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Faut-il désespérer de la communauté internationale ?
Tierno Monénembo Lundi, 26 Octobre 2015 21:24
C’est un machin tout nouveau, apparu à la fin de la guerre froide. Un ovni en quelque sorte dans le ciel jamais rassurant de la diplomatie où, à défaut de faire bouger les lignes, les ronds-de-cuir des chancelleries se contentent de rafistoler la terminologie. Cela s’appelle la communauté internationale pour se distinguer peut-être de ses antiques prédécesseurs : SDN, ONU et autres fausses promesses de l’humanisme et de la paix. Son nom vague, aux consonances presque angéliques, séduit mais ses tentacules surdimensionnés et ses effets dévastateurs commencent à inquiéter en Afrique, surtout dans les pays les plus démunis.
Après l’esclavage et la colonisation, le sida et Ebola, la communauté internationale donc ! L’Afrique qui en a vu d’autres n’est pas dupe. A court d’arguments, ses maîtres d’hier avancent dorénavant à visage couvert comme les malades de la vérole et les bandits de grand-chemin. En apparence, la démocratie et les droits de l’homme; derrière le masque, une coterie internationale qui a réussi, on ne sait trop comment, à privatiser le droit et la morale, le pouvoir et les minerais sous le sceau de la légalité internationale.
La mafia n’est plus italienne, elle est devenue universelle ! Universelle et souveraine !
Et comme toujours, l’Afrique en est la première victime, ce ventre mou du monde où n’importe quel quidam peut se proclamer calife n’importe quel loubard, César ou proconsul.
Le Congo et le Rwanda l’avaient déjà fait ciller. La dernière élection présidentielle en Guinée lui a définitivement ouvert les yeux. Elle pensait, la pauvre, qu’après les coups d’Etat et les élections truquées, on lui aurait proposé autre chose. Non, c’est encore pire qu’au temps des partis uniques. Un score à près des 60% et dès le premier tour ! Pitié dieux de la Francophonie, de L’ONU, de l’Union européenne et d’ailleurs !
Un observateur européen parle d’une élection exemplaire. Les observateurs européens, c’est connu, ne voient que ce qu’ils veulent bien voir et surtout, ils ne manquent pas de toupet ! Exemplaire oui dans le sens où l’entendait Omar Bongo : « En Afrique, un président en exercice ne peut pas perdre une élection ! » Ce serait, cela va de soi, enfreindre le rite, faire honte au clan ! Du blasphème en quelque sorte !
Toutes les vieilles recettes sont là : les listes falsifiées, le bourrage des urnes, les cartes d’électeurs distribuées à la tête du client, la bastonnade et l’emprisonnement des assesseurs de l’opposition, etc.
Ce qui est nouveau dans cette triste histoire, c’est la désinvolture avec laquelle la communauté internationale s’est immiscée dans le jeu. D’habitude, elle se contente de tirer les ficelles et de pondre des communiqués certes tendancieux mais conçus sous le vernis de l’élégance. Cette fois-ci, on a jeté l’habit du diplomate pour revêtir le cache-sexe du partisan. On a délibérément soutenu le régime en place, et sans vergogne, justifié ses mensonges et ses crimes. On a été jusqu’à menacer le chef de l’opposition des foudres de Jupiter puisqu’il avait songé, le trublion, à appeler à manifester pour protester contre la fraude.
Le droit de manifester est pourtant écrit noir sur blanc dans la constitution guinéenne. Mais c’était avant que les hordes des fonctionnaires internationaux ne débarquent à Conakry. A ce compte-là, ce droit élémentaire sera bientôt considéré comme un crime contre l’humanité, passible donc sinon d’un séjour au camp Boiro*, du moins d’une inculpation en bonne et due forme à la CPI. Ce nouveau « Nuremberg » qui n’incrimine que des nègres et où, comme au temps de l’esclavage, c’est un nègre justement (ou plutôt une négresse) qui tient le fouet du commandeur !
A quelque chose, malheur est bon, ce simulacre d’élection a permis de découvrir le vrai visage de la communauté internationale ! Ce cénacle de la combine et du bluff a fini par écœurer le pays tout entier par son arrogance, sa mauvaise foi et sa propension systématique à soutenir le régime archaïque et corrompu d’Alpha Condé. Les Guinéens restent sereins malgré tout. Ils savent parfaitement ce qu’il leur reste à faire.
Par chance, l’Histoire n’est pas un décret administratif. Elle ne découle ni du tampon de L’ONU ni des logiciels de l’Elysée ou de la Maison-Blanche. C’est un phénomène violent et imprévisible, mû non par la volonté des dieux et des maîtres mais par la simple détermination des hommes à forcer les portes du destin quand tous les autres recours se sont épuisés.
Tierno Monénembo
Ecrivain guinéen, Prix Renaudot 2008
Dernier roman paru : Les coqs cubains chantent à minuit, Seuil, janvier 2015, Paris.
___________________________
* Camp Boiro : célèbre camp de concentration où les opposants de l’ancien dictateur Sékou Touré mouraient de diète noire.
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Commentaires
Doyen Doumba,
Vous avez écrit : On crée les conditions du désordre et on appelle à la paix. C'est le comble du cynisme.
Voilà pourquoi je vous admire et vous respecte.
Je demande personnellement à notre illuminateur en droit Gandhi ou tout autre homme de droit bien averti de passer au peigne fin le verdit de cette Cour Constitutionnel sans parti pris.
Bon dimanche !
Bonjour mon cher Pokpa Holomo Lamah
Merci pour votre aimable compliment et j'essaierai de continuer à le mériter.Je vous félicite aussi pour vos contributions dans le débat contradictoire sur Guineeactu dans un style toujours emprunt de courtoisie ,de politesse et de respect de l'autre.Je me joins à vous pour demander au Citoyen Gandhi de nous "passer au peigne fin le verdit de cette Cour Constitutionnelle sans parti pris".
Que Dieu vous protège et vous accorde santé et bonheur.
Fraternellement
Boubacar Doumba Diallo
Vous avez écrit : On crée les conditions du désordre et on appelle à la paix. C'est le comble du cynisme.
Voilà pourquoi je vous admire et vous respecte.
Je demande personnellement à notre illuminateur en droit Gandhi ou tout autre homme de droit bien averti de passer au peigne fin le verdit de cette Cour Constitutionnel sans parti pris.
Bon dimanche !
- Ce sont d’abord les tenants du pouvoir politique qu’ils cherchent à pérenniser et à rendre absolu
- Puis ce sont ceux qui monopolisent le DROIT( Cour Suprême et Cour Constitutionnelle en particulier) ou l’interprétation exclusive de la religion
- Viennent ensuite ceux qui détiennent des privilèges socio-économiques du fait de leurs relations avec les pouvoirs ou du fait de leur naissance tout simplement tels les fils ou filles à papa
- Ce sont surtout aussi ceux qui monopolisent les moyens de production et les divers circuits économiques
- Enfin il y a ceux qui se laissent fasciner par les détenteurs du pouvoir et qui suivent passivement et docilement les quatre groupes précédents
Amkou,
Puisque vous voulez trouver coûte que coûte des coïncidences, continuez votre chemin. Mais de grâce ne me dites pas que je ne semble pas connaître l'histoire de notre pays.
Pokpa,
je n'aurai aucun profit à me moquer de toi, because je te considère comme un frère, un compatriote. Mais cela n'empêche pas un petit ton nécessairement sardonique, de temps en temps, dans les commentaires. Peace!
Je vous ai déjà dit que lorsque vous sortirez des égouts, de me faire signe.
Puisque vous voulez trouver coûte que coûte des coïncidences, continuez votre chemin. Mais de grâce ne me dites pas que je ne semble pas connaître l'histoire de notre pays.
On pouvait comprendre si vous aviez dit que le chiffre 85 correspond à la tentative de Diarra de prendre le pouvoir, poussé par les mêmes extremistes de sa communauté aujourd'hui au pouvoir dont Amadou Damaro. Je precise que Goureissy Condé dans une emission a expliqué qu'apres les evenements de 85, les malinkés ont formé le RPG, ont réussi a prendre le pouvoir en 2010 avec le RPG-arc-en-ciel dans lequel ils font maintenant appel aux autres. Je n'ai fait que reprendre ses mots.
Abdoul,
ci-après ma réponse à Pokpa concernant mon raccourci qu'il avait maladroitement interprété:
"Pokpa, tu ne sembles pas connaître l'histoire de la Guinée. Le fameux wo fattara, ça te dit? En quelle année a-t-il eu lieu? L'esprit d'ast n'a-t-il pas été porté dans les sphères du pouvoir jusqu'en 85 avant le coup KO du wo fattara. Eh bien! 57,85 n'est pas sorti des urnes mais préfabriqué à l'avance pour signifier à tous que le pouvoir mandingue est bien de retour. Rappel en 2010, le chiffre préfabriqué était exactement de 52,52%. soit 52 cyniquement porté à 52,52."
Pokpa, permets-moi de te traduire ces chiffres du coup chaos : 57 est l'année qui précède 58 (année du début du chaos). quant au chiffre 85, il est caractéristique de la promesse d'AC : il avait promis de reprendre la Guinée là où AST l'avait laissée en 85. Le cynisme du RPG saute aux yeux d'autant plus que le fameux chiffre préfabriqué de longue date est arrondi à 58. AC aime les chiffres et les symboles. Ne sois donc pas étonné qu'il rempile en 2020 avec un chiffre record de 83% correspondant à l'âge qu'il aura en 2020 (78 ans+5 ans). De cette façon-là, tu ne pourras pas dire "57,85% pour le pauvre AC contre 83% pour l'heureux ADO".
On pouvait comprendre si vous aviez dit que le chiffre 85 correspond à la tentative de Diarra de prendre le pouvoir, poussé par les mêmes extremistes de sa communauté aujourd'hui au pouvoir dont Amadou Damaro. Je precise que Goureissy Condé dans une emission a expliqué qu'apres les evenements de 85, les malinkés ont formé le RPG, ont réussi a prendre le pouvoir en 2010 avec le RPG-arc-en-ciel dans lequel ils font maintenant appel aux autres. Je n'ai fait que reprendre ses mots.
Amkou,
Les coïncidences que vous trouvez n'engagent que vous. Par contre, je tiens à faire une rectification. Sékou Touré n'a pas laissé la Guinée en 85 comme vous le dite, mais en 84 et plus précisément le 26 mars 1984 à Cleveland (USA). Ne falsifions pas l'histoire, s'il vous plaît.
Pokpa, tu ne sembles pas connaître l'histoire de la Guinée. Le fameux wo fattara, ça te dit? En quelle année a-t-il eu lieu? L'esprit d'ast n'a-t-il pas été porté dans les sphères du pouvoir jusqu'en 85 avant le coup KO du wo fattara. Eh bien! 57,85 n'est pas sorti des urnes mais préfabriqué à l'avance pour signifier à tous que le pouvoir mandingue est bien de retour. Rappel en 2010, le chiffre préfabriqué était exactement de 52,52%. soit 52 cyniquement porté à 52,52.
« Il est déjà bien suffisant que les gens sachent qu’il y a eu une élection. Les gens qui votent ne décident rien. Ce sont ceux qui comptent les votes qui décident de tout. » Joseph Staline (1879-1953)
Merci pour cette citation de Staline.
Les coïncidences que vous trouvez n'engagent que vous. Par contre, je tiens à faire une rectification. Sékou Touré n'a pas laissé la Guinée en 85 comme vous le dite, mais en 84 et plus précisément le 26 mars 1984 à Cleveland (USA). Ne falsifions pas l'histoire, s'il vous plaît.
Pokpa, permets-moi de te traduire ces chiffres du coup chaos : 57 est l'année qui précède 58 (année du début du chaos). quant au chiffre 85, il est caractéristique de la promesse d'AC : il avait promis de reprendre la Guinée là où AST l'avait laissée en 85. Le cynisme du RPG saute aux yeux d'autant plus que le fameux chiffre préfabriqué de longue date est arrondi à 58. AC aime les chiffres et les symboles. Ne sois donc pas étonné qu'il rempile en 2020 avec un chiffre record de 83% correspondant à l'âge qu'il aura en 2020 (78 ans+5 ans). De cette façon-là, tu ne pourras pas dire "57,85% pour le pauvre AC contre 83% pour l'heureux ADO".
oh! j'allais oublier Pokpa : déjà en 2010, AC s'était octroyé un chiffre préfabriqué de 52% histoire de fêter les 52 ans de pauvreté (2010-1958= 52 ans). D'où les 52% qu'il avait commandé auprès de la CENI pour sa première élection frauduleuse.
Un même slogan : Coup KO. Résultat : coup KO. Mais des scores différents : 57,85% pour le pauvre AC contre 83% pour l'heureux ADO. Qui dit mieux ? Et si demain on imitait N'kuru zigzag et Denis Sassou ? Pourquoi pas ? A Dieu Ouaga ! A fakudu !
Pokpa, permets-moi de te traduire ces chiffres du coup chaos : 57 est l'année qui précède 58 (année du début du chaos). quant au chiffre 85, il est caractéristique de la promesse d'AC : il avait promis de reprendre la Guinée là où AST l'avait laissée en 85. Le cynisme du RPG saute aux yeux d'autant plus que le fameux chiffre préfabriqué de longue date est arrondi à 58. AC aime les chiffres et les symboles. Ne sois donc pas étonné qu'il rempile en 2020 avec un chiffre record de 83% correspondant à l'âge qu'il aura en 2020 (78 ans+5 ans). De cette façon-là, tu ne pourras pas dire "57,85% pour le pauvre AC contre 83% pour l'heureux ADO".
@ Manden Diallo ,
Je vous renvoie les memes questions que vous posez a THIERNO SAIDOU .
Attention a vos Reponses ( Si vous en avez ) .
ELLES peuvent rajouter UN N a Diallo .
Parceque je me demande Si vous ne faites pas EXPRES de l'oublier en signant :
Manden DialloN !
Sanakou, ce que je fais est modeste et ce n’est pas le lieu de s’en vanter. Par contre ton questionnement (avec du sarcasme) qui fait partie des méthodes pour clouer le bec à ceux qui osent critiquer, est à la marge d’un débat. La critique pure est en soi une contribution, un droit inaliénable et le fondement de tout progrès social. Ici, c'est l'intellectuel de renom qui est interpellé, après qu’il ait pris le risque de donner son opinion. Les questions ici mentionnées lui ont été personnellement posées. Si je les rends public c’est parce en bon intello guinéen il s'est défilé dans des réponses vagues. Mais plus encore, c’est pour soulever un débat sur le rôle des intellectuels et parce que je continue à penser qu’il y a un devoir de leur part qui n’a pas été rempli. Rare sont les hauts fonctionnaires ou intellectuels de notre pays qui mettent la main dans la pâte et participent à la moindre lutte en tant qu’acteurs. Ils choisissent d’être des témoins passifs et pour le cas de la Guinée des victimes. A dire que Tierno a traité de ce sujet dans son premier roman, LES CRAPAUDS-BROUSSE. Lui il sait qui signe Manden Diallo. Libre à lui de répondre. Ou pas.
Wa Salam
Manden Diallo
les candidats à la présidentielle prennent acte avec responsabilité des résultats, félicitent le vainqueur sans mettre leur échec sur le dos des autres.
Et puis quoi encore ?
Mondafrique
CONDÉ, OUATTARA ET SASSOU: TROIS SCRUTINS CHAOTIQUES VALIDÉS PAR LA FRANCE
INTERNATIONAL - PAR SEIDIK ABBA - Publié le 27 Oct, 2015
Le référendum constitutionnel au Congo comme les scrutins présidentiels en Guinée et en Côte d’Ivoire sont tout sauf démocratiques. Et la France peine à se démarquer de ces dérives.
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Crédit photo: Tous droits réservés d.r.
A priori, il n’y a rien de commun entre la consultation référendaire au Congo, le dimanche 25 octobre, et les récents scrutins présidentiels en Guinée et en Côte d’Ivoire. Mais, en y regardant de près on observe dans chacune de ces trois expériences démocratiques l’empreinte de la désorganisation, voire un déni de la démocratie.
Une Guinée plombée par la tentation de la violence
Examinons d'abord le cas de la Guinée qui a ouvert le 11 octobre la série des rendez-vous électoraux: 57,85% des voix en faveur du président sortant, Alpha Condé, une validation attendue de la Cour constitutionnelle. Aucun consensus, d'emblée, sur la liste électorale, sur la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ou encore le calendrier électoral. Les candidats de l’opposition avaient menacé jusqu’à la veille du scrutin de s’en retirer.
Il aura d’ailleurs fallu tout le trésor de persuasion d’une délégation de la communauté internationale conduite par le Ghanéen Mohamed Ibn Chambas, représentant de Ban ki-Moon en Afrique de l’Ouest, pour que les principaux candidats de l’opposition consentent in extremis à briguer les suffrages des Guinéens. Un boycott aurait fait trébucher la démocratie naissante guinéenne déjà endeuillée par la dizaine de morts pendant la campagne électorale. « La violence politique, c’est un peu la marque de la Guinée, de Sékou Touré à Daddis Camara, a affirmé à Mondafrique le politologue Michel Galy. Elle resurgit de temps en temps à la faveur des échéances électorales ».
Le niveau de violence n’est pas la seule tare de la démocratie guinéenne. Les opérations de vote ont été émaillées le 11 octobre par de nombreuses irrégularités : ouverture tardive de certains bureaux de vote, des électeurs titulaires de leurs cartes mais qui ne retrouvent pas leur noms sur les listes, manque de matériel dans d’autres bureaux… L’opposition a par ailleurs mis en évidence le taux de participation record dans les bastions du Rassemblement du peuple de guinéen (RPG), le parti du pouvoir, avec vingt points de plus que la moyenne nationale estimée autour de 68%.
Les autres incriminations des candidats de l’opposition portaient sur l’augmentation de près de 15,9 % du nombre d’électeurs inscrits sur les listes entre 2013 et 2015 dans des zones réputées être des fiefs du président sortant. Celui-ci était, rappelle-t-on, arrivé deuxième lors de la présidentielle de 2010 avec près de 18% avant de coiffer au poteau son rival Cellou Dalein Diallo qui avait obtenu près de 44% des voix. La coalition Arc-en-ciel, qui avait soutenu le président, avait ensuit perdu les élections législatives organisées en 2013. L’analyse des données de la précédente présidentielle jette aujourd’hui un sérieux doute sur la large victoire du candidat Condé dès le premier tour. « Il est difficile d’admettre que sa victoire soit sincère et transparente », avait indiqué un observateur étranger cité dans les colonnes de nos confrères du "Monde". A Paris, aucun commentaire officiel pour l'instant
Un Congo aux relents plébiscitaires
Au Congo, le référendum organisé le dimanche 25 octobre au Congo pour doter le pays d’une nouvelle constitution n’a pas plus provoqué le moindre consensus. Face à ce qu’elle considère comme une volonté du président Sassou de passer en force pour pouvoir se représenter en 2016, l’opposition regroupée au sein du front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel au Congo (FROCAD) a lancé une série de manifestations qui ont fait, selon les sources, entre quatre et dix morts. L’absence de sérénité n’a pas permis aux Congolais de connaître le contenu exact du projet de Constitution sur lequel ils devaient se prononcer.
Résultat, la consultation avait plutôt pris la forme d’un plébiscite pour ou contre Sassou Nguesso. Comme en Guinée, ici aussi les opérations électorales ont été chaotiques. Ici, le bureau de vote manque d’isoloir obligeant les électeurs, si jamais ils venaient, à accomplir leur devoir civique sans la moindre confidentialité. Là, les bureaux ont dû être fermés avant l’heure pour prévenir des violences. Selon plusieurs témoins, la consultation n’a pas suscité de débordement particulier d’enthousiasme. « Le seul bureau ou il y avait du monde, c’est celui de la mairie de Ouenzé àù Denis Sassou Nguesso est venu voter », a raconté sur les antennes de RFI l’envoyée spéciale de la radio à Brazzaville.
Contre toute évidence, le pouvoir a pourtant annoncé le mardi 27 octobre un taux de participation de 72,44% et une victoire du oui avec 92,96%. Le compte est certes bon pour Sassou qui pourra légalement se présenter en 2016 en vertu de la nouvelle constitution. Mais le référendum ne règle pas la question de fond qui porte sur l’urgence d’une alternance démocratique et pacifique à la tête du Congo, pays dirigé depuis 1997 par le président Sassou qui cumule au total plus de 30 années au pouvoir. « Depuis le retour du président Sassou au pouvoir en 1997, il n’y a eu aucune élection transparente au Congo, a déclaré Me Brice Mzamba, président du Cercle de la rupture et porte-parole du Mouvement Ras-le-bol. La mascarade qu’il vient d’organiser laisse tout entier le problème politique dans lequel sa gouvernance anti-démocratique a plongé le Congo ».
Après la position ambiguë exprimée par le président Hollande à la veille de la consultation, l'Elysée a diffusé mardi 27 octobre un communiqué précisant que les conditions dans lesquelles le référendum a été organisé ne "permettent pas d'en apprécier le résultat, notamment en termes de participation".
Une Côte d'Ivoire entachée par une guerre des chiffres
Comme le socialiste Condé et le marxisant Sassou, le président ivoirien Alassane Ouattara n’est pas parvenu à offrir à ses concurrents des conditions consensuelles lors du scrutin du dimanche 25 octobre. La composition de la Commission électorale indépendante (CEI), avec à sa tête Youssouf Bakayoko, qui était déjà ce poste lors de la présidentielle de 2010, n’a pas satisfait les adversaires du candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). L’opposition était tout aussi critique sur l’accès équitable aux médias publics, notamment la Radio télévision ivoirienne (RTI) et le quotidien Fraternité Matin.
Le départ du très respecté Professeur Francis Wodié de son poste de président du Conseil constitutionnel pour, selon certaines sources, ne pas cautionner un scrutin biaisé, avait déjà jeté une ombre sur le processus. Les retraits des candidats Amara Essy, Mamadou Koulibaly et Charles Konan Banny intervenus bien plus tard sont venus écorner l’image d’une présidentielle qui semblait pliée d’avance tant la disproportion paraissait grande entre les moyens humains et financiers colossaux de Ouattara et ceux de ses autres concurrents. Et comme tout cela ne suffisait pas, est arrivée la polémique sur le taux de participation. Il est de 60% selon la CEI, de 53% d’après la Société civile et de moins de 30%, d'après une estimation de l’opposition. Cette guerre de chiffre entache la victoire du président sortant.
Alassane Ouattara avait pourtant toutes les cartes en main pour remporter le scrutin avec l'onction démocratique. D’abord au plan politique, le candidat du RDR bénéficie du soutien total de l’aile majoritaire du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ancien président Henri Konan Bédié. Plusieurs observateurs soutiennent même que c’est ce ralliement de l’ex-parti unique qui avait permis à Ouattara de remporter la présidentielle de 2010 face à Laurent Gbagbo.
L’autre atout de l’ancien Premier ministre de Houphouët-Boigny dans la course pour le renouvellement de son mandat, c’est son bilan économique. Depuis 2012, son pays affiche une croissance économique de 8 à 9% ; il a réussi à le doter de nouvelles infrastructures en même temps qu’il a réhabilitées les universités et se prépare à offrir à la capitale économique ivoirienne un métro. Signe de la bonne santé économique du pays, le secteur du transport aérien se développe à grands pas. Le nombre de passagers à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny est ainsi passé de 640.000 en 2011 à 1,3 million en 2014. Plutôt que tirer les dividendes politiques de son bilan économique pour s’assurer un succès indiscutable, Alassane Ouattara a choisi une stratégie qui lui garantit une victoire sans panache.
Le modèle anglophone
Alors que les trois pays francophones se débattaient dans des difficultés d’organisation de scrutins électoraux, la Tanzanie, elle, se préparait dimanche 25 octobre à une alternance démocratique avec un président sortant Jakaya Kikwete qui n’a nullement tenté de modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir. Le Nigeria, autre pays anglophone, avait déjà montré en mars dernier qu’une présidentielle pouvait se tenir de manière transparente et régulière en Afrique et ouvrir là encore la voie à une alternance pacifique. Finalement, comme en matière de développement, l’Afrique anglophone a pris une longueur d’avance sur le plan de la démocratie par rapport aux pays francophones.
Monsieur Alpha Condé a bien retenu la leçon.Ne nomme - t il pas sous-préfets,préfets et gouverneurs ?
Côte d'Ivoire: la force française Licorne laisse place aux «FFCI»
Par RFI Publié le 22-01-2015 Modifié le 22-01-2015 à 12:38
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Les éléments de la force française Licorne, photographiés lors d'une cérémonie le 21 janvier 2015 à Port-Bouët (Abidjan).
AFP PHOTO / SEVI HERVE
En Cote d’Ivoire, la force française Licorne a cédé place aux Forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI). Mercredi 21 janvier en soirée, lors d’une cérémonie symbolique à Port-Bouët, les soldats composant cette force présente depuis 2002 dans le pays, à l’époque de la rébellion armée du nord, ont officiellement changé de mandat.
La mission des FFCI est désormais de constituer une base avancée pour des opérations militaires ou logistiques sur le continent africain. Les explications du colonel Nicolas Chabut, commandant de la désormais ex-force Licorne :
Le colonel Nicolas Chabut, commandant de la force Licorne, le 21 janvier 2015 à Abidjan.
AFP PHOTO / SEVI HERVE
« Aujourd’hui, formellement, on termine l’opération Licorne qui a débuté en septembre 2002. Après douze années, la mission a été remplie et la France a jugé qu’il n’était pas utile de poursuivre une opération, puisque la Côte d’Ivoire est sur la voie de la normalisation de la situation. Sur le camp de Port-Bouët, on crée aujourd’hui les Forces françaises en Côte d’Ivoire, qui sont des forces prépositionnées.
Ces forces prépositionnées vont avoir pour rôle premier de servir d’unités en mesure d’intervenir principalement sur les théâtres africains, dans le cadre des différentes opérations que la France mène en Afrique ; la bande sahélo-saharienne évidemment, mais la base d’Abidjan a également servi de base logistique pour l’opération qui a été menée en Guinée dans le cadre de la protection des centres de traitement Ebola. Nous bénéficions d’une infrastructure ivoirienne de qualité : un port en eaux profondes, un aéroport international, le camp militaire de Port-Bouët qui permet de stocker du matériel et qui permet de réaliser un " hub " logistique important (une plateforme multimodale, NDLR) au profit des opérations militaires françaises. »
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FORCE MILITAIRE
La Force militaire de l’ONUCI est composée d’environ 5500 hommes et femmes représentant 48 pays.
Les principaux contingents proviennent du Bangladesh, du Bénin, de l’Egypte, du Ghana, du Maroc, du Niger, du Pakistan, du Sénégal, du Togo et de l’Ukraine.
La Force militaire de l’ONUCI peut intervenir sur l’ensemble du territoire national Ivoirien. Elle est commandée par un État-major central à Abidjan, qui s’appuie sur deux secteurs opérationnels, Est et Ouest, dont les Etats-majors opérationnels se trouvent respectivement à Abidjan et Daloa.
La Force militaire de l’ONUCI est composée en majorité d’unités de maintien de la paix chargées d’assurer un environnement sécurisé nécessaire à la protection des civils. La force appuie également le Gouvernement de la Côte d’Ivoire dans la sécurisation de l’ensemble du pays.
La Force militaire de l’ONUCI contribue au maintien de l’ordre et à l’application de la loi et cela, en étroite collaboration avec les autres composantes de l’ONUCI, les forces militaires et de sécurité ivoiriennes, l’administration et les autorités traditionnelles en Côte d’Ivoire.
Outre les contingents déployés et l’Etat-Major, d’autres unités des Casques bleus apportent leur soutien à la force militaire de l’ONUCI. Ainsi :
- Près de 200 observateurs militaires sont répartis par équipes autonomes dans les villes les plus importantes de la Côte d’Ivoire. Ils sont notamment chargés de renseigner la force militaire de la situation sur le terrain et participent également au suivi du processus DDM/DDR et au respect de l’application de l’embargo sur l’armement.
- Une compagnie du génie met en place les infrastructures indispensables au déploiement des troupes et réalise occasionnellement des travaux d’aménagement des routes et pistes au profit du réseau routier de la Côte d’Ivoire. Elle dispose par ailleurs, de compétences pour intervenir sur les engins explosifs qu’elle peut découvrir à l’occasion de ses chantiers.
- Une (01) équipe composée de militaires spécialistes de la sécurité rapprochée, participe à la protection des diverses personnalités telles, la Représentante spéciale du Secrétaire général ou le Général de la Force et son adjoint.
- Une (01) compagnie de transport et de maintenance participe au déploiement et à la relève des différents contingents militaires.
- La force militaire de l’ONUCI dispose par ailleurs, d’avions et d’hélicoptères pour le transport aérien, les évacuations sanitaires, ainsi que pour l’appui aérien des unités de la force.
- Enfin, une cellule médicale, dotée de deux hôpitaux militaires, à Abidjan et à Daloa disposant de capacités d’évacuation et de soins au profit des casques bleus. Leurs compétences sont régulièrement misent au profit des populations (Soins médicaux, vaccinations, médecine d’urgence).
Activités humanitaires
En plus des missions à caractère opérationnel, les forces onusiennes de Côte d’Ivoire participent à des activités humanitaires au profit de la population et apportent une aide au gouvernement.
Dans le courant de l’année 2014-2015, neuf (9) projets à effet immédiat (Quick Impact Project [QIP]) sur le quotidien de la population ont été réalisés avec succès à Daloa, Bouaké, Korhogo, Man, Zohouhio et Brofoudomé. Six (6) autres projets sont en cours de finalisation à Zuénoula, Sinématiali, Bouaké, Gagnoa, Alépé et Brobo. Ces projets appuyés par la force de l’ONUCI comprennent entre autres, la réhabilitation d’écoles primaires, la réfection de librairies et dispensaires, ainsi que le forage de puits.
Par ce type de réalisations concrètes, la Force de l’ONUCI veut maintenir la confiance acquise auprès de la population et encourager la société ivoirienne à emprunter la route de la paix. C’est dans cette même intention, que les moyens dont dispose la Force et ceux propres à chaque contingent, sont mis à contribution pour assurer à la population, 400 consultations médicales par jour, et la distribution de 40.000 litres d’eau potable par jour.
Rôle de la Force dans le processus de paix en Côte d’Ivoire
La Force militaire de l’ONUCI s’occupe principalement d’appuyer la mise en œuvre du processus de paix initié par l’Accord Politique de Ouagadougou (APO) signé le 4 mars 2007, d’aider le gouvernement dans le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) ainsi que la restructuration de l’armée. La dernière Résolution 2226 adoptée le 25 juin 2015, à l’instar des résolutions précédentes, fixe les missions imparties à l’ONUCI qui sont globalement :
- Participer à la sécurisation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire ivoirien et en particulier, à la protection des personnes sous danger imminent, sans porter préjudice à la responsabilité première des autorités ivoiriennes.
- Faire Face aux menaces sécuritaires et défis frontaliers. Dans la limite de l’autorité dont elle dispose, de ses capacités et de sa zone de déploiement, elle aide l’autorité nationale à stabiliser la situation sécuritaire
- Contribuer à la sécurité des personnes, des installations et des équipements des Nations Unies en Côte d’Ivoire.
- Participer aux efforts de reconstruction et de réforme des institutions sécuritaires.
- Porter assistance au respect, aux enquêtes et aux investigations sur les violations des Droits de l’homme.
- Conduire des opérations d’inspection-embargo pour s’assurer de l’application de la Résolution 2219 (2015).
Je vous renvoie les memes questions que vous posez a THIERNO SAIDOU .
Attention a vos Reponses ( Si vous en avez ) .
ELLES peuvent rajouter UN N a Diallo .
Parceque je me demande Si vous ne faites pas EXPRES de l'oublier en signant :
Manden DialloN !
Le message ambigu de Affi N’Guessan: «A travers les scores obtenus par les uns et les autres, les Ivoiriens montrent qu’ils veulent le changement dans la gestion des hommes et des affaires du pays»
Le message ambigu de Affi N’Guessan: «A travers les scores obtenus par les uns et les autres, les Ivoiriens montrent qu’ils veulent le changement dans la gestion des hommes et des affaires du pays»
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Le candidat Pascal Affi N’Guessan a sacrifié au rituel de fin d’élection en reconnaissant sa défaite aux présidentielles du 25 octobre 2015. Il l’a fait à travers une déclaration dont copie nous est parvenu.
En plusieurs point, Affi N’Guessan a rejoint l’analyse de EBURNIENEWS selon laquelle les chiffres publiés par la CEI montrent que la Côte d’Ivoire reste profondement divisée. Uune division qui semble d’ailleurs s’être accentuée avec la gestion sanglante du pouvoir par Ouattara: «je note cependant que les résultats affichés et les scores des candidats dans les différentes régions dressent le tableau d’un pays encore sous le traumatisme de la guerre. Des taux de participations records, 80 a 100% dans des zones encore récemment occupés par la rébellion armée de 2002 et ou le candidat du RHDP, réalise des scores avoisinant les 100%. Ce n’est pas un signe de santé démocratique, mais plutôt, la traduction d’une prise en otage et d’une absence de la liberté d’expression et d’opinion.»
Fidèle à ses engagements préélectoraux de ne peut se plaindre s’il perdait les élections, le “lion de Bongouanou” s’est donc contenté de dénoncer les insuffisances du scrutin. Mais avant de terminer il a tenu à indiquer qu’il est prêt à collaborer avec le “nouveau” pouvoir issu du scrutin de dimanche 25 octobre 2015: «pour ma part, Je veux leur dire ce matin toute ma disponibilité à tenir l’engagement que j’ai pris avec le peuple ivoirien, d’œuvrer pour la paix et la réconciliation nationale». Car soutient-il «nous avons le devoir de les sortir du traumatisme au lieu d’exploiter ce sentiment de peur.»
Pour rappel les chiffres de la CEI placent le candidat Pascal Affi N’Guessan en deuxième position avec 9,29% du suffrage exprimé. Selon ces même chiffres, le candidat malheureux Affi N’Guessan a perdu dans presque toutes les zones traditionnellement acquises au FPI. Dans plusieurs de ces zones, il a été devancé par Kouadio Konan Bertin (KKB).
Eburnienews.net
Ci-dessous la déclaration de Pascal Affi N’Guessan
__________
"Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Chères militantes, chers militants,
Chers amis de la presse nationale et internationale
Le Scrutin pour l’élection du Président de la République de Côte d’Ivoire s’est tenu ce dimanche 25 octobre 2015, à l’issue d’une campagne électorale qui s’est déroulée sans incidents majeurs, mais sans grande effervescence.
La Commission Electorale Indépendante (CEI), vient de proclamer les résultats provisoires donnant pour chacun des candidats :
– Alassane OUATTARA, candidat du RHDP : 2.618.229 voix, soit 83,66%
– KONAN Kouadio Siméon, candidat indépendant : 22.117 voix, soit 0,71%
– LAGOU Adjoua Henriette, candidate UPCI : 27.759 voix, soit 0,89%
– AFFI N’Guessan Pascal, candidat du FPI : 290.780 voix, soit 9,29%
– AMARA Essy : 6.413 voix, soit 0, 20%
– Banny KONAN Charles : 8.667 voix, soit 0,28 %
– Mamadou KOULIBALY : 3.343 voix, soit 0,11%
– KOUADIO Konan Bertin: candidat indépendant : 121.386 voix, soit 3,88%
– KOUANGOUA Jacqueline-Claire, candidate indépendante : 12.398 voix, soit 0,40%
– GNANGBO Kacou, candidat Indépendant : 18.650 voix, soit 0, 60%
Ces chiffres indiquent que le candidat Alassane OUATTARA a remporté l’élection présidentielle du 25 octobre 2015. je prends acte de ce résultat et je lui adresse mes félicitations.
Je note cependant que les résultats affichés et les scores des candidats dans les différentes régions dressent le tableau d’un pays encore sous le traumatisme de la guerre. Des taux de participations records, 80 a 100% dans des zones encore récemment occupés par la rébellion armée de 2002 et ou le candidat du RHDP, réalise des scores avoisinant les 100%. Ce n’est pas un signe de santé démocratique, mais plutôt, la traduction d’une prise en otage et d’une absence de la liberté d’expression et d’opinion.
Ailleurs, on observe des taux d’abstention élevé, supérieur à 50% dans des zones ayant vécus durement les affres de la crise post électorale de 2010-2011 et ou les populations se sont repliées sur elles mêmes et, appréhendant l’échéance électorale comme une grave menace à leur sécurité, se sont abstenues d’aller voter.
Ce scrutin révèle donc que la Côte d’Ivoire est toujours en crise, la Côte d’Ivoire est toujours divisée.
Ce scrutin confirme que le pays a besoins de réconciliation et de démocratie. C’est conscient de cette de cette situation et déterminé à y remédier que je me suis engagé sincèrement et en toute responsabilité, avec les camarades du FPI et nos allies de l’AFD, dans le processus électoral.
Notre ambition, en allant a cette élection était de mobiliser nos compatriotes pour reconquérir le pouvoir d’Etat afin de réconcilier les ivoiriens, restaurer une paix durable, réinstaurer la démocratie et promouvoir le progrès social.
Je profite de cette occasion pour remercier tous les acteurs de notre campagne électorale. En premier lieu les militants et tous les responsables du Front Populaire Ivoirien le parti qui m’a accordé son investiture pour cette compétition nationale. Le FPI a démontré, encore une fois sa grande capacité de résilience. Malgré les épreuves, le parti s’est dressé, comme il a toujours su le faire chaque fois que la situation du pays l’exige.
Je remercie les militants et responsables des partis frères de l’Alliance des Forces Démocratiques (AFD) qui ont soutenu ma candidature et participé activement à sa promotion sur l’ensemble du territoire national.
Je salue les ivoiriens de la diaspora pour leur soutien
Je salue le peuple de Côte d’Ivoire, les populations de toutes les régions qui m’ont reçu et écouté et je dis infiniment merci à tous ceux et à toutes celle qui ont voté pour nous.
Je tiens à remercier et féliciter notre Directeur National de Campagne, Marcel GOSSIO, et toute l’équipe de campagne ; la haute direction composé des Vice-présidents et des responsables des partis de l’AFD, les Directeurs Départementaux de Campagne (DDC), les Directeurs locaux de campagnes (DLC), les représentants dans les bureaux de vote. Je sais que la tâche n’a pas été facile. Sans moyens et bravant toutes les formes d’intimidation ils ont tenu haut le flambeau de la démocratie et permis la tenue de cette élection.
Je salue la communauté internationale pour son soutien au processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire.
Aujourd’hui, les élections présidentielles sont terminées
Il reviendra au Président élu de tirer toutes les leçons de ce scrutin. A travers le taux de participation et les scores obtenus par les uns et les autres, les Ivoiriens adressent trois messages à la classe politique. Premièrement, les Ivoiriens ont peur, ils sont toujours hantés par le spectre de la crise postélectorale. Ils sont traumatisés. Nous avons le devoir de les sortir du traumatisme au lieu d’exploiter ce sentiment de peur. Deuxièmement, les Ivoiriens tiennent à la paix et à la démocratie, car les deux choses sont liées. Troisièmement les Ivoiriens veulent le changement dans la gestion des hommes et des affaires du pays.
Pour ma part, Je veux leur dire ce matin toute ma disponibilité à tenir l’engagement que j’ai pris avec le peuple ivoirien, d’œuvrer pour la paix et la réconciliation nationale.
Je suis plus que jamais convaincu, que sans la réconciliation nationale, rien de durable et de grand ne peut être bâti.
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire, qu’il nous accorde la sagesse et la paix."
je n'arrete pas , mon frère , de me tordre de rire . " Adieu OUAGA , AFAKOUDOU " !
Moi aussi je rajoute , OUAGA ADIOS , A FAAKOUDOU ! Vive LA LIBERTE !
Merci , mon frère . lol !
Et si demain on imitait N'kuru zigzag et Denis Sassou ? Pourquoi pas ? A Dieu Ouaga ! A fakudu !
Ca viendra.
Donc s’il faut désespérer, c’est de ce mur des lamentations devant lequel gémissent les intellectuels guinéens (en appliquant lâchement le terme intellectuel). En Guinée, c’est sur leur démission que la dictature s’est construite et se maintient. Etant un intellectuel de niveau mondial, qu’as-tu fais depuis 2010 comme action pour mobiliser les énergies flottantes et à la quête d’une direction ? A part des rares écrits sur l’internet, rien à ce que je sache. As-tu jamais organisé ou participé à une quelconque action en faveur des victimes, un procès contre les tueurs, un meeting avec les jeunes pour les écouter et les aiguiller, une visite aux familles éplorées pour conseiller sur des recours possibles et des actions à mener, des conférences pour dénoncer les listes électorales, les recensements biaisés, la composition de la CENI etc… Comme la réponse est non, alors des sorties comme celles-ci ne sont rien d’autre que du défoulement stérile. Sans oublier la bourde que tu as commise de soutenir la démarche suicidaire de Cellou quand il signé son accord fatidique avec Daddis.
La communauté internationale est un flou composite – allant de fonctionnaires frileux et corrompus, des intérêts capitalistes puissants qui cherchent de la stabilité, même précaire, pour se faire un dollar de plus, aux réseaux de délinquants de marchands d’armes (dont Alpha Condé fut), de trafiquants de drogues (dont les proches de sa femme sont) etc. Si les intellectuels continuent à interpeller ce « machin» pour dénoncer ou comme recours, c’est qu’ils ont réellement renoncé à faire leur histoire. Alors il faudra sérieusement désespérer d’eux.
Manden Diallo
Koto Saliou, nous avons vu des états membres de la CEDEAO refuser de se conformer à des décisions de cette cour qui ne dispose d'aucun moyen de contrainte.
C'est exact sur le plan théorique, mais qui irait contredire des manifestants qui veulent faire exécuter une décision de justice et non simplement être à l'écoute d'un leader politique ? En général, les États s'y soumettent d'autant que cela concerne surtout des décisions individuelles. A nous d'innover avec des décisions juridico-politiques. C'est toujours mieux que la passivité.
Et comme dit la chanson, une fois que toutes les voies de recours ont été épuisées, il ne reste que la violence (sous toutes ses formes) pour se faire entendre. Commençons par le commencement.
Veuillez me rafraîchir la mémoire (vieillesse passée par là)quel fut "son record mondial de Pinè"?
Pour l'instant,il nous reste (Guinéens Patriotiques)la fameuse Cour de Justice de la CÉDÉAO à Abuja au Nigéria comme dernier recours pour faire annuler cette Mascarade et/ou Fraude soit disant "Élection Présidentielle en Guinée" version 2015.Ensuite,on verra ce qu'il y a lieu de faire graduellement,car,la Liberté est un Grand Combat de tous les jours avec la nouvelle variante de cette Communauté Inter-coloniale...Tant qu'il y a vie,il y aura ESPOIR.
Koto Saliou, nous avons vu des états membres de la CEDEAO refuser de se conformer à des décisions de cette cour qui ne dispose d'aucun moyen de contrainte.
Une telle démarche n'est pas à exclure pour la forme symbolique, mais elle doit suivre la justice du peuple souverain qui doit introniser celui qu'il a élu.
Le peuple est prêt, il attend juste que soit prête une couverture militaire de quelques 313 soldats armés.
Et on va faire rééditer au putschiste son record mondial de Pinè.
Diomani, vous n'avez pas repondu a ma question. j'ai juste posé une question. je veux juste savoir si tentacule est un nom masculin ou pas? Pourqoui attaquer quelqu'un verbalement au lieu de repondre a une question tres precise?
Mais il n'y a aucune espèce d'attaque ma réaction,je vous l'assure!
Cependant,je vous confirmais bien l'existence d'une faute d'où mon assertion "personne n'est à l'abri d'une faute".
je veux juste savoir si tentacule est un nom masculin ou pas?
Oui, comme de nombreux noms se terminant par ULE, ce terme est masculin. Dans le doute, il suffisait de consulter un dictionnaire.
Au webmaster, tentacule est nom masculin ou pas?
Personne n'est à l'abri des fautes,vous savez!
Un réseau international de banditisme de luxe, un club de luxure et un Clan d'Initiés.
Face à cette fistule qui héberge dorénavant tous les virus et bactéries qui menacent la vie et la santé des Nations, nous avons toutefois un exemple de voie à suivre. C'est celle plus récente du peuple Burkinabé qui multiplia par zéro l'intervention de la chose en lui administrant une leçon magistrale sur un peuple et sa souveraineté. Aussi,Le mépris qu'un des protagonistes bissau-guinéens avait opposé à la désignation d'Alfa Condè comme médiateur dans son pays ne manque pas d'exemplarité sur ce qu'il faut faire des ordures qu'on retrouve chez soi.
L'investiture dans les jours à venir du président élu de la Guinée, Cellou Dalein Diallo doit être la préoccupation principale de son parti et de toutes les personnes éprises d'équité et de justice dans notre pays."
Pour l'instant,il nous reste (Guinéens Patriotiques)la fameuse Cour de Justice de la CÉDÉAO à Abuja au Nigéria comme dernier recours pour faire annuler cette Mascarade et/ou Fraude soit disant "Élection Présidentielle en Guinée" version 2015.Ensuite,on verra ce qu'il y a lieu de faire graduellement,car,la Liberté est un Grand Combat de tous les jours avec la nouvelle variante de cette Communauté Inter-coloniale...Tant qu'il y a vie,il y aura ESPOIR.
Un réseau international de banditisme de luxe, un club de luxure et un Clan d'Initiés.
Face à cette fistule qui héberge dorénavant tous les virus et bactéries qui menacent la vie et la santé des Nations, nous avons toutefois un exemple de voie à suivre. C'est celle plus récente du peuple Burkinabé qui multiplia par zéro l'intervention de la chose en lui administrant une leçon magistrale sur un peuple et sa souveraineté. Aussi,Le mépris qu'un des protagonistes bissau-guinéens avait opposé à la désignation d'Alfa Condè comme médiateur dans son pays ne manque pas d'exemplarité sur ce qu'il faut faire des ordures qu'on retrouve chez soi.
L'investiture dans les jours à venir du président élu de la Guinée, Cellou Dalein Diallo doit être la préoccupation principale de son parti et de toutes les personnes éprises d'équité et de justice dans notre pays.








