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Un gouvernement d’union nationale : pourquoi ? Mais !

Lamine Camara  Lundi, 09 Novembre 2015 21:30

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CAMARA_Lamine_2_01La formation d'un tel exécutif se voit lorsque la situation politique, économique, sociale sécuritaire ou des troubles sociales permanentes dans le pays requiert que cesse le schéma traditionnel de débats entre majorité et opposition. En d’autres termes lorsque l’impasse politique s’installe dans le pays.

Un tel gouvernement d'union nationale peut être envisageable en Guinée vu l’impasse politique et l’immobilisme de l’Assemblée nationale (AN) où la majorité présidentielle ne dispose pas des 2/3 des députes indispensables pour le vote des lois organiques.

L’UFDG et l’UFR avec ensemble 47 députes, UFDG 37 et l’UFR 10, peuvent bloquer les votes de lois organiques. D’ailleurs l’UFDG seule avec 37 députes a ce veto de blocage.

Pendant le premier mandat du président de la République, la majorité présidentielle ne pouvait que se contenter des votes des lois ordinaires à défaut de la majorité des 2/3. Or le fonctionnement correct de la République exige des modifications des lois ou l’introduction de nouvelles lois ordinaires et organiques, etc. L’Assemblée nationale travaille jusqu'à nos jours sans règlement intérieur qui est une loi organique.

La formation d’un gouvernement d’union nationale constitué des principaux partis politiques représentés dans le parlement, à savoir le RPG aec, l’UFDG et l’UFR, peut contribuer à rendre le parlement et l’exécutif plus productifs et diminuer les tensions sociales. Ce qui permettra aussi à tous les citoyens de porter les projets gouvernementaux.

Mais l’entrée de l’opposition dans un tel gouvernement ne veut pas dire que les ministres de l’opposition deviendront des boites à lettre du président de la République.

Au cours des négociations pour la formation de ce gouvernement, les différents projets de société doivent être harmonisés. Un programme commun de développement économique et social ainsi que la structure et la durée du gouvernement doivent être définis et détaillés.

Le ministre de l’opposition ne pourra pas être démis de ses fonctions sans l’accord du parti politique d’où il vient. S’il rejoint une autre formation politique, il est démis de ses fonctions à la demande de son parti d’origine.

Le ministre est responsable de la gestion de son département, il propose ses collaborateurs au président de la République pour nomination.

La composition de ce gouvernement se fera équitablement selon le poids de chacun des trois groupes parlementaires.

Une autre manière de tester Alpha Condé dans sa volonté de former un gouvernement d’union nationale réelle afin que le pays se mette enfin au travail,


Lamine Camara


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