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J’ai vécu le 27 septembre 2011
Mamadou Aliou Baldé Samedi, 15 Octobre 2011 00:39
Ce 27 septembre 2011, j’ai vécu un événement qui restera gravé dans ma mémoire jusqu’à ma mort. Le matin, nous sommes dans la cour, portail clos, famille dedans. Personne n’est allé à la manif. A 13h30, je fais mes ablutions, je m’en vais à la mosquée. Les choses semblent se calmer un peu dans la rue. Mon cousin Abdoul Aziz Diallo (13 ans) me remet 20 000 fg pour deux cartes de recharge Orange pour un voisin. J’ouvre la porte. On habite au bord de la rue. Un pick-up de la police est là.
J’attends, il ne part pas ; tout à coup, il fait marche arrière, se gare devant le portail, des flics en descendent, me demandent ce que je fais devant ma porte, je leur explique qu’un voisin a acheté des recharges avec moi et je partais les lui remettre. Un agent prend mes deux portables et les deux recharges, m’ordonne de monter dans le pick-up, je n’oppose pas de résistance. Ils arrêtent Abdoul Aziz, prennent son téléphone, le jeune Saïkou qui loge chez nous. Leur chef s’introduit dans la chambre de mon oncle, s’empare de deux téléphones. Les policiers lancent une bombe lacrymogène dans la cour.
Ils nous conduisent à Hafia où ils raflent beaucoup de personnes, parmi elles, un parlant malinké, à qui un agent dit: “tais-toi, on va te libérer”, aussi un jeune commerçant devant sa boutique, à qui on ne laisse pas fermer son échoppe, ensuite des jeunes chez eux autour du thé. On était dans le pick-up comme des sardines. A Hamdallaye rond-point, ils relâchent le Malinké. Moi et les autres, on nous emmène à Bambéto où on reste longtemps. Les autres et moi, on est tous des Peuls. Les policiers se mettent à insulter nos mères, nous lancer des propos racistes et haineux, en soussou. J’ai entendu : “Vous êtes des nomades, vous les Peuls. Ici, c’est pas chez vous. Vous allez sortir de ce pays ou on va vous tuer tous. Fils de putes, vous allez voir s’il y a deux présidents dans ce pays (allusion à Dalein). Les 3 régions naturelles vont se liguer contre vous ; on va vous massacrer, bâtards”.
C’était la première fois que j’entendais des injures pareilles à l’endroit de Guinéens.
Après Bambéto, Kaporo, près de la RTG, à la BAC (Brigade anticriminelle).
Environ une demi-heure, et ils décident de nous ramener à Hamdallaye. En chemin, ils nous injuriaient de mères, à notre dignité.
A Hamdallaye, ils nous ont débarqués un à un, en nous demandant: “Tu as quoi ?”, alors qu’ils nous ont déjà pris tout. Avec des matraques sur les fesses.
Mamadou Aliou Baldé
Etudiant
Commentaires
Je suis mort de rire. Tu penses peut etre que les internautes boivent l'eau par les narines ou quoi?
Les gens sont prêts à tout pour salir, dénigrer. Comment, tu as pu sortir avec tous les "donsos" qui peuplaient la ville ce jour pour vous tabasser.
Le mensonge est une vertu chez certains, quel malheur !!
FOROTO MOUGOU - mougoufroto
yahoo.frDieu ne dores pas, et je te jure par son nom qu'ils le pairont doublement.
Quand aux negationnistes du genre de Kairaba Diaby, qu'ils continuent mais un jour il sauront qu'il fallait soutenir son voisin quand la case commune commende a prendre feu.
Wassalam








