Mamadou A Diallo Samedi, 19 Novembre 2011 18:46
Dans le cadre des préparatifs de la coupe d'Afrique des Nations de football qui aura lieu en janvier et février 2012 en Guinée Équatoriale et au Gabon, le Syli national de Guinée a eu pour le moment 2 matchs de préparation en France, battu 4-1 par le Sénégal et un match nul 1-1 avec le Burkina Faso.
Ce que je ne comprends pas est la logique du choix du pays de ce stage de préparation : l’Europe en général et la France en particulier. Ces deux résultats n’importent point dans cet article.
Selon l’organisation mondiale de la météorologie, en novembre les températures moyennes minimale et maximale sont de 5.3oC et 10.4oC respectivement(1). Et le jour de ces matchs, entre 9h00 et 23h30, la température moyenne à Paris était de 8.73oC le 11 novembre et 4.72oC le 15 novembre.
La coupe d’Afrique des Nations se déroulera en janvier et février 2012 au Gabon et en Guinée Équatoriale. Il se trouve que les températures moyennes minimale et maximale à Libreville sont de 23oC et 31oC en janvier et 22oC et 31oC en février respectivement. Quant à Malabo, elles sont de 19oC et 31oC en janvier et en février 21oC et 31oC(2).
Comment dans ce cas expliquer cette préparation dans ce froid pour des matchs qui se joueront en Afrique dans la chaleur ?
Certains me diront que la plupart des joueurs évoluent en Europe mais je répondrai que voyager sur la Gambie par exemple serait tout à fait faisable.
Oublions le climat et arguons en coût.
N’ayant aucune information du coût, je ne ferai que spéculer mais pour être impartial je le ferai au minima. Ce stage rapporte des milliers d’euros à l’économie locale où ces stages se tiennent. Pourquoi n’aurait-t-on pas choisi un pays mieux adapté climatiquement et ayant le minimum requis pour le bon déroulement de ce stage ? Que les autorités sportives de la Guinée me disent qu’aucun pays, même limitrophe de Guinée, n’est capable d’accueillir ce stage et autres stages du genre, où on dépense nos maigres devises et après c’est pour pleurer, les caisses sont vides.
Il y a ce complexe qui ne nous quitte malheureusement pas; préparation en France et entraineurs occidentaux.
A nos dirigeants, je demande de revoir leur stratégie. Donnez la chance à un entraineur guinéen ou de la sous-région tout en lui accordant un traitement comparable aux entraineurs occidentaux mais surtout arrêtez les ingérences pour imposer des joueurs ou sur les décisions de l’entraineur. Peut-être qu’il réussira, peut-être pas, mais moins donnons leur la chance de s’essayer puisque ce ne sera point différent du cas des entraineurs occidentaux que nous recrutons avec des salaires faramineux et des conditions contractuelles très contraignantes lorsque nous voulons les débarquer, même avec de piètres résultats.
Organisez ces stages en Afrique profitera alors à ces pays et le plus souvent à moindre coût et surtout seront plus près conditions de la CAN.
Mamadou A Diallo
Liverpool
Notes: