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La femme guinéenne entre émancipation et tradition
Nenette Baldé Samedi, 25 Juin 2011 22:42
Depuis les grandes civilisations de l’Egypte antique en passant par l’Afrique des royaumes ou de la Grèce, le problème des droits des femmes s’est toujours posé. Avec quelques exceptions que représentent certaines « grandes royales » ou déesses, les femmes de par la nature patriarcale de ces sociétés se sont vues attribuer des rôles secondaires. On peut constater que le pouvoir féminin réel ou utopique était beaucoup plus représentatif ou romantique.
Aujourd’hui en Guinée sur la base d’une lecture douteuse de nos traditions, la problématique de l’émancipation de la femme ne se pose pas encore avec acuité. Une confusion, au nom de nos traditions ou de nos religions est entretenue pour émietter toute velléité revendicative.
L’émancipation n’est pas le refus de nos valeurs traditionnelles ou religieuses. Mais une interrogation perpétuelle, une lecture progressiste afin d’humaniser de façon réelle les rapports entre l’homme et la femme dans un monde global auquel appartient notre pays, la Guinée.
Refuser de remettre en question les ségrégations dont sont victimes les femmes, c’est refuser le progrès de notre nation, c’est occulter le bienfait d’une société où la femme devient actrice et productrice.
Il faut bien que l’on s’entende, il ne s’agit pas de refuser d’assumer son rôle de mère mais de se concerter sur la nature même des clichés, des préjugés et traitements à bannir dans notre société.
S’il est évident que nous avons tous les mêmes droits, les mêmes devoirs devant la loi, force est de constater que sur le plan pratique il existe encore un grand fossé entre les textes et la réalité. C’est dans ce sens que l’approche explicative et socio-juridique de notre frère Sékou Koïta sur la polygamie est à saluer et à encourager. Que celle-ci vienne d’un homme prouve une fois de plus que les mentalités ont évolué et que les équivoques commencent à être levées.
L’émancipation n’est pas un danger mais une chance pour notre pays. Au nom de nos traditions (ce qui reste encore à prouver), il est absurde d’exclure plus de la majorité des citoyens qui sont des femmes ; alors qu’ailleurs, les femmes sont le poumon économique et principales actrices sociales. On peut le vérifier dans toutes les chaines de production des pays émergeants.
Que la Guinée reste bénie
Nenette Baldé
pour nenehawa.com
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Commentaires
Le combat pour l'emancipation de quiconque est l'affaire de tous. Il est COMMUN !
Tu as mon ferme et actif soutien, nenebalde.
Diallo
Je ne m'appelle pas Brandon et ma mère ne s'appelle pas Brenda. Je suis Mory Diakité. Cela veut dire que j'ai une histoire, que je suis l'héritier d'us et coutumes et qu'à ce titre, je dois les transmettre tout comme j'ai eu la chance que l'on me les transmette. Regardez le Japon. Ont-ils oublié ou jetté leurs traditions sur l'autel du modernisme?
Pourquoi toujours regardez et prendre ce qui viens d'ailleurs? Vous pensez que les femmes Européennes sont plus heureuses que les femmes Africaines? Regardez le taux de divorce à Paris. Après 12 petits mois de vie commune, la moitié des couples se séparent.
Si c'est ce que vous voulez, libre à vous de changer votre prénom en Brenda. Mais moi, je resterai Mory.
Salutations.








