
Quand un journaliste français capte le magot d' un Dictateur africain
Sadou Diallo
Lundi, 26 Février 2018 17:55
Depuis près de quarante ans, François Soudan, plumitif salarié, puis dirigeant du Groupe Jeune Afrique, est tenu au courant de l'Actualité Business du continent africain en général et de la République de Guinée en particulier.
Son défunt "rédac en chef" Siradiou Diallo avait été condamné à mort par contumace par le régime révolutionnaire de Guinée.
Diallo Telli, premier Secrétaire général de l'OUA, a été assassiné par Ahmed Sekou Touré pour avoir "ourdi un complot Peulh" !
François Soudan, le ,"journaleux sachant " de J.A, n'a certainement pas été tenu au courant de la revendication de filiation politique de l'héritage de Ahmed Sekou Touré par l'actuel dictateur guinéen Alpha Condé. Pas sûr, depuis qu' ils se fréquentent assidûment à Paris et à Conakry.
Les survivants Peulhs des répressions, les bannis, les laissés pour compte, les sans-voix, les centaines de blessés guinéens des quartiers de Bambeto-Hamdallaye/Conakry sont meurtris dans l'âme de savoir que J.A les relègue au statut de délinquants ou loubards de rue.
La version écrite des événements actuels de la vie politique guinéenne est d'autant réfutable et inacceptable qu'apparaît la collusion des nombreux pseudos publi-reportages de J.A et des intérêts politiques évidents et camouflés de Alpha Condé.
En fait, le dictateur guinéen rémunère grassement les prestations mensongères et propagandistes du média international J.A présupposé "porteur et respectable" en Afrique et en Europe. Au grand dam des Guinéens dont les ressources publiques sont pillées par un régime décrié dans la sous-région et par les institutions financières internationales.
La lorgnette du journaleux et la falsification de la gouvernance induisent une co-responsabilité nocive entre le corrupteur et le corrompu liés dans l'opacité d'un pouvoir hors de contrôle en Guinée et d'un groupe de presse prédominant dans la France-Afrique.
Les Peulhs des quartiers défavorisés de Conakry, comme les Guinéens dans leur globalité, sont victimes de ce syndrome répandu et identifié entre le plumitif véreux et le dictateur en recherche de légitimité ou de révision constitutionnelle.
François Soudan, dans une réplique foireuse au parti politique UFDG, se limite à déplacer ou à supprimer des guillemets sur les mots qui reflètent précisément le sens de ses articles anti-Peulhs. Puis, il tente maladroitement de rétablir une posture déontologique journalistique mise à mal par la servilité à l'égard du dictateur nourricier guinéen.
D'affaires ou d'amitié avec Alpha Condé, Honte à vous, François (Alpha) Soudan ! Cette Honte ne s'effacera jamais, ni de vos colonnes dans Jeune Afrique, ni des mémoires éveillées de millions de Guinéens.
A bientôt.
Sadou DIALLO
