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Après la victoire d’Alpha Condé : vivent les prédateurs !

O. Tiero  Mercredi, 21 Octobre 2015 16:07

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Le peuple de Guinée n’arrête pas de geindre depuis l’accession du pays à l’indépendance, et pour cause. Les régimes qui se sont succédé se révèlent tous à tort ou à raison prédateurs de l’économie nationale, dévoreurs de liberté et « assassins ». En effet, de Sékou Touré à Alpha Condé, chacun de nos dirigeants a activement contribué à ce triste bilan.

Il faut cependant mettre l’accent sur le président actuel. Il est arrivé avec plus de soixante dix ans d’activisme politique pendant lesquels, il aurait mené une vie de « galère interminable ». D’où sa rage aujourd’hui de gagner pour combler le temps perdu. Pour son opposition, le pouvoir actuel ne reculerait devant aucun scrupule pour accumuler de la richesse et écraser les adversaires qui lui tiennent tête. Au bout de cinq ans de règne, on attribue une grosse fortune à de nombreux dirigeants et proches du président. Le fils d’Alpha Condé lui-même connaît des ennuis judicaires en raison du train de vie insolent qu’il mène en France, sa patrie d’adoption. C’est du moins ce qu’a révélé récemment le très sérieux quotidien Le Parisien dans ses colonnes. Sur la base d’une plainte déposée par une ONG belge, la justice française entend enquêter sur le train de vie de Mohamed Alpha Condé, qui mène la vie d’un nabab, alors qu’il ne disposerait que d’un revenu mensuel de 800 euros.

Comme ses prédécesseurs, à l’exception du général Sékouba Konaté, le président Alpha est accusé de vouloir s’accrocher au pouvoir même si sa gouvernance est fortement « décriée » par son opposition. Il a fait le tour du pays à préparer le scrutin présidentiel, distribuant à pleines mains des centaines de millions de francs guinéens pour appeler les électeurs à voter pour lui. Beaucoup de citoyens se sont jetés sur cet argent au point d’en venir aux mains dans certaines localités. A Conakry c’est la ruée pour ouvrir des cases de campagne aux couleurs du RPG Arc-en-ciel dans tous les coins de rue. La misère est devenue si endémique depuis des décennies que l’on n’hésite plus à ramasser avec avidité les quelques jetons qu’on nous jette à la figure. Nous n’avons de cesse de nous prosterner devant nos prédateurs d’hier et d’aujourd’hui, nous chantons leurs louanges.

Ah, vive Alpha ! Vivent les prédateurs !


O. Tiero
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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