Benn Pepito Mercredi, 16 Novembre 2011 14:58
Ecoute, mborré ! Ton persifleur voulait garder un peu ses distances. Malheureusement Goby Condé, l’usurpateur de la dernière présidentielle guinéenne, et sa bande de gouapes au pouvoir qui sévissent dans le bled le poussent à sortir de sa retraite. Pour persifler encore et encore tous ces foutriquets aux commandes en Guinée. Bordel de pouvoir ! Qui ne vous laisse pas le choix de vous déconnecter du net pour vous consacrer entièrement à votre prochain grimoire. Merde, à la fin !
Le gouverneur de Cona-crimes, Sékou Resco Camara, homme de main de Goby Condé, se prend à coup sûr pour le roitelet de la capitale guinéenne. En fait Sékou Resco Camara est un rufian, un crétin, un sans scrupule capable des pires ignominies pour mériter son poste de gouverneur de Cona-crimes. Il fait arrêter des membres des droits de l’homme de MDT (Mêmes Droits pour Tous) par le colonel Amadou Camara qui leur fait subir un interrogatoire musclé, les place en garde à vue pour un long temps dans ses cachots. Sékou Resco Camara commande sans sourciller à Amadou Camara, connu pour ses violences et ses brutalités envers ceux qui refusent d’obtempérer au despotisme, d’abattre ces 5 membres du MDT s’ils tentent de fuir.
On a affaire à quel type d’Etat, comme ça au bled ? La situation est d’autant plus grave que parmi ces malheureux interpellés figurent deux magistrats et un avocat.
Les avocats guinéens ont raison de descendre dans la rue, de s’inquiéter de la menace qui pèse ainsi sur tous les Guinéens imbus de justice et d’exiger la comparution de Sékou Resco Camara. « Lorsqu’un individu souffre sans avoir été reconnu coupable, tout ce qui n’est pas dépourvu d’intelligence se croit menacé, et avec raison, car la garantie est détruite. » Souligne Benjamin Constant dans son essai « Ecrits politiques ». L’on ne sait pas si Cri-cri Show, le gourou du ministère de la Justice, a farfouillé cet essai. Au demeurant s’il n’est pas dépourvu d’intelligence, s’il est fort du peu de droit qu’il a appris, il doit démissionner dans les jours à venir. Ah, non ! C’est que vous connaissez mal Cri-cri Show. Démissionner ? Ce n’est pas dans ses cordes. Vous voulez qu’il démissionne et qu’un autre aussi je-m’en-foutiste que lui prenne son fauteuil au Mystère de la Justice ? L’on vous contrera que de toutes les façons ce n’est pas sa démission qui changera cette réalité politique de l’Etat despotique en Guinée. Cri-cri Show, Ousmane Kaba, Kassory Fofana le playboy de la capitale, Karim Keira, Khaamané Ousmane, Hâman Claude Goliath Pivi Togba, Moussa Tiègboro Camara et tous les autres foutriquets du régime actuel épousent la conception que Goby Condé se fait de l’Etat : « L’Etat est fait pour réprimer et tirer dedans. Tout le reste est démagogies, démocraties. Halte à la liberté de parler, de penser, d’agir, d’aller de-ci, de-là en encombrant les bus, foutre ! » Ecrit le Colombien Fernando Vallejo dans « La vierge des tueurs ». Dites si ce que griffonne là Fernando Vallejo n’est pas la pire réalité politique que l’on vit en ce moment même en Guinée.
Didon ! L’on n’est pas contre la carcasse ambulante de Goby Condé. Ce n’est pas ça. Sans te défriser, mborré, le « porboulème » c’est que Goby est un despote, un monarchiste, un clanique, un passéiste, un obscurantiste, un mégalomane, un narcissiste, un menteur, un manipulateur, un incapable, un incompétent, un complexé sifflant la gniole comme un Polonais. Et à son âge, l’on vous dit ! On ne doit pas laisser faire un tel satrape en rupture de ban avec le bon sens et les idéaux de liberté, d’équité, de justice, de démocratie, de développement durable. Il faut absolument le persifler. Sinon Goby, de par sa présidence inique, foutra toutes les merdes en Guinée. Comme le décrit Fernando Vallejo dans sa Colombie natale. Déjà , Goby a escaladé la haine ethnique entre Malinkés et Peuls. Au point que l’on assiste quotidiennement en Guinée à des scènes de ménages dans les couples mixes notamment entre ces deux ethnies en question. De violentes scènes de ménages qui se soldent chaque jour par des divorces. Aujourd’hui, beaucoup de Guinéens ne prennent part qu’aux cérémonies de leur ethnie.
Il n’y a pas longtemps de cela, l’on a vu Gobykhamé grimper sur les ondes de RFI pour accuser l’homme d’affaire, Diallo Saddakadji, de comploter contre lui. C’est vous dire que le commis voyageur de Sékoutoureya a fait de l’arbitraire et de l’ethnocentrisme la pratique de chaque jour de son pouvoir. La Guinée nous offre là le spectacle d’un pays qui se fait hara-kiri. En effet « nous y voyons l’usurpation triomphante, armée de tous les souvenirs effrayants, héritière de toutes les théories criminelles, se croyant justifiée par tout ce qui s’est fait avant elle, forte de tous les attentats, de toutes les erreurs du passé, affichant le mépris des hommes, le dédain pour la raison. » Parole de Constant. Et réalité en Guinée.
On critique Goby sur ses faits, sur les actes qu’il pose. « Peut-on avoir raison contre les faits ? » a été un des sujets de philosophie du baccalauréat français 2011. Voyons voir. Le chemin qui a conduit Goby Condé au perchoir est submergé de boue et de sang humain. Il a choisi de marcher sur des cadavres pour s’emparer du trône. Depuis il est le capitaine de la barque Guinée. Il garde dans son sérail des assassins poursuivis par la Cour pénale internationale qui n’arrive toujours pas à mettre la main sur Aboubacar Toumba Diakité, le bourreau du stade du 28 septembre de Conakry. Plus de 157 manifestants ont été massacrés dans ce stade le 28 septembre 2009 et des dizaines de manifestantes brigandées, violées, traumatisées à jamais par la barbarie des salopards de l’armée guinéenne.
Le 28 septembre 2011, les militants politiques de l’UFDG ont organisé une marche pacifique dans la banlieue de Conakry pour décrier ce massacre resté impuni. Sur ordre de Goby Condé, les pandores épaulés par les donzos qui sont les sicaires de Sékoutoureya, tirent sur les manifestants pacifiques. Quatre manifestants tombent raides morts sur le carreau. Des centaines de blessés. Et des centaines d’emprisonnements. La plupart d’entre eux sont toujours en prison. Et comme si Goby a subitement un trou de mémoire de tout ça, il desserre l’étau, accepte de recevoir maintenant son principal adversaire, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, les opposants Sidya Touré de l’UFR et Moussa Solano du PUP. Il bafouille au micro de RFI et parle de « malentendu » entre lui et ces derniers.
Afakoudou ! Goby prend ceux qui l’écoutent pour des « bilakoros ». Il fait tuer des manifestants pacifiques de l’opposition. Il tyrannise Cellou et ses militants. Il les persécute. Il atermoie à organiser les élections législatives. Et il parle froidement de « malentendu » en admettant tout de go que ces poltrons de l’opposition et lui n’ont pour souci que le devenir du bled.
Attendez ! Goby se fout de la gueule de qui ? De la gueule des politicards à la petite semaine qui se jetteront à ses pieds.
Les populaces guinéennes qui morflent le despotisme du régime de Goby réclament le respect des libertés, exigent des emplois, des logements sociaux, de l’électricité, de l’eau potable, des routes goudronnées, des salaires décents, un enseignement de qualité pour leurs enfants, un accès aux soins médicaux et des médicaments et du matériel médical de premier choix. C’est pourquoi l’on réclame la mise sur pied d’un véritable contre-pouvoir qui se fera l’écho de toutes ces réclamations.
Pour le bien de la Guinée, l’on doit distinguer nettement le clan de ceux qui parangonnent pour le compte de la pensée unique autour du pouvoir de ceux qui tiennent le gouvernail du contre-pouvoir en vue d’une démocratisation de la société, d’une bonne gouvernance, du respect des droits de l’être humain en Guinée. Chacun de ces deux camps doit jouer son rôle. Et ce n’est pas compliqué. Sans les petites combines, s’il vous plaît !
Benn Pepito