Saran Samedi, 11 Juin 2016 08:36
Mon cher frère et confrère Élie Kamano,
J’ai parcouru ta lettre très ouverte adressée publiquement à l’homme de la paix, le sauveur de notre pays du carnage, la fierté de toute une nation, l’espoir de tout un peuple. Il s’agit bien entendu d’Elhadj Cellou Dalein Diallo.
Dans cette lettre, je n’ai retrouvé ni le chanteur ni l’artiste. J’ai juste relevé que Mr Elie Kamano, dans son processus de repentance, est prêt à tout pour séduire son nouveau mentor Alpha Condé. Seulement sur le choix de la cible, de la manière et du moment, tu t’es fourré le doigt dans le nez et dans les yeux. Tu as été maladroit, idiot, avide d’arguments, carrent et mal chanceux.
Tu supplies, à travers une chanson à la courbette, à Alpha Condé de te « pardonner », d’accepter de dialoguer et tu en veux à Elhadj Cellou Dalein de pardonner ceux qui ont pris conscience de l’égarement dans lequel ils étaient. C’est du n’importe quoi.
Trouve-toi une autre manière de t’attirer les faveurs d’un pouvoir qui se méfie d’ailleurs de toi, compte tenu de ton inconstance. Si le deal avec Alpha pour obtenir le pardon c’est de s’attaquer à celui derrière lequel tu courais hier, nuit et jour, c’est peine perdue.
Mais le plus choquant, mon frère, c’est le mépris, l’arrogance et la grossièreté injurieuse à l’endroit de ce peuple de Guinée qui pourtant, a fait de toi le célèbre Élie Kamano. « Baiser le peuple » n’est pas une expression digne d’un chanteur, encore moins d’un artiste, surtout de ta renommée.
Parlant donc de pardon, je crois que tu as encore de beaux jours pour en distribuer, notamment celui qu’il faut publiquement et solennellement demander au peuple de Guinée.
Je te félicite pour ton adhésion au RPG, même si avec ce parti, les signaux d’un avenir flou brillent de toutes les lumières. Il faut désormais intégrer les structures du parti, intervenir en tant que responsable et arrêter de t’abriter sous le manteau de l’artiste. Autrement dit, il faut oser t’assumer et assumer ton choix.
Nous sommes tous les deux militants avec la différence que moi j’ose assumer, malgré mon statut de femme.
Cher ami, frère et confrère Élie Kamano,
Avec des « si », on peut certes construire le monde mais « si » tu t’attaques à Cellou Dalein Diallo ou « si » tu insultes le peuple, cela peut banalement détruire ton monde. (Conseil d’une sœur). A bon entendeur salut….
Saran de Siguiri
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