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La Guinée ou le triomphe de la communauté internationale et de l'autocratie !
Ousmane Gaoual Diallo Lundi, 02 Novembre 2015 00:54
Les Guinéens attendaient des ambassadeurs de pays à tradition démocratique et des observateurs électoraux qu’ils observent une double obligation en raison de leur statut. Une obligation de réserve et une neutralité sur les problèmes intérieurs guinéens. Nous apprenons amèrement que vous n'étiez que des complices de l'autocrate qui accepte votre protectorat sur notre pays en contrepartie de votre complicité malsaine dans la fraude électorale qui nous prive de nos droits inaliénables de choisir notre destin politique.
En décidant de passer outre votre obligation de réserve, vous avez préféré vous taire sur les nombreuses violations des droits humains dont sont victimes les Guinéens, dénoncées par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme tout aussi membres de cette communauté internationale.
Vous n'avez pas non plus vu les violences suscitées par le candidat du RPG Arc-en-ciel à N'Zérékoré et Koundara ; les 12 morts de Banankoro suite au pogrom « anti-UFDG » lancé par les sbires du RPG Arc-en-ciel n'apparaissent pas dans vos commentaires critiques et condamnations, pas plus que l'attaque du cortège du candidat de l'UFDG à la Casse de Madina, et les arrestations des délégués de l'UFDG dans les régions de la Haute Guinée.
Vous avez ignoré les manquements qui ont caractérisé ce simulacre d'élection présidentielle que vous vous êtes empressés de reconnaître, de bénir et de faire accepter au mépris du peuple meurtri de Guinée.
Sur tous ces problèmes vous n’avez pas dit autre chose que ce que dit le gouvernement guinéen dont vous devenez de facto les portesparoles.
En gardant le silence sur les violations des droits humains, par ce gouvernement, ainsi que l’usage des armes de guerre sur les militants des autres candidats et les assassinats dont sont victimes les militants de l'UFDG en particulier, vous contribuez à propager une très mauvaise image de vos pays. Et les Guinéens dans leur grande majorité vous voient désormais comme les fossoyeurs de leur démocratie, ceux qui aident l'autocratie rpgiste à s'enraciner sur leur sol.
Vous renforcer par vos actes la consolidation d'un régime qui viole ses propres lois ; qui justifie les assassinats de ses citoyens par les forces de l'ordre ; un régime qui use et abuse de la démagogie pour promouvoir la division ethnique ; au regard de tout cela, nous avions besoin de connaître la position de cette communauté internationale, de comprendre si elle est du côté du Droit et de la Justice.
A l'avenir, quel crédit peut-on donner à vos propos si vous n’êtes pas en mesure de dire des choses factuelles ? Comment vous croire si vous ne regardez que les intérêts de vos multinationales qui écument nos pays ? Comment pourriez-vous concilier notre droit aux valeurs universelles de la démocratie et vos turpitudes ? La communauté internationale que vous incarnez est le frein à notre épanouissement démocratique, l'obstacle à l'enracinement de la culture démocratique dans notre pays.
Nous refusons que notre démocratie soit un jeu à géométrie variable dont les règles souffriraient de la mégalomanie d'un autocrate qui abuse du « j’en prends, j’en laisse selon mes convenances, désirs et caprices ». Ceux qui dirigent mon pays par votre complicité, ont réduit notre démocratie naissante à des discours démagogiques et du formalisme institutionnel (élections dites « libres et transparentes » régulières) alors que leur pratique du pouvoir est à des années-lumière du minimum démocratique.
L’explication est simple : démocrates, ils ne le sont pas ! Ils sont réduits en simples valets à votre service au détriment de leur propre pays. Nous savons que la démocratie ce sont bien sûr des institutions dont on assure le respect et la pérennité mais c’est avant tout des usages, des pratiques, une culture et une éthique politiques. Loin de la culture stalinienne du RPG Arc-en-ciel que soutient ici.
Nous refusons de nous plier à votre diktat, c'est pour ça que nous allons résister pour débarrasser notre pays de cette nouvelle pègre sous vos bottes. Nous allons résister pour nos enfants, nous l'honneur et la dignité de notre nation.
La classe politique guinéenne, la classe républicaine doit agir maintenant en ignorant la communauté internationale, en la combattant même au même titre que l'on combat la dictature du RPG Arc-en-ciel et de ses affidés.
Ceux qui s'érigent à ce qu’on appelle abusivement « communauté internationale » sont à nos yeux et de facto des acteurs du cirque électoral de l'autocratie guinéenne avec un rituel institutionnel et des formules toutes faites servies sur tout le continent : « les élections se sont déroulées de façon libre et transparente ; les quelques incidents recensés ici et là ne sont pas de nature à remettre en cause la régularité du scrutin ». C’est un scénario qui se répète et s’observe dans de nombreux pays, et au final les populations ont l’impression que rien ne change, en tout cas pour elles.
Alors avant de claironner dans nos médias: « Démocratie ! Paix ! Droit de l'homme ! CPI ! Union nationale ! », laissez-nous choisir nos dirigeants patriotes, responsables et ambitieux pour notre pays. Au lieu de nous imposer vos hommes qui ne rêvent que de réduire nos pays en des états fantoches qui nous ramènent de facto à la colonisation ! Savez-vous seulement ce qu’il faut construire pour nourrir la culture politique et démocratique de nos populations ? C'est le respect des lois, de la justice, de l’intérêt général, du bien commun, de la communauté de destin, du vivre ensemble et de l’honneur.
La démocratie que vous soutenez et encouragez en Guinée est proclamée, chantée, servie dans des formules presque incantatoires. Mais on n’en voit que peu de traces dans la pratique du pouvoir et dans le vécu quotidien des Guinéens.
L'immense majorité du peuple de Guinée condamne vos sorties médiatiques et vos prises de positions partisanes qui sont absolument passées de mode en Afrique et en Guinée.
Il s’agit ici d’un manque notoire de respect envers le peuple guinéen. Alors Messieurs les membres de la communauté internationale, la Guinée vous dit chiche ! Et vous rappelle que notre pays mérite du respect et de la considération pour que triomphent la démocratie vraie et les droits de l'homme.
Ousmane Gaoual Diallo
Député à l’Assemblée nationale
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Commentaires
Cette introduction me dérange beaucoup. A ma connaissance les Guinéens n'attendent absolument rien de la part des Ambassadeurs et observateurs d'autres pays car justement ils appartiennent à d'autres pays!
Les Guinéens attendent quelque chose de la part des dirigeants Guinéens (Président, Gouvernement, CENI, Assemblée Nationale, Cour Constitutionnelle, etc...).
Mr le Député, je suis au regret de vous dire que vous et vos pairs (dirigeants) avez permis à des ambassadeurs étrangers (dont le mandat est de défendre les intérêts de leurs propres pays) de décider des intérêts des Guinéens et de l'avenir de la Guinée.
Mr le Député, le peuple vous a élu à l'assemblée nationale pour que vous défendiez nos Intérêts.
C'est par une lettre Ouverte sur un site d'opinions guinéen que vous défendez les intérêts guinéens face à des ambassadeurs étrangers?
Ou voulez-vous tout simplement faire part aux lecteurs de ce site de votre indignation face à la situation?
Si c'est le cas je vous confirme que la moitié des commentateurs de ce site (y compris moi) se sentent PROFONDÉMENT INDIGNÉS par les prises de position partisanes des Ambassadeurs et observateurs étrangers!
ET APRÈS? CA CHANGE QUOI?
@Madina,a toi de meme ma soeur! Et je m excuse enormement si j ai d une facon ou d une autre abuse de ta personne pendant tout ce temps car cela n a jamais ete mon intention sur qui que ce soit sur ce forum ou ailleurs!
Madina djadja ma singa,Yo allah ma dande hoidougolan!
Andou toun django si tawi ma mi soubho hacounde ma an es naredjo ma portodjo,ko an mi soubouto djadja ma singa!Mi agna ta ma abadan wano no agnir dara non. Ghonga no meti kono ghonga ma hale! Enin pbale ko sondja toun fewdani ein gbairi ein edjiti horemen! Andou toun nare es porto ko horemoun kippi fi moun. Es nogassa ko gonga hi da andi gbe kono mikandi hi lan andi gbe gbairi ko toumbo maphe mi oni es hi gbe djidani lan.
Je suis impressionnée. Merci mon frère.
Tiens! j'ai rêvé la nuit dernière qu'un âne échappé d'un zoo hollandais m'adressait la parole!
Madina djadja ma singa,Yo allah ma dande hoidougolan!
Andou toun django si tawi ma mi soubho hacounde ma an es naredjo ma portodjo,ko an mi soubouto djadja ma singa!Mi agna ta ma abadan wano no agnir dara non. Ghonga no meti kono ghonga ma hale! Enin pbale ko sondja toun fewdani ein gbairi ein edjiti horemen! Andou toun nare es porto ko horemoun kippi fi moun. Es nogassa ko gonga hi da andi gbe kono mikandi hi lan andi gbe gbairi ko toumbo maphe mi oni es hi gbe djidani lan.
Almamy ne faut pas plaggier Guuineeactu, et gare a
toi de s`attaquer ici a notre soeur Madina.
Retourne toi dans ton Gbassikolo avec ton proffausseur Wing wang Haw-Haw.
Ici on se respect mutuellement .
Vous vous attaquez laba GRATUITEMENT a nos respectables doyen comme le Proff. Dore, le savant
dramaturgue SNB, le proff. Doumba, etc....
CAPICI??
Merci mon frère Ibrahima2.Vous savez on n'est plus très en sécurité avec tous les repris de justice et drogués qui pullulent sur le net.
Almamy ne faut pas plaggier Guuineeactu, et gare a
toi de s`attaquer ici a notre soeur Madina.
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CAPICI??
Mr ibrahim,ne vous en faites pas pour moi car vous pouvez fouiller tous les archives de tous sites guineens et vous ne trouverez nul part des injures qui ont ete proferes par moi contre les personnes que vous citez ci dessus!Eux sont de loins mes aines et je ne saurais les offenser unitilement. Au contraire je suis toujours admiratif de leur sagesse et de leur impartialite lors de leur intervention sur les forums Guineens! Avec eux j apprends beaucoup sur l histoire de la Guinee et de L Afrique. Votre "soeur" Madina par contre {excusez moi pour les termes}est une personne tres extremiste, ethnocentriste,sectaire, qui ment trop en plus et qui a pete tous les plombs vu sa folie religieuse!
toi de s`attaquer ici a notre soeur Madina.
Retourne toi dans ton Gbassikolo avec ton proffausseur Wing wang Haw-Haw.
Ici on se respect mutuellement .
Vous vous attaquez laba GRATUITEMENT a nos respectables doyen comme le Proff. Dore, le savant
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CAPICI??
On me conta l'histoire comique d'un villageois nar qui se proclama prophète.Vu que de par son ignorance,il faisait trop de fautes de grammaire arabe, l'entourage lui en fit la remarque. Mais sans sourciller le fameux prophète déclara simplement:"Dieu m'a donné l'autorisation de faire des fautes".
Ici sur GuinéeActu,il y a un maboule qui pour masquer sa nullité en langue française ne nous demande ni plus ni moins que de changer de langue officielle.
Non non non si tu es nul en français,c'est parce que tu étais nul à l'école.A l'école,le français est une matière plus importante que toutes les autres,puisque sans les autres tu peux apprendre le français, mais sans le français tu ne peux apprendre aucune autre. Donc tes théories de cultivateur d'anacarde, il faut les garder pour tes copains techniciens de surface en Hollande.
Et voici la jihadiste mal embouchee qui refait surface a chaque fois sur guineeactu qui est d ailleurs le seul site ou elle peut se defouler sur les autres!Tu ne comprends toujours pas que moi je m en fous de bien ou pas parler le francais car ce n est point ma langue maternelle et en plus je ne la parle et ne l ecris jamais et ca depuis 20 ans car ne vivant pas dans un pays francophone comme toi!Les seuls fois que j en fais usage sont a des moment pareils pour reagir sur l actualite de l Afrique francophone ou repondre a des imbeciles comme toi qui ont d abord leurs cerveaux laves par les blancs et ensuite delaves par les arabes! Quand je cite quelqu un comme c est le cas de mon post je ne change rien contrairement a toi qui cherche toujours a te glorifier avec des choses qui n ont aucun trait avec ta negritude ou a eparpiller des mensonges sur des periodes que tu n as pas vecu ou des poemes que tu n as pas ecris! Pour t eclairer donc les lanternes des tenebres dans lesquels tu te trouves sache que l auteur de ce article a son nom qui est mentionne au debut de mon post! Pour moi c est son message qui parle de comment la france abuse de l Afrique qui compte plutot que de chercher a m etaler en le corrigeant comme c est toujours ton cas.Verifie ca sur la toile! Sache aussu que meme a l Elysee ils(les francais) font des fautes!Tu vois,la difference entre toi et moi est que moi je ne mens pas en racontant du n importe quoi sur les gens sans les connaitre comme toi tu le fais malgre ton education scolaire et religieuse(haine serait propice pour toi car c est la marque deposee de beaucoup de croyants de ton genre),je ne raconte aussi pas de fables sur des endroits ou j ai pas ete comme c est ton cas et surtout je ne suis pas insolent verbalement vis a vis des autres comme toi tu l es car mon education morale si petite qu elle soit ne m autorise a qualifier un etre humain d "enfant de chien" comme toi tu le fais! Ce sont des personnes de ton espece qui font que l Africain est presque perdu!
Ps: On attend entre temps toujours ton jihad et ta revolution que tu entends mener pour l idiot,le traitre et egoiste de l UFDG avec ton Pinkahoun(lol)
" Qu'entendons nous par COMMUNAUTE INTERNATIONALE ? " GENIAL !
Permettez moi d'ecrire Ceci:
Idiot qu'il Est , GEORGES BUSH ne comprenait rien a rien de ce que " Les Intellos de Columbia " appellaient NEO-CONSERVATEURS !
Il demanda a son pere ( homme de Grande culture , ancien Patron de la CIA , ancien President des USA ) . Celui-ci lui dit :
Tu veux DES NOMS ou tu veux " COMPRENDRE " ?
Comprendre Il lui repondit .
Son pere lui dit : ISRAEL !
A vous Mr SAVANE , je dis :
La COMMUNAUTE INTERNATIONALE, LES FRANCS-MACONS !
Oubliez l'ONU , FMI , BANQUE MONDIALE ...
Bien a vous !
Ici sur GuinéeActu,il y a un maboule qui pour masquer sa nullité en langue française ne nous demande ni plus ni moins que de changer de langue officielle.
Non non non si tu es nul en français,c'est parce que tu étais nul à l'école.A l'école,le français est une matière plus importante que toutes les autres,puisque sans les autres tu peux apprendre le français, mais sans le français tu ne peux apprendre aucune autre. Donc tes théories de cultivateur d'anacarde, il faut les garder pour tes copains techniciens de surface en Hollande.
Prenons les étapes cruciales qui ont déterminées "l'échec" de l'opposition et particulièrement celui relatif de l'Ufdg
Ne pas oublier la passivité de l'UFDG face aux meurtres de ses militants, à commencer par celui de Zachariou.
Le ridicule ne tue vraiment pas en Guinée. Aujourd'hui, la communauté internationale est vouée aux gémonies par ceux-la même qui ne juraient que par elle.
Par ceux, même pour respirer, demandaient la présence de la communauté internationale a leur cote.
Qui ne se rappelle pas de la levée de bouclier que cela a suscitée au sein de l'opposition et particulièrement de l'UFDG quand le pouvoir a fait semblant de vouloir se passer de l'aide de la communauté internationale dans l'organisation de ces élections?
Aujourd'hui, comme par enchantement on trouve que cette derniers est neo-colonialiste, impérialiste.
Sekou toute doit vraiment se retourner dans sa tombe.
Aujourd'hui, ce sont ses adversaires les plus irréductibles qui lui ravissent la vedette dans la lutte contre "l'impérialisme" et le "neo-colonialisme". Comme pour paraphraser ma chère Madina dans un de ses commentaires dont elle seule elle a le secret, je hurle moi aussi "mo kala pinkaoun" mais cette fois, contre la communauté internationale.
C'est ainsi que nos politiciens vont apprendre qu'il n'existe pas d'arbitre au niveau international. S'ils avaient étudié, ils l'auraient su bien avant. Mais on n'étudie pas les RI (et bien d'autres choses d'ailleurs) en Guinée.
Maintenant il faut nuancer le besoin de CI. Le pouvoir (dans de nombreux pays, pas seulement en Guinée) s'appuie toujours sur elle, et cette dernière le lui rend bien... pour le moment.
Qu'entendons nous par Communauté internationale ?
Un Ambassadeur est-il membre de la communauté internationale ou un simple représentant de son pays auprès du pays hôte ?
Les pays sont-ils tous membres des organisations et institutions internationales ?
Combien de statuts de diplomates existent-ils et quelle différence ont-ils ?
Dans quels domaines la Communauté internationale dispose de pouvoirs de contraintes au sein d'un Etat souverain ?
Pourquoi la communauté internationale respectait la Guinée de Sékou Touré, de Lansana Conté et de Dadis Camara ?
La Communauté internationale est-elle coupable ou victime du malaise guinéen ?
Bref, les questions sont nombreuses. Pour les réponses, il faudrait d'abord connaitre et maitriser ce sujet que nous abordons souvent.
Y aurait-il quelqu'un pour répondre à ces questions pour m'aider à être en accord avec mon peuple ? La communauté internationale serait-elle un bouc-émissaire que nous exploitons depuis l'indépendance pour masquer nos carences politiques ?
De tres bonnes questions sont posées ici. A mon avis ces gens abusent puisqu'ils ont maintenant la maimise sur le pays depuis qu'ils l'opportunité de placer leur Valet qui est AC. En route pour l'INde Il est meme passé remercier Hollande. Sinon, Dadis avait dit que la Guinee n'était pas une sous prefecture de la France. Au moment des attaques rebelles, Conté avait refusé les casques bleus ou blancs.
PS: Les jihadistes nauseabonds et autres esclaveves d arabes qui ne sont en rien differents de ces francais peuvent m ignorer car leurs jugements ne me feront ni froid ni chaud.
Le saviez-vous ? 14 pays africains contraints par la France à payer l’impôt colonial pour les “avantages” de l’esclavage et de la colonisation
Mawuna Remarque Koutonin
Foccart & Houphouet-Boigny, les pères fondateurs de la françafrique
Le saviez-vous ? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance !
Lorsque Sékou Touré de Guinée décida en 1958 de sortir de l’empire colonial français, et opta alors pour l’indépendance du pays, l’élite coloniale française à Paris était s’est indignée, et dans un acte de fureur historique, demanda à son administration alors en place en Guinée de détruire, dans tout le pays, ce qui représentait, à leur yeux, les avantages de la colonisation française.
Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé : les écoles, les crèches, les bâtiments de l’administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l’institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés ; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnée.
Le but de cet acte scandaleux était bien évidemment, d’envoyer un message clair à tous les autres colonies sur les conséquences du rejet de la France.
Le fait est que peu à peu, la peur s’empara des Élites Africaines, et après ces événements aucun autre pays ne trouva jamais le courage de suivre l’exemple de Sékou Touré, dont le slogan était “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”.
Pour les pays nouvellement indépendant il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’ Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :
Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonisation proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.
Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.
Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA ( franc des colonies françaises d’Afrique ), et créa la monnaie du pays.
Le 13 Janvier 1963, trois jours après , qu’il ai commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ex Légionnaire français, le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission.
Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l’idée ne correspondait pas aux volontés françaises.
Le 30 Juin 1962, Modiba Keita, le premier président de la République du Mali , décida également de se retirer du système monétaire FCFA ( imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants ).
En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.
Le 19 Novembre 1968, comme, Olympio, Keita sera victime d’ un coup d’état menée par un autre ex légionnaire français des Affaires étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.
De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait à se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaire anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus :
Au 1er Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex légionnaire français, portait un coup d’état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine.
Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta, aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance
Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’état contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.
En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d’états en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.
Nombre de Coups en Afrique par pays
Ex colonies françaises Autres pays africains
Pays Nombre de coup d’état Pays Nombre de coup d’état
Togo 1 Egypte 1
Tunisia 1 Libye 1
Cote d’Ivoire 1 Equatorial Guinea 1
Madagascar 1 Guinea Bissau 2
Rwanda 1 Liberia 2
Algeria 2 Nigeria 3
Congo – RDC 2 Ethiopia 3
Mali 2 Ouganda 4
Guinea Conakry 2 Soudan 5
sous-TOTAL 1 13
Congo 3
Tchad 3
Burundi 4
Central Africa 4
Niger 4
Mauritania 4
Burkina Faso 5
Comores 5
sous-TOTAL 2 32
TOTAL (1 + 2) 45 TOTAL 22
Comme ces chiffres le démontrent, la France est tout à fait désespérée, mais active à conserver une forte emprise sur ses colonies peu importe comment, peu importe le prix.
En Mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré :
« Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de troisième puissance [ du monde ] “
Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand déjà prophétisé en 1957 que : « Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’ histoire au 21e siècle”
En ce moment même où j’écris cet article , 14 pays africains sont obligés par la France , à travers le pacte colonial , de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu’à maintenant , en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France . Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’état . Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France grâce à style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.
Un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.
Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement . Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués ou d’être la victime d’un coup d’état. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l’Ouest est souvent offert en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.
Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.
En 1958 , effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France , Léopold Sédar Senghor a déclaré : « Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France , pas en litige. “
Dès lors la France a accepté qu’une « indépendance sur le papier” pour ses colonies , mais a signé en parallèle des ” accords de coopération “, précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie ( le Franc ), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.
Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années 1950 :
1 . La dette coloniale pour les avantages de la France colonisation
Les pays nouvellement « indépendants » doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.
Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons ( nous aider avec des informations ).
2 . Confiscation automatique des réserves nationales
Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.
La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée- Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo -Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon.
La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est, géré par le Trésor français , sans en référer aux autorités fiscales centrales comme l’UEMOA ou de la CEMAC. Selon les termes de l’accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque Banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65 % de ses réserves de change dans un « compte d’opérations » tenu au Trésor français, ainsi qu’un autre 20 % pour couvrir les passifs financiers.
Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre à l’équivalent de 20 % des recettes publiques de ce pays sur l’année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.
En bref , plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par le Trésor français . Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenues par le Trésor français leur appartient en tant que groupe ou individuellement.
Les gains de l’investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajouté à la réserve de change, mais il n’y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. « Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaissent les montants figurant dans les « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; si il y a un bénéfice sur ces investissements ; ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains. ” écrit le Dr Gary K. Busch
Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.
La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.
La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français.
Pour rendre les choses plus tragiques , la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter à la réserve . Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.
L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d’exploitation français. Voici une courte transcription de l’extrait : “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain”.
3 . Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturel découvert dans le pays
La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.
4 . Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques
Dans l’attribution des marchés publics , les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marché étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offres financière ailleurs n’est pas prit en compte.
En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.
En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens !
5 . Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays
Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.
La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourris des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu’ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d’état ou à d’autres fins !
6 . Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts
Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement géré par les Français.
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Les bases militaires françaises en Afrique
Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d’entre eux.
Pour ajouter l’injure à l’insulte, la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l’armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.)
Après la réussite du coup d’état par la France, et le transfère de pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.
Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant.
7 . Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation
Oui , monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créé. Appelé « Francophonie » qui regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.
Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et des idées. C’est très limitant.
8 . Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale le FCFA
C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.
Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français . Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.
9 . Obligation d’envoyer le rapport annuel France du solde et de réserve
Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex- colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies est effectué par la France banque centrale / du Trésor.
10 . Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays , sauf autorisation par la France
Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliance militaires inter-etat. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux ! ).
Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les gardent bien de le faire.
11 . Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale
Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.
Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la « Grandeur de la France ” à l’avenir.
Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l’Afrique.
Tout d’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de la créativité et de l’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.
Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelés dans le passé , habitées par des paranoïaques et psychopathes ” les hauts fonctionnaires ” qui répandent la crainte l’apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre de la Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.
Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.
C’est à nous que revient de libérer l’Afrique, sans demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes ?
La première réaction des personnes lorsqu’ils apprennent l’existence de l’impôt colonial français est souvent une question : « Jusqu’à quand “
A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 ( près d’un siècle et demi ) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français suite à l’ abolition de l’esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.
Les Pays africains paient la taxe coloniale depuis les 50 dernières années, donc je pense un siècle de paiement pourrait être de trop.
Mawuna Remarque Koutonin
car si vous regardez le classement des pays africains ou tout va mieux
Le saviez-vous ? 14 pays africains contraints par la France à payer l’impôt colonial pour les “avantages” de l’esclavage et de la colonisation
Mawuna Remarque Koutonin
Foccart & Houphouet-Boigny, les pères fondateurs de la françafrique
Le saviez-vous ? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance !
Lorsque Sékou Touré de Guinée décida en 1958 de sortir de l’empire colonial français, et opta alors pour l’indépendance du pays, l’élite coloniale française à Paris s' était indignée, et dans un acte de fureur historique, demanda à son administration alors en place en Guinée de détruire, dans tout le pays, ce qui représentait, à leur yeux, les avantages de la colonisation française.
Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé : les écoles, les crèches, les bâtiments de l’administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l’institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés ; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnée.
Le but de cet acte scandaleux était bien évidemment, d’envoyer un message clair à tous les autres colonies sur les conséquences du rejet de la France.
Le fait est que peu à peu, la peur s’empara des Élites Africaines, et après ces événements aucun autre pays ne trouva jamais le courage de suivre l’exemple de Sékou Touré, dont le slogan était “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”.
Pour les pays nouvellement indépendant il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’ Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :
Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte de colonisation proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.
Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.
Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA ( franc des colonies françaises d’Afrique ), et créa la monnaie du pays.
Le 13 Janvier 1963, trois jours après , qu’il ait commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara et tua le premier président élu de ce pays de l’Afrique: Olympio fut exécuté le 13 janvier 1963 par un traitre africain, le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé Eyadema qui, au passage, reçu à ce moment une prime de l’ambassade française pour le succès de sa mission.
Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l’idée ne correspondait pas aux volontés françaises.
Le 30 Juin 1962, Modiba Keita, le premier président de la République du Mali , décida également de se retirer du système monétaire FCFA ( imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants ).
En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.
Le 19 Novembre 1968, comme, Olympio, Keita sera victime d’ un coup d’état menée par un autre traitre africain, le lieutenant Moussa Traoré.
De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait pour se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaire anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus :
Au 1er Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex légionnaire français, portait un coup d’état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine.
Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta, aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance
Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’état contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.
En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d’états en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.
Nombre de Coups en Afrique par pays
Ex colonies françaises Autres pays africains
Pays Nombre de coup d’état Pays Nombre de coup d’état
Togo 1 Egypte 1
Tunisia 1 Libye 1
Cote d’Ivoire 1 Equatorial Guinea 1
Madagascar 1 Guinea Bissau 2
Rwanda 1 Liberia 2
Algeria 2 Nigeria 3
Congo – RDC 2 Ethiopia 3
Mali 2 Ouganda 4
Guinea Conakry 2 Soudan 5
sous-TOTAL 1 13
Congo 3
Tchad 3
Burundi 4
Central Africa 4
Niger 4
Mauritania 4
Burkina Faso 5
Comores 5
sous-TOTAL 2 32
TOTAL (1 + 2) 45 TOTAL 22
Comme ces chiffres le démontrent, la France est tout à fait désespérée, mais active à conserver une forte emprise sur ses colonies peu importe comment, peu importe le prix.
En ce moment même où j’écris cet article , 14 pays africains sont obligés par la France , à travers le pacte colonial , de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu’à maintenant , en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France . Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’état . Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France par la securite de leur vie, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.
Un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie de dizaines de milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.
Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement . Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués ou d’être la victime d’un coup d’état. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l’Ouest est souvent offert en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.
Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.
En 1958 , effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France , Léopold Sédar Senghor a déclaré : « Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France , pas en litige. “
Dès lors la France a accepté qu’une « indépendance sur le papier” pour ses colonies , mais a signé en parallèle des ” accords de coopération “, précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie ( le Franc ), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.
Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années 1950 :
1 . La dette coloniale pour les avantages de la colonisation francaise.
Les pays nouvellement « indépendants » doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.
Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons ( vous pouvez nous aider avec des informations).
2 . Confiscation automatique des réserves nationales
Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.
La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée- Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo -Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon.
La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est, géré par le Trésor français , sans s en référer aux autorités fiscales centrales comme l’UEMOA ou de la CEMAC. Selon les termes de l’accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque Banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65 % de ses réserves de change dans un « compte d’opérations » tenu au Trésor français, ainsi qu’un autre 20 % pour couvrir les passifs financiers.
Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre à l’équivalent de 20 % des recettes publiques de ce pays sur l’année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.
En bref , plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par le Trésor français . Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenues par le Trésor français leur appartient en tant que groupe ou individuellement.
Les gains de l’investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajouté à la réserve de change, mais il n’y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. « Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaissent les montants figurant dans les « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; si il y a un bénéfice sur ces investissements ; ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains. ” écrit le Dr Gary K. Busch
Il est estimé que la France gère près de 500 milliards de dollards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.
La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.
La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français.
Pour rendre les choses plus tragiques , la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter à la réserve . Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.
L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d’exploitation français. Voici une courte transcription de l’extrait : “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain”.
3 . Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturel découvert dans le pays
La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.
4 . Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques
Dans l’attribution des marchés publics , les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marché étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offres financière ailleurs n’est pas prit en compte.
En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.
En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens !
5 . Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays
Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.
La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourris des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu’ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d’état ou à d’autres fins !
6 . Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts
Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement géré par les Français.
Les bases militaires françaises en Afrique
Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d’entre eux.
Pour ajouter l’injure à l’insulte, la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l’armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.)
Après la réussite du coup d’état par la France, et le transfère de pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.
Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant.
7 . Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation
Oui , monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créé. Appelé « Francophonie » qui regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.
Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et des idées. C’est très limitant.
8 . Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale le FCFA
C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie de dizaines de milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.
Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français . Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.
9 . Obligation d’envoyer le rapport annuel France du solde et de réserve
Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex- colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies est effectué par la France banque centrale / du Trésor.
10 . Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays , sauf autorisation par la France
Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliance militaires inter-etat. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux ! ).
Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les gardent bien de le faire.
11 . Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale
Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.
Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la « Grandeur de la France ” à l’avenir.
Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l’Afrique.
Tout d’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de la créativité et de l’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.
Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelés dans le passé , habitées par des paranoïaques et psychopathes ” les hauts fonctionnaires ” qui répandent la crainte l’apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre de la Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.
Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.
C’est à nous que revient de libérer l’Afrique, sans demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes ?
La première réaction des personnes lorsqu’ils apprennent l’existence de l’impôt colonial français est souvent une question : « Jusqu’à quand “
A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 ( près d’un siècle et demi ) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français suite à l’ abolition de l’esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.
Les Pays africains paient la taxe coloniale depuis les 50 dernières années, donc je pense un siècle de paiement pourrait être de trop.
Mawuna Remarque Koutonin
Un Ambassadeur est-il membre de la communauté internationale ou un simple représentant de son pays auprès du pays hôte ?
Les pays sont-ils tous membres des organisations et institutions internationales ?
Combien de statuts de diplomates existent-ils et quelle différence ont-ils ?
Dans quels domaines la Communauté internationale dispose de pouvoirs de contraintes au sein d'un Etat souverain ?
Pourquoi la communauté internationale respectait la Guinée de Sékou Touré, de Lansana Conté et de Dadis Camara ?
La Communauté internationale est-elle coupable ou victime du malaise guinéen ?
Bref, les questions sont nombreuses. Pour les réponses, il faudrait d'abord connaitre et maitriser ce sujet que nous abordons souvent.
Y aurait-il quelqu'un pour répondre à ces questions pour m'aider à être en accord avec mon peuple ? La communauté internationale serait-elle un bouc-émissaire que nous exploitons depuis l'indépendance pour masquer nos carences politiques ?
Dans toutes les communications,il faut donc citer nommément tous les concernés afin qu'ils soient mis à l'index dès maintenant. Cela servira à leurs adversaires actuels qu'ils soient impliqués et salis dans un pays tiers et cela permettra de les retrouver quand viendra LE CHEF en Guinée.
En fait de bandits de grands chemins sous la cagoule de communauté internationale, il faut retenir entre autres:
-Flamby de France, cette sorte de patapouf politique qui a battu le record des histoires de femmes à l'Elysée. En l'occurrence, François Hollande. A ses cotés on a son gangster de la duplicitématie le Cochery symbole vivant de la Cochonnerie. Ces deux sont les angles seyants et les organisateurs par excellence du hold-up.
-Le chef actuel de l'union européenne ainsi que le chef de la mission de l'union européenne au cours de cet attentat électoral
-Barack Obama et son ascaris;
-Banki mounny, les yeux myopes de l'ONU.
-la corruption personnifiée,le chambas, sous marin de Banki-moon.
-l'ancien président du Liberia, en fait, il n'était que chef de Monrovia représentant la CEDEAO au cours de l'opération
-Le gros lard qui représentait l'union africaine
-Le pachyderme,l'éléphantesque fatoutoune de la CPI;
Ainsi de suite.........., il faut les citer et les dénoncer d'abord au niveau de leurs peuples et institutions respectifs au nom des quels ils ont agi malhonnêtement, alors que souvent ceux-là ignorent leur ignominie.
Le ridicule ne tue vraiment pas en Guinée. Aujourd'hui, la communauté internationale est vouée aux gémonies par ceux-la même qui ne juraient que par elle.
Par ceux, même pour respirer, demandaient la présence de la communauté internationale a leur cote.
Qui ne se rappelle pas de la levée de bouclier que cela a suscitée au sein de l'opposition et particulièrement de l'UFDG quand le pouvoir a fait semblant de vouloir se passer de l'aide de la communauté internationale dans l'organisation de ces élections?
Aujourd'hui, comme par enchantement on trouve que cette derniers est neo-colonialiste, impérialiste.
Sekou toute doit vraiment se retourner dans sa tombe.
Aujourd'hui, ce sont ses adversaires les plus irréductibles qui lui ravissent la vedette dans la lutte contre "l'impérialisme" et le "neo-colonialisme". Comme pour paraphraser ma chère Madina dans un de ses commentaires dont elle seule elle a le secret, je hurle moi aussi "mo kala pinkaoun" mais cette fois, contre la communauté internationale.
Vous n'avez qu'à prouver que ce qui est dit ici n'est pas exact. En plus, ce n'est pas parce qu'on a été ange hier qu'on ne peut pas devenir diable aujourd'hui. D'ailleurs les 2 embassadeurs de France et USA ont toujours été du coté du pouvoir. En plus, je ne sais pas ou vous classez Marie-Madeleine, mais elle n'a pas manqué de souligner que ces gens ce mettent toujours du coté du plus fort. Ce n'est pas parce que vous avez obtenu ce que vous avez voulu qu'il faut nier l'évidence. Justement ce pays a du chemin à faire...
Prenons les étapes cruciales qui ont déterminées "l'échec" de l'opposition et particulièrement celui relatif de l'Ufdg lors du coup d'Etat électoral du 11 octobre 2015:
1-l'auto-attaque du 11 juillet 2011 où l'Ufdg fut nommément citée et accusée avec l'accusation sans preuve de Bah Oury et d'autres militants. L’impardonnable et l'irréparable de la part de la justice fut de déclarer « que le but était de remplacer Alpha Condé par un Peul ». La farce et la parodie de procès était si grosse et outrancière que cela méritait que l'Ufdg prît le risque d'une crise majeure et conflit avec l'Etat en s'insurgeant contre cette dérive qui servit de test pour l'inféodation des institutions républicaines. L'Ufdg resta impassible et subit passivement. Bah Oury, l’empêcheur de dicter en paix éloigné ; 1er test réussi pour alias "professeur".
2- Refonte de la Ceni. AC impose illégalement son pion avéré Bakary Fofana à tête de la Ceni avec des textes soumis par Alpha Condé avec la complicité de Dame Rabiatou. L'opposition laisse cette supercherie se mettre en place alors que c'est la Ceni qui va décider de leur avenir politique à travers des élections. En politique, ce n'est le plus populaire qui remporte les élections mais celui qui les contrôle et compte les voix. L'opposition accepte et participe même au vote de Bakary Fofana avec un strapontin de Vice-présidence. Après avoir attaché les mains, AC venait d'avoir attaché aussi ainsi les pieds de l'opposition. 2nd test passé aussi haut la main par AC! Alors que cette étape aurait dû être la plus grande bataille de l'opposition pour sa survie surtout après le rôle de la Ceni en 2010 qui a subtilisé la victoire de CDD à la défaite d’AC. La victoire ou l'échec de l'alternance de 2015 s'est joué à ce moment.
3- La parodie d'Assemblée nationale, les mises en place des autres institutions avec au passage des falsifications de lois organiques avec le couronnement de l'installation illégale de l'arbitre des élections, la Cour constitutionnelle, avec les hommes et femmes de Alpha Condé alias "professeur". AC mettait ainsi l’opposition sur la potence.
4- L'accord attrape-nigauds du 20 septembre 2015 matériellement impossible à appliquer avant le 11 octobre 2015. AC a ainsi mis la corde au cou de l'opposition maintenant.
5- A 48h du vote l'opposition tergiverse encore s'il faut aller ou boycotter le scrutin, eux-mêmes embrouillés sur la bonne stratégie à adopter. Finalement, samedi 10 octobre 2015, la décision est prise et la consigne d'aller voter le 11 octobre 2015 (en 1993, Mr Siradiou Diallo avait commis la même erreur face à Lansana Conté).
Alpha Condé venait ainsi de retirer l’escabeau de la potence et pendu pour 2015 tout espoir pour l'alternance et l'opposition.
La cause est entendue! Maintenant, la seule chance est de savoir si la structure de la potence a été efficace et solide pour avoir pendu l'opposition. Wait and see!
Le problème c'est nous africains qui avons toujours pactisé avec ces diables pour détruire nos pays. Ne les avons nous pas laisser tuer Lunumba, Thomas Sankara et bien d'autres?
C'est nous qui faisons que ces barbares se foutent de nous.
Ils ont juste aidé Alpha aujourd'hui pour mieux l'avoir sur leur coupe.
Par ceux, même pour respirer, demandaient la présence de la communauté internationale a leur cote.
Qui ne se rappelle pas de la levée de bouclier que cela a suscitée au sein de l'opposition et particulièrement de l'UFDG quand le pouvoir a fait semblant de vouloir se passer de l'aide de la communauté internationale dans l'organisation de ces élections?
Aujourd'hui, comme par enchantement on trouve que cette derniers est neo-colonialiste, impérialiste.
Sekou toute doit vraiment se retourner dans sa tombe.
Aujourd'hui, ce sont ses adversaires les plus irréductibles qui lui ravissent la vedette dans la lutte contre "l'impérialisme" et le "neo-colonialisme". Comme pour paraphraser ma chère Madina dans un de ses commentaires dont elle seule elle a le secret, je hurle moi aussi "mo kala pinkaoun" mais cette fois, contre la communauté internationale.








