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Réaction d'un juriste
Augustin Mansaré Lundi, 22 Août 2016 13:58
Cette brève analyse doit s'interpréter comme une réaction légitime d'un juriste qui entend éviter que des contre-vérités soient prises pour des vérités. Surtout que la grande majorité des lecteurs sont des non-juristes. C'est loin d'être une attaque personnelle ou dirigée, d'autant que l'auteur des phrases sur lesquelles portera notre réflexion est une personne, que dis-je ? une personnalité, respectueuse et respectable pour laquelle j'ai une profonde admiration et qui aurait pu, en effet, être mon professeur. Notre préoccupation ici est exclusivement scientifique. Cela dit, il convient de relever quand même, que dans l'interview qui lui a été accordée le 11 Août 2016 sur les libertés publiques et les libertés fondamentales par un site spécialisé1, certaines affirmations tenues par lui n'emportent la conviction d'aucun spécialiste. Plusieurs éléments s'offrent à l'appui de ce point de vue.
Tout d'abord, l'interviewé déclare « c'est une querelle de conception et de compréhension au niveau interne et international qui existe entre les deux notions. Mais partout où il y a l'intervention accrue des pouvoirs publics, on parle de libertés publiques, alors que les libertés fondamentales prennent en compte le noyau dur comme le droit à la vie par exemple ». Cette affirmation est tout à fait contestable et se dérobe à la moindre analyse. En effet, le débat sur les libertés fondamentales et sur les libertés publiques est un débat essentiellement interne. Il n'y a donc pas une « querelle de conception et de compréhension au niveau interne et international », comme le suppose l'interviewé.
En vérité, ce débat porte surtout sur le rôle du constituant et du législateur en matière de consécration des droits de l'homme. C'est le conseil constitutionnel français qui a introduit la notion de « liberté fondamentale » dans sa décision des 10 et 11 Octobre 1984, Liberté de la presse. Lorsque les droits de l'homme sont protégés par la constitution et par les textes internationaux, on les considère comme « fondamentaux ». En revanche lorsqu'ils sont prévus par la loi, on pense qu'ils sont « des libertés publiques ». Comme le soutient, Laurence Burgorgue-Larsen, Professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne en parlant des libertés publiques : « la loi est le vecteur de leur consécration et de leur protection2». Bref, c'est le passage de la protection légale à la protection constitutionnelle et internationale qui justifie le passage d'une notion à l'autre. Ainsi, les libertés fondamentales deviennent plus importantes que les libertés publiques.
Par ailleurs l'interviewé déclare que « la pluralité des libertés publiques se répartit en première, deuxième et troisième génération. La première génération est relative aux libertés politiques et civiles alors que la deuxième se rapporte aux libertés économiques, sociales et culturelles contrairement à la troisième génération concernant le droit de la solidarité intégrant le droit de l'environnement ».
En toute rigueur, on ne saurait assimiler les libertés publiques aux droits de l'homme. Les premières sont juridiques, précises et encadrées. Les seconds présentent un caractère plutôt philosophique et flou. La catégorisation qui a été faite est celle des droits de l'homme et non des libertés publiques3.
Une autre remarque qui ne peut sauter aux yeux est celle qui porte sur l'utilisation du concept « libertés politiques et civiles ». Cette notion n'existe pas. À moins que ce soit « du nouveau droit ou du droit nouveau », comme l'aime à le dire l'un de mes amis juristes. Dans la doctrine des droits de l'homme, on est plutôt habitué à l'expression « droits civils et politiques ». Parce qu'en réalité, droit n'est pas synonyme de liberté. Par exemple, le droit à la vie, est un droit, pour la tautologie vous m'en excuserez, mais pas une liberté. Le droit à un environnement sain n'en est pas une non plus. En effet, toute liberté est un droit, mais tout droit n'est pas une liberté.
Augustin Mansaré,
Auditeur en Master 2 Droits de l'homme et droit humanitaire (Université de Sonfonia)
1http://www.affichesguineennes.com/guinee-mecanismes-de-protection-des-droits-de-lhomme/
2Laurence Burgorgue-Larsen, l'influence du droit européen sur les catégories du droit public, « les concepts de liberté publique et de droit international », Dalloz, 2010.
3Voir à ce sujet la doctrine professée par Karel Vasak en 1979 à l'Institut International des Droits de l’Homme à Strasbourg.
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Commentaires
Mon cher Amadou, Se Koi "Harven" ?
Moi pa parlé franco-sorbonne...
Guillaume hawing (l'autre Docteur ou Professeur)ça vous dit Koto?? Harven vient de .............,
C'est un autre ‘’Harven’’, fraichement sortie des universités guinéennes qui nous parle ici. .
Mon cher Amadou, Se Koi "Harven" ?
Moi pa parlé franco-sorbonne...
C'est un autre ‘’Harven’’, .
Mdrr, oui c'est exactement ça, loin d’être juriste, il délire, mais en Guinée rien étonne, attendez seulement quelques mois il nous dira qu'il est docteur...........lol, on ne lis pas un seul bouquin de droit et prétendre être juriste à mon avis, personne n'a compris le sens de son texte, pour masquer ses carences en droit, il dit de ne pas attaquer sa personne, qu'est ce qu'on à foutre de sa personne,
Malheureusement, je n'écris pas pour les abcdaires. Je n'y suis pour rien si vous n'êtes pas un habitué du langage juridique.....
Quelle arrogance? Qui est ce guignol qui se prétend être juriste alors qu'il n'est qu'un simple handicapé intellectuel?? Il raconte des sottises après il s’érige en donneur de leçon, son texte (article) manque de profondeur, il critique les autres, lui ne veut pas en recevoir,
D'abord, je n'attribue aucun propos à qui que ce soit. Avez-vous lu l'interview réalisée par affiches guinéennes ?
J’avais dit que je ne voulais pas perdre de temps, donc ce sera mon dernier commentaire sur le sujet.
Vous avez fait un papier pour critiquer les propos de Thierno Amadou Oury Baldé que je ne connais pas. Vous réfutez SES propos, en témoigne les réponses faites à SES citations que vous rappelez ci-dessus. J’ai la prétention de mieux maîtriser ma langue maternelle que vous. Donc si prétendez n’attribuer aucun propos à qui que ce soit, il faudra m’expliquer quel est l’intérêt de votre papier ???
J’ai évidemment lu l’entretien publié sur le site les « Affiches guinéennes », car je ne commente jamais sans lire, notamment et surtout à partir du seul nom de famille.
Là encore il faudra définir ce que vous appelez débat interne, car dans le contexte que vous évoquez, il signifie "à l’intérieur d’un État". Or ce n’est pas parce qu’un débat a pu commencer dans un pays donné qu’il ne peut s’élargir, ou qu’il doit être réduit à sa dimension strictement territoriale.
Concernant vos remarques sur les auteurs, je ne vois pas où vous voulez en venir, sauf à considérer que ce qui est vrai aux XVIème et XVIIème siècles n’est d’aucune utilité au XXIème, puisque les moyens de communication de l’époque empêchaient qu’on puisse débattre à l’échelon universel.
Concernant la distinction interne/international sur le concept de libertés publiques ou fondamentales, il eût été préférable de faire un papier sur cette évolution sémantique, plutôt que d’essayer de percevoir ce que Thierno Amadou Oury Baldé aurait dit, et que vous auriez perçu, mais pas moi.
Quant à la masturbation intellectuelle, vous n’arriverez pas à me convaincre, et encore moins les profanes, de votre apport doctrinal sur le concept évoqué, sauf à dire que les libertés fondamentales sont plus « importantes » que les libertés publiques, sic... parce que la hiérarchie des normes place la constitution au dessus de la loi !!!
Enfin sachez jeune homme, que lorsqu’on prétend donner des leçons aux autres (votre papier en témoigne), un ton nuancé est toujours préférable à un style péremptoire, il faut à l’inverse accepter d’en recevoir également. Moi je n’ai pas de problème avec cela. Il m’arrive de donner des leçons, c’est même mon métier, mais j’accepte volontiers, et tous les jours, de recevoir des leçons données par d’autres, y compris de mes étudiants, car on apprend tous les jours, même si l’omniscience n’est pas qu’une vue de l’esprit.
Par ailleurs, je sais ce qui est fait ou pas fait en matière de droit de l’homme en Guinée. C’est tellement facile, vu qu’il ne se passe pas grand-chose… de concret.
Bonne continuation néanmoins.
Évidemment,je suis loin de figurer parmi les juristes qui font une doctrine de référence.
Vous avez raison sur le principe. Lorsqu'on critique, encore faut-il en indiquer les contenus.
Mon commentaire signifiait que je ne voulais pas perdre de temps dans une discussion stérile, tant sur la forme que sur le fond.
Contrairement à ce que vous dites, il y a bien querelle de conception entre droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et souveraineté d'un État par exemple, puisque cela désigne 2 concepts antinomiques. En revanche dire que je préfère le bleu au vert ne fera pas avancer quoi que ce soit.
Vous interprétez les propos de l'auteur qui n'a jamais dit ce que vous voulez lui faire dire, pour enfoncer ensuite des portes ouvertes.
En outre lorsque vous affirmez par exemple que le débat sur les libertés fondamentales et sur les libertés publiques est essentiellement interne, que faites-vous :
- des conventions internationales des Droits de l'Homme ?
- de Hobbes, Locke et Spinoza pour ne citer que ceux-là ?
- de la notion du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ?
- de la liberté de conscience, fondement des libertés publiques ?
Quant au débat qui n'apporte pas grand chose, il découle des remarques précédentes. Chacun est libre de discuter du sexe des anges, mais en revanche la discussion de concepts juridiques va au-delà de simples lieux communs, tels que vous les avez exprimés.
Par ailleurs, il y a sans doute une forme de dépit dans mon commentaire à constater que de jeunes juristes en herbe guinéens préfèrent pratiquer la masturbation intellectuelle, plutôt que d'agir efficacement pour la défense des
droits de l'homme. Quand on choisit cette formation spécialisée, on doit pouvoir être à l'avant garde du combat pour leur défense.
Voilà le sens de mon propos, mais vous êtes évidemment libre de choisir votre vocation.
Malheureusement, je n'écris pas pour les abcdaires. Je n'y suis pour rien si vous n'êtes pas un habitué du langage juridique.
Et pourtan dans votr 1e phrase vous dites " Cette brève analyse doit s'interpréter comme une réaction légitime d'un juriste qui entend éviter que des contre-vérités soient prises pour des vérités. Surtout que la grande majorité des lecteurs sont des non-juristes. "
- C'est donc une question de fond que nous vous avons posée: pourquoi ne pas démontrer vos arguments justement pour que nous ( les non juristes) les comprenions mieux que ceux que vous contestez ?
- Par exemple je ne suis pas juriste mais je comprend facilement et bien toutes les démonstrations écrites par Gandhi et Makanera.
- C’était donc juste un conseil d'un membre de notre forum qui lit tout et avec attention.
No harm intended - just facts...
Mr Mansare, pourriez-vous svp traduire votre texte en francais-facile puisque vous le dites vous-même, " la grande majorité des lecteurs sont des non-juristes " ?
Wallahi, j'ai rien pigé dans ses charabias........,
M. Mansaré, dites nous s'il vous plait le nom de cette personnalité, en même temps comme disent les Ivoiriens. Cela éviterait aux non juristes de faire une autre gymnastique en cherchant à rechercher (s'il y a un tant soit peu de tautologie, je m'en excuse) ce site spécialisé, yandi.
- Pour nous il est inutile ici de nous démontrer comment électricité va de l’interrupteur a l'ampoule.
On veut juste savoir ou se trouvent les deux et ensuite appuyer sur le premier pour que le deuxième brille...
Vous savez l’écriture "savante" n'impressionne plus que les pédants. Vous êtes je suppose de l’époque de Zuckenberg alors parlez comme lui !
Car ses remarques sont non seulement discutables, mais n'apportent pas grand chose au sujet.
Par contre écrire un texte et/ou agir sur les droits de l'homme en Guinée...








