Selection de vidéos
Partenaires
C’était un homme de conviction
Boubacar Doumba Diallo Dimanche, 03 Janvier 2016 02:32
Décédé le 23 décembre 2015 à Lausanne, l’opposant historique a été enterré le vendredi 1er janvier 2016 dans son village natal situé à 160 km au sud-ouest d’Alger, en présence de dizaines de milliers de personnes. Un deuil national de huit jours a été décrété par le président de la République avec des funérailles dignes d’un chef d’Etat. Quel est cet homme ? Vous avez deviné. C’est Hocine Ait Ahmed le dernier survivant des « neuf fils de la Toussaint », les chefs qui ont déclenché l’insurrection du 1er novembre 1954 contre l’occupation coloniale française en Algérie.

Membre fondateur de l’Organisation spéciale dont il était le second dirigeant, il dirigea ensuite la diplomatie du FLN. Ait Ahmed démissionnera du GPRA en 1962 pour fonder en 1963 le FFS (Font des forces socialistes) qui revendique le pluralisme politique face au système du parti unique. Depuis il se bat pour instaurer la culture démocratique et les droits de l’homme en Algérie. C’est cet éminent homme de conviction qui vient de nous quitter. Paix à son âme.
Nos opposantes girouettes en Guinée devraient s’inspirer de cette grande figure historique. Je veux parler de ceux qui ne veulent pas demeurer opposant à vie ou opposant éternel.
Was salam
Boubacar Doumba Diallo
![]()
Commentaires
Le seul que je connaisse de nom et qui est resté fidèle à ses convictions s'appelait Jean-Claude Diallo. Un jour certains s'en inspireront pour ne pas accepter n'importe quoi, et peut-être même dans CE gouvernement.
Je ne le connais pas ; donc je ne peux spéculer sur ses convictions. Par contre le fait de démissionner d’un gouvernement ne fait pas de quelqu’un démocrate. Le CMRN était un gouvernement illégal et illégitime ; donc anti-démocratique. Pour moi, tous ceux qui ont participé, de près ou de loin, aux différents régimes qui se sont succédé depuis l’indépendance ne sauraient êtres considérés comme démocrates. Et puisque je sais maintenant ce que cela signifie (merci doyen Doumba), je proclame que « le pouvoir pour le pouvoir » ne m’intéresse point !
Aidez moi à donner des exemples de démocrates guinéens sensés être des hommes de conviction
.
Le doyen Ba Mamadou (UNR et plus tard UFDG) croyait fermement à l’alternance par les urnes et dans le respect des lois de la république. De tous les acteurs politiques, il était le seul à s’opposer à la prise du pouvoir par le CNDD. Il voulait le respect de la constitution qui stipulait que le président de l’Assemblée nationale assume l’intérim en attendant l’organisation d’élections libres et transparentes. Voila ma définition de démocrate !
Aidez moi à donner des exemples de démocrates guinéens sensés être des hommes de conviction .
Le seul que je connaisse de nom et qui est resté fidèle à ses convictions s'appelait Jean-Claude Diallo. Un jour certains s'en inspireront pour ne pas accepter n'importe quoi, et peut-être même dans CE gouvernement.
.
La société guinéenne actuelle en a bien besoin.Hélas la plupart de nos "imams" font tout le contraire de ce qu'ils devraient faire.
Petite anecdote: On se souviendra qu’une fois, passager d’un avion ayant décollé de Casa (?), l’appareil fut sommé d’atterrir par l’armée française. Avant la descente, Ben Bella avait ‘bouffé’ tous les documents du FLN. Le lycéen que j’étais se souvient des négociations en 1961 avec le GPRA (gouvernement provisoire de l’Algérie) à Evian. Ben Bella (?) qui était en prison fut amené pour une participation ‘indirecte’. Les Pieds Noirs ou Français en Algérie qui étaient farouchement opposés à l’Independence algérienne avaient accueilli ces négociations par une bombe plastique.
http://oumma.com/Le-Cheikh-Bachir-El-Ibrahimi-le
Les neufs marabouts à la tête de l'insurrection musulmane au Fouta Djallon au début du 18ème siècle
c’est quoi le pouvoir pour le pouvoir ?
AC voulait le pouvoir pour le pouvoir. Il n'a aucun projet et sa seule réalisation est d'avoir confié la réalisation d'un barrage aux Chinois... pour pouvoir présenter quelque chose en fin de mandat. Dans tous les autres secteurs, son clan fait du business. L'éducation ce sont des marchés de gré à gré en BTP (construction d'écoles) pour sa belle famille, l'agriculture ce sont des marchés de gré à gré pour la vente d'engrais, le tourisme permet de recycler de l'argent sale dans des hôtels... bref aucune politique dont on connait les tenants et aboutissants.
Je ne parle même pas de l'industrie, de la pêche, de la justice, de la décentralisation, de la fonction publique, de la culture, des transports, de la santé, de l'emploi, des P et T, du logement, de la formation pro, de l'environnement... Qui pourrait me faire le bilan de ces politiques ?
Bref AC voulait le pouvoir pour finir en beauté une vie ratée, le reste ce n'est pas son problème.
Merci infiniment doyen ! Longue vie et santé. Bonne journée et bien de choses à la famille.
Salut Mignan Aziz !
Soumis à l’obligation de la sagesse que je respecte, j’ai répondu à ta question de façon générique. Tel que je l’ai donc dit précédemment, je présume que tu es intelligent. Cependant, lorsque que tu m’interpelles pour une phrase du discours d’un politicien et me demandes des explications, telles que « c’est quoi le pouvoir pour le pouvoir ?» Il n’y a plus qu’une question, il y a de l’insinuation. Quelle allégation aurais-tu en tête ? Quand on soupçonne quelqu’un de quelque chose, c’est mieux d’en être explicite. C’est cette honnêteté que nous nous devons. Merci !
"
C'est tout à fait par hasard que je suis tombé sur ce texte de Serge Toussaint Grand Maître de la Rose-Croix.
Merci infiniment doyen ! Longue vie et santé. Bonne journée et bien de choses à la famille.
Mais comme chacun sait, la nature humaine a des faiblesses, pour ne pas dire des défauts. C’est ainsi qu’un tempérament de meneur, de décideur, est souvent enclin à rechercher le pouvoir pour satisfaire une ambition personnelle, plutôt que pour le mettre au service du bien commun ou d’une cause altruiste. Et cela est vrai dans tous les domaines de la société : politique, économie, science, religion… Dans les cas extrêmes, c’est ce genre d’ambition, fondée sur un orgueil souvent démesuré, qui nourrit les tyrans, les despotes, les dictateurs, les “parrains” de la mafia, les “gourous” de certaines sectes, etc.
Sans aller jusqu’aux extrêmes que je viens d’évoquer, l’expérience montre que les individus qui veulent le pouvoir pour le pouvoir ne l’utilisent quasiment jamais de façon utile, positive ou constructive. Ils se servent de lui pour en retirer des avantages personnels et pour satisfaire leur désir de se sentir importants et puissants. Et lorsqu’ils le détiennent, ils ne le cèdent que très difficilement. Par ailleurs, ils ont généralement en commun d’être autoritaristes, notamment avec ceux qui leur sont “inférieurs” sur le plan hiérarchique. Autrement dit, ils usent de coercition à leur égard et les maintiennent en position de subalternes.
Naturellement, nombre de personnes exercent des fonctions de pouvoir sans être obsédées par le pouvoir en tant que tel et même, pour beaucoup, sans l’avoir voulu ou revendiqué. Tel est notamment le cas de celles qui, dans le cadre de leur profession, occupent un poste qui les oblige à prendre des décisions et à diriger leurs collègues de travail ou à leur donner des instructions. Sauf exception, elles s’efforcent généralement de l’assumer le mieux possible et dans l’intérêt de tous, ce qui est d’autant plus difficile que sont importantes les responsabilités dont elles doivent s’acquitter.
D’une manière générale, le pouvoir révèle la personnalité profonde de celui ou de celle qui le détient. S’il s’agit d’une personne évoluée sur le plan intérieur, elle l’utilise avec sagesse et s’emploie à le mettre au service de l’intérêt général, sans rechercher la puissance, la reconnaissance et encore moins les honneurs. Si cette personne en est encore à agir sous l’impulsion exclusive de l’ego, le risque est grand de la voir se métamorphoser en quelqu’un de vindicatif et d’autoritariste. Souhaitons que les temps viennent où tous ceux et toutes celles qui exerceront des fonctions de pouvoir aient la grandeur d’âme voulue pour en faire le meilleur usage possible."
Serge Toussaint
Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix
C'est tout à fait par hasard que je suis tombé sur ce texte de Serge Toussaint Grand Maître de la Rose-Croix.
J’ai remarqué la même phrase dans le discours de vœux de nouvel-an de CDD. Au fait doyen, c’est quoi le pouvoir pour le pouvoir ? Merci d’avance.
Salut Aziz !
Je n'ai même pas lu le discours de CDD.Je lis rarement les discours des politiciens.Tu es très intelligent .Alors le pouvoir ne m'intéresse pas.Si c'est pour cela que les gens créent des partis, c'est leur affaire.Depuis 1998 je ne suis membre d'aucun parti.Aucun ne me satisfait.Voilà !
... surtout le pouvoir pour le pouvoir ne m'a jamais intéressé.
J’ai remarqué la même phrase dans le discours de vœux de nouvel-an de CDD. Au fait doyen, c’est quoi le pouvoir pour le pouvoir ? Merci d’avance.
Tamisso,
Au moins, tu as le courage et l’honnêteté d’avancer tes idées, contrairement à la majorité silencieuse qu’on mène à l’abattoir dans notre pays depuis l’indépendance. Je te félicite pour cela.
Ceci dit, je crois que tu dois faire un sérieux effort pour ébranler tes convictions sur le pouvoir et l’action militante. Sinon tu resteras un cas typique du guinéen qui se condamne à être soit victime, soit complice des salopards. Réduire la politique en source de pouvoir et souscrire d'avance à l'arbitraire. C’est renoncer à toute valeur et s’engager dans le commerce hasardeux du pouvoir. On connait tous d’où tu tires ses idées. Mais elles sont nocives.
Dire qu'on est politicien pour avoir le pouvoir c'est à la fois illogique et irréfléchie. Même si on faisait une rotation, tous les politiciens n’accèderont jamais au pouvoir.
Un pouvoir et une opposition qui joue le rôle de contre-pouvoir afin de limiter les abus et extirper la corruption qui atteint tout pouvoir, c’est l’essence de la démocratie.
Involontairement (j’espère) tu sembles te moquer de tous ceux qui se sont battus pour faire avancer des idées dont nous bénéficions aujourd’hui. Et sans rien attendre en retour.
Je m’en tiens à cela pour le moment.
Une chose enfin. Ne te désole pas. Tu n'es pas seul. La majorité de tes frères et sœurs guinéens pensent comme toi. Ton posting touche même l’une des tares essentielles dont souffre notre pays. Surtout parmi les politiciens et leurs inconditionnels. Tu en trouves même sur ce site, parmi les intellectuels. Et c’est pour cela que nous avons eu toujours des dictateurs. Du courage mon grand. Bonne Année.
Wa Salam
K. Ba
« Le patriotisme aujourd’hui, c’est la démocratie », était son mot d’ordre. Hocine Aït Ahmed, dirigeant historique de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, est mort mercredi 23 décembre à Lausanne en Suisse à l’âge de 89 ans, à la suite d’une longue maladie, a annoncé à Alger son parti le Front des forces socialistes (FFS).
Militant contre l’ordre colonial, il fut également un opposant déterminé à l’ordre nouveau, instauré après l’indépendance de l’Algérie en juillet 1962. Ni son exil prolongé en Suisse, ni l’affaiblissement de son parti, le Front des forces socialistes (FFS), victime, comme d’autres, d’un sévère verrouillage de la vie politique, n’auront entaché cette réputation d’opposant sans concession.
Diplomate de la révolution
Né le 20 août 1926 à Aïn El-Hamam, en Grande Kabylie, Hocine Aït-Ahmed était le dernier encore en vie des neuf Fils de la Toussaint, les chefs qui ont déclenché la guerre d’Algérie contre la puissance coloniale française. Il est au Caire, quand la guerre d’indépendance commence le 1er novembre 1954. Il va devenir l’ambassadeur permanent du Front de libération nationale (FLN) auprès de l’ONU et représente le FLN à la conférence des non-alignés de Bandoung en avril 1955. Cette carrière de diplomate de la révolution est interrompue le 22 octobre 1956 par le détournement par l’armée française de l’avion qui le transporte, en compagnie d’autres dirigeants du parti, vers Tunis. Il restera en détention jusqu’en 1962.
Lire aussi : Guerre d’Algérie, de la mémoire à l’Histoire
Libéré au moment du cessez-le-feu, en mars 1962, il prend très vite ses distances à l’égard de ses anciens compagnons d’armes dont il juge sévèrement les querelles. Dès la fin de juillet, il refuse de siéger au bureau politique, rend son portefeuille de ministre d’Etat au sein du gouvernement provisoire de la République d’Algérie et s’exile à Paris, puis en Suisse. Elu député de Sétif en septembre, il revient à Alger siéger au Parlement où il entend jouer le rôle de chef de l’opposition. Mais Ben Bella ayant déclaré au début de l’été 1963 « qui n’est pas avec moi est contre moi », Hocine Aït-Ahmed dénonce « le régime policier socialo-mystificateur », puis la Constitution qui « ne vise qu’à légitimer le pouvoir personnel » et enfin « le FLN, qui est une fiction et un parti coupé du peuple et de ses meilleurs cadres populaires ».
« Ni Etat policier, ni Etat intégriste »
La rupture est consommée lorsqu’il fonde le FFS (Front des forces socialistes), qui, le 29 septembre 1963, lève des troupes et organise l’insurrection en Kabylie. Arrêté le 19 octobre 1964, Aït Ahmed est condamné à la peine capitale pour « menées contre-révolutionnaires ». Il est transféré à la prison d’El-Harrach, d’où il s’évade le 30 avril 1966. Il dénonce alors Houari Boumediène, qui entre-temps, s’est emparé du pouvoir : « la dictature militaire a remplacé la dictature politique », dit-il.
Il ne reviendra en Algérie qu’après les émeutes d’octobre 1988 qui ont contraint le régime à accepter une ouverture politique. En décembre 1991, alors que le coup d’Etat se prépare contre des élections législatives remportées par le Front islamique du salut (FIS), il défend le respect de la légalité constitutionnelle. Certains parmi les élites francophones lui reprocheront avec violence son slogan de « ni Etat policier, ni Etat intégriste ». « Certains pensent que le FFS demeure dans l’opposition systématique. Nous sommes pour le compromis et non pour la compromission », disait-il.
Contraint de réduire son activité politique
Après l’assassinat du président Mohamed Boudiaf en 1992 et la montée des violences qui marquent le début de la décennie noire, il quitte à nouveau l’Algérie. Pour ses partisans, convaincus que Boudiaf a été éliminé par le régime, sa sécurité physique n’était plus assurée et il n’y a plus de marge de manœuvre pour l’action politique. Hocine Aït-Ahmed reviendra au pays pour participer à l’élection présidentielle d’avril 1999. En pleine campagne, il est victime d’une crise cardiaque. Il est contraint de réduire son activité politique, mais de Lausanne où il réside, reste toujours présent dans la vie politique à travers les médias.
On a souvent, à tort, présenté l’homme, comme étant le « représentant des Kabyles ». Hocine Aït-Ahmed, dont le père était caïd et la famille liée au cheikh de la zaouia du village, à Aïn El-Hammam en Haute Kabylie, connaissait parfaitement la langue arabe. Il n’a jamais été « berbériste » mais aura, au contraire, œuvré pour maintenir la question berbère dans un combat pour les libertés démocratiques, refusant tout débordement vers les thèmes « ethno-culturalistes ». Une constante dans le combat politique de Hocine Aït-Ahmed. Retiré de la vie politique depuis le printemps 2013, l’homme avait été victime d’un AVC en janvier 2015. Il n’aura pas vu de son vivant l’avènement de l’Algérie démocratique et ouverte qu’il appelait de ses vœux."
"S'il existe un au-delà où Hocine Aït Ahmed, décédé mercredi dernier en Suisse à l'âge de 89 ans, a pu rejoindre ses frères d'armes - Krim Belkacem, Didouche Mourad, Larbi Ben M'hidi, Mostefa Benboulaïd, Mohamed Khider, Rabah Bitat, Ahmed Ben Bella et Mohamed Boudiaf - sans doute a-t-il souri en entendant le patron du FLN dire au lendemain de sa disparition: «L'Algérie a été injuste envers lui». Car, à bien y regarder, le dernier des neuf «fils de la Toussaint», comme on appelle ceux qui ont déclenché la guerre d'indépendance le 1er novembre 1954, a toujours lutté contre ce que l'Algérie officielle prétend combattre encore aujourd'hui: le colonialisme et l'autoritarisme. «Avec un idéal qui a transcendé des générations de militants mais n'aura jamais été atteint: une Algérie démocratique et ..."
On a connu les hommes politiques de marque,et aujourd'hui hélas, la chinoiserie a infesté le milieu de vulgaires pacotilles.
A Ceux qui faisaient de la politique un combat pour la cause commune ont succédé ceux qui font de la politique un commerce pour le maximum de profit personnel.








