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Réponse aux trolls (partie 2)
Thierno Sadou Diallo Jeudi, 10 Décembre 2015 00:41
Dans cette deuxième partie, je m’efforcerai de revenir sur les points que j’ai soulevés dans mes deux derniers articles « Lendemains d’élections » et « Fin de partie pour les politiciens » pour effacer le flou que les trolls ont voulu instaurer autour de ces questions qui ont tant soulevé leur ire. Mais avant d’en arriver là, je voudrais très rapidement répondre aux accusations fantaisistes qu’ils ont lancées contre moi.
Dans le but évident de me discréditer, ils soutiennent que depuis ma démission de l’UFDG, mon discours a changé et qu’on ne me reconnait plus. Selon eux, ce changement serait dû à mon désir de chercher un poste dans le gouvernement du président Alpha Condé. Et ce serait la raison pour laquelle j’aurais écrit ces deux articles. Soit ! Ils sont libres d’assumer et de penser ce qu’ils veulent ! Ce n’est pas mon problème. Mais je leur répondrai ceci :
Si j’ai démissionné de l’UFDG, c’est parce que je ne suis pas d’accord avec la politique actuellement en cours dans ce parti et je l’ai fait savoir à travers une lettre. Et comme je l’ai déjà mentionné, je n’ai pas pour autant renoncé à mon combat politique. J’ai bel et bien le droit d’exprimer mes points de vue politique comme je le conçois et comme je l’entends ! Où est le problème ?
A propos de ma prétendue volte-face, il faut se poser la question de savoir si c’est moi qui ai changé ou si c’est le parti qui a évolué dans une direction que beaucoup de gens contestent aujourd’hui. A ceux qui sont prompts à condamner et juger hâtivement, je leur dirai que moi, je ne suis pas entré en politique pour les beaux yeux de Pierre ou Paul ou encore pour assouvir les ambitions présidentielles de qui que ce soit. Je suis en politique pour servir le pays et la nation, pour servir la Guinée et les Guinéens. Et j’exprime mon engagement politique dans la défense de certaines causes qui me sont chères : la lutte contre l’arbitraire, le droit à la justice, la lutte contre l’exclusion, la discrimination ethnique et le népotisme, et le combat pour l’amélioration des conditions de vie des populations. Sur ces thèmes là, mon discours n’a pas varié et il ne changera pas ! Et en cela je suis constant depuis 30 ans ! Seuls ceux qui pensent qu’on s’engage en politique pour le grand bonheur d’une personne peuvent imaginer un changement dans mon discours. Oui je fais de la politique, mais ni pour une personne, ni contre une personne ! Cela doit être clair ! Et je suis sur le terrain depuis plus de trente ans ! Et plusieurs des causes pour lesquelles nous nous sommes battus ont connu des dénouements heureux, même si ceux qui sont arrivés hier veulent nous jeter de la poudre aux yeux en voulant minimiser notre combat. Mais il a fallu mettre une pression énorme sur le régime militaire pour qu’il y ait le multipartisme, pour que la Guinée se dote d’une constitution, pour qu’on organise des élections régulières même si elles ne sont pas toujours transparentes, pour qu’on respecte les libertés fondamentales dont la liberté de presse et celle de s’assembler et de manifester. Et il a fallu mettre la pression pour que les militaires se résignent à l’idée que le pays doit être dirigé par un civil en toutes circonstances. Et pour que la Guinée se dote d’institutions fiables même si elles sont encore balbutiantes. Vous croyez que toutes ces libertés là sont tombées du ciel comme cela et qu’on nous les a servies sur un plateau d’argent ? Les gens se sont battus pour tout ça et qu’on veuille le reconnaitre ou pas, j’étais sur tous les fronts et de toutes les batailles. Je ne suis donc pas au service d’un homme ! Oui c’est vrai je fais de la politique, mais je suis avant tout un intellectuel, et un intellectuel engagé. Le drame de la Guinée c’est que les intellectuels ont capitulé devant les politiques qui du haut de leur pupitre impulsent à la nation une course si dangereuse pour sa survie. Je m’excuse si je le dis sans modestie, mais moi ils ne m’impressionnent guère car la plupart d’entre eux m’ont trouvé sur le terrain.
Quant à ceux qui disent que mes récentes publications viseraient à sécuriser un poste dans l’administration guinéenne, je leur rappellerai que je publie des articles sur la Guinée depuis 1984, juste après la fin du régime de M. Sékou Touré. Si telle était uniquement mon ambition, alors j’ai eu amples opportunités pour le faire. Et puis de toutes les façons, je n’ai nullement besoin d’écrire des articles pour impressionner le président Alpha Condé. Je l’ai pratiqué depuis 1990 et il me connait très bien. Il sait tout de moi. Il connait mes parents et ma famille. Il connait mon parcours, mes succès et mes déboires. Et il sait où je vis et même quand je viens en Guinée. Vous croyez que j’ai besoin d’écrire des articles pour attirer son attention ?
Faut-il féliciter le président Alpha Condé et reconnaitre sa légitimité ?
Si mes récents articles ont déchainé la furie des trolls qui ont déversé leurs frustrations sur la place publique (l’espace des commentaires), c’est parce que j’ai suggéré qu’au lendemain des élections, tous les candidats malheureux de l’élection présidentielle devraient en principe féliciter le professeur Alpha Condé qui a été déclaré vainqueur au sortir du scrutin. Les trolls ont crié sur tous les toits, dénonçant une telle action comme étant un sacrilège ! Je note cependant que sur les huit candidats, six l’ont déjà félicité et seraient prêts à assister aux cérémonies de prestation de serment et d’investiture, si l’invitation leur était faite. La suggestion que j’ai faite obéit à une logique car toute démarche, même politique, doit s’inscrire dans une logique. On ne peut pas accepter une partie du théorème et rejeter l’autre partie. On peut dire cela devant les masses profanes mais on ne peut le défendre devant des intellectuels bien avertis. Ceux qui refusent de féliciter le président Alpha Condé et d’assister à sa prestation de serment, sont libres de le faire. C’est la démocratie ! Mais de grâce, qu’ils aillent jusqu’au bout de leur logique. La présidence de la République est une institution nationale et si on ne reconnait pas la légitimité de cette institution et la personne qui l’incarne, alors on devrait le faire sur toute la ligne. On ne peut pas bouder une cérémonie d’une telle importance pour la nation et prétendre siéger demain à l’Assemblée nationale qui a forcément des rapports interactifs avec l’exécutif ! J’aurais été bien impressionné de ce refus de reconnaitre la légitimité du président de la République si cette action était accompagnée d’un retrait total de l’Assemblée nationale. Comme Alpha Condé l’avait fait en son temps lorsqu’il a décidé de ne pas reconnaitre les résultats de l’élection organisée par le général Conté en retirant tous ses députés de l’Assemblée nationale. Voilà une action conséquente ! Que ceux qui s’inscrivent dans le camp du refus agissent en conséquence ! Mais on ne peut pas avoir un pied dans le système et un pied dehors.
C’est pourquoi je dis que ceux qui sont en train de conseiller au chef de file de l’opposition de bouder cette cérémonie sont commettent une grosse erreur. D’autant plus que ce refus de reconnaitre la légitimité du président de la République soulève des questions d’ordre constitutionnel. Oui parce que c’est la légitimité même des contestataires qui sera mise en question. Alpha Condé sera de toutes les façons investi dans ses fonctions et il sera responsabilisé. Il sera universellement et officiellement reconnu comme le président de la République de Guinée. Devant une telle crise de confiance entre les deux camps, le président de la République serait dans son droit de convoquer des élections législatives anticipées pour conforter sa majorité et redistribuer les cartes. On ne peut être député à l’Assemblée nationale et remettre en cause la légitimité des institutions de la République. Cela va de soi surtout que personne n’a été forcé de participer au scrutin présidentiel du 11 octobre 2015.
Politiquement aussi, la décision de bouder la cérémonie d’investiture du président est difficile à comprendre. Aussitôt déclaré vainqueur, Alpha Condé a tendu la main à tout le monde. Il a manifesté sa volonté d’ouverture et d’apaisement du climat politique et social. Il a pris plusieurs initiatives dans ce sens en rencontrant ses opposants, Diallo Sadakadji qui est d’ailleurs retourné en Guinée, Sidya Touré, Bah Oury et Tibou Kamara. Selon certaines sources, il serait meme prêt à déclarer une amnistie pour tous les prisonniers politiques et favoriser le retour des exilés politiques. Pourquoi diantre devrait-on tourner le dos à cette main tendue ? Ne devrait-on pas au contraire l’encourager ? Si le président change de politique et prend des actions pour décrisper la situation, pourquoi rester figé dans ses positions ? Ou est la Realpolitik ? En tout cas, moi ce n’est pas comme ça que je conçois la politique. A ceux qui souffrent de voir Alpha Condé président, moi je dis qu’il est temps de se réconcilier avec ce fait puisque cela fait 5 ans qu’il est au pouvoir et il vient d’être réélu pour un autre mandat de 5 ans encore.
Il faut se poser la question de savoir « Pourquoi pas Alpha Condé » ? En 1990, lorsque nous avons entamé cette longue marche vers la démocratie, il y avait 4 leaders sur la ligne de départ qu’on estimait être des prétendants sérieux pour le pouvoir : M. Siradiou Diallo, M. Alpha Condé, M. Ba Mamadou et M. Jean Marie Doré. Chacun d’entre nous s’est rangé derrière un leader qu’on estimait être proche de notre sensibilité politique. Ce n’est que vers 1999, si mes souvenirs sont exacts, que M. Sidya Touré a rejoint le lot. En cours de route, M. Siradiou Diallo et M. Ba Mamadou nous ont quittés par suite de décès (Paix à leurs âmes). En 2010, après tant d’empoignades, de bousculades, de brisures, de larmes, de sang et tant d’autres sacrifices, c’est M. Alpha Condé qui a réussi à réaliser son rêve de prendre en main les destinées de la Guinée. Quand on a vécu tout cela, pourquoi donc ne pas l’accepter ? Mais il est clair aussi que ceux qui n’ont pas vécu tout cela peuvent avoir une vision erronée des choses. C’est pourquoi je salue la décision de tous ces acteurs politiques qui ont accepté la main tendue du président en vue d’un dialogue franc et sincère pour la paix et la stabilité de la Guinée. Et parmi eux, singulièrement M. Sidya Touré qui est son adversaire le plus ancien. Lui au moins il a l’intelligence de comprendre que la longue rivalité politique avec Alpha Condé est terminée et qu’il faut maintenant regarder droit devant soi. Lui au moins, il a cette finesse d’esprit de réaliser qu’Alpha Condé a atteint tous ses objectifs et qu’il ne sert à rien de poursuivre un homme qui est au sommet de la montagne et qui a déjà entamé sa descente vers l’autre versant.
Washington le 6 septembre 2015
Thierno Sadou Diallo
MBA, consultant expert économiste
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Commentaires
Après la réponse du berger à la bergère ,je sais que votre question semble honnête Hadiatou.Le 23-9 2O11,un certain Paykoun Fouta m'a interpelé avec la question suivante :
"Je voudrais demander respectueusement à Tonton Doumba, à Koto AOT, Koto Gandhi et tous les ''fulbhés muttoubhès ha bhubhi'' de me convaincre sur les voies et moyens pacifiques, légaux, moraux et empreints de pulaku de nous sortir du piège à rats que les chasseurs-cueilleurs nous ont tendu et dans lequel nous nous sommes engouffrés comme des moutons, pardon comme des vaches.
J'ai tellement hâte d'être convaincu que vous remportez le pari, j'offrirai à chacun un bouc. Je ne veux plus entendre parler de vaches"
Voici une réponse qui lui fut faite :
"Du point de vue des vieilles théories révolutionnaires que sont le léninisme et le maoïsme ,je retiens les enseignements suivants:
"une classe qui n'apprend pas le métier des armes ne mérite que d'ëtre traitée en esclave " (Lénine)
"Le pouvoir est au bout du fusil "(Mao Tsé Toung "
Concernant la voie pacifique, je renvoie à la doctrine de la non violence du Mahatma Ghandi qui a également fait ses preuves en Inde et ailleurs.
Quelle vioe choisir ?
Un des tryptiques du pulaaku est le "hakkilo " , c'est à dire l'intelligence ou la faculté de pouvoir s'adapter à son environnement "le piège à rats " et de faire le bon choix.Il n' y a pas de recette toute prête.C'est ainsi que le Coran nous invite à réfléchir car Dieu nous a donné un cerveau et chacun est responsable.Nul ne peut décider à la place d'un autre.
Néanmoins, la concertation est recommandée.
A c e niveau, se situe le vrai problème: comment faire surgir une organisation de gens capables et unis ,solidement intégrés à leur population afin d'impulser une lutte pacifique ou violente ou les deux à la fois mais bien combinés Vous convenez qu'il n'est pas intelligent, ni sage de poursuivre cet échange"
Kaou
C'est une réponse brillante! le hakkilo est la solution a beaucoup de choses! nos ancêtres ont su bien utiliser la carotte et le bâton pour parvenir conquérir et parvenir a leurs fins. Un exemple a suivre…
Comment est-ce vous traduiriez "hakkilo" en Francais Kaou? intelligence, bon sens? peut-être quelque chose entre les deux?
Respectueusement…
Hadiatou
Parlant du soufisme,un grand maître a dit :
" Aujourd’hui tasawwuf(le soufisme) est un nom sans réalité alors qu’il fut une réalité sans nom » .
Pour ma part je vais me hasarder à dire que jadis le pulaaku fut une réalité sans nom alors que de nos jours il est un nom sans réalité.
Alors redescendons sur terre et ne nous chamaillons pas pour rien.Je vous propose l'article suivant publié en octobre 2O11 pour illustrer ces propos.En voici le lien :
http://guineeactu.info/debats-discussions/chroniques/570-pulaaku--une-rencontre-inedite-entre-un-silatigui-et-un-eminent-soufi.html
Bonne lecture !
Ce sont des personnes comme vous qui ont vidé le Pulaaku de sa réalité en ridiculisant et en méprisant constamment l'authenticité, la culture, l'identité d'un peuple. Vous n'appartenez pas au Pulaaku mais à la "culture" de la Taquiya. C'est de ça et des autres pathologies sociales et psychologiques héritées de vos ancêtres imaginaires que vous devez nous parler. Le Pulaaku quant à lui, il est l'héritage des authentiques et non des renégats. La génération consciente lui redonnera un nouveau souffle dans ce qu'il a d'universel!
" Aujourd’hui tasawwuf(le soufisme) est un nom sans réalité alors qu’il fut une réalité sans nom » .
Pour ma part je vais me hasarder à dire que jadis le pulaaku fut une réalité sans nom alors que de nos jours il est un nom sans réalité.
Alors redescendons sur terre et ne nous chamaillons pas pour rien.Je vous propose l'article suivant publié en octobre 2O11 pour illustrer ces propos.En voici le lien :
http://guineeactu.info/debats-discussions/chroniques/570-pulaaku--une-rencontre-inedite-entre-un-silatigui-et-un-eminent-soufi.html
Bonne lecture !
Peut-on lutter contre un homme comme Alpha Conde et sa politique agressive de Malinkenisation de la Guinée armé seulement de PULAKUU? c'est une question honnête que je pose...
Pour lutter contre le fascisme-ethnique comme celui de Alpha Condé (héritier fervent de AST, CONTE, DADDIS et KONATE), il n'y a que la violence populaire. Mais si on utilise le Pulaaku comme support de cette violence légitime, il y a des chances d'en réduire les dégâts. Mais on ne fera pas l’économie de cette violence en Guinée. Croire le contraire ce n’est que de la masturbation intellectuelle que nos ainés et nos politiciens ont pratiqué aux dépends de leurs vies pour les uns et leur honneur pour les autres.
Wa Salam.
K. Ba
Peut on lutter contre un homme comme Alpha Conde et sa politique agressive de Malinkenisation de la Guinée armé seulement de PULAKUU? c'est une question honnête que je pose...
Après la réponse du berger à la bergère ,je sais que votre question semble honnête Hadiatou.Le 23-9 2O11,un certain Paykoun Fouta m'a interpelé avec la question suivante :
"Je voudrais demander respectueusement à Tonton Doumba, à Koto AOT, Koto Gandhi et tous les ''fulbhés muttoubhès ha bhubhi'' de me convaincre sur les voies et moyens pacifiques, légaux, moraux et empreints de pulaku de nous sortir du piège à rats que les chasseurs-cueilleurs nous ont tendu et dans lequel nous nous sommes engouffrés comme des moutons, pardon comme des vaches.
J'ai tellement hâte d'être convaincu que vous remportez le pari, j'offrirai à chacun un bouc. Je ne veux plus entendre parler de vaches"
Voici une réponse qui lui fut faite :
"Du point de vue des vieilles théories révolutionnaires que sont le léninisme et le maoïsme ,je retiens les enseignements suivants:
"une classe qui n'apprend pas le métier des armes ne mérite que d'ëtre traitée en esclave " (Lénine)
"Le pouvoir est au bout du fusil "(Mao Tsé Toung "
Concernant la voie pacifique, je renvoie à la doctrine de la non violence du Mahatma Ghandi qui a également fait ses preuves en Inde et ailleurs.
Quelle vioe choisir ?
Un des tryptiques du pulaaku est le "hakkilo " , c'est à dire l'intelligence ou la faculté de pouvoir s'adapter à son environnement "le piège à rats " et de faire le bon choix.Il n' y a pas de recette toute prête.C'est ainsi que le Coran nous invite à réfléchir car Dieu nous a donné un cerveau et chacun est responsable.Nul ne peut décider à la place d'un autre.
Néanmoins, la concertation est recommandée.
A c e niveau, se situe le vrai problème: comment faire surgir une organisation de gens capables et unis ,solidement intégrés à leur population afin d'impulser une lutte pacifique ou violente ou les deux à la fois mais bien combinés Vous convenez qu'il n'est pas intelligent, ni sage de poursuivre cet échange"
Peut on lutter contre un homme comme Alpha Conde et sa politique agressive de Malinkenisation de la Guinée armé seulement de PULAKUU? c'est une question honnête que je pose...
Peut on faire de l’omelette sans casser les œufs?
"On peut bien entendu quitter l'UFDG, mais à moins d'être un gauchiste, il n'est pas obligatoire de rejoindre le RPG."
AC est un communiste obnubilé par le contrôle total de l'État sur tout (la fameuse révolution, même si les termes ne sont jamais utilisés). Beaucoup de Guinéens (ceux que j'appelle gauchistes) pensent de manière identique. Les libéraux pensent que le salut viendra également (mais pas seulement) par les entreprises.
On ne peut donc prôner la libre entreprise puis s'afficher aux côtés d'AC.
Je tiens à préciser que mes interventions précédentes relatives au pulaaku n'ont aucune connotation politique de part et n'ont rien à voir avec le contenu du papier de Thierno Sadou Diallo.J'ai saisi une opportunité pour donner mon point de vue sur le pulaaku..C'est tout.
Merci pour votre compréhension.
Dire qu'une main tendue est constituée par le fait d'incriminer des «innocents» pour ces faits, pour les amnistier ensuite est un non sens. Je te tue volontairement… et je m'excuse ensuite…
Enfin la décrispation de la vie politique ne vaut que pour le présent et pour l'avenir. Tout le monde s'en réjouit, mais cela n'efface nullement le passé et les crimes impunis… pour le moment.
C'est en cela que moi aussi, je me demande si Les Bah Oury, Sadakaadji et Tibou devraient considerer AC comme un homme bien et bienfaiteur !
Mr Diallo Thierno Sadou,
Vouloir travailler pour son pays est une noble ambition, mais vouloir atteindre ses ambitions personelles en crachant sur ses amis et allies d’hier est une attitude irresponsible et lache. Mr Diallo vous feriez mieux de vous taire et vous concentrez a negocier avec vos nouveaux amis en coulisses, sans passer par le net pour nous convaincre que vous etes, tout soudainement devenu un homme nouveau, pret a mettre ses “competences” au service de son pays. Ne vous exposez pas, sinon vous nuirez a vos reves de vous rapprocher du pouvoir actuel que vous cherchez a courtiser. Again be humble and keep it to yourself sir.
Peace
J'ai l'imoression Baadiko lui a opté pour cette attitude. En tout cas il n'écrit plus rien et c'est mieux.
"On peut bien entendu quitter l'UFDG, mais à moins d'être un gauchiste, il n'est pas obligatoire de rejoindre le RPG."
Le terme "Gauchiste" me contrarie un peu.Quel sens lui donnez vous ?
En Guinee est ce qu'on a une droite et une gauche ?Une extrême droite et une extrême gauche ?D'ici là le chemin me semble encore long.
Bien à vous.
Doumba
La Guinée a vécue la période coloniale, celle des indépendances et la barbarie avant de connaître l'avènement de l'armée au pouvoir en 1984 qui a permis le rétablissement immédiat de certaines libertés élémentaires dont notamment l'ouverture des frontières du pays et l'autorisation des mouvements de personnes, de biens et de marchandises, l'abandon de l'idéologie du premier régime politique guinéen et ses institutions et le retour sans condition des exilés politiques guinéens qui se comptaient par milliers à travers le monde.
Ce fut ensuite la lutte pour l'ouverture de la Guinée à la démocratie et au multipartisme intégral.
Notre lutte démocratique contemporaine est engagée depuis 30 ans et notre démocratie est, quant à elle, officiellement âgée de 24 ans ( à compter de la date de l'adoption de la première constitution de la deuxième République en 1992 ).
Les bouleversements qui pointent à l'horizon dans le paysage sociopolitique guinéen depuis 2010 sont des faits historiques annonciateurs de la fin d'une époque et d'un cycle.
1- Fin d'une époque : cette période sonnera le glas de la gestion et du monopôle étatique des compagnons et les témoins de l'indépendance de la Guinée. Elle fera ensuite émerger une jeune génération de politiciens moderne, compétente ambitieuse, démocrate et décomplexée.
2- Fin d'un cycle : Cette période bouleversera les usages politiques habituels et imposera aux nouveaux dirigeants de la Guinée la raison de diligenter les obligations axées sur la mise en Oeuvre de la consolidation rapide de notre démocratie ( respect de la Constitution, des Institutions et le principe de l'équilibre de la représentativité nationale au sein de toutes les structures de L'Etat, mais aussi le contrôle des recettes de publiques pour actionner le processus de développement du pays ).
L'actuel climat de tentions psychologiques qui règne au sein de la mouvance présidentielle, dans l'opposition républicaine, la société civile, les médias, la population, les forces de l'ordre, la Communauté internationale, entre autres, soutient parfaitement la logique qui caractérise la dimension émotionnelle d'un stade sommé par la fin d'une époque et d'un cycle susmentionnés.
Une génération de politiciens est déjà prête. Elle doit se mobiliser et s'organiser autour d'un nouveau projet portant essentiellement sur le devenir de la Guinée du XXIème siècle.
Vouloir travailler pour son pays est une noble ambition, mais vouloir atteindre ses ambitions personelles en crachant sur ses amis et allies d’hier est une attitude irresponsible et lache. Mr Diallo vous feriez mieux de vous taire et vous concentrez a negocier avec vos nouveaux amis en coulisses, sans passer par le net pour nous convaincre que vous etes, tout soudainement devenu un homme nouveau, pret a mettre ses “competences” au service de son pays. Ne vous exposez pas, sinon vous nuirez a vos reves de vous rapprocher du pouvoir actuel que vous cherchez a courtiser. Again be humble and keep it to yourself sir.
Peace
Je n' arrete pas de rife . Vous avez tout a fait raison : je ne sais pas ecrire Le Pular en CARACTERES ROMAINS .
- Quand CA a commence au Pays , j' avais deja " VOTE PAR LES PIEDS " .
- Je n' ai fait aucun effort pour APPRENDRE CEUX reconnus par lUNESCO .
J' APPRENDRAIS, InCHA Allah !
Ceci dit , DEMANDEZ-MOI PLUTOT D' APPRENDRE , mais NE PAS ESSAYER. ! Lol !
Question : auriez vous compris CE QUE JE VOULAIS DIRE ?
Si oui , c' est " LE Rail , LA Rail , pourvu que le train passe " .
Bien a vous !
https://youtu.be/d1ay7Y74OKs
dire BUTTI et BUTTI =Fuufalafuuu.
NB~ Kotoo Bala Saliu wata on winndu e pular mi
djeedjii on, DIANII WO hinaa pulaar.
Bonsoir mon frère Iodia
En 2O11 j'avais publié sur Guineeactu un papier sur le pulaaku dont est extrait mon commentaire précédent.Le lien suivant vous donnera le texte intégral.
http://guineeactu.info/HTML/que-reste-t-il-du-pulaaku-.htm[/qu
Vous m'inspirez le dégoût et la haine et vous êtes le moins bien placé pour parler du PULAAKU après tout ce que vous avez dit sur les ANCETRES. Que vous reste-t-il de cet héritage des paroles sans conviction. Beurk!
De même il ne faut pas confondre la légalité (conformité à la loi) et la légitimité qui n'a rien de constitutionnel, puisqu'elle désigne l'adhésion profonde de la population à la gouvernance et comporte donc également une acception morale.
Sadakadji est un commerçant (il défend ses seuls intérêts perso), Sidya est un politicien à la guinéenne, quant à BO et Tibou ils défendent leur amnistie dont personne ne veut s'occuper. On peut bien entendu quitter l'UFDG, mais à moins d'être un gauchiste, il n'est pas obligatoire de rejoindre le RPG. Dire qu'une main tendue est constituée par le fait d'incriminer des «innocents» pour ces faits, pour les amnistier ensuite est un non sens. Je te tue volontairement… et je m'excuse ensuite…
Enfin la décrispation de la vie politique ne vaut que pour le présent et pour l'avenir. Tout le monde s'en réjouit, mais cela n'efface nullement le passé et les crimes impunis… pour le moment.
en plus de " HERSA , MUNYAL et HAKKILE " , voudriez-vous bien dire a THIERNO SAADOU
" MBODDI DIANII WO , SI NDI SUUDHI " !
( Pour vivre HEUREUX , vivons CACHE ).
Il m'est quelque part difficile de placer 2 mots :
KESSO !( C'est ma petite-fille ) !
SI A ARDI NII SEMTEENDE, E HAGGIL E MUNYAL, E HOORE FAALE LAABHUDHO, NEEBHAY KONO TULTATA. Traduit :
Si tu mets en avant la patience, l’intelligence et l’humilité dans une quête juste, l’avènement peut-être lent, mais il est inéluctable. Pour moi rien ne peut résumer la solide foi qu’on doit avoir sur l’avenir.
Wa Salam
Ourouro Bah
Enfin,c'est combien de Partie au Finish pour votre PUB d'Exp économiste?.
Alpha Condé est un homme comblé en Guinée car comme disait Thomas Sankara que je paraphrase approximativement et que j'arrange pour mieux l'adapter au cas des Guinéens: celui qui n'a pas la force et le courage d'assumer sa révolte et surtout capitule mentalement face a l’adversité ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort de citoyen le moins respecté et le moins apprécié en Guinée par les autres. En effet, ce sont toujours les mêmes qui finissent par perdre la face par manque de conviction et d’opiniâtreté. C'est aussi la marque de celui qui ne se bat pas réellement pour un idéal.
Mr Diallo n'est ni le premier et ne semble pas être le dernier qui depuis 1958 pense avoir vu la Lumière et capitulé(trop tôt a mon sens!) au nom d'une sagesse intellectuelle et d'un réalisme politique bien guinéen. Résultat: 58 ans de dictature avec a chaque fois des chefs "providentiels" ou vu comme tel.
Bon! A l'évidence, l'histoire évolue et certains sont devenus des dominés et l'acceptent mentalement désormais. Tant mieux ou tant pis finalement si de facto, c'est un modus vivendi accepté. Il ne nous restera plus qu'a prendre acte et admettre notre isolement sur ce point de vue de la lutte politique car pour faire la révolution, il faut être au moins deux. Dominants et dominés, la vie continue !
"YANDI", Doyen DOUMBA, parlez, parlez, parlez nous encore du "pulakku" svp, pour que je puisse completer l'éducation de mes enfants
Merci KBA, pour cet enseignement si précieux que ton pere t'a légué et que bien sûr, je vais enseigner à mes enfants pour continuer à parfaire leur éducation intellectuelle, merci pour tous qui peuvent nous enseigner, nous apprendre, j'en veux encore et encore, c'est le plus de cette civilisation acquise depuis des milliers d'année qui fait la difference. Les Japonais, les coreens, les chinois me fascinent pour leur bonne éducation et leurs prousses technologiques, Faisons autant, c'est possible et salvatrice pour les futures generations. Ne laissons pas les enfants si diluer dans cette uniformisation culturelle n'ayant qu'une seule valeur : l'argent et la débauche
Bonsoir mon frère Iodia
En 2O11 j'avais publié sur Guineeactu un papier sur le pulaaku dont est extrait mon commentaire précédent.Le lien suivant vous donnera le texte intégral.
http://guineeactu.info/HTML/que-reste-t-il-du-pulaaku-.htm
Merci KBA, pour cet enseignement si précieux que ton pere t'a légué et que bien sûr, je vais enseigner à mes enfants pour continuer à parfaire leur éducation intellectuelle, merci pour tous qui peuvent nous enseigner, nous apprendre, j'en veux encore et encore, c'est le plus de cette civilisation acquise depuis des milliers d'année qui fait la difference. Les Japonais, les coreens, les chinois me fascinent pour leur bonne éducation et leurs prousses technologiques, Faisons autant, c'est possible et salvatrice pour les futures generations. Ne laissons pas les enfants si diluer dans cette uniformisation culturelle n'ayant qu'une seule valeur : l'argent et la débauche
En lisant les échanges sur cet article, je ne peux m’empêcher de me remémorer ce que disait mon père à propos de l’âge et de la sagesse. Il disait que prendre de l’âge et vieillir viennent naturellement. Quant à la sagesse, elle demande un travail constant sur soi-même. Ce travail est avant tout de la retenue. Afin de devenir un homme on doit exercer de la retenue sur les 3 choses suivantes:
a) Savoir choisir ce qu’on dit. Ne jamais croire qu’on a le droit de dire tout ce qui vous passe par la tête. « Avant d’apprendre à bien parler, il faut d’abord apprendre à bien penser. Pour apprendre à bien penser, il faut savoir écouter les autres sans objection».
b) Surveiller ses dépenses pour qu’elles soient toujours en dessous de ce qu’on gagne
c) Surveiller ses pulsions et ses désirs (sexuels surtout en sous-entendu).
Il insistait que c’est cela le fondement du PULAKU. J’ajouterai que c’est le fondement des valeurs de toute l’Afrique dont le PULAKU n’est qu’une ramification ; mais aussi de toute civilisation humaine.
Car, il rajoutait en faisant allusion au désastre que fut Sékou Touré, si on a le pouvoir sans avoir ces vertus de retenue, c’est la catastrophe. Lutter contre des politiciens opportunistes qui font état d’un manque évident de ces vertus est pour moi un devoir. Ne fut-ce que pour honorer la mémoire de mes parents et l’éducation qu’ils m’ont inculquée. Heureux qu’il restera toujours des vrais militants en Guinée, qui ne sont pas du genre de l’auteur de cet article.
Wa Salam.
K. Ba
Bonsoir mon frère K.Ba .Votre évocation du pulaaku m'a causé un grand plaisir.Merci.Un petit mot à propos du pulaaku que vous avez bien cerné.
Le concept de pulaaku
L’homme pénétré de SEMTEENDE, autrement dit capable de régler ses actes avec retenue, réserve, pudeur, dans le sens de l’honneur et qui peut se sentir peiné, gêné, diminué en cas de transgression de cette ligne de conduite, cet homme-là incarne le pulaaku : il est pénétré d’éthique peule. Agir dans le sens contraire exprimerait un état primaire. En effet ne dit-on pas que l’individu qui manque de SEMTEENDE a un vaste champ d’action ? SEMTEENDE est parfois traduit par HONTE.
A cette dimension fondamentale du pulaaku qu’est le semteende, viennent se greffer deux autres composantes non moins importantes qui sont le MUNYAL et le HAKKILO.
MUNYAL peut se traduire par le terme français « patience ». Il exprime une aptitude à supporter désagréments et malheurs… et HAKKILO pourrait être traduit par le terme « intelligence ». Il exprime la capacité d’un individu à pouvoir observer son milieu social et naturel pour s’y adapter.
Pulaaku défini par semteende, munyal et hakkilo est une valeur identitaire des fulbés. En effet tout pullo est supposé avoir du pulaaku. Certes, il peut faillir dans sa conduite, mais il se distinguera toujours par quelques traits du pulaaku car quelque mince que devienne la fibre du pulaaku, elle ne rompt jamais. Ce qui veut dire que quand on est pullo et qu’on a reçu l’éducation peule, on garde de manière indélébile la marque du pulaaku. Cependant le pulaaku n’est pas une donnée biologique ou génétique, mais une valeur sociale vécue et assumée. Le pulaaku n’est pas lié à l’aspect physique, ni à la couleur de la peau, mais à une valeur morale. »
Was salam!.
a) Savoir choisir ce qu’on dit. Ne jamais croire qu’on a le droit de dire tout ce qui vous passe par la tête. « Avant d’apprendre à bien parler, il faut d’abord apprendre à bien penser. Pour apprendre à bien penser, il faut savoir écouter les autres sans objection».
b) Surveiller ses dépenses pour qu’elles soient toujours en dessous de ce qu’on gagne
c) Surveiller ses pulsions et ses désirs (sexuels surtout en sous-entendu).
Il insistait que c’est cela le fondement du PULAKU. J’ajouterai que c’est le fondement des valeurs de toute l’Afrique dont le PULAKU n’est qu’une ramification ; mais aussi de toute civilisation humaine.
Car, il rajoutait en faisant allusion au désastre que fut Sékou Touré, si on a le pouvoir sans avoir ces vertus de retenue, c’est la catastrophe. Lutter contre des politiciens opportunistes qui font état d’un manque évident de ces vertus est pour moi un devoir. Ne fut-ce que pour honorer la mémoire de mes parents et l’éducation qu’ils m’ont inculquée. Heureux qu’il restera toujours des vrais militants en Guinée, qui ne sont pas du genre de l’auteur de cet article.
Wa Salam.
K. Ba
Il faudra aux patriotes plus d'ardeur pour denicher ces chevaux-de-troies au sein de la societe guinenne et cela quelque soit leur niched geo-sociale pour qu'enfin brille notre cher patrie.
Washington le 6 septembre 2015
Thierno Sadou Diallo
MBA, consultant expert économiste
Bonjour
Prosternez-vous les TROLLS le Méssi est là
le 6 septembre 2015 ce gars savait déja tout ce qu'il a mis dans ton texte.peut être qu'il s'est vu Président de la république en 2020
A votre entendeur salut !
qui veulent un poste, il faut insulter et discrediter l'UFDG et son president. En fait tu ecris ces articles pour creer un nom pour toi meme aux yeux de Sidya au cas ou...Les reactions des TROLLS de font jubiler, j'en suis sure car nous te faisons de la publication gratuite.
Quel versant dont vous parlez Mr Thierno Sadou Diallo???.Car,la pente est plutôt descendante et raide à plus de 80 ans.N'est ce pas!.
Vous affirmez que Alpha Condè a atteint tous ses'Objectifs'...:
LES QUELS???.








