Cheick Tidiane Traoré Dimanche, 04 Décembre 2011 13:12
Honorable Cheick Tidiane TRAORE
Fondateur du Mouvement Entreprendre Ensemble pour les Législatives 2011 « 2EL'11 »
Consultant / Administrateur du groupe de presse Guinée Etoile
B.P. : 1299 - Conakry
Conakry, le 5 décembre 2011
A Son Excellence Monsieur le Président de la République
Chef de l'Etat
Conakry
Objet : lettre ouverte
Monsieur le Président,
L'Etat, c'est l'ensemble des institutions de la République. En votre qualité de Chef de l'Etat, vous incarnez de fait et de droit toutes les institutions. Partant de cela, après près d'un an d'absence de progrès dans la mise en œuvre du processus devant conduire aux prochaines élections législatives, tout particulièrement en ce qui concerne l'institution chargée de l'organisation des élections en Guinée (la CENI), grande a été ma joie de voir les nombreuses initiatives que vous avez entreprises pour renouer le dialogue politique notamment, la récente rencontre que vous avez eue avec les leaders politiques en vue de donner une nouvelle chance au processus qui doit mener à un nouvel ordre politique et à la réconciliation en République de Guinée.
Cette joie est partagée, sans conteste, par l'ensemble du peuple de Guinée qui veut voir, au plus tôt, instauré l'Etat de droit et la démocratie, et rétablie l'autorité de l'Etat qui ont été trop longtemps bafoués.
A cet effet, toutes les institutions de la République, à commencer par la CENI, se doivent de suivre votre exemple en privilégiant le dialogue et le consensus autour de toutes les réflexions et actions visant à aller inlassablement vers la fin de la transition qui ne fait que trop durer.
J'ai énergiquement applaudi quand vous avez posé l'acte historique de grand Homme d'Etat qui est à l'écoute de son peuple, quand il s'est agi de décider entre la reprise intégrale du recensement et la révision du fichier électoral.
Compte tenu de ce qui précède, je demeure convaincu de l'impérieuse nécessité de votre implication directe en demandant à la CENI d'arrêter le processus de préparation des élections législatives en attendant la tenue du dialogue national que vous avez amorcé.
En tant qu'autorité suprême de la République, je vous demande respectueusement d'instruire la CENI à cet effet et l'inviter à travailler de manière inclusive avec la classe politique guinéenne et toutes les forces vives de la nation.
La présente lettre ouverte que je vous adresse, après mûre réflexion, a pour but :
I. OBSERVATIONS
II. RECOMMANDATIONS
En considération de ce qui précède, vous devez inviter :
Excellence Monsieur le Président,
Tous les dignes fils de Guinée connaissent et apprécient votre souci de respecter strictement la séparation des pouvoirs. C'est la raison pour laquelle, j'aimerais vous faire observer, comme vous avez sans doute eu à vous en rendre compte, que la rencontre que vous avez eue avec les leaders, a par leur seule présence à Sèkhoutouréyah, a commencé à faire croire à un retour de la paix durable et de la coexistence pacifique en Guinée.
L'enseignement que le peuple de Guinée en tire est que le chemin que vous avez ouvert est celui qui doit être suivi par toutes les institutions de la république à commencer par la CENI. Un tel enseignement doit être un héritage à léguer aux futures générations.
Mon souhait et celui de tout le peuple de Guinée est que les négociations politiques guinéennes aboutissent à des solutions durables qui engageront l'ensemble des acteurs politiques. Pour être durable, une solution doit être juste et équitable. Elle ne saurait être juste et équitable, si elle est fondée sur des mauvaises prémisses ou si elle privilégie les intérêts d'un groupe au détriment d'un autre.
Je vous prie d'accueillir la présente lettre dans l'esprit dans lequel je vous la soumets : celui de contribuer, au nom de la paix, à corriger une erreur de taille dans les préparatifs des prochaines consultations électorales.
Il me semble impérieux, pour espérer sortir de la crise actuelle, de rassembler, dans un esprit de franchise et d'objectivité totale, les filles et les fils de la Nation. C'est alors que le consensus, qui est indispensable et incontournable pour sortir de la crise, pourra être réalisé.
Vous en souhaitant bonne réception, veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération.
Cheick Tidiane Traoré