Alhassane Condé, un ethno au service de son maître

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BARRY_Haroun_Gandhi_01Il porte le même nom, il a les mêmes initiales (il pourrait même signer A. Condé) et l'on découvre qu'il dit tout haut – même s'il essaie de le masquer – ce que son chef pense.

Les dernières déclarations d'Alhassane Condé, voire ses actes, montrent que cet individu est prêt à susciter des tensions extrêmes, qui pourraient éventuellement dériver sur une instabilité plus importante. Personne ne le souhaite, ce n'est pas bon pour le pays, mais personne ne courbera l'échine, pour le simple principe que certains se croient au-dessus des lois.


Des concertations avec le mauvais interlocuteur

En premier lieu, A. Condé a organisé des journées nationales de concertation avec des partis politiques (134 sur 143 paraît-il), mais en aucun cas avec les plus importants, qui représentent tout de même plus de la moitié des suffrages. Or en démocratie ce n'est pas le nombre de partis politiques (cabine téléphonique) qui compte, mais le poids électoral de chacun d'eux.

La supercherie a donc consisté à dire que 134/143 avaient accepté le principe du recensement. Quelle malhonnêteté intellectuelle ! Mais il n'en est pas à sa première, c'est sa ligne de conduite naturelle.

A. Condé constate que certains leaders ne souhaitent pas dialoguer avec le MATD mais avec la CENI, ce en quoi ils ont parfaitement raison. « Nos camarades ne comprennent pas les textes » ajoute-t-il. Il oublie, que c'est lui-même qui ne comprend pas les textes. D'ailleurs chacun remarquera qu'il ne les évoque JAMAIS, et donc par conséquent ne les commente pas.

Le MATD n'a aucune légitimité en matière d'élections, n'étant dans le meilleur des cas, qu'un simple maître d'œuvre. Par conséquent, il ne peut pas convoquer les partis politiques pour l'organisation des élections.

« Moi je suis consultant international en matière de processus électoral. Et par conséquent je sais de quoi je parle », dit-il. Si quelqu'un en sait davantage sur la structure qui le rémunère pour ce service (honnêtement parmi les plus connues que je connais, il n'en fait pas partie), il peut m'aviser, car j'écrirais officiellement pour montrer ses déclarations, confrontées aux textes constitutionnels, et nul doute que son employeur le mettra à la retraite anticipée, pour incompétence notoire.


Un fichier invalide ?

A. Condé veut éliminer les morts (mais ceux-ci ne sont pas gênants car ils ne voteront pas), et empêcher les enfants de 12 ans de voter à l'élection présidentielle. Qu'il nous indique où ce cas de figure s'est présenté ? Par ailleurs, lui qui disait ne pas détenir le fichier électoral, comment sait-il que des enfants de 12 ans en font partie ?

A. Condé déclare qu'on ne peut supprimer les doublons actuellement : c'est très ambigu comme déclaration. Concrètement imaginons l'existence de 30 Mamadou Diallo (nom et prénom très communs en Guinée) dans le fichier électoral. Supprimer les doublons consisterait à supprimer 29 Mamadou Diallo (pourtant des personnes différentes, mais qui auraient le malheur de porter le même nom) de la liste. CQFD !!!

Répondant à une question relative à une déclaration de CDD, A. Condé parle de la remise en cause du statut de Cellou Dalein en tant que chef de l'opposition, si ce dernier s’évertue à clamer que celle d’Alpha Condé en tant que président est fortement entamée, pour avoir critiqué le fichier électoral à partir duquel il a été élu.

Quelle imbécillité ! Depuis quand existe-t-il un statut de chef de l'opposition, et même d'opposant ? CDD est pourtant ancien PM, ce qui n'a pas empêché les criminels de l'armée de tirer sur lui le 3 Avril dernier, faisant des blessés et un mort. Effectivement si le fichier électoral est invalide, et en outre on viole la constitution, l'élection du PRG devient également invalide, c'est mécanique. Ne pas comprendre cette logique, dénote une sénilité avancée.


Un respect des textes sélectif

Parlant de la destitution en série des conseils communaux et communautaires, A. Condé souligne l’article 143 du code des collectivités locales, lequel lui permettrait de suspendre ou révoquer des élus locaux pour négligence ou manquement grave dûment constatés. Il oublie de préciser que le constat de ces manquements fait défaut. Pour ce Ministre, il suffit qu'il le dise pour qu'il faille le prendre pour argent comptant. Quelle arrogance.

« En 2005, lors de l’élection communautaire, 99% des sièges ont été octroyés au PUP », renchérit-il. Raison de plus pour attendre les élections qui vont renouveler démocratiquement ces conseils communautaires. Remplacer des gens du PUP par ceux du RPG, quel cynisme en dehors d'une nouvelle violation de la loi !

En outre, et paradoxalement il tient à respecter scrupuleusement les textes donnant mandat aux conseils communaux pour 4 ans, mais il feint d'ignorer les délais relatifs à l'organisation des législatives. Beaucoup de sélectivité donc dans ses déclarations et ses actes.


Une méconnaissance des pouvoirs du MATD et une arrogance déplacée

Pour ce qui est de la CENI, il dit avoir « envoyé deux lettres au CNT pour lui demander de restructurer la CENI. Il oublie de préciser qu'il n'a aucun pouvoir hiérarchique sur le CNT qui est une « Institution » provisoire, alors que le MATD qu'il dirige, n'est qu'une simple administration. Le Ministre n'est qu'un simple exécutant de la politique gouvernementale, en fait présidentielle, et il pourrait même ne pas exister, alors que la CENI est consacrée constitutionnellement.

A. Condé déclare également que son maître ne va tendre la main aux institutions financières pour organiser lui-même ses élections, il a les moyens de ses ambitions (cagnotte de Rio Tinto). Il oublie de préciser que le budget qui accuse un déficit énorme (3211 milliards de GNF au minimum) obligera l'État à tendre la main pour nourrir la population, mais ça manifestement cela ne lui pose aucun problème.


Un Ministre inutilement menaçant

L’opposition projette de descendre dans la rue si le gouvernement tente de reprendre intégralement le fichier électoral. Pour le MATD « quiconque veut semer des troubles trouvera l’Etat devant lui ». « Si CDD veut la guerre, il n’a qu’à prendre ses militants et aller dans les pays en guerre, il y a la Somalie par exemple », cite-t-il.

Il oublie de rappeler que nos lâches militaires eux-mêmes, ont refusé d'aller en Somalie, c'est tellement plus facile de tirer lâchement dans le dos de personnes désarmées, des femmes et des enfants notamment.

Mais là encore, la malhonnêteté l'empêche de préciser ce que devrait faire l'opposition en cas de violation de la Constitution. S'asseoir et regarder. Si l'opposition ne réagit pas, demain tout sera permis (déjà qu'aujourd'hui le président du RPG viole allègrement la Constitution), on rendra le nombre de réélections indéfinies (actuellement, il n'est que de deux mandats), on interdira aux peuls de se présenter aux élections (le Médiateur l'a dit publiquement sans être démenti, A. Condé lui-même ayant déclaré en privé que les peuls n'étaient pas des Guinéens), et que sais-je encore ? On réinstaurera une nouvelle dictature, avec des gens incompétents qui plus est. Non ce n'est pas supportable, et il n'existe donc aucune autre alternative.

A. Condé menace : « Normalement après cette déclaration - (sortie dans la rue si le gouvernement persiste dans sa volonté de recommencer le recensement) -, Dalein doit être poursuivi, c’est de l’incitation à la violence », fait-il savoir. Il n'a vraiment aucune honte, en s'étant tu suite aux déclarations scandaleuses du Médiateur de la République. D'ailleurs l'article 130 de la Constitution prévoit que : « le Médiateur de la République ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions qu’il émet ou des actes qu’il accomplit dans l’exercice de ses fonctions ». Or chacun aura remarqué que les déclarations du Médiateur ne se faisaient pas dans le cadre de sa fonction. Il n'y a eu pourtant aucune réaction gouvernementale, or qui ne dit mot consent.


Une inconscience qui l'empêche de voir sa complicité pour crime contre l'humanité

Enfin A. Condé met de l'huile sur le feu en estimant que « l'ancien chef de la junte le capitaine Moussa Dadis Camara avait raison de pointer un doigt accusateur sur les leaders politiques quant à leurs responsabilités sur les évènements tragiques du 28 septembre 2009 ». Autrement dit les morts n'ont eu ce qu'ils méritaient, ce sont les leaders politiques qui sont responsables. Il oublie que cette déclaration peut être perçue comme une complicité d'assassinat, et donc poursuivie. En tout cas, personne n'oubliera cette déclaration, qu'il se le dise. Il peut le penser à titre personnel. Dès lors qu'il le déclare publiquement, il devra en assumer les conséquences.


Des solutions juridiques préventives

Avant de descendre dans la rue, l'opposition pourrait agir en recours devant la Cour Suprême pour que cette dernière constate ces violations. Deux cas de figure se présenteraient alors :

-        soit la Cour Suprême fait l'application normale des textes (il n'y a aucune difficulté d'interprétation), et la balle serait dans le camp d'Alpha Condé, puisque les décisions de la Cour Suprême sont souveraines. Alpha Condé prendrait-il le risque de les violer, allant à l'encontre de ce qu'a fait CDD en acceptant le résultat des élections à la suite de la décision de la Cour Suprême ?

-        soit la Cour Suprême se discrédite une nouvelle fois en imaginant une solution sortie de nulle part, et dans ce cas, c'est la rue qui réglera le problème devant ce déni de justice.

En fait, au-delà de la guerre d'intox, le problème qui se pose réellement est celui de l'avenir du pays. Personne ne dénie au PRG de prendre des décisions, y compris des décisions qui ne plairait pas à l'opposition. Il a été élu et donc doit ou peut mettre en œuvre son programme. En revanche, il existe des textes (la Constitution) qui limitent les pouvoirs du PRG, et il n'est pas question, que ce dernier veuille jouer au roitelet africain. L'époque des Bokassa, Amin Dada et Mobutu est définitivement derrière nous. Le mur de Berlin est tombé, la volonté de démocratie s'est propagé universellement, et aucun peuple ayant de surcroît lutté pour son avènement, ne peut retomber dans les anachronismes des années 60. Ce qui était possible à cette époque ne l'est plus aujourd'hui, quiconque l'oublierait, va forcément s'en rendre compte.

Ceux qui veulent forcer – car personne n'est dupe des objectifs poursuivis par le MATD – doivent assumer les conséquences de leurs actes, sans rejeter systématiquement et lâchement la faute sur d'autres (celui qui conduit la voiture ne peut pas accuser son passager d'avoir mis la voiture dans le fossé).


Des solutions politiques préventives et/ou répressives

Aujourd'hui le problème qui va se poser est le suivant. Si le gouvernement persiste dans sa volonté de reprendre le recensement, l'opposition va descendre dans la rue, cela ne fait aucun doute. Le gouvernement n'aura alors que trois possibilités :

-        faire preuve d'intelligence pour rencontrer l'opposition qui compte (en termes de voix) et mettre les choses à plat. Il n'y a que les imbéciles qui s'imaginent que l'opposition est contre un véritable recensement. Ce sont les textes qui en interdisent la mise en œuvre, mais rien n'empêche des accords politiques entre les vrais acteurs, dès lors que les droits de l'opposition sont respectés.

-        accepter de se remettre en cause et abandonner l'idée de recensement, en vue de procéder à une révision du fichier en fin d'année (qui elle, est légalement possible), repousserait les législatives à 2012. Le problème est que les déclarations d'A. Condé indiquant que recensement et révision étaient la même chose, ne feraient que repousser le problème, sans le résoudre. Car si le gouvernement compte sur cette possibilité pour faire un recensement, là où seule une révision est possible, ce ne sera pas davantage acceptable. Sans compter que l'orgueil démesuré du président du RPG paraît difficile avec l'idée de recul.

-        les militaires tirent sur la foule, ils ont montré qu'ils savaient faire (notamment contre les femmes et les enfants) et en plus certains semblent y prendre un plaisir particulier. Le problème est que c'est Alpha Condé qui en serait responsable, contrairement à l'époque de transition. Faire un nouveau 28 Septembre, c'est admettre que ce régime est mort, il n'ira pas au-delà de 18 mois.


Conclusion

Voilà posé les données du problème. L'intelligence permet de trouver des solutions. Des egos surdimensionnés, des orgueils mal placés risquent de plonger le pays dans des abimes dont on aura du mal à se relever.

Actuellement les gens sont conscients qu'Alpha Condé est incapable de redresser le pays d'un point de vue économique. Ils constatent que beaucoup d'argent est distribué (la cagnotte de Rio Tinto), ce qui permet de soudoyer beaucoup de monde, et de limiter le prix du riz (officiellement jusqu'aux législatives). Mais tout ceci n'a qu'un temps, et l'argent n'est pas éternel, d'autant que les institutions financières internationales ne vont pas accepter le fait que les 700 millions de $ soient omis des recettes du budget. Or on ne peut faire aucune politique sans moyens financiers. Et la loi de finances est fondée sur une assistance de ces institutions, pour combler l'énorme déficit de 3211 milliards de GNF.

Alpha Condé fait le pari qu'avec ses moyens financiers actuels, il fait le nécessaire pour gagner les législatives, et dans ce cas, il aura les mains libres pour faire ce qu'il veut. Il oublie deux choses : il existe une opposition qui n'est pas désireuse de se laisser faire (il y a des limites à tout), et les moyens financiers actuels, qui sont utilisés à autre chose que l'exécution normale du budget, feront défaut par la suite (les 3211 milliards de déficit affichés ne faisant par ailleurs pas état de l'amortissement et du service de la dette qu'il faudra donc ajouter à ce déficit). C'est dire qu'avec l'augmentation du prix des denrées alimentaires (prévue au niveau mondial), et l'absence des subventions, l'avenir est loin d'être porteur d'espoir, comme le gouvernement s'entête à nous le seriner.


Gandhi
Citoyen guinéen


« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace » (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).


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Commentaires  

 
+1 #26 Gandhi 11-07-2011 09:20

Cette déclaration ne vise qu'à essayer de faire accepter la révision (sur laquelle tout le monde semble d'accord), pour la transformer en recensement sous des prétextes fallacieux. L'opposition n'est pas contre un recensement intégral à condition qu'elle participe à tous les stades de la procédure. Si le gouvernement accepte cette proposition, il n'y a plus de problème.
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-2 #25 M Lamine Conde 10-07-2011 22:45

@ Mon Frère London, je pense que c’est une incompréhension du sens des mots, qui vous fait dire que Mr Alhassane Condé est incapable de faire la différence entre le recensement intégral et la révision du fichier. D’abord ce n’est pas exactement ce qu’il a dis, Mr A. CONDÉ estime que cette différence est très mince, que c’est tout simplement un jeu de mot, et d’ajouter que la reprise intégrale inclut la révision, c’est à dire avec la révision nous pouvons éliminer les cas de mort, inscrire tous ce qui on 18 ans. Mais une révision ne peut pas éliminer les doublons, les enfants de de moins de12 à 14 ans qui avaient voté à l’élection présidentielle, les étrangers, et tous ceux qui n’on pas puis ce recenser pour les raisons multiples (impôt de capitation, défaisance technique du logiciel utiliser, inexpérience de la CENI, le clientélisme, manque d’info et de sensibilisation de la population, etc.etc.) Mon Lamarana, seul un recensement intégral (qui inclut la révision) pourra combler ces imperfections, et de donner en même temps gratuitement la carte d’identité nationale à l’image de la RDC, Côte d’ivoire, Sénégal, Mali, Niger Togo et bien autres pays voisins. Mon Frère Lamarana, la critique ne peut- être que constructive, elle est plus que légitime, on peut être d'accord ou pas, mais le respect pour les autres dans un espace de discussion comme Guinenactu. com, me disais mon frère Gandhi, est absolument indispensable pour un débat civiliser- fraternellement à vous !
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0 #24 karim kourouma 10-07-2011 20:39

@ Gandhi N.Barry,Saidou Nour Bokoum,Mohamed Sampil,Kyle Diallo,vous ne pouurez rien contre le pouvoir d'AC.car celui qui lutte contre la volonte de Dieux meurt en laissant cette volonte.c'est le peuple qui l'a elu.ils faut comprendre que le monsieur(AC) a des supporteurs aussi.la prudence exige.karim kourouma
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-1 #23 Lamarana, Londres 10-07-2011 12:27

Je crois que cette fois-ci aussi Gandhi a bien vu sur ce Alhassane Conde...Ce ministre est un dangereux ignorant qui s'ignore. Et il a le culot de se faire appeler consultant international en matiere electorale quand il incapable de distinguer des concepts de base telle que la difference entre revision electorale et recensement integral.
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0 #22 Boubacar Diallo, Wha 08-07-2011 23:59

Je fais mes compliments à Ibrahima2 pour son encouragement des échanges éducatifs. Je certifie aussi que ceux qu’il cite et tant d’autres intervenants ici, seraient les premiers à reconnaitre leurs erreurs. Encore faut-il s’assurer de les avoir compris avant de leur adresser une objection. Convenons que dans ce forum, l’essentiel est de s’exprimer comme on peut pour contribuer aux échanges. De plus, savoir qu’on ne sait pas, le reconnaitre et apprendre, est digne du citoyen qui cherche à se prendre en charge et être utile à la société. Dommage de voir ici des personnes s’insurger contre le «bon langage». Sans être littéraire, le fait de pouvoir aligner sujet, verbe et complément produisant une phrase correcte, n’est pas à prendre pour un défaut. Imaginons un architecte qui conçoit une structure, un ingénieur qui en effectue les calculs requis et le tout transmis à un constructeur pour la réalisation. Là, toute confusion de langage exprimé entre ces experts entrainerait facilement une catastrophe, n’est-ce-pas? Maintenant, revenons à ce que j’avais dit à propos des échanges Doyen Bokoum-/-Oumar Bah, sur l’expression peuhle «"Ɗiɗi heƴataa wootere ɓenndataa”. L’interprétation humblement exprimée de Mr Bokoum était largement suffisante. Quand bien même on pourrait la redire différemment, sa signification demeure. L’unique objectif est de RENDRE l’idée de l’auteur. Ex: «Il y a incompatibilité de deux tâches, alors qu’une seule est irréalisable.» J’y avais ajouté: «Tel que Mr Bokoum vous le dit, vous avez énoncé une formule générique non pas une définition appropriée du domaine. En fait, dans ce domaine, on parle de proverbes et de dictons. Les proverbes reflétant l’idée de morale et nous venant des sages dont les connaissances sont au dessus du doute, tandis que les dictons émanent du PEUPLE dans son expérience quotidienne et son langage est moins sophistiqué. Exemple « Année de foin, année de rien» (L’année d’herbe abondante est une année de maigre récolte) Courage! Boubacar Diallo (Washington
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-1 #21 Saïdou nour Bokoum 08-07-2011 18:14

M. Ibrahima 2, en dehors de questions précises qu’on me poserait et qui seraient en rapport avec l’article au-dessus du commentaire, souvent prétexte à toutes les dérives, je promets de faire le maximum pour accepter votre sage conseil. Merci, et Wa Salam.
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-4 #20 Ibrahima2 08-07-2011 08:48

Je prie les grands de ne pas repondre aux petits Kokolalaistes.
Les grands sont l`auteur Mister GANDHI,
Ansoumane Dores
S.N. Bocoum
Boubacar Doumba
Balde(RouenFrance)
Hassatou Balde
Boubacar D.(Washington)
sy Savane.
Et beaucoups d`autres Guineens qui nous enseignent ici et
ailleurs.
Je vous prie d`ignorer les petits esprits comme Omar Bah et
la calebasse ,les Lamine et leur semblable.
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+3 #19 Toure Lansana 08-07-2011 07:43

Please, publiez mon articel
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0 #18 MICK MACK CAMARA 07-07-2011 02:38

Le webmaster devrait éviter d'afficher certains commentaires. On n'insulte pas on se défend avec la force de ses idées. Ce ci étant, ceux qui pensent qu'une élection présidentielle est pareille qu'une legislative ou une communale se trompent largement.
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+1 #17 Gandhi 06-07-2011 21:49

Lamine selon vous je suis un niais, mais vous ne savez même pas ce que ce mot signifie, sinon vous ne l'emploieriez pas mal à propos. Je suis donc obligé de vous dire que vous êtes un ignare, qui veut p.... plus haut que son c.., sinon vous ne vous ridiculiseriez pas à écrire ce qui figure sous votre commentaire (à votre décharge, vous n'utilisez lâchement qu'un prénom pour vous faire connaître, vous n'avez même pas le courage de vos opinions, mais au vu de celles-ci, vous avez bien raison). Je vous laisse juge de vos prévisions de scores, mais ce ne sont que des prévisions personnelles sans valeur, contrairement aux résultats officiels de Juin 2010. En plus, l'exemple français est mal choisi, puisque lors des élections législatives, pour être élu au premier tour, un candidat doit recueillir plus de 50% des suffrages exprimés représentant au minimum 25% des inscrits. Mais au deuxième tour, ne peuvent se maintenir que les candidats ayant obtenu les voix d'au moins 10% des suffrages exprimés et d'au moins 12,5% des inscrits ou, à défaut, les deux candidats arrivés en tête. Concrètement si le candidat du PS et celui de l'UMP arrivent en tête, le Front National, quel que soit son résultat, est éliminé. Puisque vous ne savez pas comment expliquer la défaite du FN, c'est volontiers que j'éclaire votre lanterne, qui ma foi, ne brille pas particulièrement. Heureusement ma niaiserie peut encore vous remettre à votre place.
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-5 #16 Lamine 06-07-2011 21:20

@M. Gandhi, je partage l’argument de Patriote, au jour d’aujourd’hui, je ne suis pas sûr que 47 pour cent de l’électoral communautaires CDD soit derrière lui encore. Vous savez bien qu’une l’élection présidentielle est différente à une élection législative. Vous pouvez avoir près de 49 pour cent au cours d’une élection présidentielle, après l’élection votre quota peut descendre à moins de 20 pour cent. Prennent l’exemple de la France, en 2002 lors d’élection présidentielle , Jean marie Le Pen a obtenu au 2 tour un score de 17,79% et au 1er tour 16,86%, il a même obtenu 20 % des voix dans la majorité des départements, il n’avait que 3 points de retard sur le président sortant Jacques Chirac ( 19,88%), il est parvenu à éliminer le Premier ministre Lionel Jospin du PS au 1er tour, mais à l’élection législative de la même année en juin 2002, il a eux 0%,, aucun député du FN à Assemblé N, et pourtant la gauche parlementaire avait 37,26% à Assemblé Nationale- Comment expliquer cette défaite FN après seulement 2 mois des présidentielles ( 21 avril 2002 au 16 juin 2002 pour les législative)-Il faut être de mauvaise foi pour exprimer une telle niaiseries, sachant bien 24 points dysfonnement ! Fraternellement vous Mr Barry
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0 #15 Gandhi 06-07-2011 16:37

Patriote, seul le premier tour de l'élection présidentielle permet de déterminer les pourcentages respectifs des partis, puisqu'au second on a voté pour deux hommes. Si vous voulez faire autrement, c'est que vous ne comprenez pas comment fonctionne la démocratie. Ce n'est pas le RPG qui a gagné les élections (18%), c'est AC. Ne confondez pas les torchons et les serviettes. La moralité de la Cour suprême se trouve sur le site de la CENI avec la publication des PV originaux, dont certaines fraudes sautent aux yeux, et d'autres bien que plus subtiles, sont évidentes (merci général Sangaré pour ce cadeau), encore faudrait-il que vous alliez les lire. Moi je lis le français, et si la Cour suprême ou le pouvoir voient autre chose, il faut qu'ils retournent à l'école. Lire n'est pas déchiffrer. Même vous - j'espère - êtes capable de voir qu'il n'y a pas d'interprétation possible, la Constitution est très claire. Où ai-je dis que j'avais raison ? je rappelle des faits et des textes, à vous d'en contester les arguments. Dire que j'ai raison ou tort ne fait pas avancer le débat. Prenez le ou les articles que vous contestez et montrez-moi ce qui ne fonctionne pas, c'est tout ce que j'attends. Quant aux étapes que vous proposez, je ne vois pas en quoi elles diffèrent des miennes.
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-1 #14 Hâlöw Göpnga 06-07-2011 15:20

Si c'est la democratie, publiez mon commentaire même vous l'appreciez pas. Il n'a rien de mechant et pas plus que celui de ce Nour Boukoum contre Oumar.
Merci.
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-6 #13 Saidou NOur Bokoum 06-07-2011 14:15

M. Oumar, vous ne méritez pas de porter ce grand prénom, de Seydina Oumar ou Almamy Oumar Barry ou Oumar Al Futiyyou Tall, mon ancêtre. Je pourrais d’ailleurs vous flanquer un procès en diffamation pour les grave propos que vous me prêtez. Mais vous ne mériteriez pas cette publicité, au risque de manquer une occasion de dévoiler une mine patibulaire qui se cache derrière un masque de lâcheté, d’ignorance crasse. Car voici ce que j’écrivais dans ces colonnes mêmes le 18 septembre 2010 : « Mais puisque notre guerre/A nom démocratie/A pour but démocratie/Pas de pierre, pas de balle/Jeunes du Golfe persique/Restez dans vos entrées-couchers/Continuez à jouer aux dames/De temps en temps rien qu’un taff/Un pétard pour tenir le spleen, être au diapason /Pas de couleurs, de tenue UFDG/Pas de randonnée en moto/Mais le jour j, sortez en masse/Des marées humaines/Avec une seule arme/L’arme fatale, un bulletin de vote/Ecrasons-les, leurs bulletins/Avec notre écrasante ethnie tricolore/Rouge-jaune-vert./Ecrasons-les par notre force/UNE FORCE TRANQUILLE ». A présent, M. Oumar Condé, allez vous soulager sur un autre site. Vous embaumez l’air. Moi j’ai tiré la chasse d’eau.
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-7 #12 Patriote 06-07-2011 14:09

Gandhi, vous n’avez pas raison en disant que les partis qui n’ont pas participé aux journées de concertation représentent plus de la moitié de l’électorat, qui plus est, ce sont eux qui ont perdu aux dernières élections. En plus, ce n’est pas de bonne foi que de douter de la moralité de la Cour Suprême. De grâce, ne me faites pas revenir sur les réserves de l'alliance CDP quant à la confirmation des résultats du second tour pour te justifier. On peut tenter une seonde fois. N’oublie pas que vous n’avez fait qu’une lecture des textes de lois et que le Pouvoir et la Cour Suprême, chacun de son côté peut faire d’autres lectures. Dès lors, il n’y a pas que vous qui pouvez avoir raison. À votre place j’aurais proposé qu’on aille étape par étape en toute sérénité. La première étape a déjà été suffisamment franchise quant à la dénonciation de la violation ou de la tentative de violation de la Constitution par le Pouvoir quant à la reprise du recensement. La deuxième devrait être pour l’Opposition de porter plainte contre le Pouvoir devant la Cour Suprême, tout en lui plaçant son entière confiance. La troisième serait d’accepter ou de rejeter le verdict, suivant que l’Opposition considèrerait que justice aurait ou n’aurait pas été rendue. La quatrième et la dernière serait la rue. Point finale.
Pour le reste, on ne veut pas que les 2 condés remplacent l’actuel fichier qui semble truffé d’imperfections par un autre qui ne servirait que leur dessein machiavélique. D’où le consensus est incontournable et salutaire. Merci !
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0 #11 Oumar M. Bah 06-07-2011 11:38

Doyen Bokoum, "Ɗiɗi heƴataa wootere ɓenndataa" est plutôt une locution idiomatique qu'un proverbe. On pourrait la traduire peut-être par "la quadrature du cercle" ou "demander une chose et son contraire". Bien à vous !
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-6 #10 Hâlöw Gönga 06-07-2011 10:00

Voilà les donneurs de leçon. Chacun doit se juger avant les autres. Pourquoi les commentaires censurés quand pas favorable à CDD ou pas anti gouvern ? La democratie ce n'est pas seulement les autres.
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-2 #9 Kaman 06-07-2011 09:54

j'attends toujours la démonstration de son ethnocentrisme.
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0 #8 Abdoulaye Taran D. 06-07-2011 09:35

Ayez la décence de publier ma précédente intervention.
C'est vraiment lâche de censurer les interventions qui démontent les bêtises affichées dans vos articles.
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-2 #7 Oumar 06-07-2011 04:21

Mr. Ghandi, nous nous rencontrons encore sur un autre sujet non moins important, mais cette fois-ci je pense que nous sommes sur la même page et sur à peu près sur la même longueur d’ondes. Je voudrais d’abord vous dire que j’apprécie honnêtement votre approche de solutions pour le problème qui est posé ici. C’est une approche bien réfléchie et responsable. Je suis entièrement d’accord avec vous quand vous proposez que l’opposition saisisse la cour suprême avant d’entreprendre une quelconque action. Je pense qu’il faut d’abord épuiser toutes les voies légales pour se faire entendre ; si la cour suprême n’a pas la volonté d’intervenir ou est incapable d’intervenir il y a d’autres options non violentes pour faire pression sur les autorités. Je ne suis pas partisan de ceux qui pensent qu’il faut faire descendre les enfants dans la rue pour régler les problèmes. En guinée plus de 62% de la population ont moins de 22 ans selon les statistiques, et quand la rue est occupée par ces enfants, il est impossible d’éviter les dérapages qui vont les amener à casser les voitures, les maisons, les magasins et tout ce qu’ils peuvent voir sur leur chemin. Cette situation donnera des prétextes aux autorités de procéder aux arrestations et condamnations des membres de l’opposition et personne ne pourra les blâmer parce que le premier devoir des autorités de l’Etat est la protection et la sécurité des citoyens de leurs biens. La démocratie n’est pas seulement un mot, c’est aussi un comportement et chaque citoyen doit jouer sa part de responsabilité en sachant que sa propre liberté s’arrête là où commence celle de l’autre. Donc faire descendre les enfants dans la rue de façon anarchique ne peut jamais résoudre les problèmes, cela ne posera que d’autres problèmes. En Tunisie et en Egypte, on a vu des populations disciplinées dans des manifestations non violentes et paisibles, c’est une question de maturité politique.
Pour réussir, l’opposition doit s’unir pour conjuguer les efforts et coordonner les actions. Une option serait de conjuguer avec le mouvement syndical pour déclencher l’opération villes mortes ; Si cette opération réussit, elle met plus de pression sur les autorités que les manifestations anarchiques de rue. En plus, l’opération villes mortes ne donne aucune opportunité pour les arrestations par ce qu’elle pacifique et non violente ; elle démontre a la face du monde combien le peuple désapprouve les autorités en place.
Je suis cependant très dessus des propos des gens comme Saïdou nour Bokoum qui suggèrent l’occupation anarchique de la rue par les enfants en feignant d’ignorer ce que cela représente comme conséquence. Lui, il est installé en France avec sa famille et propose aux enfants des autres d’aller se faire buter dans les rues. S’il faut absolument descendre dans la rue, épargnez les enfants des autres et demandez à ceux qui proposent la rue de rentrer en guinée avec leur famille et d’être en premières lignes de combat. En 2006, 2007, et 2010, les jeunes qui ont perdu la vie ne sont jamais sortis de la guinée, mais ils ont été encouragés par les consignes de violence données par des gens comme Mr. Nour Bokoum, affalés dans leurs fauteuils en train de regarder les images de télévision avec leurs enfants pendant que les corps des enfants d’autres étaient transportés vers les morgues.
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-4 #6 M. Diallo 05-07-2011 23:59

Gandhi, tu semble ne pas comprendre l'insinuation du ministron quand il dit que Cellou et ses partisans peuvent en Somalie ou il ya la guerre. Il veut dire par la que les peuhls sont somaliens et non guineen et qu'ils doivent rentrer en Somalie. Sekou l'avait dit dans son dechainement contre les peuhls. Ces gens nous disputent notre appartenance a la Guinee, hein! Il ne faut pas se leurrer!
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-6 #5 KIM 05-07-2011 23:55

Depuis la selection d'alpha condé et son alliance au sommet de l'Etat je ne regarde plus les Guignols de l'info sur canal, je les trouve plus drôles. l'ennui ce qu'ils ne s'en rendent même pas compte.
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-5 #4 konate 05-07-2011 23:16

Mr KEITA sil vous plait vous faite partir de c ki encourage la violation de notre aretez sil vous plait.
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-4 #3 barry 05-07-2011 23:11

bien dit et bien pensée mes fréres l'essentiel est dit mais vous savez il ya toujour des gens Mal intentionné qui ne peu pas dire la vérité ses gens là ne verront pas le beau jour qui leur guéte puisque la véritée ne fait que leur ronger ds leur coeur
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0 #2 Saïdou nour Bokoum 05-07-2011 20:18

Quelqu’un m’a fait remarquer qu’un troisième « Si » manquerait à mes Si.. dans mon dernier papier « Il faut chasser Alpha Condé ». Il y a trois alternatives dans cette brève composition du Citoyen Gandhi. J’espère que mon commentateur retrouvera le « sien », comme Dieu. En attendant, je persiste et signe : Il faut chasser Alpha Condé, car comme le dit ce commentateur, « il n’y a pas deux sans trois ». En effet, je ne veux pas attendre le retour du troisième larron. Il y un proverbe peuhl qui dit « Dhidhi hèjiata, wotèrè bhendata ».Traduction sommaire : un seul ne fait pas l’affaire or il n’y a pas place pour deux ! Dhoum Gassata, ka ? Qu’un autre Hal pular traduise cette impossibilité ! Je reviens juste d’un beau voyage. (Merci fiston…). As Salam aleïkum !
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+1 #1 bonsang 05-07-2011 16:49

En voila une réalité que tout mauvais guinéen refusera d'admettre.
Merci Mr Gandhi.
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