que tu as demontre? Tu as juste prouve toi-meme en donnant un contre-exemple que ton idee farfelue d'une banque centrale qui deposerait tous ses avoirs en devises a l'etranger etait fausse. Ce n'est pas parce que tu repetes la meme chose que cela devient vraie. Pour un specialiste, ca fait sourire quand meme. Laissons tomber cette histoire, tu n'y connais pas grand chose et tu veux passer pour un specialiste. En ce qui me concerne, cette petite parenthese est close, d'autant qu'elle n'a aucune espece d'importance.
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-2 #31 Oury Balde 15-08-2012 13:25

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote:
Oury Baldé,
Si je vous ai bien compris, vous avez voulu apporter des informations complémentaires et non me contredire. Si tel est le cas, on clos le débat. Dans le cas contraire, dites-moi où est-ce vous n'êtes pas d'accord avec moi.
Bien à vous !

Patriote, il fallait (important encore !) réexpliquer l’affaire Palladino pour aider à une large compréhension du citoyen. Car, beaucoup n’ont pas compris ce qui s’est passé dans cette affaire. Ce qui fait sans doute qu’on ne se pose pas les questions qu’il faut.
Je n’ai pas fait qu’apporter des infos complémentaires concernant la convention de prêt de Palladino Capital 2 Lt , j’ai éclairci, en termes explicites, la pomme de discorde (dans le débat) entre nous.
A la lumière des conclusions des experts de la Banque Mondiale, et de ce qui s’est passé en Guinée dans le cadre de cette affaire (autorités guinéennes, opposition, CNT, la convention nationale PCQVP) certaines questions n’ont tout simplement pas lieu d’être. A moins de ne pas avoir compris ce qui s’est réellement passé : conclusion imparable qui en découlerait dans ce cas.
Je vous remercie.
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+2 #30 Patriote 15-08-2012 11:48

Alhousseny,
Nous n'allons pas nous éterniser sur ce débat une fois qu'on s'est compris. Tout simplement retenez bien qu'une banque centrale peut déposer toutes ces devises dans les banques étrangères et bien mener sa politique monétaire. C'est ce que vous n'y croyiez pas au départ et que je viens de démontrer. Quant à l'importance du stock de devises pour un pays, je l'ai soulignée partout mais peu importe où elles sont déposées.
Bien à vous !
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0 #29 alhousseny 15-08-2012 00:54

Je n'apporterais que deux précisions. Premièrement, en disant "y travaillant depuis quelques années aussi", le "y" remplaçait "domaine de la finance" et non "Suisse" même si bien entendu j'ai travaillé dans ce domaine en Suisse avant de venir poursuivre dans le même domaine au Canada. Et comme je l'ai dit, je n'ai absolument aucune prétention a quoi que ce soit. La deuxieme chose, c'est juste pour souligner que tu en viens tout seul a ce que je disais lorsque tu écris ceci "Cependant, une banque centrale aurait juste besoin d’une petite quantité de devises pour dépanner ceux qui voyagent à l’étranger pour leurs premières dépenses.". Tu vois bien que ça n'a rien a voir avec ton idée de devises de la banque centrale déposée dans des banques étrangères. Et c'est même plus que la "petite quantité" dont tu parles. La possession et l'usage de devises étrangères (le $US en fait) est un outil majeur de la politique d'une banque centrale, particulièrement pour un pays hyper importateur comme la Guinée. Alors oui, la banque centrale a bien sur un stock de devises qui bouge au gré de ses objectifs. Encore une fois, comme je le disais, je ne crois pas que ces questions périphériques fassent tellement avancer le problème que Ghandi traite dans cet article, a savoir ou sont donc passés tous ces millions de $? Tu poses toi-même les mêmes questions. Alors concentrons-nous la-dessus.
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+3 #28 Patriote 14-08-2012 21:55

Alhousseny,
Tout d’abord, dépassionnons le débat et parlons en frères.
1- Vous dites que je me goure, je vous réponds que je ne fais que répondre à votre question sur ma spécialité puisque c'est vous qui avez demandé ma spécialité, c'est loin d'être un étalage de connaissance. D’ailleurs, je ne prétends pas connaître tout mais au moins connaître l’étendue de mon ignorance. Maintenant que j’apprends que vous avez étudié en finances et que vous travaillez en Suisse, je m’en réjouis de savoir que des guinéens travaillent dans des banques suisses. Je souhaiterais qu’il en ait des milliers ailleurs dans le monde et dans les postes de direction.
2- Vous dites que je suis nouveau sinon je n’allais pas ignorer votre indépendance d’esprit, je vous réponds que je suis sur cette toile depuis plus de 3 ans et que je n'ai nié nulle part votre impartialité.
3-Vous dites que je prends une victoire, je vous réponds que nous ne sommes pas en compétition, mais en échange d’idées pour faire avancer les choses.
4- Vous me demandez où est ce que j’ai vu une banque centrale confier ses avoirs à un gérant de fortune. Dites-moi où est-ce que je l’ai dis.
5- Vous dites qu’une banque centrale ne peut pas faire un simple dépôt tel que je laisse imaginer dans mon commentaire. Je vous réponds que c’est exactement le cas. Les dépôts bancaires importants en devises de la Banque Centrale sont à l’extérieur dans les grandes banques communément appelées banques de premier ordre. Ce n’est pas un cas propre à la Guinée, c’est valable pour tous les pays en voie de développement. Allez vous renseigner et revenez me voir avec vos réponses. J’ai d’ailleurs donné la raison dans mon commentaire d’origine.
Après cette mise en situation, revenons maintenant à l’essentiel qui consiste à répondre à votre question de savoir comment une banque centrale peut-elle appliquer la politique monétaire tout en déposant ses devises dans les banques étrangères.
À priori, je ne prétends pas donner des leçons, mais je ne fais que m’acquitter d’un devoir de réponse. Une banque centrale peut bien mettre en œuvre sa politique monétaire tout en déposant ses devises à l’étranger et je m’explique. Si on considère que la politique monétaire se résume en l’application des conditions de banque, l’action sur le taux d’escompte, l’action sur les taux d’intérêt, l’action sur les réserves obligatoires, l’encadrement du crédit et la réglementation des changes avec pour finalité la stabilité des prix intérieurs, le seul aspect qui touche aux devises c’est la règlementation des changes. Il reste vrai que pour des besoins d’échange avec l’étranger, les devises ont une importance capitale dans une économie, mais il importe peu que ces devises soient dans le pays ou à l’étranger puisque le déposant (Banque Centrale) peut en disposer comme elle veut et à n’importe quel moment. Cependant, une banque centrale aurait juste besoin d’une petite quantité de devises pour dépanner ceux qui voyagent à l’étranger pour leurs premières dépenses.
J’ai été bref puisque nous ne sommes pas dans une conférence tout en espèrant avoir répondu à votre demande.
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+3 #27 Patriote 14-08-2012 20:38

Oury Baldé,
Si je vous ai bien compris, vous avez voulu apporter des informations complémentaires et non me contredire. Si tel est le cas, on clos le débat. Dans le cas contraire, dites-moi où est-ce vous n'êtes pas d'accord avec moi.
Bien à vous !
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-1 #26 Oury Balde 14-08-2012 14:10

@AOT et @ Patriote :
Citation en provenance du commentaire précédent de AOT Diallo:
Mignan Oury je ne vois pas ce que tu essaies de démontrer dans tes 4 posts précédents : dans tes longues explications aucun de tes arguments n'est en contradiction avec les 3 questions de celui-ci.
Personnellement sans être un banquier je trouve que les 3 questions complètent bien le texte de Gandhi en indiquant 3 des opérations primaires de tout auditeur sérieux dans ce dossier - donc un complément au éléments didactiques de Gandhi ci-dessus.
Bref je ne vois pas ou tu veux en venir dans ton opposition systématique.
Juste pour te comprendre...

Merci AOT .Dans mes postings, j’essaie de démontrer qu’on ne peut pas faire de la question, quoiqu’importante , soulevée par Patriote , à savoir si la SOGUIPAMI a été créditée oui ou non ,ou sinon quel compte a été credité , la question fondamentale de l’affaire Palladino.Qu’en effet, en plus de ce que se demande Patriote , il ya d’autres questions de fond sur la nature illégale quant à la provenance des fonds et leur mode d’obtention secrete et illegale qui sont d’accuité .Ce que je reproche à Patriote c’est de poser la même question en laissant croire que c’est la seule question qui vaille .Prouver par exemple que La SOGUIPAMI a touche l’argent (ce qui n’est pas le cas) change quoi mise à part le fait de savoir le destinataire (son implication par là, peut-etre), tant que la combine a été secrète et illégale .C’est un peu comme avec l’argent sale, ce n’est pas l’argent qui sale en soi , si je puis dire , mais son origine –le mode d’obtention illégale (vente de drogue, d’organes, trafic humain, proxénétisme, et autres activités illegales.)
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-3 #25 Oury Balde 14-08-2012 14:08

Mais les conclusions des experts de la Banques coupent court à tout ce que soulève Patriote et à bien d’autres interrogations.On va demontrer en bas , que cet argent (les 25 M $), la SOGUIPAMI n’en vu ni l’odeur , ni la couleur.
KOTO AOT , j’entends la menace audit .Les audits sont devenus le fusil d’epaule des gens en Guinée à chaque foois qu’il y’a une affaire mmeme si on en connait tous les tenants et les aboutissants. Figure-toi bien ,d’audits, il yen aura pas dans cette affaire .Car tout est clair : les repsonsabilités connues , ont été situées à tous les niveaux.Si Audits , il yaurait , faudrait se contenter des conclusions des experts des intstituions financières internales de Bretton Woods, qui sont celles des experts mandatés de la Banque Mondiale à ce dossier .
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-3 #24 Oury Balde 14-08-2012 14:06

Voici quelques questions de fond qui me semblent importantes à éclairer dans cette affaire :
1- Pourquoi AC et son entourage ont agi dans le secret, en « violation flagrante » (selon les experts internationaux) du code minier qui stipule à l'article 150 que « l'Etat se réserve le droit de vendre tout ou partie de sa participation en numéraire, sans droit de préemption des autres actionnaires de la société titulaire du titre minier, à travers un processus d'enchères ouvert et transparent»? Et ce, sans consulter ni le CNT (faisant office de parlement jusqu’à maintenant), ni la cour suprême de la Guinée ?
2-Pourquoi (ou en quoi) un acte contractuel passé dans le secret par deux (2) ministres (Kerfalla Yansané et Mohamed Lamine Fofanah), engage-t-il l’Etat guineen ?
3 – A qui a profité les 25 M $ du prêt de palladino ? Question qui recoupe en partie l’interrogation de Patriote .
4-Pourquoi avoir remboursé précipitamment le prêt ?Si remboursement il ya eu . Car, les autorités guineennes ont communiqué autour de cette affaire , souvent en se contredisant .AC dit par exlple « de toutes façons nous allons rembourser à temps et le problème ne se posera pas » dans le texte in « Les sempiternelles gaffes d'Alpha Condé » . GANDHI écrit « A l’entendre(le ministre) on a emprunté 25 millions de $ qu'on a placés sur un compte d'attente, et on l'a rendu avec intérêts (950 000 $) Ou comment perdre de l'argent sans rien faire. Il nous prend sans doute pour des gogos, raison de plus pour enquêter et ne pas laisser passer ce dossier en pertes et profits. »
5-Pourquoi ce prêt ne figure pas sur le budget national ? Question qui pourrait se recouper avec la 2 .
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-5 #23 Oury Balde 14-08-2012 14:04

KOTO AOT, j’amerais te proposer de revenir en details ( en recapitulatif pour relativiser) de façon claire sur l’affaire Palladino.ça aidera à plus de comprehension pour prevenir les amalgames et les confusions que l’on fait autour de cette affaire.
A-La Soguipami : societe guineenne (paraetatique) de patrimoine minier, créée par decret presidentiel , ratifié par le CNT en Aout 2011. Sa vocation donc,à la base, c’est de gérer le patrimoine minier de la Guinée .
Avec l’enjeu des ressources minieres pour leurs economies, tous les pays africains en general , riches en mat.1eres se sont dotées de structures comme la soguipami .
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-5 #22 Oury Balde 14-08-2012 14:03

B-Les 25 M $ de palladino, une convention de prêt convertible en droit de participation minière mais que nie les autorités guineennes.
Voilà ce que dit le rapport des experts de la Banque Mondiale sur la convention de prêt de palladino :
« au cours des six mois précédant l’adoption de cette loi ( la loi de la fondation Georges Soros ? Je cherche , je ne trouve pas pour l’instant) , le Gouvernement de la Guinée a signé un accord secret avec l’homme d’affaires sud-africain Walter Hennig, le titulaire de Palladino Capital 2, le partenaire junior de Sexwalle. Selon l’accord secret, Hennig et T.Sexwalle ont eu l’occasion de céder des actifs de 30% (une valeur de milliards de dollars) générés par la société minière d’État de la Guinée, (…) »
« Dans cet accord, écrit un expert, Palladino Capital 2 a fourni au gouvernement un prêt de 25 millions de dollars en échange du droit de disposer de (par exemple, de vendre à des investisseurs privés) jusqu’à 30% des actifs transférés dans l’entreprise minière d’État Guinéen. »
Fait un parallèle,KOTO AOT, avec ce que dit le gouvernement guinéen !
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-5 #21 Oury Balde 14-08-2012 14:01

C- L’illegalité du prêt de Palladino
Les experts internationaux estiment que l’accord avec Hennig est, c’est « un euphémisme, illégal, car il n’a pas été ratifié par le Conseil national de transition (CNT) dirigé par Hadja Rabiatou Sérah Diallo qui fait office de Parlement, et est contraire aux actuelles lois anti-corruption dans le pays, ainsi que des exigences de la Banque mondiale, du FMI et du Club de Paris qui a accordé à la Guinée un report de paiement de sa dette ». !!!
Tandisque pour l’opposition et la Coalition nationale Publiez ce que vous payez, les autorités guineennes auraient « tout manigancé» , disont conclu le prêt « sous le contrôle directe (en tant que conseillers ou au moyen de fonds privés), par le financier George Soros et l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair ». Ce qui serait sans doute la cause des enquetes du parlement britannique requis par le milliardaire Georges Soros , et du congrès americain sur demande des republicains.Georges Soros est plutôt ettiqueté democrate , je rappelle.
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-5 #20 Oury Balde 14-08-2012 14:00

Les experts internationaux sont categoriques : « Le président Alpha Condé savait par avance le contenu de la loi à venir de la Fondation George Soros et, apparemment, a décidé avant son entrée en vigueur par quelques manivelle et transactions d’en profiter pour extraire ses propres intérêts et pour les intérêts de son environnement immédiat »
D-De l’usage des 25 M $ : Ou A qui a profite les 25 M $ de prêt de palladino ?
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-5 #19 Oury Balde 14-08-2012 13:59

« (...)Selon l’accord secret, Hennig et T.Sexwalle ont eu l’occasion de céder des actifs de 30% (une valeur de milliards de dollars) générés par la société minière d’État de la Guinée, moyennant un paiement de 25 millions de dollars. Les calculs ont été effectués en utilisant une série de virements bancaires sur le compte de W. Hennig à la Banque Royale du Canada (BIC SWIFT ROYCCAT2 874 3827) au profit du fils du président de la Guinée Mohamed Condé, Swiss Private Bank, Monaco (IBAN- MC11 356 0483 5012 7800h). » !!!! Les experts de la Banque Mondiale .
Voici ce qu’écrivait courant juillet l’independant , journal guineen : «
Les questions qu'il faut se poser après cette annulation est de savoir à qui devait profiter ces 25 millions de dollars US, quand on sait que le fils du président, Mohamed Condé, est bien celui qui aurait managé toute cette affaire, étant en accointance avec de nombreux milieux d'affaires en Afrique du Sud, en Inde et au Brésil.
L'autre question porte sur la provenance des fonds ayant servi à compenser ces 25 millions de dollars, car certains observateurs pensent que l'argent de Palladino aurait servi à embellir certaines villas cossues que l'entourage présidentiel a pu s'offrir. Avec des grosses cylindrées à la mode. »
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-5 #18 Oury Balde 14-08-2012 13:58

On peut également sérieusement envisager les pistes évoquées par GANDHI , quant à l’utilisation de ce fond et des autres prêts (soient plus de 850 M $ en tout ) , à savoir les dotations en riz , par exmple .Cf GANDHI in « En définitive, où sont passés ces millions ? »dans le texte.
Sans evoquer les sous-jacents de l’accord de prêt de Palladino pour Rusal via le milliardiaire sud africain Tokyo Sexewalle, voilà en gros l’essentiel.
En somme , KOTO AOT, quand on a bien compris ,Palladino est « une affaire plus qu’embarassante » pour AC « c’était sans compter que la révélation de l’accord secret par le Sunday Times a terni les relations entre Hennig, T.Sexwalle et le président Alpha Condé, mais aussi avec la direction et les partenaires du Kazakhstan par le biais de la holding nationale, Khazakhstan Eurasian Natural Resources Corporation (ayant une capitalisation boursière de 8,1 milliards de dollars), mais a également recueilli un ennemi avec l’oligarque russe Oleg Deripaska, et beaucoup d’autres hommes d’affaires influents et d’autres structures.qui se retouve en mal avec G.Soros, . » (Aminata.com) sans compter la defiance des IFI dont la Guinée a tant besoin.
Remerciements à Patriote pour son sens élevé du débat.
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+1 #17 alhousseny 14-08-2012 08:53

Patriote
Tu te goures,mon ami, la question que je t'ai pose par rapport au fonctionnement de la banque centrale reste toujours sans reponse. Tu laisses entendre que la banque centrale deposerait ses avoirs en devises etrangeres dans des banques etrangeres, et je te demande comment elle met en oeuvre alors sa politique monetaire. Ou as-tu vu une banque centrale confier ses avoirs a un gerant de fortune (Alpha conde a dit qu'une partie des $700 millions est geree par une banque suisse)? La banque centrale peut evidemment avoir des positions en actifs etrangers comme des bons du tresor US ou autre chose, mais certainement pas faire un simple depot tel que tu le laisses imaginer dans ton commentaire. De plus, ca n'apporte aucun element nouveau de savoir sous quelle forme se trouve cet argent en ce moment. Ce qui compte, c'est la destination de ces fonds, d'ou mon qualificatif "pertinent" a tes questions, mais apparemment tu as pris cela pour une petite victoire. Si tu sais lire, tu verras que mon premier commentaire ne remet en rien en cause la pertinence de tes 3 questions. J'ai simplement trouve que se declarer specialiste et dire cette banalite qu'est ton histoire de caveaux meritait d'etre souligne. Et l'intervention d'AOT n'a rien a voir avec mon second commentaire. Tu dois etre nouveau sur ce forum, sinon tu ne devrais pas ignorer mon independance d'esprit. Je sais qu'en Guinee, tout le monde est specialiste ou Docteur en quelque chose, c'est d'ailleurs pour cela que le pays se porte aussi bien. Moi je ne pretends pas etre specialiste, mais je suis sur de savoir de quoi je parle aussi, ayant fais mes etudes dans ce domaine (en Suisse d'ailleurs)et y travaillant depuis quelques annees aussi. J'ai croise beaucoup de specialistes en plein de choses, mais dont les connaissances ne valent guere mieux qu'un tour sur wikipedia.
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-5 #16 Mamane 14-08-2012 04:10

Citation en provenance du commentaire précédent de Oury Balde:
... Ils ont beau dire qu’elle est paraétatique, ne perdons pas de vue que la SOGUIPAMI est une société de création récente par l’Etat « On rappelle que c'est l'État (par l'intermédiaire de ses représentants), et non la Soguipami (qui n'existait pas à l'époque et sera créée en juillet 2011) qui a signé le prêt, et s'est engagé. ?

De grâce, petit jeune frère Oury, tu ne peux pas montrer ici que toutes ces années de compta passées sur les bancs se réduisent au néant. Lève un peu la tête de ces journaux peoples et de ces romans de la rue pour mieux voir la vie en vraie.
Conseil d'un gand frère : arrête de faire le "Ngaoulaah".
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+5 #15 Patriote 13-08-2012 23:53

Merci AOT. N'eut été votre sage intervention, Alhousseny et Oury n'auraient rien compris en la pertinence à ma démonstration. Heureusement le premier s'est vite ravisé. Quant au second, attendons de voir sa réaction.
Alhousseny, je suis spécialiste en questions économiques et monétaires. Je sais de quoi je parle et ne m'aventure jamais dans ce que je ne connais pas. Si je le faisais, ce serait un crime de ma part, car je pourrais induire d'autres en erreur. Heureusement vous avez vite compris.
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+2 #14 Fatoumata 13-08-2012 22:22

Je ne suis pas juriste mais il me semble que les partis politiques (est-ce qu'ils en ont la légitimité???) devraient déposer une requête à l'institution habilitée (CNT, cour suprême....) exigeant l'ouverture d'une enquête sur toutes ces affaires nébuleuses.
Les enquêteurs devraient remonter toutes les filières bancaires telles la banque suisse ou la banque royale du canada et vérifier les faits énoncés dans la presse.
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0 #13 alhousseny 13-08-2012 21:19

Comme ce gouvernement aime beaucoup parler d'audit, je me demande pourquoi il ne publie pas les comptes audites de la SOGUIPAMI, ce qui aurait le merite de clarifier cette histoire. Cela repondrait aux questions pertinantes de Patriote.
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+1 #12 AOT Diallo 13-08-2012 19:03

Mignan Oury je ne vois pas ce que tu essaie de démontrer dans tes 4 posts précédents : dans tes longues explications aucun de tes arguments n'est en contradiction avec les 3 questions de celui-ci.
Personnellement sans être un banquier je trouve que les 3 questions complètent bien le texte de Gandhi en indiquant 3 des opérations primaires de tout auditeur sérieux dans ce dossier - donc un complément au éléments didactiques de Gandhi ci-dessus.
Bref je ne vois pas ou tu veux en venir dans ton opposition systématique.
Juste pour te comprendre...
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-6 #11 Oury Balde 13-08-2012 14:36

@ Patriote, à quelques nuances près vous posez la même question (3 en 1! ou 1 en 3!) : à savoir si le compte de la SOGUIPAMI ( car qu’on crédite le compte de la Banque Centrale domicilié en Suisse , ou le compte de la SOGUIPAMI à la Banque centrale du dit montant, revient à la même chose pour moi . Ils ont beau dire qu’elle est paraétatique, ne perdons pas de vue que la SOGUIPAMI est une société de création récente par l’Etat « On rappelle que c'est l'État (par l'intermédiaire de ses représentants), et non la Soguipami (qui n'existait pas à l'époque et sera créée en juillet 2011) qui a signé le prêt, et s'est engagé. Le fait d'indiquer que cet argent servirait à la Soguipami ne signifie nullement que dans les faits, il en serait ainsi. Pourquoi d'ailleurs, le président de ladite société (en l'occurrence Ahmed Kanté) ne s'exprime jamais sur cette affaire, qui ne concernerait pourtant que l'entreprise qu'il préside ? »(… ) Le problème est que le prêt date d'avril 2011 ») a été effectivement crédité de l’argent (25M $ ) de Palladino .
Ou si on s’en tient au fait que la SOGUIPAMI est paraétatique comme le dit-on, comment expliquez-vous ,Patriote , que le prêt ait été contracté en Avril 2011 pour servir à la SOGUIPAMI qui a été seulement créée qu’en juillet 2011 ?
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-5 #10 Oury Balde 13-08-2012 14:33

Plus haut , vous-même dites dans votre post , je cite : « (…) l'argent a été versé sur le compte de la SOGUIPAMI à la Banque Centrale, cela signifie que c'est le compte de cette dernière qui a reçu les fonds à la Banque Centrale en tant que tiers détentrice (la SOGUIPAMI n'ayant pas de compte dans une banque suisse). Et quand le Gouverneur dit que les fonds sont dans une banque suisse, cela signifie qu'ils ont été versés dans le compte de la Banque Centrale tenu dans les livres d'une banque Suisse. Pourquoi les fonds ne seraient pas versés dans les caveaux de la Banque Centrale ? C'est parce qu'il s'agit de devises et non de francs guinéens. C'est d'ailleurs le cas dans les transactions de ce genre portant sur des montants importants. Il s'agit le plus souvent de mouvements d'écritures et non d'espèces physiques comme certains pourraient le croire. Faut-il ajouter que les devises de l'État ainsi que les autres liquidités internationales de la Banque Centrale ne sont pas dans les caveaux de la Banque Centrale mais dans les grandes banques étrangères pour des raisons de sécurité et parfois de rentabilité. »
la comparaison est telle que je me pose des questions auxquelles j'ai deja repondues ou dont je connais la reponse.A quoi bon?
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-5 #9 Oury Balde 13-08-2012 14:31

L’essence de vos trois interrogations qui n’en font qu’une pour moi , vise ,au fait, à s’interroger sur l’effectivité ou la véracité de l‘opération bancaire , sans faire de cas sur l’illicéité de l’acte d’AC ( « J'ai passé un accord avec l'homme d'affaires Walter Henning, un Sud-Africain qui m'a été recommandé par les autorités de son pays. Il nous a accordé un prêt de 25 millions de $ sur 15 ans. Selon les termes de notre accord, si nous ne remboursons pas, [sa] société pourra avoir jusqu'à 30% des actions d'une filiale de la Soguipami. De toutes façons nous allons rembourser à temps et le problème ne se posera pas ».)
Et le texte de constater : « Dans cette déclaration laconique, Alpha Condé n'indique pas que l'argent a été octroyé pour financer les activités de la Soguipami, le « je » ou le « nous » étant très clair sur ce point. Depuis quand un chef d’État contracte-t-il une dette personnelle en catimini avec un homme d’affaires, en violation totale des procédures légales en la matière ? »
Patriote , c’est comme si on cherchait à vérifier que le mort l’est réellement ,sans se préoccuper des causes du décès , à travers votre questionnement.
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-5 #8 Oury Balde 13-08-2012 14:30

Ce qu’il faut retenir avec Palladino, s’il faut caricaturer , c’est qu’on a vendu , à titre privé et personnel (AC) pour solder ses dettes ou faire ses courses , non au profit et/ou au compe de l’Etat en fait , un bien (les minerais guinéens) à deux (2) entités (1- Palladino qui peut monter à hauteur de 30% sur Simandou –ce qui represente des milliards $,quoique disent les autorités guineennes , 2- Rio-Tinto , Firm anglo-australiene, qui contient des intérêts chinois qu’on ne peut flouer comme bon nous semble , sans que ce dernier n’en soit informé au prealable .Ce qui , de toute façon n’est pas prevu dans les clauses du contrat de Simandou ) .Et Bim ! Revers de la médaille, le Sunday Times en juin 2012 revele au grand jour l’affaire : Scandale !!! A la fois pour la naivete de la combine ( on decouvre qu’on s’est fait avoir pour des cacahuètes (25M$ ) vu le magot que ça rapporte au daron sud –africain, pas très clean , faut le signaler au passage. Sauf qu’AC ne peut plus faire marche arrière c-à-d casser le contrat) et à l’egard du FMI qui pilotait en quelque sorte l’economie guineenne dans le cadre de l’IPPTE.La credibilité du regime est mondialement mise à rude épreuve .
Patriote, c’est un peu comme avec les vendeurs de terrains à Conakry , qui revendent la même parcelle de terre à plusieurs personnes.
Un précédent article de Gandhi , intitulé :une affaire plus qu’embarrassante : http://guineeactu.info/debats-discussions/tribunes-libres/1597-une-affaire-plus-quembarrassante-.html , pourrait être d’une lecture utile, à ce sujet .
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+3 #7 alhousseny 13-08-2012 01:19

Patriote
Vous êtes spécialiste de quoi au fait? Ça m’étonnerait que ce soit dans le domaine bancaire. Alors comme ça les devises de la Banque Centrale seraient plutôt dans les "caveaux" des banques étrangères (je ne sais même pas pourquoi ce serait des caveaux)? Et la politique monétaire, elle se fait comment concrètement? De toute façon, je ne crois pas que cette histoire de caveaux fasse tellement avancer la compréhension des choses parce que je ne crois pas que Rio Tinto ait fait ce paiement en trimbalant des mallettes de billets verts a Conakry (On ne se ballade avec des mallettes que lorsqu'on ne veut pas que l'argent soit traçables, c'est la seule explication des mallettes de la francafrique).
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-2 #6 Mamadou S. Diallo 12-08-2012 19:35

'En definitives, ou sont passes ces millions ?' de Ghandi, les trois questions enumerees dans le commentaire du Patriote - voila les vraies questions qui meritent des reponses concretes et des consequences au sommet. Merci pour nous avoir rappele a l'essentiel et recadre le debat autour des vraies problemes de la cite!
Pourquoi sommes-nous individuellement aussi informes et combatifs mais collectivement aussi dociles et indifferents? Pourquoi avons-nous la memoire si courte? Allons nous eternellement nous cramponner a la base de la pyramide de Moslov dans nos revendications?
Ils ont violes nos femmes, rendus nos enfants orphelins, ils ont ose transgresser la quietude du domaine familial pour mascarer nos freres et souers. Ils ont jette les autres dans leurs geoles pour les laisser s'etteindre a petit feu dans le silence obscur des tenebres, sous le regard inconscient de notre silence collectif, indifferent et coupbale. Les criminels eux, se promenent parmi nous sans inquietude aucune.
Pourquoi sommes-nous si passifs et indifferents? faudrait-il que chacun d'entre nous compte une vicitme parmi les siens pour qu'on comprenne que ce qui se passe en Guinee n'est pas du virtuel, qu'il faut enfin agir ensemble pour que la justice puisse ancrer ses racines. Sommes-nous si submerges par les -24 hours news cylce- qu'on ne prend plus le temps d'analyser et agir, qu'on ne distingue plus entre le virtuel et le reel, qu'on se contente d'une consideration assez furtive du PROBLEME De la CITE afin de nous concenter rellement sur notre prochaine sortie spectaculaire sur le net et embellier notre empreinte digitale.
Ce chappelet de questions est un challenge pour tout le monde, a titre indivuduel ou collectif afin de faire une auto-critique profonde de notre attitude et apporche. Accepterons-nous toujours de regarder l'injustice en face, la subir sans reagir ou sommes disposes a nous donner la main, chacun selon ses moyens pour detruire les racines du mal et enterrer l'injustice.
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+6 #5 Patriote 12-08-2012 18:01

Oury Baldé,
Vous savez, je ne suis pas assez intelligent pour comprendre entre les lignes. Posez-moi clairement votre question.
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-5 #4 Oury Balde 12-08-2012 13:15

Patriote, j'ai même pas fini de déguster la merveille de papier , que je vois vos interrogations , sérieux, très puériles, et voler
aux éclats à mi-chemin de ma lecture.
Patriote ,avez-vous vraiment lu Gandhi?
Le feu a la patte, a bientôt.
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-2 #3 TUT 12-08-2012 02:50

Merci Gandhi!!! Voici des informations capitales à connaître,sur ce qui se passe dans le pays. C'est bien une autre preuve que le probleme de la Guinée en particulier et de l'Afrique en general ce n'est pas le manque d'argent mais la corruption sous toute ses formes. Je ne savais pas que le Congo Brazza aussi pouvait preter des millions. Tous ces millions vont et viennent comme des glaciers et pourtant Yé mouna Tè mouna!!! (pas d'eau ni d'électricité)
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+11 #2 Patriote 12-08-2012 00:56

Il y a un mois jour pour jour (12-07-12) que j'avais réagit à un article sur ce site. Je pense que ma réaction reste encore valable pour cet autre article. Le voici ci-dessous in extinso :
"Salut à chacun et à tous,
Je ne fais pas l'avocat du diable, mais je ne vois aucune contradiction entre les déclarations du Ministre des finances et celle du Gouverneur de la Banque Centrale et je m'explique en tant que spécialiste du secteur. Lorsque le premier déclare que l'argent a été versé sur le compte de la SOGUIPAMI à la Banque Centrale, cela signifie que c'est le compte de cette dernière qui a reçu les fonds à la Banque Centrale en tant que tiers détentrice (la SOGUIPAMI n'ayant pas de compte dans une banque suisse). Et quand le Gouverneur dit que les fonds sont dans une banque suisse, cela signifie qu'ils ont été versés dans le compte de la Banque Centrale tenu dans les livres d'une banque Suisse. Pourquoi les fonds ne seraient pas versés dans les caveaux de la Banque Centrale ? C'est parce qu'il s'agit de devises et non de francs guinéens. C'est d'ailleurs le cas dans les transactions de ce genre portant sur des montants importants. Il s'agit le plus souvent de mouvements d'écritures et non d'espèces physiques comme certains pourraient le croire. Faut-il ajouter que les devises de l'État ainsi que les autres liquidités internationales de la Banque Centrale ne sont pas dans les caveaux de la Banque Centrale mais dans les grandes banques étrangères pour des raisons de sécurité et parfois de rentabilité.
Voici plutôt les points qui devraient être éclaircis :
1- Les fonds ont-ils été effectivement versés dans le compte de la Banque Centrale dans une banque suisse ? Seuls les extraits du compte de la Banque Centrale pourraient nous situer.
2- Le compte de la SOGUIPAMI a t-il a été effectivement crédité de ce montant à la Banque Centrale ? Si non, quel compte a t-on crédité et pourquoi ? Seuls les extraits du compte de la SOGUIPAMI à la Banque Centrale pourraient nous situer.
3- Quelles sont les transactions opérées sur le compte de la SOGUIPAMI et quel est le solde du compte à ce jour ? C'est encore l'extrait du compte de la SOGUIPAMI qui devrait nous situer.
Voilà les éclaircissements que j'ai voulu apporter à votre interrogation.
Enfin et dans l'inétrêt supérieur de la nation, il est crucial et urgent de vérifier les 3 points que j'ai relevés ci-dessus et je trouve que c'est le CNT qui doit le faire.
Bien à vous tous !"
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-2 #1 Abdoulaye Diallo Rotterdam 11-08-2012 22:04

Merci Gandhi pour ce papier.
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