James Soumah Jeudi, 24 Novembre 2011 22:13
Première partie
Les mauvaises habitudes politiques encrées dans le système Alpha Koné
Certains médias se posent la question pour savoir quels sont ceux qui se cachent derrière la fausse tentative du coup d'État des 18 et 19 juillet 2011 en Guinée Conakry.
Les femmes et les hommes de notre génération savent que cette mise en scène de faux complots était la propre œuvre de Sékou Touré pour réprimer les opposants à son système et pour se débarrasser de ceux qu'il considérait comme étant les contre-révolutionnaires. Ainsi, il organisait allègrement ses propres complots. En effet, du 28 septembre 1958 au 22 mars 1984, date de la disparition du plus grand criminel de notre histoire, Sékou Touré employait les mêmes méthodes que celles qui ont prévalu le 18 et 19 juin 2011 en Guinée Conakry.
Alpha Koné, confronté aux difficultés nées de son incompétence dans tous les domaines de la vie du peuple de Guinée, croyait pouvoir rebondir en inventant lui-même son propre complot.
La Ligue Guinéenne des Droits de l'Homme et du Citoyen Fédération de France « LGDHCFF » pense donc que dans toutes les hypothèses, il y a lieu d'admettre la grande probabilité d'un montage de toutes pièces d'un faux complot.
Notre organisation, après plus d'un demi-siècle de lutte dans le domaine de la défense des droits humains, n'accorde aucune crédibilité à un homme comme Alpha CONDE. En effet pendant la période la plus sombre de l'histoire de notre pays, sous la bannière de sa fausse posture révolutionnaire, il a soutenu inconditionnellement toutes les bestialités du régime de Sékou Touré.
Du point de vue de la LGDHFF, le seul responsable visé par ce faux complot c'est le Général Sékouba Konaté. Pour mémoire, la LGDHCFF s’interroge de savoir si, sans le concours de ce général, Alpha occuperait aujourd'hui son poste de pseudo Président de la République.
En outre, Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal et actuel Secrétaire Général de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Bernard Kouchner, ancien Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement français, Robert Bourgis, l'homme de l'ombre des différents présidents de la République française et le général Sangaré, ancien fonctionnaire à la Francophonie et spécialistes des fraudes électorales en Afrique de l'Ouest, par leur complicité en s'engageant aux côtés d'un homme comme Alpha Koné, n'ont-t-ils pas terni l'image de marque de l'OIF que la LGDHCFF considérait à tort ou à raison comme étant une organisation qui porte en elle une certaine capacité de lutte contre les atteintes aux Droits Humains de par le monde et plus particulièrement en Guinée Conakry ?
La LGDHCFF persiste et signe. En imposant au peuple de Guinée un homme qui fut éliminé dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2010, c'est une façon de fouler aux pieds la dignité de tout un peuple. Nous pensons que l'honneur et la dignité de notre pays ne sont pas suspendus à des sacs de riz conjoncturels distribués sur l'ensemble du territoire national par les maîtres d'Alpha, dont le seul but est de vider chaque jour davantage les richesses qui ne devraient appartenir qu'au seul peuple de Guinée.
Ceux qui ont cyniquement fermé les yeux sur les fraudes électorales grandeur nature en Guinée Conakry, pensant qu'Alpha serait en mesure d'apporter un changement économique et social dans la vie de notre peuple, doivent certes aujourd'hui se poser des questions sur la réelle capacité de cet homme de diriger un pays comme le nôtre.
Pour certains observateurs de l'extérieur, est-ce qu'on peut construire un pays avec 54 ministres ? Il était nécessaire d'accorder un délai à ces ministres pour faire face aux enjeux majeurs touchant notre pays.
Pour l'édification de la Guinée dans un esprit de tolérance et de fraternité, n'était-il pas indispensable de faire appel à tous les enfants du pays, tant ceux de l'extérieur que ceux de l'intérieur ayant d'une compétence avérée dans tous les domaines ?
La LGGDHFF avec une certaine amertume se rend compte que le tenant du pouvoir actuel a choisi la voie inverse au détriment d'une politique du développement socio-économique du pays. Quelques mois après l'installation au pouvoir du tenant du pouvoir, Alpha a fait appel à ceux-là mêmes qu'il traitait naguère de valets de l'impérialisme ou du néo-colonialisme pour s'emparer des richesses du pays afin de se faire rembourser des créances qui ont permis à Alpha de financer sa fausse victoire. Or nous savons que leur girouette ne représente pas ce qu'ils attendaient en retour.
La corruption institutionnalisée a fait inexorablement place aux réalités du pouvoir. Comme dit la vieille tradition, « c'est aux pieds de l'arbre qu'on reconnaît un vrai bûcheron ». Alpha a menti à notre peuple dans tous les domaines pour se faire élire de l'extérieur. Aux yeux de la LGDHCFF, Alpha impose au peuple de Guinée une nouvelle forme de reconquête coloniale qui n'ose pas dire son nom.
La LGDHCFF estime que, pour l'édification d'un État moderne, notre peuple ne peut rien attendre d'un homme qui n'a jamais travaillé dans sa vie. Il se présente au suffrage universel devant le peuple de Guinée sous une fausse identité. Juridiquement c'est une véritable escroquerie dont notre pays a été victime.
Professeur à la Sorbonne à Paris dans quelle discipline ?
Et naïvement notre pays le croit, et les personnes de bonne foi le considèrent comme tel et aussi chef historique de l'opposition.
Alpha a-t-il été condamné à mort par contumace par l'ancien système qu'il a défendu à l'intérieur comme à l'extérieur de notre pays ?
Absolument pas. S'il fut le chef historique de l'opposition, qu'ont-ils fait plus de 50 ans de leur vie en leur qualité de vrai opposant ? C'est le cas notamment de nos regrettés frères, tel que le professeur Kaké Hibrahiman, Professeur agrégé d'histoire et géographie, celui-ci en effet est un vrai professeur, Professeur Sow François agrégé de médecine, Julien Condé, tous hélas décédés, et enfin le président fondateur de notre organisation Jammes Soumah qu’on n’a plus besoin de présenter.
En effet, depuis plus d'un demi-siècle, cet homme a incarné la défense des droits humains de par le monde et plus particulièrement dans son pays d'origine qu'est la Guinée.
Pour mémoire notre organisation humanitaire dénommée naguère, « la Ligue Guinéenne des Droits de l'Homme et du Citoyen en exil ». Après la prise de pouvoir par l'armée le 3 avril 1984, dans notre assemblée générale du 17 juin 1984, sur proposition de notre frère Jammes Soumah, président fondateur, nous avons estimé qu'à la lumière de l'émergence de la démocratie en Guinée, il paraissait opportun de changer l'appellation de notre organisation qui porte désormais le titre que voici : LGDHCFF. Ces quelques précisions nous permettent de dire, que nous nous sommes toujours opposés, avec constance, à toutes les dérives que l'histoire politique de notre pays a dû subir pendant les quatre Républiques successives.
Alpha, pour meubler son portrait, affirme qu'il a été embastillé par le régime du Général Président Lansana Conté, c'est absolument faux. Il a été mis en liberté surveillée dans une des villas construites par les architectes marocains au temps de son Maître, c'est à dire Sékou Touré. Ses bâtisses étaient destinées à accueillir la conférence de l'Organisation de l'Unité Africaine qui devait se tenir en Guinée Conakry à cette époque.
Est-ce que quelque part, Alpha Koné ne se dépouille pas de sa peau d'âne au profit de celle d'un lion ? En effet, il ne trompe que ceux qui ne connaissent pas son vrai visage d'opportuniste.
Force est de constater qu'il ne bénéficie d'aucune légitimité auprès de notre organisation, connaissant les conditions frauduleuses mises en place par ses maîtres de l'extérieur.
Honnêtement, qui peut croire qu'un candidat qui n'a obtenu au premier tour à peine 13,70% du corps électoral puisse battre un candidat qui a recueilli dès le premier tour 47,76 % en l'occurrence Cellophane Dalein Diallo ?
Seuls les médias docilement au service des puissances de l'argent peuvent le croire et l'écrire.
La LGDHCFF estime que seuls les profanes de la politique peuvent pousser des cris de joie en affirmant que pour la première fois la Guinée Conakry a enfin connu sa première élection démocratique et transparente.
Faut-il taire le mystère sur la disparition des ordinateurs qui contenaient l'ensemble des données des chiffres du premier tour des élections présidentielles en Guinée Conakry ?
Par quel miracle ces ordinateurs ont-ils atterri dans le bureau du Secrétaire Général de l'Organisation Internationale de la Francophonie, avenue Bosquet - Paris 7e ? Et pour cinq mois, avec la connivence des maîtres d’Alpha, qui ont tout mis en œuvre pour affiner toute la stratégie des fraudes au profit du candidat qui a été éliminé de la course dès le premier tour.
D'ailleurs, Alpha Koné affirmait haut et fort le soutien dont il bénéficiait à travers des autorités françaises, notamment celui de Bernard Kouchner, qu'il considère comme étant son frère pour sa mise en place au pouvoir en Guinée. Ainsi les complices de cette escroquerie historique obligent le peuple de notre pays à consommer pendant cinq ans le produit importé qui contient le poison de la haine. La LGDHFF se rend compte de la persistance de la tension d'ethnocentrisme qui n'a jamais été si vive dans notre pays depuis son installation au pouvoir en Guinée par ses maîtres.
Il a érigé son système de gouvernement sur la base d'une peul phobie primaire, il comble ainsi son absence de programme cohérent qui l'oblige à institutionnaliser la haine contre les forces sociales composantes de la moyenne Guinée. Une telle politique donne aux militaires une caution leur permettant de réprimer bestialement nos frères du Fouta, qui hélas ont déjà subi les pires atrocités pendant la période du Parti État Guinée.
Alpha se comporte comme s'il avait été plébiscité par le peuple de Guinée, alors que nous savons tous qu'il a été installé par ses maîtres qui lui dictent ce qu'il doit servilement faire au détriment des intérêts de notre pays.
Que connaît-il des besoins réels du peuple de Guinée ?
Croit-il que la dignité de notre pays est suspendue aux grés de ses maîtres ?
L'extraordinaire faiblesse de ce produit importé, Alpha, c'est de croire qu'il est véritablement le Président de la République de la Guinée alors qu'il n'est qu'un valet qui rassure le machin comme le qualifiait Charles de Gaule en parlant de la communauté internationale. Ce n'est pas par hasard que le Secrétaire Général des Nations Unies s'est précipité pour reconnaître le triomphe d'un candidat qui a été éliminé de la course de l’élection présidentielle dès le premier tour alors que la Cour Suprême de notre pays n'avait pas encore rendu sa décision.
Est-ce que le Secrétaire Général des Nations Unies aurait agi de la même manière si ces fraudes avaient été commises au Japon ?
La LGDHCFF, malgré sa faible connaissance en mathématique, constate que plus de 89% du corps électoral ne retrouve pas son compte. Aux yeux de notre organisation, Alpha est tout sauf démocrate. La démonstration est faite par toutes les personnes qui ont eu à faire un parcours à ses côtés.
Notre organisation confirme aujourd'hui avec un bon nombre des amis de notre pays qu'il représente depuis son intronisation une déception grandissante, par rapport aux promesses tenues pendant la campagne électorale pour se faire élire par le peuple.
La corruption institutionnalisée sur l'étendue du territoire national s'est accentuée. Les gouvernements successifs ont mis à genoux plus particulièrement sur l'économie de la Guinée malgré à son extraordinaire potentialité de la richesse de son sous-sol.
Qui aurait pensé que, plus d’un demi-siècle après l'accession à la souveraineté internationale, la Guinée manquerait d'électricité, d'eau potable et de nourriture dont notre peuple a profondément besoin ?
C'est la triste et cruelle situation que le peuple de Guinée subit avec une résignation permanente.
Pour la LGDHCFF
James Soumah
Source : leguepart, partenaire de GuineeActu