La réconciliation nationale : une notion déjà galvaudée ?

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Le 02 octobre 2011 dernier et les jours suivants, au fur et à mesure que la RTG passait les images des cérémonies marquant le 53e anniversaire de notre accession à la souveraineté, à écouter les discours des différentes personnalités, on était dans un surréalisme complet. Chaque allocution, du préfet au ministre en passant par le gouverneur de région, abordait la réconciliation nationale et ne manquait pas de montrer qu’il était nécessaire d’y procéder le plus rapidement possible afin qu’enfin les fils de Guinée vivent en paix dans une nouvelle ère. On avait l’impression que chaque intervenant voulait que l’auditoire comprenne très bien qu’il est pour la réconciliation et qu’il n’a rien à voir avec ce qui se passe actuellement dans le pays et que c’est un autre qui en était responsable. Chacun parlait donc à un autre en se lavant les mains. Du Ponce Pilate parfait.

Je me suis donc proposé, suite à cette observation, de réfléchir avec les lecteurs de ce papier sur cette notion tant utilisée en Guinée au risque de fausser son contenu généralement admis. Pour cela nous passerons en revue les différentes tentatives de réconciliation, l’objet de la réconciliation et les actes futurs à accomplir pour arriver au résultat que souhaitent nos compatriotes.

La première tentative de mettre les Guinéens face à leur histoire toute récente fut celle effectuée par le Comité Militaire de Redressement National (CMRN) après sa prise du pouvoir en 1984. Une commission fut mise en place qui devait rédiger le livre blanc permettant aux Guinéens de savoir ce qui s’est réellement passé au Camp Boiro et dans d’autres endroits de torture et d’extermination de masse. Le capitaine Facinet Touré, rédacteur et premier lecteur d’une déclaration de coup d’état en Guinée, devenu maintenant général, présidait cette commission. Avec ardeur, il s’est mis au travail. Hélas, le système Sékou était encore intact et les auteurs des crimes et exactions de toutes sortes étaient encore aux commandes. Il fut stoppé net dans son travail. Celui qui sera plus tard le mauvais neveu des Peulhs n’avait de choix que de jeter l’éponge, tuant ainsi cette initiative dans l’œuf. Le régime de Lansana Conté a peut-être pensé que le meilleur moyen de résoudre ce problème sérieux est de ne pas en parler, le temps faisant le reste. En effet, il n’a plus rien entrepris dans ce domaine pendant 23 ans.

Le gouvernement de Lansana Kouyaté, dit gouvernement de consensus, a une fois tenté de mettre sur pied une tentative de réconciliation en faisant un grand effet d’annonce. Mais, comme la plupart des actions de cet éphémère gouvernement, la parole prime sur l’action ; quand c’est annoncé, c’est comme si c’est fait ; c’est la dominance de la parole !

Il faut attendre la dernière année du régime de Conté pour voir la seule action de réconciliation nationale prendre corps et commencer quelques actions concrètes. C’était le gouvernement du Dr Ahmed Tidiane Souaré dit gouvernement de large ouverture parce que comprenant pour la première fois la majorité, la société civile et l’opposition (hors RPG). Dans ce gouvernement, un certain Bah Oury détenait le poste de ministre de la Solidarité et de la Réconciliation nationale. A ce titre, ce dernier a mené deux actions importantes : a) la restitution à leurs familles des corps de nos frères forestiers froidement assassinés à Cosa et la négociation pour que ces familles acceptent le pardon des autorités gouvernantes. b) le début du traitement de l’épineux dossier de Kaporo-Rails. On se rappelle que le gouvernement de Conté (Sydia Touré à l’époque) a décidé et détruit tout un quartier, tué et violé d’innocents citoyens sous le prétexte de se conformer à des normes de l’habitat. En fait il s’agissait de détruire la base politique d’un parti en s’attaquant à une communauté, comme si on peut changer la température ambiante en déplaçant le thermomètre. Kiridi Bangoura et Alpha Ousmane Diallo connaissent très bien les dessous du dossier. Malheureusement, le décès de Conté a mis fin à cette initiative du gouvernement Souaré qui aurait peut-être graduellement débouché sur une forte volonté politique de nettoyer la plaie Guinée.

Récemment, après l’installation du premier régime de la Troisième République, une commission provisoire de réflexion sur les conditions de mise en Å“uvre de la réalisation de la réconciliation nationale a été mise en place avec deux co-présidents : l’imam Ratib de la Grande Mosquée Fayçal de Conakry, El Hadj Mamadou Saliou Camara et le prélat de l’Eglise catholique de Guinée, Monseigneur Vincent Koulibaly. A lire attentivement rien que l’intitulé de cette commission, nous comprenons que la tâche est immense et loin d’être entamée car la commission est d’abord provisoire, on doit réfléchir, on doit définir les conditions et la manière de les mettre en Å“uvre pour arriver à une réelle réconciliation nationale qui puisse toucher toutes les composantes nationales et non pas seulement deux ethnies de notre pays. Nous sommes donc tous, en tant que Guinéens, invités à la réflexion. C’est pourquoi nous allons juste tenter une esquisse du contenu d’un cahier des charges éventuel d’une vraie réconciliation en Guinée.

De quoi s’agit-il en fait ? Lors d’une cérémonie tenue en septembre 2011 dite de lancement des activités de la commission de réflexion, les observateurs attentifs ont cru déceler une divergence dans les déclarations du prélat et de l’iman. En effet le prélat semblait vouloir d’une réconciliation tout court sans aucun détail, sans aucun parcours historique. Toute l’histoire passée serait un lot qu’il faut traiter en priant et en pardonnant l’ensemble tandis que l’iman, tout en étant pour le pardon a indiqué clairement dans son discours qu’il faut remonter à 1958 c'est-à-dire au début de notre accession à la souveraineté et parcourir toute notre histoire récente. Je serais plutôt d’accord avec l’iman, mais à une année près : en remontant à 1957. Pourquoi remonter aussi loin ? L’histoire nous enseigne que dans toutes les colonies de l’ex Afrique Occidentale Française (AOF), la loi Gaston Defferre dite loi-cadre avait permis d’instaurer dans toutes les colonies, la Guinée y compris, des gouvernements semi-autonomes qui avaient un réel pouvoir auquel il ne manquait que la force armée et la souveraineté. Or en Guinée le chef de ce gouvernement n’était autre que Sékou Touré lui-même en même temps chef du parti PDG- RDA, organisateur des massacres de 1957 prélude à ce que la Guinée allait connaître pendant un quart de siècle. Les hommes de main de l’époque comme Momojo et Momo Koulikhagnè ont tapé sur du Peulh et du Soussou à l’époque. Dans un récent article intitulé « Appel à la jeunesse de Basse-Guinée Â» notre frère Sampil le rappelait. Plusieurs notables soussous et peulhs et des milliers de gens ordinaires ont péri dans d’abominables pogroms. Si l’on veut faire une analyse économico-politique, on peut dire que c’est à cette époque que le PDG a commencé sa destruction du tissu économique guinéen en éliminant physiquement les riches planteurs et commerçants en tuant dans l’œuf l’ embryon de la future classe moyenne guinéenne. Ceci va se poursuivre en 1964 et avec cheytane 75. Quel pays peut émerger sans classe moyenne ? Les Chinois l’ont compris en créant un capitalisme contrôlé par l’Etat, le Brésilien Lula, président des pauvres, a fortement réduit la pauvreté chez lui en enrichissant les riches et en créant des multinationales telles que Vale. Pour revenir aux événements de 1957, pour ceux qui voudraient « oublier Â» l’histoire, je leur dirai simplement que Sékou Touré, dans un discours haineux prononcé en 1976 au Cinéma Vox, reconnaissait avoir introduit des hordes de Sierra Leone et du Liberia pour aider celles du PDG à massacrer des Guinéens. Les images sonores de ce discours existent et le satyrique le Lynx en a cité de larges extraits il y a quelques années dans une de ses publications. Nos ainés se rappellent certainement que c’est à cette période que la fameuse formule est née : Â« les fous et les sous se sont battus, les malins ont gagné Â». C’est pourquoi remonter à 1957 permettra de parcourir la vraie histoire de notre pays.

Puis commença la période 1958-1984 avec son cortège de vrais faux complots et les exécutions massives dans les camps de la mort dont le plus fameux est le Camp Boiro de Conakry. Il ne m’est pas possible de citer ici tous les faits car seuls les témoins pourraient le faire, mais certaines périodes ont marqué durablement les Guinéens. Ce sont par exemple le complot Kaman-Fodéba qui a donné l’occasion de liquider un grand nombre de compagnons de lutte du PDG et un nombre encore inconnu d’officiers de nos forces de défense et de sécurité.

Puis l’agression portugaise de novembre 1970 contre la Guinée ou comme disent certains historiens déjà la libération par un détachement portugais du fils du maire de Lisbonne fait prisonnier par le PAIGC et gardé en Guinée, a eu des conséquence s incalculables sur le peuple de Guinée et ses meilleurs fils. Seul un travail détaillé permettra de dire à nos fils et petits-fils ce que leurs pays a vécu à cette période. Deux exemples illustrent la barbarie de cette époque : 1) En janvier 1971, chaque ville de Guinée s’est réveillée en voyant des personnalités connues, pendues sur sa place publique la plus fréquentée, car dans la criminologie stalinienne de Sékou, il faut terroriser et impressionner le peuple, tuer en lui toute velléité de résistance. Ainsi chaque région avait eu ses pendus. 2) Dans la nuit du 18 octobre 1971 plus de 70 fils, parmi les meilleurs de ce pays, furent fusillés on ne sait pour quelle cause que rien au monde ne peut justifier.

En 1976, le régime créa ce qu’il a appelé la Â« Situation particulière du Fouta Â», sans doute pour mieux noyer le cas Telli Diallo qui venait d’être arrêté. On a vu un chef d’Etat publiquement insulter une frange importante de la population qu’il a le devoir de gouverner et inciter les autres composantes de la communauté nationale au pogrom contre elle. Heureusement ses appels n’ont pas été entendus, mais il a quand même éliminé Diallo Telli et ses compagnons innocents.

Le régime du général Lansana Conté n’en a pas été moins violent. Dès le début des années CMRN, on entendait parler de la nécessité d’éliminer les branches pourries ; il s’agissait en fait des importants membres du système de Sékou Touré en prison et en activité. Le fameux coup Diarra en donna l’occasion et la nuit du 04 juillet 1985 est de triste mémoire. En une nuit, comme en octobre 1971, plusieurs valeureux fils de ce pays ont perdu la vie sans jugement.

En 1990, lors des premières élections communales libres de Guinée, le PUP craignant une défaite en Forêt face au RPG, incita directement les populations de ces zones à ne pas voter pour des citoyens guinéens non autochtones. Quelle démocratie ? Toujours est-il que cet appel irresponsable du parti au pouvoir a eu des conséquences dramatiques sur la vie de centaines de Guinéens.

C’est le lieu de rendre un hommage posthume à F. Ibrahima Fofana, ex-secrétaire général Fesabag/USTG, qui a toujours mis dans la même catégorie les crimes commis en mars 2006, juin 2006 et janvier/février 2007, suite aux revendications syndicales légitimes des travailleurs guinéens. Dans cette catégorie notons deux cas qui méritent une attention particulière : la répression du mouvement de juin 2006 a entrainé au moins une vingtaine de morts. Pour autant que cela au Mali, le régime de Moussa Traoré était tombé car il s’agissait là d’une majorité d’élèves. Quant au mouvement de janvier-février 2007, il s’était transformé en une véritable insurrection lors de laquelle tous les symboles du pouvoir de Conté étaient devenus des cibles à détruire. Le massacre sous le pont du 08 novembre en fut la phase la plus triste. On ne sait pas encore le nombre de victimes de ce jour.

Plus près de nous, le 28 septembre 2009, s’est déroulé en plein jour sous nos yeux, le massacre le plus odieux que la Guinée ait connu de toute son histoire récente. Sous l’objectif des caméras et des téléphones portables des scènes insupportables de tueries et de viols collectifs ont choqué le monde entier. Ce massacre et ce viol contre des manifestants pacifiques ont été classés dans la catégorie de crimes contre l’humanité et sont sous investigation de la Cour Pénale Internationale (CPI).

A partir du 22 octobre 2010 jusqu’à pratiquement quelques jours du deuxième tour de la présidentielle du 07 novembre 2010, le pays a vécu sous la psychose de la chasse à une communauté sous l’accusation non prouvée d’empoisonnement d’eau. Des violences pré-électorales et post-électorales qui en découlèrent ne sont pas encore élucidées.

Où allons-nous à partir de ce parcours qui n’a visé qu’à nous rappeler quelques faits de notre histoire ? Puisque la Commission de réflexion rencontrera les sages et les personnes ressources de toutes les communautés et couches sociales afin de faire des propositions au gouvernement, il est donc loisible à tout citoyen de faire des contributions.

En tout premier lieu le champ d’action de la Commission doit être défini, c'est-à-dire qu’elle doit bien fixer les crimes et exactions pour lesquels elle peut être compétente et ceux qui relèvent de la catégorie de crimes contre l’humanité. A dire clairement, les massacres du 28 septembre 2009, ceux de la nuit du 04 juillet 1985 et ceux de la nuit du 18 octobre 1971 sont des crimes contre l’humanité et devront être traités soit par la CPI soit par des juridictions à compétence universelle dont certains pays disposent si heureusement.

La Commission ne doit pas hésiter à élaborer le cahier des charges le plus détaillé possible, le motiver et demander son financement approprié par le gouvernement. Je rappelle ici que la Côte d’Ivoire voisine a doté sa commission similaire d’un budget de 25 millions de dollars américains et qu’elle est déjà à pied d’œuvre. Certes, nous n’avons pas les mêmes moyens que notre voisin, mais 10 à 15 millions de dollars ne sont pas de trop pour une telle cause ; étant donné que tout ce que nous bâtirons de matériel (immeubles, barrages hydroélectriques, usines, routes, ponts et autres infrastructures) peut être détruit si les Guinéens n’ont pas la paix entre eux ; comprenez que j’ai peur d’user du vocable guerre civile.

La Commission doit éviter de tomber dans le piège qui veut faire croire qu’une entente entre le Fouta et le Mandé est la réconciliation nationale. Certes, leurs habitants et ressortissants sont les plus nombreux parmi les Guinéens, mais la réconciliation nationale ne saurait être limitée à ces deux régions ou groupes ethniques. Même s’il est vrai que les heurts les plus récents ont concerné ces deux groupes, toutes les régions et toutes les ethnies de Guinée sont concernées. Pour illustrer ce fait, il suffit de rappeler que le régime du PDG a fait des ravages dans toute la Guinée et dans toutes les couches sociales.

Bien que la Commission soit co-présidée par deux personnalités religieuses, la réconciliation ne se fera ni dans les mosquées, ni dans les églises, ni dans des meetings. Elle exige un travail administratif très important qui devra mobiliser du personnel et des moyens à la mesure de la gigantesque tâche. Elle exigera des réunions publiques que les médias du monde entier vont retransmettre, elle exigera un travail professionnel et transparent.

Les conditions de la réconciliation nationale ? La plus importante est évidemment la volonté politique du gouvernement ou du régime politique en place. La volonté des Guinéens est maintenant de pouvoir se regarder en face, de se regarder dans le miroir sans avoir honte d’eux-mêmes et je crois qu’ils se réconcilieront entre eux un jour, quelles que soient les manÅ“uvres des politiciens d’une époque donnée. Pour le temps présent, le meilleur gage qui puisse être donné à la Commission de réflexion est que le gouvernement qui l’a mise en place joigne l’acte à l’intention, c'est-à-dire qu’il ne fasse rien qui donne l’impression que la réconciliation est encore lointaine. Le gouvernement doit donc crédibiliser par ses actions quotidiennes, le travail de la Commission. Dans cette connexité, on devrait voir dans le projet de budget 2012, une dotation substantielle, ne serait-ce que partielle au titre de la réconciliation nationale. Ne dit-on pas souvent que le budget d’un Etat est le reflet de sa politique ? Attendons de voir.

Vers la fin des années 90, un certain Pr Alpha Condé, opposant parlant de ce qu’il appelait la gabegie du régime disait à peu près ceci : on pourrait pardonner le pillage de Conté, mais pas les tueries contre nos militants ; cela est imprescriptible.

Les Guinéens attendent donc que les tueries qui ont émaillé toute son histoire depuis 1957 soient élucidées soit à la CPI, soit au niveau de la Commission de réconciliation nationale, pour qu’enfin les historiens écrivent notre histoire, pour que nos enfants et petits-enfants d’écoliers apprennent la vraie histoire de leur pays, pour que les Guinéens pardonnent sans rien oublier.


Baldé Kandia-Haîdara

L’auteur de cet article est un observateur attentif de la situation socio-politique et économique de notre pays. Il souhaite de temps à autre partager quelques réflexions avec les lecteurs de votre site


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Commentaires  

 
+3 #6 Amara Lamine Bangoura 30-11-2011 23:34

Veritable etat des lieux de la maison Guinee a travers cette retrospective historique assez elaboree.Au prime abord,il est aise de constater que l'auteur de ces lignes contrairement a la plupart de ceux qui abordent le probleme de la reconciliation ,s'inscrit dans une perspective globale et totale, ,tenant compte de tous les parametres lies a la question.Par ailleurs,en placant les affrontements entre militants du PDG et du BAG dans leur contexte authentique,on s'appercoit que contrairement aux mensoges distilles ,il ne s'agit nullement d'un conflit opposant les Peulhs aux Soussous,mais plutot d'attaques ciblees de notables Sousous et Peulhs favorables au BAG de Diawadou par les vagabonds du PDG.Je profite de cette tribune pour apporter un dementit a un autre fait historique deforme au gre de la fantaisie d'historiens demagogues.En guise de rappel,retenons que lors du jihad au Fouta, les infideles Djallonkas se reconvertirent a l'islam triomphant ou se refugierent dans les confins montagneux a l'abri de l'intolerance religieux.C'est le lieu de signaler que cette revolution islamique etait avant tout politique et religieuse.La revolution n'a pas ete une guerre entre Peulhs et Djallonkas,dans la mesure ou ce sont les poullis qui ont le plus resiste au nouvel ordre politique et social.La confusion vient du fait que le triomphe de l'islam a ete suivi par celui de la culture et du pular au Foutah Djallon{pays des Foulah et des Djallon-Sousous}.S'agissant de l'agression,dans l'enchevetrement des intrigues au sommet de l'etat,il ressort que l'attaque perpetree par le commando portugais et quelques navetanes recrutes a Dakar ainsi que quelques Guineens enroles a partir d'Abidjan et Freetown a permit au President Sekou Toure a travers un amalgame sans precedent d' arreter tous ceux qui a tort ou a raison etaient consideres comme complices interieurs de la 5eme colonne.Concernant,les evenements du 4 juillet 1985,tous les observateurs avises de la situation politique a l'epoque s'accordent a reconnaitre unaniment l'imminence de reglement de compte entre les officiers favorables a Conte et ceux acquis a la cause de Diarra.Des tragedies similaires sont frequentes dans les regimes militaires,du Mali de Moussa avec l'arrestation du Groupe de Tiekoro Bagayoko,en passant par le Burkina de Blaise avec l'assissanat de Sankara jusqu'a l'elimination du General Thiompa au Liberia par Samuel Doe,les exemples foisonnent.Que la verite triomphe.A-L-B-Birmingham,AL-USA>
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-1 #5 Mickmack Camara 30-11-2011 16:41

Mamadou Maci, dis mois mon cher ami. On participe à une manifestation en tant que peulh, malinké ou soussou ou en tant que citoyen Guinéen se sentant brimé, trahi par ses dirigeants ?
J'avoue ne pas comprendre. En 2006, c'est la société civile Guinéenne qui a manifesté.
Maintenant, on sait tous, que ce sont les syndicalistes qui ont presque imposé Kouyaté, qui était en Balotage favorable certes, avec Mohamed Béavogui de la FAO, qui je vous le rappelle est de mère Peulh (cousine à Telly Diallo) et de père Toma.
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+1 #4 mamadou maci 30-11-2011 03:32

bonjour monsieur balde,
vous rendez dans votre article un hommage posthume à F. Ibrahima Fofana, ex-secrétaire général Fesabag/USTG, 'qui a toujours mis dans la même catégorie les crimes commis en mars 2006, juin 2006 et janvier/février 2007'.
je n'en disconviens pas mais ce monsieur est un ethno-fasciste malinke notoire. pendant la greve, lui, bakary fofana, et hadja saran daraba se sont mit ensemble pour mettre a l'ecart, les candidats peul au poste de premier ministre. ils ont reussi a imposer kouyate. le docteur thierno madiou, eminent membre de la societe civile et d'autres peul qui ont participe a la lutte n'ont meme pas ete invites a l'investiture de kouyate. kouyate prepara le lit a l'arrivee du regime ethno fasciste de alpha konde. fofana pendant la greve etait garde a bambeto par des jeunes peul au peril de leur vie. il a mit a l'ecart rabiatou diallo et est entre en collusion avec kouyate. il denonca les traitres, language code des anbansale pour insulter les peul. j'etais la et je l'ai connu.
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-1 #3 Oury Baldé 30-11-2011 00:03

En plus ,New Look , en mettant la tof ça fait plus credible.
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+2 #2 Amenofils 29-11-2011 17:51

" La reconciliation nationale ", voilà l'expression en vogue en Guinée. Mais remarquez qu'on parle de reconciliation dans les villes sousous ou au fouta. Pourtant tout le monde sait d'ou viennent les problemes: C'est la haute Guinée, les ressortissants de Siguiri, Kouroussa ... C'est labas qu'il faut aller eduquer les gens pour leur faire savoir que ce qu'ils font aux autres c'est pas bon. Et ce, depuis le premier Ahmed Sekou Touré jusqu'a ALpha Condé en passant par Diarra Traore et les violences a l'entre deux tours des elections en 2010. Mais personne n'y va. car on veut faire croire que le probleme ce sont les peuls et les sousous. Les villes peules et sousous devraient refouler toute personne qui viendrait parler de reconciliation nationale chez elles. Si Alpha veut reconcilier les guineens c'est facile, il doit s'y mettre lui meme en demandant pardon a ses propres victimes de l'entre deux tours. Mais comment voulez vous en cours d'assises, les bourreaux soient charger de juger leur famille. C'est simplement impossible. Impossible est aussi la reconciliation nationale en Guinee tant que ce sont les bourreaux qui en parlent. Ils ne se sont jamais repenti. Pourtant c'est le debut de toute reconciliation. Wassalam
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-1 #1 New Look 29-11-2011 17:17

L'auteur doit mieux structurer et synthétiser son article. Ou trouver le temps de lire ce long article?
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