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Pourquoi la classe politique ne veut pas d’une conférence nationale ?
Bakary Diakité Mardi, 24 Mai 2016 10:48
« Quand l’imposture règne la simple vérité est séditieuse »
Je ne dirai jamais assez que tout le drame que connaît la Guinée depuis 1958 vient de la mal-gouvernance qui y sévit depuis l’indépendance ! Depuis cette époque le pays a pratiquement toujours été dans une situation de « ni guerre, ni paix ». Il n’a connu que division, injustices, violences, misère !
Aujourd’hui, à mon avis la Guinée est dans un tel imbroglio politique et social, que seule une Conférence Nationale nous permettrait d’y voir un peu plus clair.
Mais avant de lancer ce débat je souhaite ardemment que les compatriotes m’aident à répondre à une question qui hante mon esprit depuis plus de vingt ans : Pourquoi la classe politique en particulier le Pouvoir exécutif ne veut pas d’une conférence nationale ?
Je me demande quels sont les inconvénients ou les risques pour le pays d’un tel Débat, d’autant plus : que le pays a connu deux coups d’Etat militaires, suivis de deux élections présidentielles multipartites qui n’ont rien changé à la condition de misère des populations ! Et comme l’a si bien écrit le Pr A.I.S : « Dans la situation actuelle de la Guinée aucun redressement n'est possible si les populations elles- mêmes ne se sentent pas impliquées ; c'est-à -dire motivées, concernées, associées comme parties prenantes aux réflexions et aux débats qui engagent leur vie quotidienne et l'avenir de leur pays et de leurs enfants.... ».
Je voudrais préciser que ce concept de conférence nationale peut être remplacé par des termes comme Débat National, Dialogue National, Forum National, Colloque National, Congrès National Concertations Nationales, Assises Nationales. Peu importe les termes que l’on choisira, le plus important étant l’esprit. Cet esprit ne peut et ne doit pas être celui de règlement de comptes et de revanche ; le seul et ultime but visé est et demeure la reconstitution d'un lien qui a été rompu dans notre société pour une saine et sincère Réconciliation nationale.
Je sais que le terme de conférence nationale fait peur à beaucoup de personnes ! Mais dans le cas de notre pays elle doit être un Dialogue National qui n’exclut aucune composante de notre pays, afin que nous nous expliquions, pour nous comprendre et nous Pardonner après avoir établi la Vérité et la Justice. C’est pour cette raison qu’il m’arrive souvent de mettre Assises Nationales ou Débat National ou Dialogue à la place de conférence nationale.
Dans une de ses interviews le 30 juin 2013 feu JM Doré disait : « Alpha Condé a dit qu'il a trouvé un pays, mais pas un État. Aujourd'hui, il n'y a ni pays, ni État ».
Cette formule, résume la situation exacte de la Guinée actuelle ou les institutions sont bloquées. Mr Sidibé Moise dans son article du 30 avril 2016 de Guinéenews intitulé "les pannes institutionnelles dans la grande pétaudière" a écrit, je cite : « L’incivisme a atteint un seuil inégalé en Guinée. Les prochaines générations naissent et grandissent dans une atmosphère méphitique et délétère. La responsabilité est partagée entre ceux qui veulent à tout prix garder le Pouvoir et ceux qui veulent à tout prix le prendre. Il ressort de ce tiraillement une mauvaise leçon : Plus ceux du Pouvoir veulent se sucrer, plus les autres voudront y parvenir par tous les moyens. Le peuple laissé pour compte et instrumentalisé réagit. L’unité et la quiétude sociale ne tiennent qu’à un fil …. L’hydre de l’anarchie commence à se développer dans le landerneau. Dans ces conditions, il ne sert à rien d’imposer les dirigeants auxquels les populations n’obéiront pas de plein gré, et en cas de forcing, l’insurrection est leur recours ».
En effet l’immense majorité des Guinéennes et guinéens sont désormais d’accord que notre pays vit dans une situation de blocage politique et socio-économique. Et personne ne peut sérieusement prétendre qu’une sortie de crise sera possible par des élections. En effet aucune transparente, apaisée, équitable, acceptée de tous ne pourra se faire dans ce système opaque !
Aujourd’hui l’Etat reste introuvable et le pays est éclaté en communautés rivales, en clans d’intérêts. La contestation est générale dans le pays. Pendant ce temps les populations sont abandonnées à leur tragique sort de pauvreté et de misère. La confusion est totale ; un véritable scénario de catastrophe se profile à l’horizon et le coup KO électoral est en train de se transformer en peu de temps en chaos social.
La pagaille atteint tous les domaines de la vie publique ; même la Fédération guinéenne de football est en grande crise à telle enseigne que : la FIFA a décidé de nommer un "comité de normalisation" qui va gérer les affaires courantes de la Feguifoot !
C’est devant une telle crise quasi insurmontable, qu’une Conférence Nationale est incontournable pour notre pays. Cela sera l’objet de futures publications. Et un compatriote a parfaitement résumé cette idée, dans ces phrases ci-après !
« Il n’y qu’une seule solution : le débat national, public et contradictoire organisé courageusement par nous et dirigé par nous, peut-être avec l’aide réduite de ceux qui ont pu résoudre de tels conflits. Nous avons perdu du temps et il y a eu, entre temps, accumulation de contentieux essentiellement politiques. Mais ce qui est grave, c’est que des acteurs et témoins essentiels de ces contentieux disparaissent petit à petit. Or, seul le débat national contradictoire amènera définitivement la paix en Guinée. Que ceux qui prétendent aimer la Guinée l’aident à se sortir de ses contentieux devenus de véritables facteurs de notre non-développement ; qu’ils contribuent donc financièrement à l’organisation de tels débats et cessent de nous abreuver de rencontres, de rapports qui ne profitent qu’à très peu de personnes, presque les mêmes, la multiplication des résultats n’étant même pas assurée. Nous avons besoin d’un débat de fond, civilisé et productif, organisé et dirigé par des Guinéens en tentant d’éviter autant que possible toute ingérence étrangère qui ne fera que compliquer la situation ».
Vive la Paix
Vive la Guinée
Dr Bakary Diakité
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Commentaires
Les remarques de SNB donnent la mesure de la difficulté de l'entreprise. Moi j'espère sincèrement qu'il soit possible de tirer les leçons des échecs passés pour tenter de réussir une ultime tentative. Je me sens d'ailleurs rasséréné par l'affirmation du doyen SNB de ne jamais perdre une guerre et qu'il mènera jusqu'au bout celle devant permettre à la "5ème région" d'obtenir sa plénitude politique par son droit inaliénable de "one man one vote". Ceci devrait en effet etre la vision stratégique à long terme pour un véritable changement en Guinée.
Les idées de cet article me trottent la tete depuis mon retour en Guinée en 2013 après 25 ans d'absence. Mais comme le dit le doyen SNB, il est difficile de mettre les guinéens ensemble pour une cause à long terme. Les gens sont trop préoccupés par la survie quotidienne.
Je pense que l'on devrait tenter d'établir d'abord un forum permanent avec un petit secrétariat. On pourrait partir de la structure établie par SNB et Ghandi ou le collectif que ce dernier tentait de mettre en place. Ce forum pourrait partir de clubs de réflexion et de cotisation. On pourrait très vite avoir 10, voire 100 guinéens patriotes, compétents et intègres à partir meme du forum de Guinéeactu pouvant chacun constituer un club de 5 à 10 personnes patriotes, compétentes et intègres. Ces personnes voudraient chacune cotiser EURO 100/mois et participer à des débats et réflexions permettant dans 5, 10 à 15 ans à une rupture dans la gouvernance de la Guinée et à une réconciliation des guinéens. Les cotisations de chaque club seront maintenues à son niveau. Des contributions ponctuelles seront demandées pour des action précises. Des budgets seront établis à l'occasion et des rapports financiers établis à la fin de chacune de ses actions. Un agenda et un programme seront débattus et établis par le forum permanent. Les assises guinéennes seront un des points saillants de cet agenda. Mais moi je pense qu'il faudrait un certain nombre de retraites, de conférences et débats préparatoires. Et les conclusions de telles assises devraient faire l'objet de mise en oeuvre, de suivi-évaluation.
Il y a en fait beaucoup à dire et à faire. Je ferai peut-etre un article là -dessus. J'invite en tout cas les 4 doyens cités ci-dessus, le citoyen Ghandi, mon "tokora" AOT et tous les autres valeureux contributeurs de Guinéeactu à se saisir du sujet et animer le débat qui me semble d'actualité quand le Président Alpha commence à parler d'en appeler au peuple pour un éventuel 3ème mandat.
Mise au point : le petit jeu des points rouges ou verts me va droit au cœur ; je pensais que ceux qui savent enlèveraient pour une fois, « rapport à » ceux qui ne savent pas, comme Thiemabah, vu la gravité du sujet, cagoules et burqas. J’espère que ce qui est arrivé à la mosquée de Timbo, autrement plus préoccupant, les amènera à entendre Hatif : « Le Vrai a chassé le faux ! ». Bientôt les masques vont tomber, quand on saura qui a fait quoi de 1984 à 2016. Il n’est pas encore temps de remonter au déluge, pour trouver le serpent de mer, l’ombilic qui scelle le cercle de cette fameuse conférence nationale. Bye, Was-Salam. PS : pour les chercheurs de vrai, tout est ici à guineeactu, il suffit de cliquer sur le bouton « Recherche » et mettre les mots-clés. Le reste est dans Google.
Bonjour tonton
Ne vous méprenez point comme on dit
"DHOHOWO RONKAY MAYBHA"
bye
RECTIFICATIF au lieu de "fin 2005", lire évidement "fin 1984" ou "fin 1985" plus sûrement. Was-Salam
Bonjour tonton
je suis vraiment époustouflé
Mille Pardon
bye
Le CNGE, Conseil National des Guinéens de l’Extérieur, est né de l’initiative de Guinéens vivant à l’Extérieur, qui avaient pour ambition de se retrouver dans un cadre qui dépasse les associations des ressortissants de Dinguiraye, NZO ou de Baro, mais qui transcende les diversités ethno-géographiques ou politiques. Bref, c’est une organisation de la société civile qui veut prendre part au changement social en Guinée, libérée de la stigmatisation qui a pris des dénominations connotées et spécifiques au fil des époques :
- « Anti-guinéens » au temps de la « révolution »
- « ils sont venus nous mélanger » au temps du PUP
- « Vous n’êtes pas sur le terrain » : Les Forces vives », à l’exception du Pr Alpha Ibrahima Sow, Siradiou Diallo et d’Alpha Condé l’opposant.
De 2003 à 2013 ( ?), nous avons réussi de réunion en commissions d’investitures, à mettre en place un comité de pilotage, puis un bureau et enfin, nous avons obtenu une existence légale avec un récépissé de déclaration, signé du Préfet de police de Bobigny. Les statuts actuels prévoient évidemment un bureau qui comprend entre autres Gandhi et votre serviteur comme président.
Je dois préciser qu’à la grande réunion de fondation en janvier 2009, toute l’Europe était représentée. Même si le récépissé ne vaut que pour la France. Il s’agit justement, comme convenu, que toutes les autres régions des non-résidents fassent la même chose que les Guinéens de France, avant une grande AG ou plutôt des Assises nationales en Guinée (Conakry, Mamou Dabola ou Diégounko..
Donc voilà seize ans que ça « traine », mais je n’ai pas baissé les bras, d’élections en ouagaouga, j’attends que les tempêtes de sable et de farines passent et que le 5 millions de Guinéens de l’Extérieurs disséminés sur la planète bleue bénéficient de la règle : « un bulletin une voix ». Au lieu des 122000 abrutis qui acceptent d’être ainsi soldés par les vrais « antinationaux » qui ne pensent qu’au « gâteau » électoral.
IL FAUT LA POLITIQUE, MAIS IL FAUT LA NATION, TOUTE LA NATION ET LA VRAIE DEMOCRATIE.
Thiembah, faisons mieux connaissance. Je n’ai jamais perdu une guerre.(Lansana Conté à Rabiatou en Février 2007°. En 1975-77, j’ai, avec d’autres « Blacks » comme on dit maintenant, créé le CANEF (Collectif des Artistes Noirs en France), qui s’est battu pour obtenir u théâtre, non pas « noir », mais un Théâtre normal, avec des saisons normales, des budgets normaux. Ce fut le TILF (Théâtre International de Langue française). Parti en coopération en Côte d’Ivoire, la négraille (Césaire) s’est laissée déposséder par les Baptous.. Passons.
Fin 1985, en vacance en Guinée, Jean-Claude Diallo m’a demandé de rassembler des Guinées qui étaient à Conakry, que Lansana Conté voulait rencontrer. J’ai rédigé le discours au bic noir que le Doyen Bashir Barry a lu. Quelques mois après, nous avons été une dizaine à être appelés par LC dans son petit bureau du camp Samory, habillé de son abacos bleu. Chacun a décliné son long CV.
- Moi c’est Lansana Conté.
Fin 2005, parmi les appelés, il y a eu des élus, pas moi. Je ne vous dirai pas le patronyme de l’autre « malheureux » venu du Canada et qui est resté des mois au Novotel, aux frais de la princesse. Heureusement pour moi. J’ai rejoins la coopération, car Jean-Claude Diallo allait devoir fuir..
De février 1991 à fin septembre 1999, j’ai participé aux trente glorieuses, avec Sassine et compagnie, à la bataille du pluralisme dans tous les domaines.
De 2003 à mais 2016, je n’ai pas à rougir de ma plume ni de mes jambes devant l’ambassade de Guinée en France ou Place Maurice Schuman à Bruxelles. Car c’est moi qui ai proposé à Dr Abdourahmane Bah la première sortie politique devant l’ambassade de Guinée à Paris, après qu’on a flingué des jeunes manifestants à Conakry, en juin 2006 ?). J’avais écrit,
Ici la plume s’est cassée, il faut passer à autre chose..
J’ai demandé donc au Doyen Bah et à Sakho Aboubacar, chacun dans son domaine, de diffuser la proposition. Ils sont vivants. A l’époque, et il faut rendre à César ce qui est à César, c’es Jacques Kourouma qui avait proposé une aide financière pour le mouvement social de 2007 : une manne financière s’est déversée sur ces gens-là , sans compter l’énorme battage médiatique qui avait accompagné les syndicalistes. La petite communauté de Guinéens du Japon a envoyé 50000 dollars ! (Témoignage en présence de « Barry moto »). Résultats, un chiffon de papier dit « accords tripartites » suivi du « gouvernement de large consensus ».
A Paris nous avons continué les marches et nous avons mis en place La plateforme des organisations de la Société civile. Qui s’est vite essoufflée, balyée par l’antenne des « Forces vives », d’abord animée par Boubacar Sadio Baldé, puis ressuscitée par Sadio Bah pis récupérée par Dr Bakary Diakité.
Vinrent les élections et le décès de la société civile en France, enfin, je ne parle pas des associations « classiques », CAGF, DLG, AJGF ; je me demande ce qu’est devenu le MJGF.
Mais tout ceci se trouve dans Google ou même dans les archives de guineeactu.
Thiembah, je ne perdrai pas la guerre de la reconnaissance politique et culturelle de la cinquième (ou VI dit-on, pour bientôt) région de Guinée. In châ Allah. Was-Salam. PS : si j’ai ton courriel, je pourrai t’envoyer les statuts tels que reconnus par les autorités françaises.
Bonjour mon Beau, reçu cinq/cinq : « J'en profite pour saluer mon Beau Elhadj Nour que j'invite à être des nôtres ». N’était le droit d’aînesse, je dirais que ta proposition devrait sinon être inversée, au moins pourrait-on en suggérer la réciproque. Bon c’est toi le matheux. Soyons pragmatique (Gandhi), que chacun de nous donne 10 euros, pour commencer. Faites une recherche ici-même, vous verrez que cette idée que j’ai écrite ici, n’a reçu qu’un silence poli, gênée.
Portant, « Un Chinois plus un Chinois, plus un Chinois.. », voilà la réponse qu’un « mao » avait donnée à un « impérialiste » moqueur qui demandait comment la Chine après Gagarine et l’autre enfant de l’oncle Sam, comment donc l’auteur du petit livre rouge allait aire pour aller sur la lune. Bref, que Gandhi voit le secrétaire chargé des sous, afin qu’il ouvre un compte pour le CNGE et dans six mois nous débarquerons en Guinée où personne ne nous déniera le droit de tenir des assises. En dehors de ce « collectif », je ne participerai à aucun autre grégarisme. Was-Salam. Nous ne sommes pas aussi nombreux, mais sur 5 millions de Guinéens à l’extérieur, il s’en trouvera mille, dix mille, voire cent mille ; dix mille euros, cent mille euros, 1 million d’euros..Je sais que cela ne se fera pas, c’est de SNB..
Bonjour Tonton
Parlez-nous d'avantage SVP de ce CNGE
de ses references on aimerait on connaitre d'avantage
Bye
Portant, « Un Chinois plus un Chinois, plus un Chinois.. », voilà la réponse qu’un « mao » avait donnée à un « impérialiste » moqueur qui demandait comment la Chine après Gagarine et l’autre enfant de l’oncle Sam, comment donc l’auteur du petit livre rouge allait aire pour aller sur la lune. Bref, que Gandhi voit le secrétaire chargé des sous, afin qu’il ouvre un compte pour le CNGE et dans six mois nous débarquerons en Guinée où personne ne nous déniera le droit de tenir des assises. En dehors de ce « collectif », je ne participerai à aucun autre grégarisme. Was-Salam. Nous ne sommes pas aussi nombreux, mais sur 5 millions de Guinéens à l’extérieur, il s’en trouvera mille, dix mille, voire cent mille ; dix mille euros, cent mille euros, 1 million d’euros..Je sais que cela ne se fera pas, c’est de SNB..
Comme je viens de trouver ton adresse email surun site je j'écrirai incha Allah.
J'en profite pour saluer mon Beau Elhadj Nour que j'invite à être des nôtres .C'est une référence qu'il vaut mieux avoir dans son équipe .
!
Je ne vois pas ce que le mot réconciliation vient faire dans ce débat.
C’est vrai que la tendance à la division est une des caractéristiques de la vie sociale, car la Guinée encore une société où les traditions gardent encore une grande importance. Le poids de la famille et du clan sur les individus reste déterminant! C’est de cette situation que profitent les politiciens guinéens. C’est la politique du pauvre, car au lieu qu’ils se battent pour la Nation, ils se battent pour leur communauté ethno-régionale. C’est par une indigence politique et intellectuelle qui se base sur nos faiblesses pour nous diviser davantage, ce qui a abouti à l’ethno-stratégie et à la manipulation des communautés ethno-régionales L’appartenance ethnique n’est pas un mal en soi car c’est une réalité sociologique, mais surtout un facteur identitaire primordial. Le seul défi aujourd’hui pour tous, est de faire tomber ces barrières artificielles pour créer ensemble une communauté de destin. La question est de savoir, si nous les Guinéens avons un réel désir et une vraie volonté de vivre ensemble et de partager un destin commun. Si pas maintenant qu’il faut combattre cette division, ça sera quand ? Merci.
2)(http://www.aujourdhui-en-guinee.com/fichiers/videos6.php?code=calb8958&langue=fr&champ2=&pseudo=art12&PHPSESSID=91b2c3d1ee6f484cd9c4f239cf44aaff
3) http://guineeactu.info/HTML/hal-pular-de-guinee-rentrons-chez-nous-en-guinee-.htm
Pour aider à répondre à la question de savoir : Pourquoi la classe politique en particulier le Pouvoir exécutif ne veut pas d’une conférence nationale ?
Je dirais premièrement que c'est par manque de volonté politique. Deuxièmement, puisque ce sont des cliques qui arrivent au pouvoir après des semblants d'élection, leur préoccupation première c'est de s'enrichir vite étant conscients de leur illégitimité, plutôt que de s'occuper des ressentiments d'un peuple martyr qu'ils considèrent dorénavant comme étant frappé de malédiction. Troisièmement, désabusés et ayant perdu les vertues cardinales de la vie en société, les Guinéens ne s'écoutent plus. Or il faut au moins être deux pour dialoguer. Le Guinéen a la prétention d'avoir toujours raison, un autre peut lui faire admettre le contraire mais pas son compatriote.
A mon avis,avec un surseaut patriotique,le contenu d'un seul discour responsable du président de la republique actuel ou à venir, suivi d'actes et de comportements exemplaires peut équivaloir à une conférence nationale allant dans le sens de la reconciliation. Ce discour, même un élève de la 6ème année peut le rédiger. Les actes et les paroles de tous les responsables, à tous les niveaux doivent reflèter les vertues de la citoyenneté, le peuple suivra comme des wagons après la locomotive.
YES. je suis entierement d'accord avec vous
A mon avis ce Débat peut et doit être organisé par nous les guinéens. Ce Débat ne doit pas être un tribunal ou un lieu de règlements de comptes ou de guerre de clans ! Au contraire, ça doit être un endroit et un moment de réconciliation, après avoir dit la Vérité, rétablit la Justice pour les victimes Il est évident que nous devons nous faire aider par des amis africains et ou autres. Je suis tout à fait d’accord avec ce qu’un compatriote a brillamment formulé en disant « Le débat national, public et contradictoire organisé courageusement par nous et dirigé par nous, peut-être avec l’aide réduite de ceux qui ont pu résoudre de tels conflits » Je pense contrairement à ce que vous dites que tous les guinéens et guinéennes ne sont pas pourris. Il y a des vrais patriotes encore en Guinée. A mon sens c’est le système en place qui conditionne très mal l’immense majorité de nos compatriotes. Par ailleurs il faut que nous guinéens, nous nous asseyons pour parler ensemble, nous regarder dans les yeux, nous expliquer, revisiter notre triste histoire, cela consolera beaucoup de victimes et leurs parents. Le but étant de nous Pardonner pour exorciser le mal qui hante notre nation. Comme je l’ai dit dans le texte, je souhaite que nous ouvrions ce Débat à l’ensemble du pays pour en fixer les modalités et les conditions. Tout cela fera l’objet de nos réflexions ultérieures. Merci
Nous nous sommes connus grâce à l’U.F.D et à grâce à notre regretté frère le Professeur Alfa Ibrahima Sow (paix à son âme) en 1991. Cela nous rappelle quelques souvenirs. Il est tout à fait exact que l’idée d’une Conférence Nationale est bel et bien celle du Pr A.I.S. C’est son héritage politique qu’il nous a laissé. Du reste je ne me lasse pas de le citer à chaque fois qu’il s’agit de parler de l’impérieuse nécessité d’un forum national, seule issue pacifique de sortie de crise pour notre cher pays. Mon cher Boubacar, toi, moi et beaucoup d’autres sommes les héritiers d’Alpha Sow. Ce que je te demande personnellement c’est que nous nous levons ensemble désormais pour défendre et promouvoir cette idée d’un Débat national pour une Réconciliation nationale auprès de nos compatriotes. Je te fais cette demande car tu fais partie aujourd’hui des rares intellectuels crédibles de notre pays et tu connais très bien toute philosophie politique du Pr A.I.S . Je fais cette demande car tu sais mieux que la situation catastrophique de la Guinée !!! Je te demande ce service car l’héritage que Sow nous a laissé est trop lourd pour moi seul. Amitiés. Bakary
Je n'ai pas de réponse à votre question.Néanmoins je vais apporter mon témoignage.Aussi longtemps que je me souvienne c'est le professeur AIS qui a toujours défendu cette idée en parlant de TABLE RONDE dès 1984.Par la suite ce fut l'idée de conférence nationale préalable à toute élection
Mais en 1993 l'idée fut abandonnée et les grands ténors se ruèrent vers les premières présidentielles multipartistes.
L'UFD demeura seule continua pratiquement à défendre la conférence nationale comme préalable à toute élection .À son congrès de 1995 le préalable fut levé après un débat fort houleux.
Le professeur AIS n'avait pas d'ambition personnelle mais il aspirait à l'avènement d'un pays réconcilié et doté d'institutions démocratiques.
Les élections sont nécessaires mais elles ne résolvent pas toujours les problème! .Parfois il fait s'asseoir et discuter afin de poser les bases solides de la Charte du bon vivre ensemble et pour un développement harmonieux ,juste et équitable pour tous.
" Le Temps est père de la vérité" Rabelais;
La patience est mère de toutes les vertus. la vérité finit toujours par triompher. A bientôt
Cela permettra de mettre en exergue ce que chacun d'entre nous aura fait au cours des différentes périodes de notre histoire.
Je suis sûr que les jeunes qui hurlent partout en exhibant le mot génocide par ci par là se tairont car finalement ils sauront ce qui s'est passé.On ne parlera plus de Peuls de Malinkés mais des guinéens soucieux d'avancer en donnant force à l'argument et non utiliser l'argument de la force.
Si nous sommes aujourdhui dans cette situation c'est parce que nous nous n'avons pas su aller loin en 2006-2007,lorsque j'entendais qu'on ne voulait pas Conté mais ses ministres quelque part on le dédouanait de ses turpitudes,sa mal gouvernance,la corruption généralisée le vol des deniers à tous niveaux organisés par lui même.
Mme Andrée aussi dédouane son mari des crimes en nous racontant qu'on le mettait devant le fait accompli:comment peut elle raconter cela or son mari n'a jamais fuit sa responsabilité ne disait il pas en la regardant elle même:ceux qui ont trahi ont été exécutés c'était à Paris et il s'est tourné vers elle Mme Andrée Touré en disant que son oncle Balla Camara a trahi et nous l'avons exécuté,Madame votre mari est responsable comme se pose en droit la responsabilité du fait de l'autrui.
Aussi Madame parlant de Fodébat non seulement à manqué d'élégance mais nous a parlé de griots etc..Nous sommes en république et non dans le Mandé?NI DANS DANS LE FOUTA ETC..lA Réupublique est une et est indivisible elle appartient à tous les guinéens seul le débat départage ses enfants devant les électeurs.
Mon cher Docteur le débat devient tellement nécessaire car certains ont oublié que dans ce pays on a pendu ,fusillé,faire mourir de diète,on a anéanti des vies laissant leurs enfants errés,certains ont même oubliés qu'ils avaient quitté la révolution paradisiaque de la Guinée pour l' enfer de la Côte d'Ivoire en les lisant on a la nausée vive cette conférence sur l'histoire politique de notre pays.
Vive la Guinée
Merci pour la réponse que apportez à ma question, à savoir : Pourquoi la classe politique en particulier le Pouvoir exécutif ne veut pas d’une conférence nationale ?
Je pense que vous voyez juste, en évoquant les trois raisons.
1- Manque de volonté politique.
2- Des cliques qui arrivent au pouvoir pour s’enrichir.
3- La perte des vertus cardinales de la vie en société par les Guinéens qui ne s'écoutent plus…
Pour moi de toutes ces trois c’est le MANQUE DE VOLONTE POLITIQUE du Président de la république qui la principale. En Afrique du Sud, c’est Mandéla qui a suscité le processus de la réconciliation.
Le blocage en Guinée vient du sommet de l’Etat. C’est le président A.C. qui ne veut pas de ce Dialogue inclusif, il préfère organiser des parodies électorales, un coup K.O c’est ce que l’opposition doit comprendre. L’opposition doit refuser de prendre part à ces farces électorales et exiger des Assises Nationales Vérité-Justice-Réconciliation.
Merci
Je dirais premièrement que c'est par manque de volonté politique. Deuxièmement, puisque ce sont des cliques qui arrivent au pouvoir après des semblants d'élection, leur préoccupation première c'est de s'enrichir vite étant conscients de leur illégitimité, plutôt que de s'occuper des ressentiments d'un peuple martyr qu'ils considèrent dorénavant comme étant frappé de malédiction. Troisièmement, désabusés et ayant perdu les vertues cardinales de la vie en société, les Guinéens ne s'écoutent plus. Or il faut au moins être deux pour dialoguer. Le Guinéen a la prétention d'avoir toujours raison, un autre peut lui faire admettre le contraire mais pas son compatriote.
A mon avis,avec un surseaut patriotique,le contenu d'un seul discour responsable du président de la republique actuel ou à venir, suivi d'actes et de comportements exemplaires peut équivaloir à une conférence nationale allant dans le sens de la reconciliation. Ce discour, même un élève de la 6ème année peut le rédiger. Les actes et les paroles de tous les responsables, à tous les niveaux doivent reflèter les vertues de la citoyenneté, le peuple suivra comme des wagons après la locomotive.








