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Pour une coopération de nos régions...

Mohamed Sampil  Lundi, 19 Décembre 2011 14:26

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SAMPIL_Mohamed_01Derrière mon village, il y a une rizière de 7 à 10 kms environ. Mon grand-père y cultiva du riz en 1965 et la récolte fut si excellente qu'il fit appel à tous les villages voisins pour s'y ravitailler à leur compte.

Depuis cette date, elle est laissée à l'abandon faute de moyens. Pourtant des ouvriers agricoles existent notamment les Ballantès de la Guinée-Bissau voisine qui sont nombreux dans le Kakandé à la recherche d'emplois saisonniers. Gros travailleurs, surtout se contentant de très peu (alcools, vins rouges, cochons sauvages, etc.) et fidèles en affaires et en amitié, certains sont à l'heure où j'écris ces lignes, installés dans mon village où ils ont des plantations d'anacardiers et font de la culture du riz appelé Bora Male.

Alors pourquoi pas une coopération régionale ? Je pense notamment aux opérateurs économiques peuls. En Basse-Côte, nous avons de vastes étendues de terres cultivables, de la main d'œuvre qualifiée, mais nous manquons de moyens financiers pour la culture de ce "fameux" riz qui est la base de notre alimentation nationale.

Certains de nos Basse-Côtiers dits "fortunés " préfèrent construire des villas à Conakry (parfois 5 à 10) que personne n'occupe faute de locataires ou "créent" des partis politiques bidons à la dimension de nos cabines téléphoniques.

Je lance donc un appel pour un symposium organisé à cet effet. Je n'exclus pas d'autres opérateurs économiques des autres régions.

Souvenez-vous qu'à l'époque coloniale la Guinée était le premier producteur de la sous-région de bananes, ananas, oranges, etc. Notamment le Morya. Malheureusement la "révolution" détruisit tout sur son passage. Conséquence, on "nous" donne aujourd’hui du riz soi-disant pour "acheter" les voix des Basse-côtiers comme si seuls les Soussous avaient faim en Guinée. On s'en souviendra....

Cette coopération que j'appelle de tous mes vœux aura pour avantage d'assurer notre auto-suffisance alimentaire, la baisse de l'exode rural par le maintien de nos jeunes dans leurs villages, du chômage de cette même jeunesse (mise hors-jeu de la criminalité), de la baisse des importations tout en assurant à nos investisseurs la revente de ces produits sur le marché local et dans la sous-région. En somme une opération gagnant-gagnant.

Bonne journée


Mohamed Sampil


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