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Interview de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG
Alpha Sidoux Barry Mercredi, 14 Juin 2017 09:08
« L’ajustement par la monnaie conjugué à la corruption généralisée est la maladie infantile de l’économie guinéenne »
Le leader de l’opposition guinéenne est un homme de taille moyenne. Le cheveu rare sur la tête témoigne de sa calvitie naissante. Il a les traits réguliers, le regard clair, le nez droit et fort, le menton volontaire, le teint mi-figue mi-raisin. Son ton est posé, usant d’un langage simple aux mots justes et précis, loin des circonvolutions des politiciens de métier. Depuis qu’il s’est lancé en politique dans les années 1980, il a accumulé une longue expérience. Ancien premier ministre, il ne pourra cependant affirmer ses capacités d’homme d’Etat que s’il parvient à conquérir le pouvoir, ce qui est une autre paire de manches.
En costume-cravate ou en tenue traditionnelle, il a le port altier et en impose par son calme olympien que même un tsunami ne peut perturber. Cellou Dalein a vraiment le look du gentleman qui ne laisse pas indifférente la gent féminine. « On le donnerait au bon Dieu sans confession », dit-on dans son entourage. Compliment à double tranchant. Il faut certes juger un homme par ses apparences, mais il faut toujours faire l’effort d’aller plus loin, ce qui n’est pas évident.
Dans l’interview qui suit, son masque d’homme politique laisse percer le visage de l’économiste qui esquisse les grandes lignes d’une politique de développement mettant l’accent sur les infrastructures, la véritable richesse d’un pays, et sur la transformation des matières premières, première étape du processus d’industrialisation.
De 2010 à 2016, toutes les manifestations que vous avez organisées pour demander, par exemple, le remplacement de l’opérateur électoral Waymark, les élections locales avant la présidentielle, la recomposition de la CENI, la tenue des élections locales ou le respect des accords politiques, se sont soldées par plus de 80 morts, des milliers de blessés, des milliards de FG de destruction de biens et n’ont abouti à aucun résultat concret. Dans quelles conditions pourriez-vous à nouveau envisager une autre manifestation publique, avec tous les risques et périls que cela comporte pour vos militants ?
Il faut rappeler que les manifestations sur les voies et les places publiques sont autorisées. C’est un droit consacré par la Constitution pour les associations, les partis politiques ou les personnes qui souhaitent exprimer leur désaccord, leur mécontentement ou leurs frustrations sur la manière dont le pays est dirigé. C’est un droit que l’opposition exerce pour exiger le respect des lois de la République ou la tenue à bonne date des élections. Malheureusement, ces manifestations ont toujours donné lieu à des violations des droits humains, une répression aveugle de la part des forces de l’ordre. Aucune enquête de police n’a jamais été ouverte, aucune sanction prononcée  contre les auteurs de ces crimes. Nous estimons qu’il faut dénoncer le comportement du gouvernement lorsque des agents des force de défense, qui doivent normalement assurer la sécurité des manifestants deviennent la source d’insécurité pour les citoyens. On a tendance à dire que l’opposition envoie les enfants à la boucherie…
N’est-ce pas bien cela la réalité ?
Mais non, la rue n’est pas une boucherie. Il faut continuer à dénoncer le comportement du gouvernement qui refuse de respecter le code électoral. Dans la Constitution, il est dit, par exemple, que les collectivités locales doivent être dirigées par des bureaux élus. Depuis 2005, soit depuis 12 ans, il n’y a pas eu d’élection à la base. Au lieu d’organiser des élections, Alpha Condé a nommé à la tête de ces collectivités les militants les plus zélés de son parti.
Le peu de résultat que nous avons obtenu, c’est à la suite des manifestations publiques. Si on n’avait pas manifesté, on n’aurait jamais eu les élections législatives et ce, trois ans après leur date légale. Certes, nous n’avons pas obtenu le départ de Waymark qui a été recruté sans appel d’offres ni cahier de charges. Mais on a obtenu la surveillance des législatives par la communauté internationale, ce qui a permis de réduire quelque peu les fraudes. Si Alpha Condé a estimé que 53 députés pour son parti c’est un échec, c’est parce qu’un dispositif de surveillance a été mis en place par l’Union européenne.
Il faut dire que les militants viennent d’eux-mêmes aux manifestations parce qu’ils sont frustrés de voir leurs communes administrées par des gens nommés par Alpha Condé. Les citoyens se mobilisent non par simple discipline militante mais pour protester volontairement contre une anomalie, une violation flagrante de la Constitution.
Quand les élections locales auront-elles lieu ?
Nous sommes déterminés à ce qu’elles aient lieu au courant de l’année 2017, pas avant la saison des pluies qui a déjà commencé, mais avant la fin de l’année en cours. Dans notre combat pour des élections transparentes, il faut que les élus locaux soient désignés conformément à la loi, alors qu’actuellement ils ont pour premier mandat de faire la propagande du pouvoir et d’organiser la fraude au niveau de leur localité.
Il y a un litige autour de l’élection du chef de quartier…
Je pense que ce qui a été obtenu au cours du dialogue de septembre-octobre 2016, c’est un progrès. Nous avons demandé que les bureaux de quartier soient élus comme les communes. Le pouvoir estime qu’il n’a pas les moyens financiers et le personnel judiciaire (un magistrat doit superviser chaque scrutin) pour organiser les élections dans les 4 000 quartiers de ville et districts de village. On a alors trouvé un moyen objectif pour désigner les chefs de quartier et de district qui ne soit pas à la discrétion des administrateurs territoriaux comme c’est le cas actuellement, mais que se soit la liste qui arrive en tête lors des élections communales qui désigne le chef de quartier ou de district. Ce procédé doit être intégré dans le code électoral. Ce n’est pas parfait. Mais ce n’est pas non plus la dictature intégrale.
Tous les accords que vous, l’opposition, avez conclus jusqu’à ce jour avec le pouvoir n’ont jamais été appliqués par celui-ci, en particulier les accords d’Octobre 2016. Allez-vous participer à un nouveau dialogue sans aucune garantie qu’il débouche sur un résultat concret ?
On a fait le constat que chaque fois que la crise est tendue, le pouvoir invite l’opposition, on trouve un consensus, on signe un accord. Mais celui-ci n’est jamais appliqué. Sachant cela, lorsqu’en Juillet 2016, le gouvernement a invité l’opposition, nous avons refusé d’aller au dialogue. Normalement, un accord politique est un outil de sortie de crise dans la mesure où il est appliqué. L’accord du 3 Juillet 2013 n’a pas été appliqué. Pareil pour l’accord de juillet 2014, de même que pour celui du 20 Août 2015. Il n’y a donc plus aucune raison de participer à un dialogue. On a donc organisé la marche du 16 Août 2016 qui a mobilisé près de 1 million de personnes. Une semaine après, Alpha Condé m’a adressé un courrier me demandant de le rencontrer. J’ai marqué mon accord. Il a souhaité qu’il y ait la paix en Guinée. Je lui ai dit qu’on n’obtient pas la paix en l’exhortant, en rappelant ses vertus et ses avantages. On obtient la paix en respectant le droit des autres, les accords et la loi. Je lui ai dit que l’opposition a décidé de ne plus aller au dialogue sauf si, en tant que président de la République, clef de voûte des institutions, il s’engage solennellement à veiller en personne au respect par toutes les institutions des décisions qui en résultent. A l’issue de notre discussion, il a accepté de venir faire la déclaration devant la presse et se porter garant de l’application de l’accord. C’est dans ces conditions que nous sommes revenus au dialogue. Il y a eu consensus sur les 5 points suivants :
- 1°) - Procéder à l’audit du fichier électoral. Un appel d’offres international allait être lancé au mois de Novembre 2016 pour le recrutement d’un cabinet d’audit pour faire en sorte que le fichier reflète l’état réel du corps électoral. Cette décision n’est pas respectée à ce jour.
- 2°) - Mettre en place la Haute Cour de justice. Normalement, elle devait être créée 6 mois après l’élection de l’Assemblée nationale, donc depuis 2014. Elle n’existe toujours pas. C’est donc l’impunité totale pour le président de la République et les ministres qui ne peuvent être interpelés que par la Haute cour de justice.
- 3°) - Nous avons obtenu que les élections locales aient lieu au mois de Février 2017. Décision toujours non appliquée.
- 4°) - Le code électoral allait être amendé lors de la session budgétaire ouverte le 5 Octobre 2016 pour intégrer la décision relative à la désignation du chef de quartier et de district. Une nouvelle loi sur la CENI devait également être votée. Rien de tout cela jusqu’à présent.
- 5°) - On avait décidé que les indemnisations envisagées pour les victimes des violences lors des manifestations pacifiques allaient enfin commencer. Décision restée lettre morte.
C’est pourquoi nous avons dit que nous allons reprendre les manifestations après le mois de ramadan pour exiger le respect de l’accord d’Octobre 2016. Nous ne pouvons pas abandonner la lutte. Nous devons la continuer. Lorsqu’on a à faire avec quelqu’un de mauvaise foi, on n’a pas d’autre choix. La communauté internationale est toujours présente et participe au dialogue. Elle paraphe les accords. Mais ses représentants ne veillent pas suffisamment à leur application. J’ai dénoncé cette attitude, même encore récemment sur RFI.
Le statut de chef de file de l’opposition a été institué par une loi. Mais le budget y afférent n’a pas été voté par l’Assemblée nationale. D’où la polémique autour des 5 milliards de FG accordés par le Gouvernement. Que faire pour y mettre un terme ?
C’est à l’initiative du gouvernement que la loi sur le statut du chef de file de l’opposition a été adoptée en 2014. Elle l’a été à l’unanimité de l’Assemblée nationale. Le président de la République a pris un décret pour promulguer la loi. Celle-ci prévoit des avantages pour le chef de file de l’opposition en tant qu’institution. Alpha Condé a bloqué la mise en œuvre de la loi en disant que Cellou n’a pas reconnu les résultats de l’élection présidentielle. Mais cela n’a rien à voir puisque la loi est relative aux élections législatives. Moi, je n’ai jamais rien revendiqué. Le budget général de l’État de 2015 devait prévoir le budget afférent au statut de chef de file de l’opposition. En 2017, Alpha Condé a décidé de satisfaire les dispositions de la loi. Je n’y ai pas été associé. La loi dit que le bureau de l’Assemblée nationale fixe, en relation avec le ministre des Finances, le montant du budget du chef de file de l’opposition. En février dernier, je reçois une lettre du ministre du Budget me disant qu’il est prévu un montant de 5 milliards de FG pour 2017 versé par tranches trimestrielles de 1,250 milliard. Il faut rappeler que Soumaïla Cissé du Mali, par exemple, perçoit 7,5 milliards de F CFA [environ 120 milliards de FG], ce qui est sans commune mesure avec ce qui est prévu en Guinée. Même si on compte le rappel qui doit être fait pour 2014 et 2015. Le ministre dit qu’il faut voir cela avec qui de droit. Je n’en ai pas parlé jusqu’à présent. Un compte public a été ouvert et on m’a demandé d’envoyer les signatures des agents habilités à le mettre en mouvement. Jusqu’à présent, le carton est chez moi. Je n’ai pas répondu à cette question. L’argent n’a pas été utilisé. Il n’y a pas débat.
Pourquoi même des membres de l’opposition ont protesté ?
Cela, c’est après ma tournée à Kankan. C’et une résolution de l’Assemblée nationale qui m’a désigné chef de file de l’opposition, au vu des résultats des législatives de 2013. Je subis des attaques personnelles motivées par la jalousie. Ceux qui critiquent sont de mauvaise foi. Il y a des tirs croisés sur l’UFDG en raison de ses progrès sur le terrain.
On entend de plus en plus parler d’un troisième mandat pour Alpha Condé. Qu’envisagez-vous pour empêcher cette nouvelle violation de la Constitution ?
Ce n’est pas une question qui concerne l’opposition seulement. Aujourd’hui, ce sont tous les Guinéens qui sont prêts à se lever pour dire non au tripatouillage de la Constitution. Si M. Alpha Condé compte passer par un référendum pour le faire, dès qu’il va l’annoncer, les Guinéens vont se mobiliser. On le sent très nettement. Les syndicats, les organisations de la société civile, les partis politiques de l’opposition se sont tous prononcés dans ce sens. Tout le monde se mobilisera pour rendre le pays ingouvernable car ce n’est acceptable, trop serait trop. Si M. Alpha est malin, il ne va pas tenter cette aventure.
Il peut obtenir un vote à l’Assemblée nationale…
C’est impossible. Il n’obtiendra jamais la majorité qualifiée. Le groupe parlementaire de l’UFDG et ses alliés compte plus de 40 députés. Il lui faut 76 députés sur 114. Par la voie parlementaire, il ne peut pas. Même des députés de son parti s’élèveront contre.
Est-ce que votre dénonciation de la mal gouvernance (les marchés de gré à gré, les détournements de fonds publics, le népotisme dans les nominations au sein de la fonction publique) ne revient pas tout simplement à prêcher dans le désert, étant donné qu’Alpha Condé monopolise tous les pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) ?
La mal gouvernance de ce régime se manifeste tout d’abord par les marchés de gré à gré (c’est-à -dire par entente directe, en violation des dispositions du code des marchés publics). Prenons le secteur de l’énergie. Le premier marché de gré à gré de taille qui a été octroyé à une entreprise pour l’acquisition de générateurs électriques, c’est Asperbras, une société brésilienne liée au fils d’Alpha Condé. Un appel d’offres avait attribué ce marché à une entreprise turque pour 78 millions de $. Alpha Condé arrête le processus et donne le marché à Asperbras pour un montant de 144 millions de $ alors que le métier de celle-ci n’est pas l’électricité. Les délais prévus étaient de 6 mois. Six mois après, les machines n’étaient pas livrées ; 12 mois après, rien ; 18 mois après, rien non plus ; 24 mois après, toujours rien. Et à chaque fois, on demande encore un peu plus d’argent. Finalement, l’État résilie le contrat après avoir payé 105 millions de $. Aucune sanction ni pénalité contre la société brésilienne. Le coût d’opportunité créé par la non livraison à bonne date de l’énergie a obligé l’État à passer un autre contrat avec la société Agreco, encore de gré à gré. Là aussi, c’est le fiasco. C’est une autre société, K Energie, qui est par la suite recrutée, sans appel d’offres non plus. Toutes ces opérations se  sont soldées par un lamentable échec.
Le barrage hydroélectrique de Kaléta a été réalisé par les Chinois sur un marché de gré à gré pour 550 millions de $, soit une surfacturation de 100 millions de $. On a l’électricité, en enrichissant les amis et à un prix exorbitant, ce qui pénalise la compétitivité de l’économie nationale.
Le projet du barrage de Souapiti a été lancé sans aucune étude connue. Aucun accord de prêt ou de don n’a été soumis à l’Assemblée nationale. On nous dit que cela coûte 1,5 milliard de $, mais on ne sait pas dans quelles conditions ; c’est dans l’opacité totale.
La route Kankan-Kissidougou a été attribuée à un Burkinabè, un ami d’Alpha Condé, au coût de 1,5 million de $ pour 1 km bitumé. Notez bien qu’il s’agit d’une reconstruction et non d’une construction. A comparer à la route Kissidougou-Guéckédou financée par la FED après appel à la concurrence pour 500 000 euros pour 1 km, soit le tiers du marché de gré à gré.
Lorsque nous avons critiqué ces marchés de gré à gré, la Banque mondiale a procédé à un audit qui a révélé que dans le deuxième semestre de 2014 et en 2015, 91% des marchés publics ont été octroyés par entente directe, sans appel d’offres, pour un montant total de 1,2 milliard de $, dont certains avec la garantie de la BCRG, la Banque centrale, en violation flagrante des dispositions de l’Accord sur la facilité élargie de crédit conclu avec le FMI dans lequel le gouvernement s’était engagé à ne pas contracter des emprunts à des conditions commerciales.
Vous estimez que les deux élections présidentielles de 2010 et de 2015 ont toutes été truquées. Participeriez-vous encore à une autre présidentielle alors que les conditions de la transparence ne sont pas assurées ?
Bien entendu, si le parti m’y investit et si l’accord politique du 12 Octobre 2016 est mis en application. Cet accord comporte des dispositions qui pourraient améliorer le processus électoral et réduire les risques de fraude. Ce qui suppose l’assainissement du fichier électoral, la dissolution de l’actuelle CENI, la mise en place d’une nouvelle CENI et la tenue des élections locales.
Les exactions militaires commises par le colonel Issa Camara, commandant du Bataillon d’infanterie de Mali, un ancien de la junte du CNDD, contre les populations civiles resteront-elles impunies ? N’est-ce pas la porte ouverte à toutes les dérives des forces de l’ordre et de sécurité en Guinée ? N’est-ce pas le prélude à ce que le pouvoir avait prévu dans le cadre du projet Manden Djallon ?
Lorsqu’il y a eu ces événements à Mali, j’ai envoyé une forte délégation pour marquer la solidarité du parti avec les militants car c’est un fief de l’UFDG. Nous avons dénoncé cette violence injustifiée contre de paisibles citoyens. Nous continuons de dénoncer ces exactions, tout comme les massacres du 28 Septembre 2009, contre les citoyens de Zogota. Nous réclamons des enquêtes et la traduction des auteurs de ces crimes devant les tribunaux. Nous faisons tout ce que peut faire un parti politique. C’est vraiment triste ce qui arrive au peuple de Guinée. Il y a beaucoup de violations des droits humains dans le pays. L’impunité continue de prévaloir. Récemment encore, à l’occasion de la grève des enseignants, il y a eu 8 morts, des personnes tuées à bout portant par arme de guerre, dont une femme en grossesse de 6 mois, Mme Sayon Camara. Tous ces crimes restent pour l’instant impunis. Il n’y a pas de justice, pas de sécurité dans le pays.
Le RPG, le parti au pouvoir, a demandé que sa Brigade de sécurité, qui est une milice armée, soit intégrée dans l’Armée guinéenne. Allez-vous laisser commettre cette nouvelle violation de la Constitution ?
Je ne suis pas au courant de ce cas particulier. Mais je sais qu’il y a beaucoup de gens qui ont été enrôlés dans l’armée sur la base de liens particuliers avec le RPG, ce qui est illégal. Aujourd’hui, l’égalité des chances n’est pas une réalité en Guinée. De même, l’accès à la Fonction publique se fait sur la base de relations personnelles. Même lorsqu’il y a des examens et des concours, le jeu est faussé par des considérations ethniques. On choisit sous l’effet de la corruption ou de relations politiques des gens qui ne remplissent pas les critères objectifs définis. Tout cela est l’expression de la mauvaise gouvernance que nous ne cessons de dénoncer.
Nous vivons sous le régime du parti-État que nous avons connu sous la Ière République. Vous ne pouvez pas être le principal d’un collège rural, le directeur d’une école primaire ou responsable dans l’administration publique si vous n’êtes pas membre du parti au pouvoir. Alpha Condé l’assume. C’est illégal. Mais c’est la réalité.
Comment jugez-vous l’attaque virulente, le 27 Juin 2016, d’Alpha Condé contre les cadres malinkés, les traîtant de « malhonnêtes » ?
Il a toujours une approche ethniciste des problèmes. Il a déclaré en Mars 2014 que la Guinée appartenait aux Malinkés, aux Forestiers et aux Soussous, en omettant volontairement la communauté peule. Il a toujours cette approche : les Malinkés, les Malinkés… Il a dit que les cadres malinkés sont les plus malhonnêtes, qu’ils n’ont pas de légitimité dans le combat qu’il a mené. Avec ce pouvoir, on est toujours confronté, jugé, en fonction de son ethnie et de son appartenance politique. On est RPG ou pas. Ce n’est pas digne d’un président de la République.
Que pensez-vous de l’attribution officielle à la Présidence de la République d’un budget de fonctionnement d’un montant de 1 milliard de FG par jour ?
Je n’ai pas vérifié ce chiffre. S’il est exact, c’est excessif. Plus généralement, en raison de la corruption, des détournements de fonds publics et des surfacturations, près de la moitié du budget de l’Etat va dans la poche des individus. Il n’y a pas d’équivalent dans aucun des pays d’Afrique de l’Ouest.
La nomination en Janvier 2016 de Mohamed Diaré, ancien ministre des Finances, à la tête de la Cour des Comptes, n’est-elle pas un nouveau cas flagrant de conflit d’intérêt qui aurait dû vous révolter et vous amener à une réaction plus vigoureuse pour la défense de l’intérêt général ?
On ne peut pas avoir été ordonnateur du budget de l’Etat et être le contrôleur en dernier ressort de la moralité et de la régularité de la dépense publique. C’est juste pour couvrir les détournements de fonds publics et les malversations financières car on ne peut être juge et partie, on ne peut pas contester la régularité et la moralité des dépenses qu’on a soi-même ordonnées. C’est voulu. C’est préparé. C’est pour garantir sa propre impunité.
Quel est l’impact de la hausse de la TVA intervenue en 2015 ? N’y a-t-il pas lieu de modérer la TSPP pour pouvoir réduire le prix du carburant ?
Nous avons dénoncé cette hausse de la TVA. Ou avons refusé de voter le volet Recettes de la loi de finances 2016 en raison de l’augmentation irraisonnée des impôts et taxes. C’est une manière de faire payer aux pauvres les ressources financières qui ont été détournées par les hauts responsables du pays. Ces détournements aggravent les déficits publics. Lorsque le FMI et la Banque mondiale exigent de résorber ceux-ci, on augmente le prix des denrées de première nécessité pour faire payer tout le monde, y compris les plus pauvres qui sont ainsi pénalisés.
Nous avons même manifesté pour exiger la baisse du prix du carburant car celui-ci se répercute sur les prix des autres denrées. Nous avons organisé des villes mortes pour demander la répercussion de la baisse considérable de 60% du prix du baril de pétrole. Le gouvernement a refusé de baisser le prix à la pompe.
Quelle est la situation du secteur stratégique de l’exploitation minière en Guinée ?
Il faut d’abord déplorer la politique du gouvernement qui consiste à privilégier l’exportation de la bauxite brute, en renonçant à la construction d’usines d’aluminium. Au début des années 2000, nous avions obtenu l’engagement de plusieurs compagnies de construire des fonderies d’alumine en Guinée. Dans la filière bauxite-aluminium, la règle c’est de construire l’usine d’alumine là où il y a la bauxite et l’usine d’aluminium là où il y a l’électricité car cette industrie est une grosse consommatrice d’énergie électrique. Dans la convention signée en 2001, Rusal s’était engagée à construire une usine d’aluminium de 1,2 million de tonnes en 2011. De même, Alcoa, principal partenaire à la CBG, avait décidé de créer une usine d’alumine à Kamsar et ainsi mettre fin à l’exportation pure et simple de bauxite calcinée. Global Alumina avait obtenu sa concession moyennant l’engagement ferme de construire une usine d’alumine à Sangarédi. BHP Billiton s’était engagée à édifier une usine d’aluminium à Boffa. Chinalco, pour sa part, s’était engagée à mettre sur pied une usine d’alumine à Boffa.
Les négociations menées par Alpha Condé et son gouvernement ont complètement délié ces compagnies de l’obligation de construire des usines d’alumine sur le sol guinéen.
Lorsqu’en 2014, l’Indonésie a interdit l’exportation de bauxite brute, ce qui représentait un manque à gagner de 50 millions de tonnes de bauxite pour la Chine, celle-ci a trouvé une aubaine avec Alpha Condé qui se vante aujourd’hui de se fixer comme objectif l’exportation de 70 millions de tonnes de bauxite à l’horizon de 2020. C’est bien simple : c’est pour remplacer les 50 millions de tonnes de l’Indonésie à quoi s’ajoutent les 15 millions de tonnes actuelles de CBG plus les 3 millions de tonnes actuelles de CBK. Malheureusement, l’exportation de ces 70 millions de tonnes de bauxite va priver la Guinée de 100 000 emplois. Car cela représente 35 fois Friguia, sachant que Friguia c’est 600 000 tonnes d’alumine (transformation de 2 tonnes de bauxite, soit 3 000 emplois). En renonçant à transformer la bauxite sur notre sol et en l’exportant en l’état sans laisser la moindre trace dans le pays, Alpha Condé laisse échapper 100 000 emplois et une valeur ajoutée importante qui aurait pu résulter de la transformation de la bauxite en alumine puis en aluminium. Il prive aussi la Guinée d’infrastructures majeures.
De fait, aujourd’hui, on se contente de prendre la bauxite de la carrière, on la transporte par camions jusqu’à la côte. Puis, on la charge sur des barges pour l’acheminer en haute mer. La politique d’Alpha Condé empêche ainsi de construire des chemins de fer et des ports en eau profonde. De surcroît, ce procédé cause des dégâts environnementaux et écologiques innombrables et irréversibles. On mesure l’énorme manque à gagner pour la Guinée en comptant les voies ferrées, les ports et toute la sous-traitance concomitante que la transformation de la bauxite aurait entraînée. Tout cela aurait pu amorcer l’industrialisation du pays. Surtout lorsqu’on pense que Rusal a été déliée par l’amendement n°12 de l’accord signé en 2016 de l’obligation de construire une usine d’aluminium à Dian Dian, la bauxite la plus riche du monde par sa teneur.
L’abandon de la réhabilitation du chemin de fer Conakry-Niger n’est-il un effet collatéral de cette politique minière ?
Vale s’était engagée à donner 1 milliard de $ au gouvernement pour réhabiliter le Conakry-Niger et en assurer la maîtrise d’ouvrage afin de lui permettre d’exporter le minerai de Zoghota et de Simandou par le Liberia. Les travaux avaient même été lancés.
Que rapportent vraiment les mines ?
Il y a habituellement deux opérations : 1°). La taxe minière qui variait de 150 à 200 millions de $ par an. 2°). La cession de devises au système bancaire guinéen pour avoir des francs guinéens afin de faire face à ses charges locales pour un montant annuel de l’ordre de 200 millions de $. Soit environ 400 millions de $ au total de contribution de CBG à la balance des paiements (BDP) sur un total de recettes d’environ 600 millions de $. Mais, cela c’était avant l’effondrement du cours de la bauxite. Comme quoi, il est illusoire de se contenter d’exporter du minerai brut.
Quelle politique préconisez-vous pour régler définitivement le problème de l’énergie électrique en Guinée ?
Le gouvernement doit veiller à ce que l’électricité soit disponible et accessible au meilleur prix. Mais la corruption, les surfacturations et les marchés par entente directe font que les prix sont multipliés par 2. Et c’est le consommateur ou le contribuable qui paie, ce qui revient au même.
La production d’aluminium n’est pas rentable aujourd’hui en Guinée en raison du surcoût de l’électricité. Le réchauffement climatique, la déforestation et tous les dommages causés à la nature font que l’étiage des fleuves est à son plus bas niveau historique. Malgré tout, la solution au problème de l’approvisionnement électrique réside dans le mixage de différentes sources : l’hydroélectricité, l’énergie solaire et l’énergie éolienne. Les trois barrages sur le Konkouré, à savoir Kaléta, Souapiti et Amaria (au total 500 MW de puissance installée) peuvent régler l’approvisionnement en électricité de la région de Conakry et de toute la zone côtière ; celui de Koukoutamba (300 MW de puissance installée) sur le Bafing dans la région de Tougué peut couvrir tout le centre et le nord de la Guinée ; Fomi (90 MW) sur le Niandian à Kouroussa, l’est et le sud-est, et régulariser le cours supérieur du fleuve Niger pour le rendre navigable. Il existe une multitude d’autres cours d’eau qui peuvent accueillir des micro-barrages pour régler définitivement le problème de l’électricité en Guinée.
Pour régler celui de l’eau courante ? Il tombe 4 m d’eau de pluie dans la région de Conakry et il n’y a d’eau courante dans la capitale. N’est-ce pas là la plus absolue des aberrations ?
C’est une question d’investissement public. Dans les conditions normales, s’il y a une gouvernance correcte, ce n’est pas compliqué. Conakry est en bas. Il y a de l’eau en haut. Par le simple phénomène physique de la gravitation, on peut approvisionner la capitale. C’est élémentaire.
Et celui de la monnaie ? La dernière réforme monétaire intervenue en janvier 1986 a fixé la stricte parité entre le franc guinéen et le franc CFA (1 FG = 1 F CFA). Aujourd’hui, ce rapport est de 1 à 16. Jusqu’à quelle hauteur va grimper la dépréciation monétaire ?
Tout cela est la conséquence de la mauvaise gestion budgétaire. J’ai assumé la fonction de directeur des changes à la Banque centrale. La politique monétaire n’a pas toujours été vertueuse. La création de monnaie par la contrepartie des avances de la Banque centrale au Trésor public, c’est-à -dire des crédits à l’économie, n’est pas maîtrisée. Conséquence, la masse monétaire augmente par le mauvais côté, c’est-à -dire par la partie créances sur l’État du système bancaire. A un moment donné, il faut procéder à l’ajustement, ce qui se traduit par une forte demande de devises lorsque vous créez des francs guinéens dans une économie fortement dépendante de l’extérieur. Il y a un moment où vous ne pouvez pas couvrir cette demande, il s’ensuit la dépréciation de la monnaie pour compenser cette demande. C’est classique dans un régime de changes flottants tel que celui qui est en vigueur à l’heure actuelle. En d’autres termes, pour résoudre ses difficultés de trésorerie, l’Etat demande des avances à la Banque centrale au bénéfice du Trésor public. Ces avances doivent être remboursées dans un délai de trois mois. Dans notre cas, elles ne le sont jamais. D’où la hausse continuelle de la masse monétaire en circulation se traduisant par un glissement continu du taux de change, donc la dépréciation de la monnaie. La non maîtrise de la dépense publique se nourrit en plus de la corruption, des détournements de fonds publics, des surfacturations, en un mot de la mauvaise gestion budgétaire. Cet état de fait est quasiment la maladie infantile de l’économie guinéenne qui l’affecte depuis ses débuts.
Lors de votre récente tournée en Guinée Forestière et en Haute Guinée, le pouvoir vous a empêché de tenir des rassemblements dans certains lieux publics. Ne devriez-vous pas élever de plus vives protestations et exiger que la loi soit respectée ?
Alpha a interdit qu’on m’ouvre les stades. Il a dit qu’on n’a pas le droit aux stades en dehors des périodes de campagne électorale. Or, il y a quelques semaines, une délégation du RPG est allée à Siguiri. On lui a donné le stade. C’est une politique de discrimination, délibérée, ouverte et assumée. C’est scandaleux et révoltant. Cela n’est inscrit dans aucun code ni aucun règlement. Dans certaines préfectures, l’accord avait été donné et même l’argent de la location versé. Ensuite, ils ont tout fait pour mobiliser l’argent et rembourser nos fédérations. Il n’y a aucun recours parce qu’il n’y a pas de justice. Tout cela, c’est Alpha Condé.
Alpha Sidoux Barry
Président de Conseil & Communication International (C&CI)
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Commentaires
En tant qu'entrepreneur dans le pays, cela m'aide beaucoup.
Vous vous battez contre Cellou et vous ne vous presentez pas contre lui dans aucune election !
God Dam! La Guinee n'est pas sortie de l'auberge , si elle doit compter sur des K.Ba !
Ramener votre combat a Cellou , sans oser l'affronter dans les urnes est puerile et demagogique .
Ayez le courage de vos opinions et montrez nous ce que vous valez .
Gagnez juste , contre Cellou . D'ici la , vous brassez du vent .
Cet echange , malgre votre intellectualisme ( LOL )n'en vaut pas la peine .
Revez , revez , K.Ba !
Je vous renvoie votre question : quel est votre objectif ? Changer la Guinée , alors battez-vous contre Alfa Condé . C'est lui qui gère ( mal ) la Guinée , pas Cellou .
Faux. N’ayons pas la mémoire courte. Avant Alpha, les Cellou et consorts ont ruiné la Guinée avec le criminel de Conté. Alpha ne fait que suivre leur chemin. Il a enrôlé beaucoup d’anciens collabos de Cellou : Kassory, Sankon, Tibou Kamara, Tidiane Souaré etc.
Se battre pour la Guinée c'est combattre toute cette clique de prédateurs et tous les criminels. Ceux d'aujourd'hui et ceux d'hier. D'où mon combat contre Cellou. Wa-Salam
K. Ba
Feticheur ,Larbin ( sur d'autres sites c'est sa vie matriomoniale ) ...la totale quoi !
Je vous renvoie votre question : quel est votre objectif ?
Detester Cellou ou changer la Guinee ?
Detester Cellou , vs perdez votre temps .
Changer la Guinee , alors battez-vous contre Alfa Conde . C'est lui qui gere ( mal ) la Guinee , pas Cellou .
Pour commencer , presentez vous a une quelconque election en Guinee ,( n'importe laquelle et n'importe ou ) , et gagnez la .
Faites vos preuves .
Le reste , condescendance /niveau intellectuel , ce sont des elucubrations auquelles je ne m'attarderai point .
Bonne analyse. Mais, prier contre quelqu’un, je ne suis pas, et ne serais jamais d'accord.
Pourtant, sans mélanger religion et politique, on passe le clair du temps à prier et à œuvrer pour la fin du règne de Alpha Condé !
En me fondant sur la connaissance que j’ai de Cellou et sur l’observation de ses méthodes et actes, je prie pour ne pas un retour du règne maudit de Lansana Conté par Cellou interposé !
En tant qu’humain, je peux me tromper. C’est pour cela qu’au Foutah, nous accompagnons toujours nos prières de la demande implicite à Dieu d’exaucer celles qui sont justes et utiles et d’empêcher la réalisation de celles aux mauvaises conséquences.
Wa Salam
K. Ba
Il a une sibonne education , ce K.Ba , qu'il peut traiter CDD de larbin et de feticheur ." .
Abbal,
1) La fétichisation en question ici veut dire l'attirance et l’engouement pour le pouvoir. Une maladie typique des cadres guinéens – Cellou y compris. Si tu pensais à Kakilambé, c’est raté.
2) Quant au larbinisme, Baobab l’a brossé en répondant à Sanakou MaSaliou. C’est un fait connu que Cellou se prosternait tellement devant le monstre de Conté que celui-ci lui demanda un jour d’atténuer son zèle. Quand Konaté était au pouvoir, Cellou est allé lui demander la permission de se rendre au Sénégal. Konaté lui dit qu’il était libre de faire ce qu’il veut.
3) Quant à ton posting, c’est encore du gribouillage. Mais, sans condescendance aucune, c’est une bonne chose que tu veuilles participer au débat. Prend cela comme une critique positive. Il ne me viendrait jamais l’idée d’amoindrir le niveau intellectuel de quelqu’un, car nous avons tous appris durement le peu qu’on connait, dans le débat contradictoire. Mes encouragements mon gars !
Wa Salam.
K. Ba
Pauvre type qui associe les conséquences d'un Chef d'État à un PM qui fait partie d'un gouvernement.C'est comme dire que Mamady Youla est Responsable de tous les problèmes de la Guinée présentement et non Alpha Condé.
Ce dernier se vante et se tappe la poitrine sur un Pont(Kaka à Coyah) offert gratuitement par le Japon.
Incapable de faire ramasser même les Ordures à Conakry en Saison de pluies.Comme dit K.Ba, l'insurrection populaire arrive à grand pas.
Koto MaSaliou vraiment tu divagues trop dans ce forum. K.Ba a raison de te decerner le "prix d'or de l'illumination" Toujours du coq a l'ane. On ne peut dissocier Cellou de Lansana Conte devant lequel il se prosternait a chaque fois. Si ton hyphothese de ne pas associer Cellou au bilan et aux consequences desastreuses du Regime Conte s'appliquait, alors dis ou conseilles a Cellou de ne pas parler de ses soit-disant realisations lorsqu'il etait member du gouvernement pendant le regne du General Lansana Conte. Car Cellou clame sur tous les toits qu'il a construit:
Le pont sur le Diani en Guinee Forestiere, le pont sur le Diani, ;e pont sur le Niger a Djelibakoro, le pont sur le Tinkisso a Siguiri, le pont sur la Fatala....
Pourquoi alors Cellou ne donne pas la paternite de ces "Realisations" au General Lansana Conte? Pourquoi choisit t-il le positif du Bilan et laisse le negatif aux autres?
..Sur le fond, les seuls faits qui vaillent sont le bilan. Pour moi le seul bilan positif d'AC c'est Kaléta, en dehors de ça rien. Les qualités personnelles de CDD ne sont pas mises en cause, la manière de parler de tel ou tel est propre à chacun. Il ne me viendrait pas à l'idée d'insulter AC, qui est un escroc et un criminel et m'offusquer que quelqu'un insulte CDD
1) Gandhi, merci pour l’appréciation mesurée. Un seul hic ! Il faudra peut-être revoir ton bilan. Si l’on en croit Koto Mamadou Saliou, il n’y a pas de courant. Malgré Kaléta ! Quelqu’un disait que Kaléta c’est du courant « électoral ».
2) Ceci dit, je me suis amusé à collecter quelques réactions que mes postings ont soulevées. Je cite en vrac…
• Appuyer toujours la Théorie du Trois contre Un
• Cynique, et méprisant envers Cellou Dalein
• Prétentieux
• Il se prend surement pour Timbo
• Écrit avec le pied gauche, répétant indéfiniment une ritournelle éculée
• DON’T BE A PUNK !!
• GET OUT OF THIS FORUM MAN.
• Juste un autre démago
• K.BAH = TAMBA DOUFFA: LOL.
Ces réactions sont si médiocres qu’elles ne font que valider mes propres idées et options. L’excuse que je trouve à leurs auteurs, est que je ne leur dénie pas le désir Guinée meilleure. La critique acerbe que je continuerai à leur faire (avec leur leader) est qu’ils adoptent des mauvaises méthodes.
• Pour Cellou, j’ai donné un aperçu de ses méthodes. Elles le mèneront à l’échec permanent. Et malheureusement la Guinée en pâtira.
• Pour ses adeptes sur le forum - qui croient que Cellou est un messie en dessus des critiques - il n’y a pas de remède ni d’arguments suffisants pour les ébranler dans leur façon de faire et de voir. Leur politique est une religion. Il ne leur reste qu’à affuter plus d’injures contre toute personne qui critiquera leur prophète, faire une fatwa qui restera sans effet comme on est à l’heure de l’internet, ou se rendre à l’évidence que leurs argumentations sont si légères qu’elles ne feront que desservir leur leader et leur parti. Une illustration vient de Koto Saliou – à qui il faudra accorder la palme d’or de l’illumination politique quand il dit : « Les autres ne discutent pas sur le choix de leur Chef, même si c'est un Singe ; parce qu'il faut atteindre l'OBJECTIF visé ». De quel objectif parle-t-on ? Adorer le chef ou changer la Guinée ? CQFD.
Wa Salam
K. Ba
Sur le fond, les seuls faits qui vaillent sont le bilan. Pour moi le seul bilan positif d'AC c'est Kaleta, en dehors de ça rien.
Pour l'opposition, le bilan c'est quoi ?
Honnêtement je cherche, je cherche...
La Guinée a besoin d'un développeur ouvert sur le monde avec pour finalité de sortir le pays du marasme dans lequel certains l'ont mis. Cela passe par la gestion de ce qui existe localement (mines, agriculture, tourisme, énergie hydraulique), c'est le minimum, mais cela passe aussi et surtout par le développement des nouvelles technologies, ce à quoi les Guinéens seront performants, j'en suis persuadé.
Kaba ne fait que rappeler que CDD fait trop de politique (et il le fait mal, car il n'utilise pas le droit, moyen moderne reconnu par la communauté internationale qui finance la Guinée, donc qui décide pour elle, contrairement à ce que les dirigeants veulent faire croire). C'est pourtant un économiste, donc il pourrait mettre en avant ses qualités pour rappeler aux Guinéens que leur condition est la conséquence des décisions d'AC. Et ça, ça intéresse les Guinéens.
Il n'y a rien donc qui me choque dans les propos de Kaba. Je l'encourage simplement à trouver une alternative, et ce n'est pas simple au vu du fonctionnement de la vie politique guinéenne.
Il faut faire cesser les présidences à vie, a fortiori de gens médiocres, ça c'est la priorité.
Pauvre type qui associe les conséquences d'un Chef d'État à un PM qui fait partie d'un gouvernement.C'est comme dire que Mamady Youla est Responsable de tous les problèmes de la Guinée présentement et non Alpha Condé.
Ce dernier se vante et se tappe la poitrine sur un Pont(Kaka à Coyah) offert gratuitement par le Japon.
Incapable de faire ramasser même les Ordures à Conakry en Saison de pluies.Comme dit K.Ba, l'insurrection populaire arrive à grand pas.
Erratum:Lire"..qui attribue au lieu de associe,les conséquences de l'échec d'un Chef d'État à un PM...".Mais,le PM est associé à la mauvaise gouvernance.
Cellou Dalein explique très bien les raisons du marasme économique Guinéen. Le monsieur dénonce les marches de gre à gre, la depreciation de la monnaie, le manque d’infrastructures, les surfacturations dans le secteur énergétique, il critique la politique minière du régime Conde, il deplore la nature dictatoriale du pouvoir Conde, sa mal la gouvernance etc.
Cependant, il a omis dans toute cette litanie de dépeindre la situation économique pendant le regne de Lansana Conte, auprès duquel il travailla durant de longues années. Que Mr Diallo nous fasse aussi une comparaison par rapport a la gestion avant l’arrivée d'Alpha Conde au pouvoir. Je ne comprends pas que Cellou, qui a été Premier ministre de l’un des régimes les plus prédateurs, au bilan des plus désastreux en matière de justice, des droits de l'Homme, de bonne gestion... dans l’histoire de la Guinée, puisse donner aujourd’hui des leçons de moralité, d’ethique... Le malheur réside dans le manque de leadership honnête et integre chez nous en Guinée. Notre Pays est vraiment mal barré! Ici c’est l’hôpital qui se moque de la charité.!!!
Pauvre type qui associe les conséquences d'un Chef d'État à un PM qui fait partie d'un gouvernement.C'est comme dire que Mamady Youla est Responsable de tous les problèmes de la Guinée présentement et non Alpha Condé.
Ce dernier se vante et se tappe la poitrine sur un Pont(Kaka à Coyah) offert gratuitement par le Japon.
Incapable de faire ramasser même les Ordures à Conakry en Saison de pluies.Comme dit K.Ba, l'insurrection populaire arrive à grand pas.
Il est drole ce K.Ba !
Il veut " curer cette obsession maladive des Guineens de s'identifer par nom de famille " .
Et il signe , lui-meme , par un nom de famille : K.Ba ( peut etre meme 2 ) .
Juste un autre demago qui croit , dur comme fer , parler au nom des Peuls de guinee .
Je pense a cet oiseau que les Peuls appellent Tamba Doufa . LOL . Pauvre K.Ba .
Tamba Douffa:tu me fais rire.ĺol.
Ça fait longtemps,j'ai pas entendu ce mot,parce que c'est mon Grand père qui l'utilisait sur ces petits fils paresseux et féneants vers les années 60.Ce Tamba Douffa ne pouvait aussi avoir une Copine à l'adolescence à l'école primaire.
K.Bah = Tamba Douffa:Lol.
Bientôt,on aura la Danse du CABRI=Alpha Condé Rappeur avec la Tablette des Étudiants.
Vous avez raison Koto MaSalihou Diallo.
Mr K. Ba pense que Cellou ne fait pas assez d'efforts pour changer la situation de son pays. Je comprends les nombreuses attentes et les frustrations des uns et des autres quant à l'efficacité et à la pugnacité de l'opposition face au régime Conte. Mais nous devons aussi savoir que le combat que Cellou mene est d'une valeur non sous estimable. L'homme est au four et au Moulin. Son discours est rassembleur, il prône le respect de nos lois, la justice, l'égalité, la bonne gouvernance, la fraternité... Il a un poids qui pèse plus lourd que n'importe quel autre opposant Guinéen sur l'arène politique (plus de 30 députés à L'AN, plusieurs délégations spéciales a travers le pays) . C'est ça aussi la raison de la lutte politique, c'est de ne pas tout laisser dans les mains de l'adversaire. L'UFDG est une barrière forte contre le monopole que veut avoir le RPG. Sans la fraude électorale, Cellou Dalein Diallo serait aujourd'hui le président de la République de Guinée point barre!.
Ensuite a travers cette interview, je découvre un homme qui maitrise l'Environnement économique, un homme qui a une expérience, une vision et un plan pour sortir son pays de l'ornière, contrairement à l'actuel occupant de "Sekoutoureya". Alpha Conde ne peut pas s'expliquer de la même manière que Cellou. Alpha Conde n'a pas cette maitrise, cette eloquence, cette elegance et cette connaissance. Sur l'échiquier politique Guinéen, seul Sydia Touré a une connaissance aussi Claire et profonde de l'économie nationale Guinéenne, helas qu'il s'est range du côté du "professeur". Montrez-moi un homme politique du côté de l'opposition Guinéenne plus influent que L'Enfant de Dalein, il n'y a en par actuellement. Preuve: plusieurs soutiens d'Alpha Conde en 2010, se sont rapprochés de Diallo ( Papa Koly Kourouma, Jean-Marc Telliano, Makanera...). Il faut rendre à Cesar ce qui appartient à Cesar, sans haine et sans jalousie.
Peace!!
Tout à fait d'accord et la lutte continue pour le vrai changement politique appliquée en Guinée.
Sanakou,
Comme tu es Yette Diallo, d’avance mes excuses pour la longue réponse en ce mois de Ramadan. Tu es autorisé à la lire la nuit.
Prier contre le pouvoir d'un Cellou Dalein, apparatchik de Lansana Conté qu’il considère toujours comme son ami (si ce n’est son père) ; qui a prouvé à maintes reprises ne pas être capable de mener la barque de notre combat ; qui s'entoure de béni oui-oui qui lui serinent chaque matin que 2020 c’est son tour, si cela est de l’ethnocentrisme, alors je suis bien ethno.
Avec euphémisme, tu reconnais que la manière de procéder de Cellou Dalein est discutable. Mais tu ne tires pas la conclusion qu’il faut. Au contraire, tu lui prêtes des intentions vagues d’essayer de rassembler le peuple vers un dénominateur commun etc. Le RPG, le PDG, le PUP et même le CNDD promettaient la même chose. Naïveté ou à mettre au compte du Ramadan ?
En tout état de cause, nous peuls de Guinée devons comprendre qu'il y a une différence fondamentale entre les ambitions de Cellou et notre combat pour la construction d'une nation dont on a été les principales victimes. Nous devons cesser de faire allégeance à un homme du fait que l’on est de la même ethnie. Nous devons embrasser une cause. Cette cause - je ne le répèterai jamais assez - doit avoir pour base l’éradication de l’impunité et la construction d’un état de droit. C’est la seule façon de curer cette obsession maladive des guinéens de s’identifier par nom de famille interposé à des politiques désastreuses de dirigeants corrompus. C’est la seule façon de garantir une protection égale à tous les citoyens. Ceci ne se fera pas par des slogans de fraternité nationale.
Le problème majeur que j’ai avec Cellou c’est son obsession pour le fauteuil présidentiel. Toute l’énergie est consacrée à des manifestations ou à des accords bidons qui font gagner du temps au RPG. En outre, au risque de me répéter, Cellou méprise la justice et ignore les victimes de l’oppression. Comme chef de file de l’opposition parlementaire, il ne connait même pas le rôle que l’assemblée nationale peut jouer pour superviser les actions du gouvernement. Comme dirigeant politique, il n’a aucune disposition pour renforcer la société civile, éduquer les citoyens pour qu’ils défendent leurs droits. Il a laissé le RPG noyauter totalement l’embryon de Société civile qui existait en Guinée et qui avait secoué leur régime du PUP. Tout tourne autour de lui. Cela tient au fait est qu’il est une création du système PDG/PUP. Ses réflexes sont conditionnés par ce système de survie, de larbinisme et de fétichisation du pouvoir. Il ne pourra pas s’en défaire. Jamais je ne prierai pour un autre petit responsable de suprême dans notre pays. Cela s’appelle être citoyen et non une quête de perfection comme le dit le surnommé « Ali ».
Cellou Dalein a bénéficié de circonstances favorables du fait de la croyance naïve des peuls qu’un peul au pouvoir est la solution pour la Guinée. Il n’a jamais su que faire de ce potentiel. Comme disait un autre sanakou (Il y en a de lucides), Cellou est l’opposant idéal de tout dictateur. Les dirigeants du RPG ont bien compris cela. Ils aident Cellou à embarquer les peuls qui le suivent dans une impasse. Le RPG aide à répandre la fausse perception que sans Cellou Dalein il n’y a pas de salut pour les peuls. Et beaucoup de peuls les croient. Ils vont jusqu’à lui offrir des subsides financiers. Qui est fou !
Dans ce système bloqué toute critique contre Cellou est de la foula phobie. Quand des malinkés du RPG s’insurgent contre Alpha Condé, les gens de l’UFDG les considèrent comme des patriotes. Mais quand un peul critique Cellou, c’est un traitre. Il faut vous soustraire de cette impasse. Sinon vous allez être surpris. Car en Guinée, il y a des gens qui sont en train d’explorer des voies alternatives. Des blocages comme celles de la Guinée ne seront balayés que par l’insurrection populaire. Dans les pays où la démocratie est instaurée cette insurrection est en train de se faire par des votes populistes qui malmènent les establishments qui s’étaient accaparé des commandes de l’état comme un héritage. L’histoire dira si les nouveaux arrivants font ou feront mieux.
En Guinée, il n’y a que l’insurrection populaire violente qui nous reste. Imprévisible, courte, longue, sanglante ou pacifique… Elle aura lieu. IN CHAH ALLAHOUL RAZIM. Je ne veux surtout pas entendre des Yette Diallo s’étonner quand cela se produira. Ils auront été avertis.
Bon Ramadan et Wa-Salam
K. Ba
Bonne analyse.Mais,prier contre quelqu'un,je ne suis pas,et ne serais jamais d'accord.
Les autres ne discutent pas sur le choix de leur Chef,même si c'est un Singe;parce qu'il faut atteindre l'OBJECTIF visé.
Finalement,ce que je retiens de votre dernier message est de distinguer Ambition et Combat Politique appliquée.On est sur la même longueur d'ondes sur ce Plan.Et je suis du même Avis que vous,ça prendrait forcément une Insurrection populaire pour Déloger Alpha Condé de ce Pouvoir,parce qu'il est fin Prêt à tout désastre en ayant pas d'assise comme un Aventurier et à ne rien perdre dans ce pays qui constitue son Eldorado.On confond souvent en Guinée liberté d'expression et Démocratie.Enfin,Cellou Dalein Diallo fait de son mieux pour qu'on puisse sortir de l'impasse,parce que ça ne va du tout en Guinée sur tous les plans. Bon Ramadan.
Note:Tu me demandes de lire la Nuit.Ya pas courant électrique.Kaleta=Kalé avec EDG (Enemi de guinée).
Cependant, il a omis dans toute cette litanie de dépeindre la situation économique pendant le regne de Lansana Conte, auprès duquel il travailla durant de longues années. Que Mr Diallo nous fasse aussi une comparaison par rapport a la gestion avant l’arrivée d'Alpha Conde au pouvoir. Je ne comprends pas que Cellou, qui a été Premier ministre de l’un des régimes les plus prédateurs, au bilan des plus désastreux en matière de justice, des droits de l'Homme, de bonne gestion... dans l’histoire de la Guinée, puisse donner aujourd’hui des leçons de moralité, d’ethique... Le malheur réside dans le manque de leadership honnête et integre chez nous en Guinée. Notre Pays est vraiment mal barré! Ici c’est l’hôpital qui se moque de la charité.!!!
" Ses reflexes sont conditionnes par ... le larbinisme et la fetichisation du pouvoir " .
Porototo , et il veut dire aux peuls de guinee leur difference avec CDD .
Il se prend surement pour Timbo , celui la .
Tiens , une sagesse peule dit aussi , se mettre en colere contre plus fort que soit , c'est rajouter a sa laideur . LOL .
K.Ba , battez vous contre celui qui a le poivoir dans votre pays et vous ote toute liberte : Alfa Conde .
Gandhi (avec lequel j’ai eu plein de désaccords sur ce forum) a réagi sur mes opinions sans injures. J’aurais pu utiliser des mots qui vous ridiculisent. Mais tel n’était mon intention. Et c’est n’est pas mon éducation non plus. Wa Salam.
K. Bah
Tu passes tout ton temps a insulter Cellou et a tenter a le ridiculiser et a minimiser ce qu'il fait et ce qu'il represente. Quelle hypocrysie de ta part d'ecrire que ce n'est dans ton education, alors que la majorite de tes commentaires sont caracterises par les injures, l'impolitesse, la provocation, la delation.... Trop c'est trop. Tu exageres. Get out of this forum man.
élucubrations d'un prétentieux...
Mr. Sidoux, la prétention c’est de croire que les gens vont avaler verbatim ce que vous écrivez. Si vous n’êtes pas capable de souffrir de critiques, il faudra ne plus écrire.
Citation en provenance du commentaire précédent de Alpha Sidoux:
qui se présente comme économiste distingué.
Je ne suis pas économiste. Je n’ai jamais prétendu être un. Mais j’ai des idées sur l’économie en général, eût égards à la situation de notre pays. J’ai le droit de les avancer. Y compris devant ceux qui se croient distingués en la matière. Un vrai économiste aurait pris le temps de montrer les insuffisances ! Cela s’appelle débat !
Citation en provenance du commentaire précédent de Alpha Sidoux:
par-dessus le marché, donne des leçons de journalisme alors qu'il n'a jamais vu une carte de presse ni fréquenté une rédaction.
Tout ce que je sais est que la déontologie des vrais journalistes leur interdit des propos flagorneurs (insinuant de la séduction de femmes) dans une interview d’hommes politiques.
Citation en provenance du commentaire précédent de Alpha Sidoux:
… de surcroît, écrit avec le pied gauche, répétant indéfiniment une ritournelle éculée sur le développement? Je ne le crois pas.
Gandhi (avec lequel j’ai eu plein de désaccords sur ce forum) a réagi sur mes opinions sans injures. Mr. Sidoux, êtes une figure connue et vous dites que vous dirigez une société de communication. J’aurais pu utiliser des mots qui vous ridiculisent. Mais tel n’était mon intention. Et c’est n’est pas mon éducation non plus. Wa Salam.
K. Bah
Il veut " curer cette obsession maladive des Guineens de s'identifer par nom de famille " .
Et il signe , lui-meme , par un nom de famille : K.Ba ( peut etre meme 2 ) .
Juste un autre demago qui croit , dur comme fer , parler au nom des Peuls de guinee .
Je pense a cet oiseau que les Peuls appellent Tamba Doufa . LOL . Pauvre K.Ba .
Mr K. Ba pense que Cellou ne fait pas assez d'efforts pour changer la situation de son pays. Je comprends les nombreuses attentes et les frustrations des uns et des autres quant à l'efficacité et à la pugnacité de l'opposition face au régime Conte. Mais nous devons aussi savoir que le combat que Cellou mene est d'une valeur non sous estimable. L'homme est au four et au Moulin. Son discours est rassembleur, il prône le respect de nos lois, la justice, l'égalité, la bonne gouvernance, la fraternité... Il a un poids qui pèse plus lourd que n'importe quel autre opposant Guinéen sur l'arène politique (plus de 30 députés à L'AN, plusieurs délégations spéciales a travers le pays) . C'est ça aussi la raison de la lutte politique, c'est de ne pas tout laisser dans les mains de l'adversaire. L'UFDG est une barrière forte contre le monopole que veut avoir le RPG. Sans la fraude électorale, Cellou Dalein Diallo serait aujourd'hui le président de la République de Guinée point barre!.
Ensuite a travers cette interview, je découvre un homme qui maitrise l'Environnement économique, un homme qui a une expérience, une vision et un plan pour sortir son pays de l'ornière, contrairement à l'actuel occupant de "Sekoutoureya". Alpha Conde ne peut pas s'expliquer de la même manière que Cellou. Alpha Conde n'a pas cette maitrise, cette eloquence, cette elegance et cette connaissance. Sur l'échiquier politique Guinéen, seul Sydia Touré a une connaissance aussi Claire et profonde de l'économie nationale Guinéenne, helas qu'il s'est range du côté du "professeur". Montrez-moi un homme politique du côté de l'opposition Guinéenne plus influent que L'Enfant de Dalein, il n'y a en par actuellement. Preuve: plusieurs soutiens d'Alpha Conde en 2010, se sont rapprochés de Diallo ( Papa Koly Kourouma, Jean-Marc Telliano, Makanera...). Il faut rendre à Cesar ce qui appartient à Cesar, sans haine et sans jalousie.
Peace!!
Ce Mr K.Ba semble prôner et/ou appuyer toujours la Théorie du Trois contre Un,en demandant de prier Dieu pour que Cellou Dalein Diallo n'arrive jamais au Pouvoir en Guinée. C'est la conséquence de l'ethnocentrisme ....
Sanakou,
Comme tu es Yette Diallo, d’avance mes excuses pour la longue réponse en ce mois de Ramadan. Tu es autorisé à la lire la nuit.
Prier contre le pouvoir d'un Cellou Dalein, apparatchik de Lansana Conté qu’il considère toujours comme son ami (si ce n’est son père) ; qui a prouvé à maintes reprises ne pas être capable de mener la barque de notre combat ; qui s'entoure de béni oui-oui qui lui serinent chaque matin que 2020 c’est son tour, si cela est de l’ethnocentrisme, alors je suis bien ethno.
Avec euphémisme, tu reconnais que la manière de procéder de Cellou Dalein est discutable. Mais tu ne tires pas la conclusion qu’il faut. Au contraire, tu lui prêtes des intentions vagues d’essayer de rassembler le peuple vers un dénominateur commun etc. Le RPG, le PDG, le PUP et même le CNDD promettaient la même chose. Naïveté ou à mettre au compte du Ramadan ?
En tout état de cause, nous peuls de Guinée devons comprendre qu'il y a une différence fondamentale entre les ambitions de Cellou et notre combat pour la construction d'une nation dont on a été les principales victimes. Nous devons cesser de faire allégeance à un homme du fait que l’on est de la même ethnie. Nous devons embrasser une cause. Cette cause - je ne le répèterai jamais assez - doit avoir pour base l’éradication de l’impunité et la construction d’un état de droit. C’est la seule façon de curer cette obsession maladive des guinéens de s’identifier par nom de famille interposé à des politiques désastreuses de dirigeants corrompus. C’est la seule façon de garantir une protection égale à tous les citoyens. Ceci ne se fera pas par des slogans de fraternité nationale.
Le problème majeur que j’ai avec Cellou c’est son obsession pour le fauteuil présidentiel. Toute l’énergie est consacrée à des manifestations ou à des accords bidons qui font gagner du temps au RPG. En outre, au risque de me répéter, Cellou méprise la justice et ignore les victimes de l’oppression. Comme chef de file de l’opposition parlementaire, il ne connait même pas le rôle que l’assemblée nationale peut jouer pour superviser les actions du gouvernement. Comme dirigeant politique, il n’a aucune disposition pour renforcer la société civile, éduquer les citoyens pour qu’ils défendent leurs droits. Il a laissé le RPG noyauter totalement l’embryon de Société civile qui existait en Guinée et qui avait secoué leur régime du PUP. Tout tourne autour de lui. Cela tient au fait est qu’il est une création du système PDG/PUP. Ses réflexes sont conditionnés par ce système de survie, de larbinisme et de fétichisation du pouvoir. Il ne pourra pas s’en défaire. Jamais je ne prierai pour un autre petit responsable de suprême dans notre pays. Cela s’appelle être citoyen et non une quête de perfection comme le dit le surnommé « Ali ».
Cellou Dalein a bénéficié de circonstances favorables du fait de la croyance naïve des peuls qu’un peul au pouvoir est la solution pour la Guinée. Il n’a jamais su que faire de ce potentiel. Comme disait un autre sanakou (Il y en a de lucides), Cellou est l’opposant idéal de tout dictateur. Les dirigeants du RPG ont bien compris cela. Ils aident Cellou à embarquer les peuls qui le suivent dans une impasse. Le RPG aide à répandre la fausse perception que sans Cellou Dalein il n’y a pas de salut pour les peuls. Et beaucoup de peuls les croient. Ils vont jusqu’à lui offrir des subsides financiers. Qui est fou !
Dans ce système bloqué toute critique contre Cellou est de la foula phobie. Quand des malinkés du RPG s’insurgent contre Alpha Condé, les gens de l’UFDG les considèrent comme des patriotes. Mais quand un peul critique Cellou, c’est un traitre. Il faut vous soustraire de cette impasse. Sinon vous allez être surpris. Car en Guinée, il y a des gens qui sont en train d’explorer des voies alternatives. Des blocages comme celles de la Guinée ne seront balayés que par l’insurrection populaire. Dans les pays où la démocratie est instaurée cette insurrection est en train de se faire par des votes populistes qui malmènent les establishments qui s’étaient accaparé des commandes de l’état comme un héritage. L’histoire dira si les nouveaux arrivants font ou feront mieux.
En Guinée, il n’y a que l’insurrection populaire violente qui nous reste. Imprévisible, courte, longue, sanglante ou pacifique… Elle aura lieu. IN CHAH ALLAHOUL RAZIM. Je ne veux surtout pas entendre des Yette Diallo s’étonner quand cela se produira. Ils auront été avertis.
Bon Ramadan et Wa-Salam
K. Ba
Une bien longue interview. Selon moi elle a beaucoup de lieux communs de la part de Cellou et des lacunes de la part de l’interviewer. Quelques remarques.
1) Vérifiez vos affirmations avant d’écrire.
• « Depuis qu’il s’est lancé en politique dans les années 1980, il a accumulé une longue expérience. » - Cellou n’était qu’un fonctionnaire à l’époque.
2) Epargnez-nous du griottage qui n’a rien à voir avec la politique dans notre pays. Ce genre de journalisme flagorneur de Paris-Match, n’est pas sérieux.
• « Il a le port altier et en impose par son calme olympien que même un tsunami ne peut perturber. Cellou Dalein a vraiment le look du gentleman qui ne laisse pas indifférente la gent féminine. »
3) Ayez le courage challenger vos interlocuteurs. Exemples :
• Sur la réponse évasive sur le problème des 5 milliards
• Sur la réponse évasive sur le fichier électoral qui a permis le score de Alpha Condé en 2015.
• La léthargie du leader de l’UFDG sur le front de l’impunité. Aucune action n’a été entreprise ni à l’assemblée, ni auprès des instances judiciaires internationales sur les crimes contre l’humanité et les massacres des innocents.
• Le leader de l’UFDG se contente de complaintes, d’accusations contre le gouvernement, de prières auprès des familles éplorées avec des pécules de 1 million de FG.
• Le manque de crédibilité du fait de ses relations douteuses avec les 2 principaux protagonistes des massacres de 2009 – Daddis et Konaté.
4) Enfin, je questionne l’apologie que vous faites d’une politique de développement « mettant l’accent sur les infrastructures, la véritable richesse d’un pays, et sur la transformation des matières premières, première étape du processus d’industrialisation ». Ces deux pieds du développement ont deux préalables ou tout moins deux processus parallèles indispensables : l’éducation et la justice pour tous. Le fait de les subordonner ou de les omettre a sabordé le développement en Afrique. Le manque d’éducation maintien des millions citoyens analphabètes dans le cycle de la misère et empêche leur contribution aux économies nationales. Le manque de justice est une gangrène qui ouvre la voie large à la corruption et à la répression.
Wa Salam.
K. Ba
Je trouve ce Mr du nom de (K.Ba) cynique,et méprisant envers Cellou Dalein en demandant de prier Dieu pour que ce dernier n'arrive jamais au Pouvoir en Guinée dans l'article précédent sur Sekouba Konaté.C'est très dommage d'avoir de tels individus dans notre société Guinéenne.Notre héritage commun est ce beau pays et,on doit s'accepter mutuellement et vivre en harmonie pour le bâtir vers un Avenir meilleur pour tous.
Pourquoi ce genre de haine et de mépris???
Mr K. Ba. Vous trouvez toujours des lacunes chez les autres. Mais sachez que la perfection n'existe pas. Tout le monde a des lacunes a quelque part. Je trouve l'interview objective et edifiante. Critiquer est bien, mais soyons aussi honnetes dans ce que nous reprochions aux autres.
Ce Mr K.Ba semble prôner et/ou appuyer toujours la Théorie du Trois contre Un,en demandant de prier Dieu pour que Cellou Dalein Diallo n'arrive jamais au Pouvoir en Guinée.C'est la conséquence de l'ethnocentrisme et le rappel aux vieux démons de la fameuse mascarade de l'affaire de l'eau empoisonnée et conspirations de haine;et autres éléments comme tout sauf un Peulh constituent un mépris envers une Communauté Guinéenne en particulier.Pourtant,le vivre ensemble en harmonie devrait avoir toute sa raisonnance dans le contexte actuel de la Guinée.Car,à force de souffler des Braises,on ne sait jamais qui va périr en premier.
Enfin,selon mon point de vue,Cellou ne fait qu'essayer de rassembler un peuple vers un denominateur commun et un objectif idéal,même si la manière de procéder est discutable.Et Nous sommes tous dans le même paquebot;quitte à arriver au résultat escompté à bon port pour la Guinée.Vive la République et bon ramadan.Wa Salam.
Par ailleurs si l'éducation et la justice sont vitales pour le développement du pays, il faut bien investir dans des activités productives pour les financer, les infrastructures énergétiques constituant l'un des volets, à condition de mettre les hommes à la place qu'il faut, et non des assistés et autres parasites.
1) Vérifiez vos affirmations avant d’écrire.
• « Depuis qu’il s’est lancé en politique dans les années 1980, il a accumulé une longue expérience. » - Cellou n’était qu’un fonctionnaire à l’époque.
2) Epargnez-nous du griottage qui n’a rien à voir avec la politique dans notre pays. Ce genre de journalisme flagorneur de Paris-Match, n’est pas sérieux.
• « Il a le port altier et en impose par son calme olympien que même un tsunami ne peut perturber. Cellou Dalein a vraiment le look du gentleman qui ne laisse pas indifférente la gent féminine. »
3) Ayez le courage challenger vos interlocuteurs. Exemples :
• Sur la réponse évasive sur le problème des 5 milliards
• Sur la réponse évasive sur le fichier électoral qui a permis le score de Alpha Condé en 2015.
• La léthargie du leader de l’UFDG sur le front de l’impunité. Aucune action n’a été entreprise ni à l’assemblée, ni auprès des instances judiciaires internationales sur les crimes contre l’humanité et les massacres des innocents.
• Le leader de l’UFDG se contente de complaintes, d’accusations contre le gouvernement, de prières auprès des familles éplorées avec des pécules de 1 million de FG.
• Le manque de crédibilité du fait de ses relations douteuses avec les 2 principaux protagonistes des massacres de 2009 – Daddis et Konaté.
4) Enfin, je questionne l’apologie que vous faites d’une politique de développement « mettant l’accent sur les infrastructures, la véritable richesse d’un pays, et sur la transformation des matières premières, première étape du processus d’industrialisation ». Ces deux pieds du développement ont deux préalables ou tout moins deux processus parallèles indispensables : l’éducation et la justice pour tous. Le fait de les subordonner ou de les omettre a sabordé le développement en Afrique. Le manque d’éducation maintien des millions citoyens analphabètes dans le cycle de la misère et empêche leur contribution aux économies nationales. Le manque de justice est une gangrène qui ouvre la voie large à la corruption et à la répression.
Wa Salam.
K. Ba








