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L’armée en Afrique, à quoi bon ?
Oury Baldé Vendredi, 13 Avril 2012 16:36
Visiblement, l’ère du pouvoir kaki avec sa cascade de coups d'état et de coups de Trafalgar de toutes sortes des années 1970 - 1980, qu'on croyait révolue en Afrique, n'est pas derrière nous.
A peine l'armée malienne retourne-t-elle dans les casernes, que c'est au tour des militaires bissau-guinéens, cette fois, de jouer aux trouble-fêtes au plus haut sommet de l'Etat. Comme par effet domino... Le tout à vol d'oiseau des deux (2) scènes politico-dramatiques. L’Afrique de l'ouest serait-elle en train d'imploser ? Hormis au Sénégal, la donne socio-politique de la sous-région parait fort crispée (Guinée: quasi impasse socio-politique, Côte-d'Ivoire: convalescence, Liberia, Sierra-Leone, Togo et autres : calme apparent mais pauvreté sous-jacente).
Il ne serait pas faux d'affirmer qu'en Afrique, l'armée constitue le principal obstacle à l’instauration d'une vraie démocratie et de l'Etat de droit, mis à part l'ethnocentrisme entretenu pour beaucoup par l'illettrisme.
L'omniprésence illégale des militaires africains sur le devant de la scène (Guinée Bissau en cours, Mali plus récemment, Côte d'Ivoire, Niger, Mauritanie, Guinée, etc.) ces dernières années le prouve à suffisance.
Même si l’on pourrait blâmer les militaires africains, la mal-gouvernance chronique en Afrique est en bonne partie responsable de cet état de choses.
Pourtant, au regard de son indigence et de ses nombreux défis, l'urgence pour l'Afrique devrait plutôt consister en science et technologies ; plus en « pain et paix », qu'en renforcement des forces armées le plus souvent ethniques, improductives, pléthoriques, budgétivores, claniques, rustres, brutales, à la solde de pouvoirs dictatoriaux et corrompus.
En ce qui concerne l’armée guinéenne, Mamadou Aliou Barry, initiateur et premier Président de l'Observatoire Guinéen de la Démocratie et des Droits de l’Homme, in "L'ARMÉE GUINÉENNE Comment et pour quoi faire ?" (Harmattan, septembre 2009), donne la recette idoine : Restructuration et professionnalisation au prix de la démocratie et de l’Etat de droit.
Le fait que la grande muette africaine a appris à être plus volubile et à user et abuser du pouvoir, il sera difficile à plus ou moins long terme de démilitariser totalement le pouvoir africain. Le vide étatique et le manque d'opposition forte en véritable contre-pouvoir, risquent de faire perdurer encore pour quelques temps cet ascendant négatif des hommes en treillis sur la sphère politique africaine. Plus difficile pourrait être d'extirper d’une armée qui a déjà commis un coup d’état ou s'est complue au pouvoir, le mauvais réflexe du goût du pouvoir, des coups d'état et couacs politiques théâtraux de toute sorte.
Pour une telle armée, la tentation d'usurper le pouvoir reste vraisemblable à tout moment, même en contexte de normalité (ordre constitutionnel en vigueur, démocratie fonctionnelle).
A défaut de s'en passer, les armées africaines sont quasiment toutes à revoir dans leur vocation, leur composition, leur mode de recrutement, leur idiosyncrasie même, dans une perspective fédérale ou régionale, en vue d’en faire des armées citoyennes, républicaines.
Vivement que « les armes le cèdent [définitivement] à la toge » en Afrique.
Oury Baldé![]()
Commentaires
Par ailleurs avant de défalquer 4000 militaires que vous seul avez vu (j'attends toujours la liste), il est nécessaire de vérifier. Cela ressemble davantage à des militaires fantômes du fichier de la fonction publique que l'on aurait voulu supprimer. Mais puisque vous m'avez promis la liste, dans l'attente (qui dure) on va admettre que les 4000 militaires puissent être des personnes physiques.
En fait ma question «...de qui et de QUI...» était moins une question que pour marquer mon rejet de ce que j’ai conçu comme étant une sorte de vanité. Votre réponse avec agilité, délicatesse, finesse, élégance intellectuelles...(donc grâce intellectuelle), m’a rassuré et je vous en suis reconnaissant.
Frat.
Pensions est le terme indiqué pour les salaires des militaires (traitements chez les enseignants, etc...) et non les pensions de retraite, qui font évidemment partie de la catégorie salaires du budget.
Je ne vois pas pourquoi, on devrait comparer les militaires aux seuls civils de la fonction publique, puisque le budget concerne TOUS les Guinéens. Ce n'est pas parce que les seuls fonctionnaires (militaires y compris) consomment les 2/3 du budget (sinon plus) qu'il faut triturer les chiffres.
Le budget concerne 10 millions de Guinéens, mais seuls 0,5% en consomment éventuellement la moitié. Lorsque tout le monde ouvrira les yeux sur cet état de fait, les choses bougeront peut-être.
J'espère que vous avez compris.
Frère Oury Baldé,
Je vous suis très reconnaissant d’avoir pris la peine de répondre avec grâce, je me dois l’avouer, à «mon étonnement».
Sauf votre respect et sans vouloir être sourcilleux ,mais je ne comprends pas, Monsieur.
Par ailleurs, je pense que c'est un non sens que de comparer le pourcentage des militaires à la population totale pour estimer le poids des militaires dans le budget puisque tout le monde n'émarge pas à la fonction publique. Il faut plutôt le comparer au nombre total des fonctionnaires.
Je comprends bien que les militaires coûtent trop cher dans notre budget (environ 16%)puisqu’en matière économique ils sont considérés comme des improductifs, mais la rigueur des chiffres s’impose à tout point de vue.
Bien à vous !
Si on englobe tout ce qui concerne les militaires dans la catégorie dépenses, ils consomment 30% du budget. Néanmoins une manière de camoufler la totalité de ce qu'ils consomment est de fractionner ce qu'on leur octroie en incluant leurs pensions dans la catégorie salaires, puisqu'ils font partie de la fonction publique. Il faut donc ajouter encore une part qui leur est consacrée, ne faisant pas partie des dépenses militaires. On peut même rajouter la construction de casernes (incluse dans la partie investissement qui constituait une autre catégorie) et arriver à pratiquement 50%. Voilà pourquoi les militaires consomment au minimum 30% du budget, voire plus en fonction de la répartition des dépenses. J'espère avoir été plus clair cette fois.
Gandhi, pour appuyer mon doute quant à la charge des militaires, j’ai fait un petit calcul en partant du nombre de militaires que vous avancez (50 000), de la fourchette de pourcentage qui leur est accordé (d’après vous 30 à 50%) et du budget de l’année 2012 voté par le CNT (13 002,12 milliards) et j’ai aboutit à un salaire mensuel moyen variant entre 6 millions et demi et 10 millions 835 mille par militaire. Cela me paraît invraisemblable quand on sait que les salaires les plus élevés (ceux des généraux qui ne sont pas plus de 100) n’atteignent même pas la moitié de la borne inférieure de cette moyenne. Il faut absolument revoir vos chiffres, s’il vous plaît.
Je vous suis très reconnaissant d’avoir pris la peine de répondre avec grâce, je me dois l’avouer, à «mon étonnement». Je vous rassurerai aussi, bien qu’étant Ibrahima Sory, je ne suis M. Makanera du guepard.net. En fait, je me suis toujours gardé de mettre mon nom de famille dans mes assez rares, mais toujours consistants commentaires, pour éviter à certains esprits faibles victimes de la politique malencontreusement ethnocentriste du Président Alpha Conde, de rabaisser le niveau du débat à un simple échange entre idiots.
Vous avez le courage de vos idées et vous êtes pertinent dans vos analyses, je vous admire pour cela. Cependant, un autre aveu?, votre NOUS, et vous n’en êtes pas à votre première fois, m’a un peu inquiété car il m’a ramené à certains "demi-roitelets" bien orgueilleux et bien vaniteux qui parlent d’eux-mêmes à la 3eme personne du singulier ou à la 1ere personne du pluriel. Et Dieu sait que je hais, et je pèse mes mots, L’Orgueil et la Vanité.
Continuez Le Combat, La Democratie Vaincra!
Fraternellement,
Les militaires ont été utilisés par la France pour stabiliser des pays afin de venir y prendre les matières premières dont elle ne dispose pas, avec pour contrepartie de laisser les roitelets s'enrichir (de miettes) pour autant qu'ils sachent s'imposer chez eux. C'est simpliste, mais c'est l'idée principale. Rien n'a changé depuis même si les formes d'asservissement ont changé et sont plus subtiles.
Frère Gandhi, votre affirmation ci-dessus est tout sauf simpliste. A mon entendement, vous avez, peut être plus simplement et à la portée de tous et chacun, explicité les raisons et l’impact du colonialisme, ancien et nouveau, sur le système de gestion (militaire) dans ces territoires qui nous ont été légués comme Pays.
En ce qui concerne le rôle de notre armée dans la guerre contre l’invasion rebelle des années 2000, et sans en vouloir détailler les causes, les conséquences et autres stratégies militaires; je continue de croire, au vu des faits historiques que l’armée guinéenne est bien en partie responsable de la défaite de ces bandes rebelles. Feu Gl Bailo Diallo, Feu Colonel Panival Bangoura et Gl Sékouba Konaté en ont été des acteurs clés.
Cela dit, nous sommes tous d’avis que notre armée, comme la plupart des armées dans les pays pauvres en général et particulièrement à régimes non-démocratiques, est et demeure ‘’l’outil’’ privilégié d’oppression et de répression de nos différents régimes tous autocratiques, les uns un peu moins que les autres.
Citation en provenance du commentaire précédent de Oury Baldé:@ M IbrahimaSory, nous concevons l'immixtion de l’armee... D’où , notre obstination à croire...
Vous parlez de qui et de QUI?
M Ibrahima Sory, mon nous n'est conditionné à rien .Il est fait exprès .C'est le nous humble.Je trouvais imbu d'utiliser d'entrer de jeu la 1ere personne pour mon aphorisme.Vous apercevez sinon que j'embraie tout de suite avec le je dans le paragraphe qui suit et suivant.
Autrement , j'ai apprecié l'échange et la profondeur de votre analyse. Un truc...Je peux me tromper mais je me doute fort que vous ne soyez le respecté M Ibrahima Sory Makanera du guepard.net et pour qui j'ai beaucoup d'admiration .Si c'est le cas , je m'inquiète de ne pas avoir eu une attitude inconvenante dans le debat .Les mots sont dangereux .Meme utilisés avec précaution , on sait jamais qu'est ce qu'ils peuvent provoquer.
Dans tous les cas , je vous prie de recevoir, Monsieur, mes salutations respectueuses.
Les militaires ont été utilisés par la France pour stabiliser des pays afin de venir y prendre les matières premières dont elle ne dispose pas, avec pour contrepartie de laisser les roitelets s'enrichir (de miettes) pour autant qu'ils sachent s'imposer chez eux. C'est simpliste, mais c'est l'idée principale. Rien n'a changé depuis même si les formes d'asservissement ont changé et sont plus subtiles.
- ceux qui doivent prendre leur retraite (15 ans de service est un minimum dans l'armée).
- ceux qui doivent se recycler dans d'autres secteurs avec une formation adéquate et sur la base du volontariat, et notamment vers ceux qui ont une compétence technique, sachant que les nombreux avantages (dotations en riz, en carburant...) seront supprimés. Il faut tarir les avantages à aller dans une armée qui consomme pour rien.
- ceux qui se sont suffisamment engraissés et qui disposent de ressources complémentaires (notamment les officiers) seront démobilisés (ou virés c'est selon).
- les derniers recrutés sous Dadis sont ceux qui posent le plus de problèmes. Certains doivent être démobilisés parce qu'ils n'ont aucun avenir dans l'armée, tout en leur donnant une formation à même de leur permettre de s'insérer dans la société, mais la plupart devront être intégrés après formation civique, et notamment ceux qui ont fourni les bataillons de lutte au moment du conflit libérien, et qu'on a lâchement abandonné sans perspectives, ce qui est scandaleux.
- enfin les criminels devront être poursuivis.
Voilà de manière simple ce qui peut être fait, avec les moyens affectés par la communauté internationale à la RSS, et avec le budget actuel qui ne sera plus donné sans contrepartie, mais avec la perspective de le diminuer au fur et à mesure que les personnes concernées trouveront leur place ailleurs.
Par ailleurs, le Japon est sous la protection subie des Américains, ce n'était pas le choix du Japon, et si l'étau s'est desserré, c'est justement à cause des moyens engloutis dans la défense nationale au détriment d'autres secteurs. Quant au Costa Rica, ce n'est pas non plus les USA qui lui ont imposé son pacifisme, mais les ravages d'une guerre civile qui ont achevé de convaincre de l'inutilité, voire de la nocivité de l'armée.
Non seulement, on pourrait réduire notre armée à 5000 hommes, mais également réduire drastiquement le budget affecté à cette activité. L'armée pourrait recevoir une formation au civisme et aux valeurs républicaines, qu'elle pourrait ensuite transmettre aux jeunes générations, qui y effectueraient leur service militaire et y recevoir une instruction civique.
Patriote 0,5% de la population, c'est 50000 personnes (sur les 10 millions de Guinéens) affectées à la sécurité (police, armée, gendarmerie). En y incluant leur famille, on pourrait multiplier par 6 (ce qui est très large, compte-tenu de la jeunesse de nombreux militaires), ce qui ferait 3% au maximum. 30% du budget c'est ce qui figure dans le budget officiel au titre des dépenses militaires. 30% du budget est également affecté dans le budget aux salaires des fonctionnaires. Malgré mes demandes, je n'ai pas réussi à obtenir une réponse sur l'inclusion ou non des pensions des militaires (qui font aussi partie de la fonction publique), ce qui est une manière discrète de camoufler leur part dans le budget. Par ailleurs, même si le budget de l'armée était supérieur ailleurs, cela n'enlèverait en rien le caractère scandaleux (pour lesquels tous les hommes politiques sans exception se taisent) de cette situation.
@ M IbrahimaSory, nous concevons l'immixtion de l’armee... D’où , notre obstination à croire...
Vous parlez de qui et de QUI?
J’apprécie par ailleurs hautement la profondeur des questionnements sur l’armée guinéenne que vous soulevez ainsi que les tentatives d’explications que vous essayez de fournir.
J’ajouterais tout de même quelques observations à vos « deux raisons fondamentales » que je partage d’emblée : Concernant la prédominance de l’armée en post-colonie,
1°- l’impunité et la dictature qui ne s’appuie pas forcement sur une armée « barbare » (l’impunité engendre-t-elle la dictature ? Et vice versa ? Sékou Touré a ce que je sache n’avait pas une armée sauvage et n’était pas militaire, mais cela ne l’a pas empêché de trucider pas moins de… 50.000 guinéens .C’est tout dire de l’ « efficacité » de son redoutable appareil répressif réduit pourtant)
2°- l’héritage africain (la culture de la violence est antérieure à la colonisation en Afrique) même si c’est à relativiser dans l’analyse.
3°-l’impact négatif de la violence de la colonisation sur les sociétés postcoloniales africaines (confiner Achille M’Bembe in «De la Post-Colonie « -Quelle merveille d’ouvrage ! –Incontournable dans la compréhension de l’Afrique Moderne)
4°- L’insuffisance de formation de nos hommes armés (l’armée guinéenne par exemple est le creuset des ratés sociaux –délinquants, repris de justice, caïds- désœuvrés, naufragés de l’école guinéenne, les rejetons des hommes en tenue, etc.)
Ces facteurs évoqués plus d’autres dans le texte ne sont pas neutres à mon avis à ce qui se passe aujourd’hui avec l’armée en Afrique.
Personnellement , des " CHOMEURS ARMES " sachant se servir de ces armes me " dérange " énormément !
Essayez de trouver plutôt quoi en faire . Donnez juste une autre idée . Je ne crois pas en celle -la . Bien entendu , s' il faut dissoudre l' armée .
Bien a vous !
(Je trouve cependant que vous avez aussi posé quelques antagonismes:
"… Il ne serait pas faux d'affirmer qu'en Afrique, l'armée constitue le principal obstacle à l’instauration d'une vraie démocratie et de l'Etat de droit…"
Puis,
"Même si l’on pourrait blâmer les militaires africains, la mal-gouvernance chronique en Afrique est en bonne partie responsable de cet état de choses.")
Les réactions éparses des lecteurs, allant de la Démocratie en général au budget et population de l’Armée, en passant par le Modèle Chinois, en sont le reflet.
Bien que j’éprouve certaines réserves vis-à -vis de ses approches quant à la Démocratie et au "Modèle Chinois", j’aimerais -recentrer- le débat sur le sujet principal qu’il a posé: le rôle de l’Armée en Afrique (Guinee).
D’entrée de jeux, sans vouloir être aux antipodes de certaines idées avancées, je soutiendrais volontiers une Armée forte en nombre et en moyens pour une Guinée géopolitiquement forte.
Il vous souviendra que c’est en partie grâce à cette armée que La Guinée a repoussé l’invasion des rebelles du Sud et maintenu son intégrité territoriale entre autres.
A mon entendement, les vraies questions relatives à l’Armée (guinéenne) devraient être:
-Pourquoi le plus grand camp militaire guinéen se trouve-t-il à 15km du centre ville de la capitale?
-Pourquoi l’Armée vit elle au dessus de nos moyens (30-50% du budget selon les stats. de Frère Gandhi?
-Pourquoi le rôle de maintien d’ordre incombe-t-il à l’Armée?
-Pourquoi en Afrique, les coups d’état sont-ils l’apanage exclusif de l’Armée (exception: Madagascar?
Voila autant de questions, et bien d’autres, auxquelles nous devrions essayer d’apporter quelques éléments de réponse.
A mon avis, que je pourrais mieux développer à une autre occasion, il y existe deux raisons fondamentales :
1.Nous avons hérité du système administratif (militaire) du colonialisme dans lequel l’Armée est l’outil privilégié d’asservissement et de répression des "sujets".
2.Un déficit chronique de Démocratie.
Tout a fait d' accord avec vous . Armée inutile ( surtout que nous n' allons pas en guerre ) . J'ai été a SAN JOSE ( Costa RICA ) il y fait bon vivre ! Pas d'armée . La SUISSE , pour ceux qui savent , c' est BIEN ! Pas d' armée non plus .
D' accord pour la dissolution de la notre d ' armée .
Mais question : ON LES MET OU SES " NOUVEAUX - SANS EMPLOI " ?
C' est toute mon inquiétude . Vu qu'ils ne désarmeront pas pour le BIEN GÉNÉRAL , dans un esprit civique ( en ont ils d' ailleurs ? )cela m' inquiète .
Bien a vous !
Voici des chiffres significatifs : aujourd’hui, le continent africain a un volume d’achat supérieur de 10 % (13, 329 milliards de dollars, pour un volume total de transferts de 128,343 millions) au niveau mondial, alors qu’il y a cinq ans, il était de 8,3 %. Le « bond » africain correspond en particulier à l’acquisition d’armes sur les rives de la Méditerranée. Une croissance de plus de 72 % en Afrique du Nord et de 29 % pour l’Afrique sub-saharienne. Plus loin ": « L’Afrique du Sud représente à elle seule 41 % des importations d’armes, (le double de la période 2002-2006). En baisse, le Soudan (415 millions contre 739 ), à noter la montée du Nigeria (406 millions contre 86) et de l’Ouganda 334 millions (contre les 76 millions de la période précédente).
Surprenante la Guinée Equatoriale, refournie par l’Ukraine (194 millions) et par Israël (70 millions)."Toujours la meme source.
Merci ,Patriote, d'avance pour les chiffres pour la Guinée.Comme "J’attends votre réponse avec beaucoup de plaisir."(!)salutations distinguées.
Heureusement qu'on est pas comme à l'armée mexicaine ici , yèttoudhè Allah !
J’attends votre réponse avec beaucoup de plaisir.
Cela etant dit je trouve inadmissible que pres de la moitie du budjet soit alloue a une entite qui n'apporte presque rien economiquement a la Guinee. Elle represente un tres lourd fardeau au contribuable Guineen pour peu de resultat (?) donc vivement une reduction drastique de l'effectif de l'armee a un nombre raisonable. C'est la solution a cette saignee financiere unitile. L'argent qu'on utilise pour entretenir cette bande de violeurs pourrai etre alloue dans les secteurs de l'education et la sante pour bouster ses secteurs delaisses par les gouvernements qui se sont succedes a la mangeoire.
Ceux qui ont fait de la socio des organisations (des auteurs comme Crozier,etc) ou du marxisme savent à quoi je fais allusion .
Le problème de l’Afrique, c’est que pour l’instant, la démocratie ne marche pas ….Et c’est le pourquoi de ce signal de détresse qu’il me semble important de creuser …
L’armée reste le régulateur socio-politique dans les pays africains très instables .Chaque système évolue et cette évolution n’est pas linéaire, elle opère par crises, ruptures, mutations, sauts, bonds, etc. Et la nécessité de régulation s’avère incontournable à un moment pour assurer la pérennité du système, au risque qu’il ne disparaisse. Le Sénégal a ses Sérignes (chefs religieux), les autres l’armée ; parfois l’occident dans d’autres cas.
Avec un régime presque totalitaire, il n'est même pas possible de réussir dans les affaires sans que l'État y mette son nez, y compris pour torpiller, si certains (qui n'y font absolument rien pourtant) n'y trouvent pas leur compte. Ceux qui se proclament marxistes sont surtout prêts à partager... le travail des autres.
Enfin, je réitère ce que j'ai dit. Il est scandaleux que 0,5% de la population absorbe 30 à 50% du budget de l'État, et quasiment exclusivement pour des dépenses de consommation de produits... étrangers.
Je ne puis croire qu’il y a une particularité africaine en matière de démocratie ou de son déficit.
Démocratie, dans son étymologie et en essence, est l’expression raisonnée du reflexe de l’Homme de vivre libre, en communauté organisée au sein de laquelle il peut prétendre à ce qu’il conçoit être son bonheur, sans pour autant empiéter sur celui des autres. Elle est la manifestation naturelle, universelle de rejet de l’injustice et de la domination d’une majorité par une minorité (détenant le pouvoir et/ou ses moyens). Elle n’est l’apanage d’aucun continent ou groupement humain (Corée du Nord/du Sud, Chine/Japon, Brésil/Colombie, USA/Cuba, Pologne/Bélarusse, Sénégal/Guinée Bissau, Afrique du Sud/Zimbabwe…).
Chaque communauté ou société, à l’intérieur de ses frontières géopolitiques nonobstant sa situation géographique, prétend à une organisation sociale, politique et économique juste, qui lui permettrait de vivre libre, unie et sécurisée.
Il est donc aisé de comprendre que la Démocratie n’est pas la cause du malheur dans certains pays et cela dans tous les continents; bien au contraire, son déficit avec tous ses corollaires, mène à la manifestation du reflexe naturel de volonté de Liberté, Justice et de Libre Expression. Les coups d’Etat, révolutions, guerres civiles, guerres de libération, etc.… ne sont que les conséquences, à court, moyen ou long-terme de ce déficit.
Sans complice ni soutien, aucune armée ne peut pas tenir un pays jusq'au coucher du soleil.
Je ne puis croire qu’il ya une particularité africaine en matière de démocratie ou de son déficit.
Démocratie, dans son étymologie, est l’expression raisonnée du reflexe de l’Homme de vivre libre, en communauté organisée au sein de laquelle il peut prétendre à ce qu’il conçoit être son bonheur, sans pour autant empiéter sur celui des autres. Elle est la manifestation naturelle, universelle de rejet de l’injustice et de la domination d’une majorité par une minorité (détenant le pouvoir et/ou ses moyens). Elle n’est l’apanage d’aucun continent ou groupement humain (Corée du Nord/du Sud; Chine/Japon; Brésil/Colombie; USA/Cuba; Pologne/Bélarusse ;Sénégal/Guinée Bissau ;Afrique du Sud/Zimbabwe…).
Chaque communauté ou société, à l’intérieur de ses frontières géopolitiques nonobstant sa situation géographique, prétend à une organisation sociale, politique et économique juste, qui lui permettrait de vivre libre, unie et sécurisée.
Il est donc aisé de comprendre que la Démocratie n’est pas la cause du malheur dans certains pays et ce, dans tous les continents; bien au contraire, son déficit avec tous ses corollaires, mène à la manifestation du reflexe naturel de volonté de Liberté, Justice et de Libre Expression. Les coups d’Etat, révolutions, guerres civiles, guerres de libération, etc.… ne sont que les conséquences, à court, moyen ou long-terme de ce déficit.
L'Afrique doit ellle meme inventee son systeme democratique ou un systeme administratif adaptee a ses realites. Avec ce systeme actuel, on aura que la division et la misere. C'est comme on demandait a la Chine de devenir une democratie, ca serait un desastre pour ce pays. Et donc, on impose pas un systeme a un peuple qui n'y comprend rien. Tout ce que les Africains veulent c'est d'avoir un niveau de vie decente. Dans un pays aussi pauvre que la Guinee Bissau , ou le taux d'analphabetisme est eleve , ou le traffic de drogue est florissant, il y a bien d'autres priorites que la democratie.








