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Destitution à la CENI ?
Haroun Gandhi Barry Vendredi, 20 Avril 2012 17:34
Les dernières informations en provenance de la CENI
Lousény Camara, Président de la CENI, compte à l'envers, puisqu'il invite les partis à déposer les listes de leurs candidats aux législatives, au plus tard le 8 mai prochain, uniquement pour respecter l'article 156 du Code électoral qui stipule que : « les déclarations de candidatures sont déposées à la CENI, 60 jours au moins avant la date du scrutin par le mandataire du parti politique qui a donné son investiture ». Comme sans aucune concertation, Lousény Camara avait proposé la date du 8 juillet prochain pour l'organisation du scrutin législatif, il pense s'ajuster aux délais, mais il nous trompe (en connaissance de cause ?).
De même, le 8 avril 2012, ce même Lousény Camara, avait adressé au représentant du groupe des partis politiques de l'opposition, publié sur différents sites guinéens, un courrier dans lequel il est clairement indiqué : « Nous vous prions de bien vouloir désigner deux représentants de votre groupe pour participer à l'envoi du matériel de recensement sur les sites à compter du 10 avril 2012 ». Là encore, il nous trompe (en connaissance de cause ?).
Enfin, le porte-parole de la CENI a révélé récemment que le décret de convocation du corps électoral sera pris le 28 avril et que la révision des listes électorales commencerait le 16 avril pour finir le 31 mai. Une nouvelle fois, il se trompe.
Évidemment si on se limite à l'écoute de ces déclarations, rien ne semble anormal, et au contraire on aurait presque l'impression de voir enfin un président (de la CENI) au sommet de son art. Mais pour qui se rappelle son incompétence notoire, déjà évoquée plusieurs fois, il y avait lieu de revisiter, ce qui va apparaître comme une violation de la loi.
En effet, au moins juridiquement, avec ses déclarations et ce courrier officiel, tout porte à croire que la CENI envisage une reprise intégrale du recensement des électeurs en 6 semaines, contrairement aux dispositions du Code électoral en la matière. Le faire en 6 semaines – outre que le recensement n'est juridiquement pas permis – est un exploit digne d'entrer dans le Guinness world records book, puisqu'on se rappelle que le recensement précédent avait duré deux ans. En outre, et c'est là le plus important, Lousény Camara démontre qu'il fait peu cas des textes – il l'avait déjà illustré lors de la signature d'un protocole avec le MATD –, et c'est la raison pour laquelle il va falloir le destituer... purement et simplement.
Après avoir rappelé brièvement les problèmes laissés en suspens, il conviendra de rappeler le droit et la procédure électorale, ce qui conduira inévitablement à solliciter le remplacement de Lousény Camara pour incompétence (sinon plus ?), et par conséquent d'inciter le gouvernement à reprendre le dialogue, pour faire aboutir sérieusement le processus électoral, qui n'en finit plus de s'éterniser.
Les problèmes laissés en suspens
Durant le pseudo-dialogue de janvier-février 2012 (dans la mesure où rien n'en est sorti de concret, y compris les dispositions sur lesquelles tout le monde était pourtant d'accord), la CENI avait suspendu ses activités.
Quasiment tous les problèmes avaient fait l'objet de discussions, tout en ayant trouvé une solution apparente, avec l'acceptation par tous d'un modus vivendi. Ce sont notamment l'amendement de l'article 162 du Code électoral, la révision des listes électorales et l'audit du fichier électoral, bien que sur ce point, le gouvernement souhaitait choisir l’organisme de contrôle. Chacun appréciera la supercherie, consistant à se contrôler soi-même... pour dire bien entendu que tout va bien, le contraire eût étonné.
Pour le gouvernement, il suffit en effet qu'on parle d'un problème, quel qu'il soit, pour qu'il considère que ce problème est résolu. Il confond donc communication et réalisation. Il est vrai qu'à l'heure de la virtualité, la tentation est grande...
Par contre, d'autres problèmes évoqués n'avaient pas trouvé de solution. Ce sont la restructuration de la CENI et de ses démembrements, la reprise des actes posés par la CENI depuis la signature du protocole d'entente MATD/CENI (à annuler pour l'opposition), l'annulation des marchés accordés gré à gré par la CENI (notamment la société Waymark) et la réhabilitation des conseils communaux dissous.
Je ne vais pas revenir sur ces derniers litiges que j'ai déjà évoqués dans un texte précédent. Je disais alors, avec argumentation à l'appui, que le gouvernement avait violé la loi, et qu'il était difficilement compréhensible que l'opposition ne se soit pas précipitée, pour le dénoncer auprès des juridictions compétentes.
L'opposition conteste essentiellement l'absence de restructuration de la CENI, dans la mesure où la configuration politique a changé depuis sa création en 2007, et notamment depuis les présidentielles de 2010. L'opposition souhaite y être représentée d'autant plus équitablement, que le gouvernement a modifié illégalement la composition de ses propres représentants.
S'il est nécessaire que le gouvernement comprenne l'importance du rôle qui est actuellement le sien dans la garantie du succès du processus électoral, obtenir la participation de l'opposition est la seule option qui vaille. Le fait que cette dernière soit incontournable pour la réussite du processus de transition – ce qui n'est évidemment pas l'avis de ceux qui sont en dehors des réalités –, devrait inciter le gouvernement à prendre les décisions (parfois difficiles), mais susceptibles d'aider à apaiser ses appréhensions.
Car il est également possible que cet imbroglio politique accentue les anciens clivages et même dégénère en quelque chose dont la Guinée n'a pas du tout besoin : la violence et l'instabilité.
Rappel du droit et de la procédure relatif au chronogramme
La loi organique n°13 du 29 octobre 2007 de création de la CENI stipule en son article 4 que : « la CENI veille à ce que la loi électorale soit appliquée et respectée aussi bien par les autorités administratives que par les partis politiques, les candidats et les électeurs ».
En admettant que le gouvernement et le Collectif soient d'accord sur tous les points précédents (ce qui n'est évidemment pas le cas, d'autant que l'audit de la liste électorale et du système informatique a été fait dans des conditions rocambolesques, la CENI étant juge et partie), il est nécessaire de revoir l'état de la législation selon le Code électoral.
Il y a lieu de rappeler qu'en principe la révision de la liste électorale a lieu du 1er octobre au 31 décembre de chaque année (article 17). On peut considérer que tout le monde avait accepté la révision (et non le recensement) et qu'elle puisse se faire à partir d'avril 2012, ce que l'article 18 du Code électoral permet de manière exceptionnelle.
En adaptant les dates du dernier trimestre annuel à celles choisies par Lousény Camara, la révision électorale ne devrait commencer que le 30 avril, puisqu'il faut, selon l'article 17 que « les présidents des démembrements de la CENI, assistés des maires, fassent procéder à l’affichage de l’avis d’ouverture et de fermeture, au plus tard 15 jours avant le début de la révision des listes électorales », soit au 16 avril. Il faut effectivement que tout le monde soit informé (les jeunes notamment, mais également les ruraux). Les déclarations radio ou télédiffusées ne suffisent pas, car chacun doit pouvoir vérifier visuellement s'il est inscrit ou pas sur la liste.
En admettant que le nécessaire ait été fait (c'est à vérifier sur place et nonobstant les irrégularités précédentes), et pour coller à la même date de début que celle choisie par Lousény Camara, la révision pourra débuter le 16 avril 2012. Il faudra par ailleurs procéder à un affichage 15 jours avant la fin des opérations de révision, donc si l'opération réelle dure 6 semaines jusqu'au 31 mai, un nouvel affichage aura lieu le 16 mai.
A l'issue de la révision électorale le 31 mai (en principe elle dure deux mois), un tableau récapitulatif sera dressé, comportant les électeurs nouvellement inscrits, ainsi que les électeurs radiés (article 20 du Code électoral).
Les présidents des démembrements de la CENI concernés (CEPI, CESPI, CECI, CEAMI), assistés du maire de la commune devront aviser la population de ce dépôt par affiche, apposée aux lieux habituels et faisant connaître que les réclamations sont reçues pendant un délai de 15 jours (article 21).
Les électeurs auront donc jusqu'au 15 juin pour contester leur non-inscription, ou leur radiation. Les réclamations éventuelles seront examinées par le Tribunal de Première Instance (TPI) qui disposera de 10 jours pour trancher (jusqu'au 25 juin). La décision devra ensuite être portée à la connaissance des personnes intéressées dans les 3 jours qui suivent le prononcé du jugement (article 26), soit au plus tard le 28 juin (je ne compte pas les jours ouvrés).
Toutes les modifications résultant des décisions des TPI seront reportées sur la liste électorale qui deviendra la liste électorale pour l’année en cours. Elle sera définitivement arrêtée le 6 juillet (article 29), compte-tenu des délais de communication et de retranscription, ce qui serait somme toute assez remarquable.
Il faudra en effet un peu de temps pour que la CENI récupère les décisions définitives de tous les tribunaux et les publie, ce qui deviendra la liste électorale définitive. Tout ceci pourrait permettre s'il n'y a pas de problème particulier, un début de campagne électorale à partir du 9 juillet.
L'incompétence de Lousény Camara
Comme nous venons de le voir, ce n'est qu'à ce moment là – après épuisement des délais de recours, pourrait-on dire –, lorsque la liste électorale sera définitive et publique, que le PRG devra convoquer les électeurs, soit dès le 9 juillet pour une consultation électorale au 16 septembre 2012 (70 jours de délai pour les législatives), l'ouverture de la campagne électorale devant être effective et annoncée pendant cette période, au moins un mois avant la date du vote, soit à partir du 20 août. Les partis politiques pourront dès le 15 juillet (et non pas le 8 mai) présenter leurs listes de candidats aux législatives. On rappelle que selon l'article 138 du Code électoral, « tout citoyen qui a la qualité d’électeur peut être élu à l’Assemblée Nationale s’il est présenté par un parti politique légalement constitué et conformément aux lois et règlements en vigueur ». Pour avoir la qualité d'électeur, encore faut-il être inscrit sur la liste électorale... définitive. On rappelle en effet que l'article 3 du Code électoral dispose que : « sont électeurs, tous les Guinéens âgés de 18 ans révolus au jour de la clôture de la liste électorale... ». La date du 8 mai appelant les partis politiques à choisir leurs candidats n'est donc pas valide, puisque la clôture de la liste électorale ne sera effective qu'au 28 juin au plus tôt.
Finalement, compte-tenu des délais légaux et incompressibles, les élections législatives ne peuvent en aucun cas se tenir avant septembre 2012. CQFD.
Ce qu'il y a lieu de faire
On rappelle que l'article 8 de la loi organique d'octobre 2007 de création de la CENI, précise qu'elle « est composée de personnalités reconnues pour leur compétence, leur probité, leur intégrité et leur bonne moralité ».
Je ne ferai pas de commentaires sur les 3 dernières qualités requises, dans la mesure où je ne connais pas Lousény Camara, en revanche j'avais déjà écrit en septembre 2010, et je réitère aujourd'hui, que Lousény Camara est incompétent, non pas dans son domaine de prédilection (ce que j'ignore), mais en matière juridique et constitutionnelle. J'ai toujours fait prévaloir le droit, et c'est la raison pour laquelle, j'ai toujours indiqué que juridiquement, rien ne permet (sinon le consensus politique) d'imposer le remplacement des membres de la CENI avant les législatives. Certes les arguments de l'opposition sont acceptables : conditions politiques ayant changé, de nombreuses entorses au droit ayant eu lieu et rendant l'application de celui-ci moins formel (et plus susceptible de consensus), avec par exemple le remplacement illégal des représentants de l'administration au sein de la CENI.
Toutefois, quand l'incompétence, même de façon non volontaire (???), aboutit à violer les textes (voir ci-dessus), il faut arrêter les frais et prendre ses responsabilités, tant l'opposition que le gouvernement. La médiocrité (plutôt que la malhonnêteté, chacun appréciera) a des limites qui sont aujourd'hui insupportables.
Concrètement l'opposition devra saisir la Cour suprême en référé, pour contester la validité du chronogramme, et accessoirement solliciter du CNT, qui n'a pas beaucoup travaillé pour le moment, sauf à être une chambre d'enregistrement (vote d'un budget en déficit, alors que c'est formellement interdit par la constitution par exemple, constitution dont il est pourtant l'artisan), d'engager une procédure de destitution contre le président de la CENI, procédure qui n'existe pas formellement, mais qu'il pourrait exceptionnellement mettre en place pour l'occasion (après tout, nous sommes encore en phase de transition), en vue de trouver une solution consensuelle. Au-delà de la valeur morale de l'homme, il est nécessaire d'avoir au moins une personnalité qui sache lire le droit, à la tête de la CENI. C'est un minimum pour une personnalité censée le faire respecter par les autres. Il est en effet essentiel que ceux qui sont nommés pour dire le droit, soient eux-mêmes exempts de reproches, mais surtout juristes, à défaut d'être entourés de conseillers compétents.
Évidemment, dès lors que le président est remplacé pour violation de la loi, le problème des autres commissaires se pose, ne serait-ce que par solidarité. C'est aux partis politiques de faire le tri, entre ceux qui pourront rester (certains se sont désolidarisés des méthodes de Lousény Camara par exemple) et les autres, sachant qu'il serait néanmoins préférable de changer tout le monde, en octroyant à certains un statut de conseillers temporaires, pour assister les nouveaux commissaires dans leurs tâches, du fait de leur expérience.
L'opposition continuera ainsi à faire œuvre de pédagogie, notamment en ce qui concerne la résolution pacifique des différends, et c'est la raison pour laquelle un véritable dialogue (et non une opération de communication) pourrait être engagé pour trouver une solution enfin acceptable par et pour tous.
Gandhi
Citoyen guinéen
« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace » (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, mai 1791).
Commentaires
C'était le PS qui manquait à mon précédent post.
Dites donc, vous allez loin pour défendre le statu quo. Répondez à ma question d'abord (elle n'est pas que sémantique). Je ne vois pas en quoi réclamer l'investigation sur une éventuelle violation de la loi peut me faire "ressembler aux autres".
Louncény Camara est un obstacle aux élections, mais il est loin d'être le seul. Son éviction est une condition nécessaire, mais non suffisante.
Évoquer vos entrées à la CENI n'est qu'une boutade, pour dire qu'aujourd'hui il n'y a aucune transparence à la CENI, et que seuls des individus isolés pourraient avoir cette possibilité, pourquoi pas vous ?
Je sais que vous n'êtes pas à Conakry, moi non plus, ce qui ne m'empêche pas de recevoir certains documents.
Quant à l'élection de Louncény Camara, nous subodorons sa nullité, mais nous n'en avons pas la preuve formelle (et pour cause avec l'opacité des délibérations), alors que pour ce qui est de la violation du chronogramme, il suffit de confronter le fonctionnement de la CENI au Code électoral, tel que je l'indique dans le texte ci-dessus.
Sachez par ailleurs que si je vous méprisais, je ne perdrais pas de temps à commenter éventuellement vos réflexions. Ne dit-on pas qu'on répond aux imbéciles par le silence. Je bataille (c'est le mot) sur d'autres sites que celui-ci avec des gens non respectables, des extrémistes bornés, et croyez-moi la nature des réflexions est souvent à la hauteur de leur inanité.
Enfin vous ne me pratiquez pas suffisamment, pour savoir que mes propositions ne sont que des propositions parmi d'autres, je n'ai pas la prétention de tout connaitre, et si mon humilité ne transpire pas dans mes écrits, c'est parce qu'il faut être le plus synthétique possible, ce qui conduit souvent à des raccourcis. J'ai été formaté dans une grande école, à la nuance, jamais oui, jamais non, toujours peut-être... J'aurais sans doute l'occasion un jour de vous le montrer, mais pour le moment, il faut agir vite.... et de manière efficace, si possible.
Mon cher ami , juste une question et j' en aurai fini .
VOULEZ-VOUS RESEMBLER AUX " AUTRES " ,ou ETRE VOUS MEME ( l'homme de DROIT) ?
Bien a vous !
Je croyais que nous etions TOUS d'accord que, et l'election de LOUNCEYNI, et LOUNCEYNI lui meme consituaient un OBSTACLE pour le bon deroulement de ces elections .
Vouloir " me montrer ,sij'ai mes entrees a la CENI (sic ) que son elecion est irreguliere" , n' est que disgression .
J'ose esperer que vous ne me mepriser pas au point de croire que je ne puisse , avec des PV en ma possession ,me rendre compte d'une qcque irregularite . Voyons !
" mes entrees a la CENI " !?
Mr Gandhi , je vis dans un village de l'ADIRONDACK , c'est dans l'Etat de New-York aux Etats -Unis. Comment aurais -je " des entrees a le CENI "? (peut-etre que j'aurais pu , vu qu' aucun de ces politics actuels ne m 'est etranger ) Je croyais , recherchant le meme PORT , nous echangions afin de trouver une , ou des idees , pour etre enfin LIBRES et JOUISSANT de TOUS nos DROITS ! Je ne suis pas interesse par la vaine polemique , surtout quand elle est teintee de sarcasmes et de mepris .
Aussi , j'abandonne (pas par faute d'arguments pour une solution apaisee et legale de nos difficultes actuelles )et considere que VOUS AVEZ TROUVE LA PANACEE et que la GUINEE se portera mieux et plus vite que je ne le croyais .
Bien a vous !
En Août 2011, lorsque Louncény Camara a été élu président de la CENI, j'ai demandé à différentes personnes le PV de cette réunion. A ce jour, je ne l'ai pas eu, alors qu'on se rappelle très bien que d'autres PV - à l'occasion de conflits internes antérieurs - avaient été publiés, ce qui nous avait permis d'en critiquer allègrement le contenu, tant l'incompétence de Louncény Camara est grande. Sans prétention aucune, ceci explique peut-être cela.
Par ailleurs, j'interprète l'expression "un huissier était présent" pour justifier le respect du droit, par "circulez, y'a rien à voir".
Si vous avez vos entrées à la CENI pour me fournir ces PV, je pourrai vous montrer que problème il y a sur cette élection, car je possède quelques éléments concordants - pour employer l'expression idoine - à même de la remettre en cause, si tant est que ce soit le problème fondamental aujourd'hui.
C' est vrai que vous êtes devenu rare , mais c ' est tjs un plaisir de Vous lire .
Sachant que NUL ( meme pas le CNT ) peut defaire la CENI actuellement ( seule une ASSEMBLEE NATIONALE le pourra ) , je propose que les MEMBRES de la CENI rejettent la precedence de LOUNCEYNI et effectuent un changement interne selon le reglement interieur .
On devrait ( c ' est la Guinee ) pouvoir amener " certains " a essayer cette procedure , parceque il est trop contreverse le LOUNCEYNI . ( a tort ou a raison ! )
Enfin , esperons !
Bien a Vous !
Si Lounceny est arrivé à la tête de la CENI en violant la constitution (ou le code électoral), en quoi violerions-nous la loi en le virant vu qu'il aurait usurpé sa position et que par conséquent tous les actes qu'il pose sont de nul effet ? Je suis surpris que vos scrupules se situent au niveau de l'éventuelle réparation d'une violation de la loi plutôt qu'à la violation originelle de cette loi. Vous voyez ce que je veux dire ?
Toujours un plaisir de participer aux discussions que les articles de Mr. Gandhi suscitent.
Mr. MS BAH...selon moi...on ne peut pas violer la constitution "actuelle" vu qu'elle a été rédigée en période de "transition"...période (selon moi) dans laquelle nous sommes toujours. Ce faisant donc, rien n'empêcherait le CNT actuel de créer/voter une loi pour définir dans quelles conditions le Président de la CENI doit être viré (comme vous le proposez aussi)!
En passant, exclure la diaspora (dont je fais aussi parti) serait ANTICONSITUTIONNEL, sous prétexte d'un report d'un mois des législatives, alors que nous avons lu dans cet article que le délai est de toutes les façons INTENABLE.
Bien à vous tous
I.B.
Comprenez moi bien . Je parle de " VIRER " ( destituer ) LOUNCEYNI ! Pas de son éventuelle DEMISSION . ( ce serait le PÉROU s 'il le faisait de son propre chef ) .
Mon soucis est : faut-il que NOUS ( fidèls a la constitution ) violions la constitution pour réparer une autre violation de celle -ci ? C' est tout mon soucis . Ce serait un précédent qui ferait ÉCOLE ! C' est tout !
Pour le reste , je suis du cote de ceux qui pensent que LOUNCEYNI constitue un obstacle !
Bien a vous !
Pourtant, et je le rappellerai dans un texte, la constitution a consacré un régime présidentiel donnant tous les moyens au PRG de diriger, y compris avec une opposition à l'AN.
Ce qui prouve qu'il veut complètement étouffer toute critique d'où qu'elle vienne.
Si les textes étaient respectés cela ne me dérangerait pas que l'AN soit arc en ciel, car AC n'aurait plus aucune excuse pour justifier son échec sur les plans économique et social, mais il est le premier à les violer, donc on imagine facilement ce que deviendrait la Guinée sans contre-pouvoirs. AC est un enfant de la démocratie (pour avoir habité 60 ans en France), mais il n'est pas un démocrate.
Suggestion : des peronnes " integres " et avec peu ou pas de proches , " sachant lire le droit " ( rien que le droit et tout le droit ) cherchez parmi LES RETRAITES AYANT CONNUS AC et qui ne sont plus " POLITIQUES " !
Oui , il yen a ! Il faut les convaincre a participer au lieu d'etre SPECTATEURS .
Ce n'est qu 'une idee !
Bien a vous !
Vous ne vous interrogez pas sur les conditions de l'avènement de Lounceny à la présidence de la CENI, mais vous vous faites des soucis "constitutionnels" quant à son éventuelle démission alors même qu'il s'agit d'un type qui n'a pas la confiance de l'opposition, à juste titre d'ailleurs (Lounceny a été condamné pour fraude électorale). N'importe où ailleurs le premier réflexe d'une personne à ce point contestée aurait été de démissionner de son propre chef. La constitution ne serait violée que dans la mesure où Lounceny aurait accédé à la tête de la CENI dans le respect de cette constitution, ce qui est loin d'être le cas (la présence d'un huissier est tout sauf un gage de respect de la constitution). alors si on doit s'interroger, commençons donc par le commencement, à savoir les conditions d'accession de Lounceny à la tête de la CENI. D'ailleurs, si je comprends bien, ce que l'article de Ghandi démontre c'est que même si Lounceny était régulièrement arrivé à la tête de la CENI, son incompétence le disqualifie à occuper cette fonction. Dans la mesure ou on ne saurait s'accommoder de cette incompétence pour quelque chose d'aussi important que des élections nationales, la question est de trouver le moyen approprié pour le démettre de cette fonction étant donné qu'il a exclut de le faire par lui-même. Ghandi propose quelques pistes de solution dont le consensus (On a vu le résultat du dialogue mené par Msgr Gomez). Moi je pense qu'il faut d'abord s'assurer de la légalité de la situation actuelle de Lounceny avant toute chose, ce qui pourrait être fait par une action de l'opposition auprès de la cour suprême à condition que celle-ci accepte enfin de jouer son rôle (ceci rejoint une des pistes de Ghandi). De toute façon, on ne sortira de la crise actuelle que si tout le monde fait preuve de bonne volonté et que certaines personnes et institutions clés jouent correctement leur rôle.
La suggestion est qu'on ne peut plus laisser cet individu gérer une telle institution, pour délit flagrant. Au-delà de sa personne, c'est tout le processus qu'il faut revoir. Virer Louncény Camara ne résout qu'un problème ponctuel, mais ce n'est pas le plus important. Comme je l'ai dit, les commissaires sont loin d'être intègres, et il faudra tous les changer.
Quant à le virer, ce ne sera qu'après un recours devant la Cour suprême pour non validité du chronogramme et violation de la procédure qu'il faudra le faire, et non avant, peut-être n'était-ce pas assez clair.
Quant à l'article 8, même si cela est difficile, je ne peux me résoudre à croire que des personnes intègres n'existent pas en Guinée. Et dans ce cas, il faut dissocier la gestion financière de la fonction électorale.
Votre analyse , c' est CQFD !
Votre " ce qu' il y a lieu de faire " m' embête qque part .
Comment , même avec " un consensus politique " virer LOUNCEYNI et ne pas VIOLER la CONSTITUTION ?
Peut- être , aux grands maux , les grands remèdes , me direz vous ! Il y a seulement qu ' on aurait fait comme " les autres " .
Imaginez que ce bonhomme ( si on le vire ) saisse la Cour SUPREME ! Avant une décision de celle- ci , auront elles quand même lieu ? Et qui a la place ?
Il faut se debarasser de LOUNCEYNI ( je suis d' accord ) mais le MAL n' est il pas déjà dans le " fruit " ? N' y a-t-il que celui la dont il faut se debarasser ou y en a t il d ' autres ?
Ça m' embête personnellement !
Cet article 8 de la loi sur la CENI ( compétence , moralité et probité ) rend la chose plus difficile car vous n ' en trouverez que peu si toutes fois vous en trouvez .
Bien a vous !
ça ne se bouscule pas au portillon (meme Compini Mick Mack , analyste pertinent pourtant qui ne se fait pas conter les grands evenements , est aux abonnés absents .Ha! Ha! ) comme avec les expulsions suspectes de guinéens ,ce qui ne n'enlève en rien la valeur stratosphérique du papier.Comme quoi , il suffit de rappeler le droit dans toute son impartialité et sa force pour que ça mette tout le monde d'accord ou que ça méduse ...de consentement .
Un régal de papier.Du pain béni pour l'opposition , une analyse organique indispensable pour comprendre les législatives guinéennes en perspective et "muscler vos convictions". Lecture recommandée!!!
Ya pas à rougir quant à apprécier ou reconnaitre la qualité à sa juste valeur .ça dénote du bon sens même s'il n'est pas forcement toujours partagé, pour bien évidement toute autre raison qu'objective.
des guineens??
Tu vas creuver et laisser la communaute Peuhl de
Guinee trankil.
Moi suis ni pour ton Conde,ni pour Cellou.
Mais ma coomunaute doit etre laissee de vos debats
Peuhl,peuhl,peuhl....etc.
TOUTE LA GUINEE VOUS COMPREND.
DANS VOS PROJETS DE SABOTAGE, PEINE PERDU, BASE VOUS SURTOUT A DEFENDRE VOS PROGRAMMES.
MAIS LE PRESENT DES PEULHS,NE PARLE QUE DES DROIS DES HOMMES,AUCUN COMMENTAIRE SUR LES AVANCEES FINANCIERES DE AC ET DE SON GOUVERMENT.ALORS CELLOU D DJALLO EST DU MONDE DES ECONOMIE, MA QUESTION EST DE SAVOIR OU ETAIS LE PRESENT DES PEUHLS QUAND L.CONTE DEGUERPIAIENT LES GENTS DANS LEUR MAISON A COLOMA, LA MORT DES OPPOSANTS ET TORTURE DE CERTAINS ETUDIANTS, EN CE MOMENT CELLOU ETAIT DANS BEUR, C'EST LE MEME QUI NOUS APPREND CETTE NOTION DE DEMOCRATIE AUJOURD'HUI.QUELLE HONTE POUR VOTRE CHEF (PARTI DES ETCHNIES PEULHS.MERCI, AVANT DE CRITIQUE LES AUTRE ESSAIE DE TE VOIR SUR LE RETROVISEUR.








