Halte à la surenchère politique

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BAYO_Abidine_2_01La victoire du Prof-Prési dès le premier tour de l’élection présidentielle se dessine très nettement au regard des résultats partiels proclamés par la CENI. De guerre lasse, les deux ténors de l’opposition guinéenne Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, respectivement pressentis 2e et 3e selon ces mêmes résultats, ont décidé de se retirer du processus au motif que l’élection est entachée d’irrégularités et de fraudes massives qui entament sa crédibilité et exigent de ce fait, son annulation pure et simple, tout en menaçant de faire recours à la rue pour trouver réponse à leurs désidératas.

A quoi pourrait-on s’attendre encore de leur part ? Boycott de l’Assemblée nationale, appels à la désobéissance civile ou à l’insurrection populaire …. ? Il est à parier que pour nombre de Guinéens, cette logique de la confrontation n’est ni souhaitable, ni soutenable, quand on en connait les précédentes conséquences fâcheuses.

La mouvance présidentielle elle, se satisfait tout naturellement du déroulement régulier de la bataille, qui confirme le succès de son champion dans la logique du fameux slogan de campagne « un coup KO Â».

Les observateurs de la communauté internationale (CEDEAO, Union africaine, Union européenne, Francophonie et Nations Unies) se félicitent quant à eux, du climat apaisé et serein qui a marqué le scrutin et estiment que les irrégularités constatées lors de son déroulement, à cause notamment des dysfonctionnements liés à l’organisation matérielle, ne sont pas de nature à mettre en cause la crédibilité du processus dans son ensemble. Soucieux surtout de la préservation de la stabilité politique et sociale dans le pays, ils en appellent à juste titre d’ailleurs, à la responsabilité des différents acteurs politiques, pour privilégier le règlement du contentieux électoral au niveau des juridictions compétentes, en l’occurrence la Cour constitutionnelle.

Dans cette situation politique et sociale pour le moins ambiguë, l’enthousiasme et les espoirs de la population guinéenne, qui a accordé un intérêt certain à ce scrutin, en témoigne le taux de participation estimé à environ 75%, laissent place à l’angoisse et à la peur du lendemain, face aux risques de violences post-électorales.

Il parait néanmoins évident que la Cour constitutionnelle sensée apprécier les résultats de cette élection, finisse par les valider sans coup férir, quoiqu’elle puisse éventuellement tenir compte des recours des candidats par rapport au contentieux électoral.

Aujourd’hui, si on peut bien comprendre le combat des opposants, dont les revendications légitimes visent idéalement à assoir les bases d’un Etat de droit respectueux des libertés individuelles et collectives, il est aussi à admettre, que le pouvoir en place a des raisons valables de se maintenir, pour consolider les acquis démocratiques aussi maigres soient-ils et donner par la même occasion, l’opportunité au Prof-Prési, de parachever son œuvre de construction, dans la limite temporelle définie par la constitution guinéenne.

Il y a lieu de reconnaître que l’opposition guinéenne qui voulait incarner l’alternative, en allant à cette élection en rangs dispersés, ne s’est en toute vraisemblance pas donné les moyens de ses ambitions, car elle a laissé des brèches ouvertes à l’adversaire, victime de la guerre des égos de ses principaux leaders et les déchirures internes qui en ont découlé, ont fini par l’empêcher de mutualiser ses forces, face à un pouvoir parti très tôt en campagne avant l’heure et surtout fort du soutien des organes étatiques (moyens humains, matériels et financiers). A propos, il ne faut d’ailleurs pas se leurrer, car même s’il avait été question d’une hypothétique candidature unique au sein de l’opposition, l’issue de cette élection, tel qu’a été piloté le processus de bout en bout, ne pouvait être autre que la victoire du Prof-Prési, qui en fin politicien, a su en être à la fois partie et maître des règles d’un jeu de dupes, où les dés sont pipés.

En définitive chers politiques, quoi qu’il advienne, ayez simplement à l’idée qu’entre revendications, manifestations, répression, dialogue politique, pseudo consensus au détriment de l’application stricte des textes réglementaires et dont le non-respect des termes de l’entente crée de nouveaux désaccords, nous condamnant ainsi à un perpétuel recommencement, les Guinéens sont fatigués de vivre en permanence dans ce climat de tension, de haine et de division que vous entretenez à dessein, pour la conquête et/ou l’exercice du pouvoir.

Il est grand temps d’en finir avec ce cercle vicieux de défiance et de violence, afin que notre beau pays puisse enfin se mettre sur les rails du progrès économique et social, par le renforcement des capacités institutionnelles et le perfectionnement de l’administration publique, pour garantir à tous la sécurité et la justice, synonyme de paix durable et de cohésion sociale.

La Guinée Conakry, n’est pas la Guinée Equatoriale, pays qui peut se donner le luxe de se passer de l’aide des institutions financières internationales, à cause notamment de la manne financière qu’elle tire de l’exploitation du pétrole.

Le moins qu’on puisse dire est que notre cher pays dont on est si fier, malgré ses potentialités diverses et variées, est malheureusement englué et empêtré dans un état de pauvreté spirituelle et matérielle extrême, à la limite du scandale et l’Etat-providence manque cruellement de ressources financières. Il suffit de voir en détails, la quotepart du budget national de développement dans le financement des projets de construction d’infrastructures et la faiblesse du taux de croissance économique réalisé ces dernières années (l’un des plus faibles de la sous-région) pour s’en convaincre. Si l’épidémie d’Ebola peut en être une des causes principales, il faut aussi reconnaître que les troubles sociaux et les violences, n’ont pas permis de créer un environnement attractif favorable aux investissements étrangers. En tous les cas, la forte dépendance de notre pays des subsides de la communauté internationale (aides publiques au développement) nous contraint à nous conformer aux exigences de paix et de stabilité politique, principal gage du progrès économique.

Chers politiques, entendez-vous donc au nom de l’intérêt national, en admettant que la démocratie est en construction dans notre pays, avec les insuffisances inhérentes à tout processus en gestation. Il faut donc être réalistes et ne pas s’attendre à des miracles.

Dans l’éventualité de la normalisation de la situation socio-politique, pour la majorité des Guinéens, il ne pourrait en en être autrement, espérons que le Prof-Prési mette à profit son prochain quinquennat qui se profile à l’horizon, pour calmer au mieux les esprits pour le moins surchauffés, en opérant ne serait-ce que de façon symbolique, une ouverture politique à l’endroit de l’opposition qui au-delà de ses leaders, regorge sans nul doute, de cadres valeureux, capables d’apporter leurs pierres à la construction de l’édifice national et favoriser ainsi, l’adhésion populaire la plus large possible, à son projet de société. Révision de la constitution et son adoption par voie référendaire et finalisation du processus de Vérité-Justice-Réconciliation, demeurent à mes yeux, des projets prioritaires allant dans ce sens, pour préparer sereinement la guerre de succession en perspective, si bien évidemment, notre « Mansaké Â» ne tombe pas Ã  son tour, dans les travers de la vision despotique du pouvoir, en tentant de modifier la limitation du nombre de mandats présidentiels, tel qu’il en est de coutume sous nos tropiques.


16 ocotobre 2015

Bayo Abidine


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Commentaires  

 
0 #35 BAYO Abidine 26-10-2015 13:30

J'admire votre perspicacité...
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+1 #34 Gandhi 25-10-2015 10:49

Citation en provenance du commentaire précédent de Bayo Abidine:
Pour les actions concrètes du quinquennat

Cher Abidine, le français est ma langue maternelle. Vous dites que je peux faire des erreurs (ce que je conçois aisément), mais vous l'expliquez soit par une mauvaise vue (je viens de changer de lunettes), soit par une mauvaise foi (or je veux bien reconnaitre les acquis d'AC pour autant qu'on me les indique - c'est tout ce que je demande - et qu'on ne se livre pas à des généralités). Malheureusement en dehors de Kaleta lorsque je pose la question, on me répond invariablement, développement de ceci, amélioration de cela etc... bref rien de mesurable (donc non susceptible de critiques).
Voilà le sens de mon intervention. Si j'insiste avec vous c'est justement parce que je connais votre probité et je préfère avoir votre avis que celui d'un RPGiste invétéré, qui se cache derrière des éléments de langage stériles. Ce sont des avis comme le vôtre qui pourront éventuellemnt me faire évoluer. Encore faut-il obtenir une réponse précise.
Mais bon ceci étant, comme dit précédemment, je ne vais pas en faire une fixation.
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-1 #33 Bayo Abidine 25-10-2015 07:25

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Attention au dérapage !!!
Je vous ai posé une simple question, à savoir me citer des actes concrets (en dehors de Kaleta) et non d'exprimer un sentiment global.
Lorsqu'on commence à parler de mauvaise foi, c'est que l'exercice précédent devient difficile...

Attention au dérapage ?
Ça pourrait aussi être à cause "d'une mauvaise vue" (moins péjoratif, mais je vois que c'est l'expression "mauvaise foi" qui vous interpelle. Un sentiment global ? Permettez que je puisse encore jouir de ma liberté d'expression sans offenser et rassurez-vous, je ne vais jamais glisser dans ce caniveau ( ce n'est ni dans mon éducation, ni dans ma nature).
Pour les actions concrètes du quinquennat (exercice certes difficile, mais pas impossible): à moins de vouloir me pousser à aborder un sujet délicat, dont je n'ai pas la maîtrise des critères d'appréciation objective, je retiens en fin de compte de vous qu'à part kaleta, le reste c'est du pipeau... Un point de vue que je respecte parfaitement, même si vous vous en doutez, que j'ai néanmoins du mal à admettre.
En tous les cas, merci pour ces échanges riches en enseignements.
Bien à vous.
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+1 #32 Gandhi 24-10-2015 22:23

Citation en provenance du commentaire précédent de BAYO Abidine:
Oui c'est vrai et de ma propre portée de vue,je le crois sincèrement encore.
D'ailleurs ça me rappelle cette citation de F. Nietzsche qui dit que "la croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat."
A savoir maintenant le changement c'est dans quel sens ? c'est selon. tous comptes faits, je me dis finalement que c'est à chacun sa propre analyse de la situation et ses conclusions.

Attention au dérapage !!!
Je vous ai posé une simple question, à savoir me citer des actes concrets (en dehors de Kaleta) et non d'exprimer un sentiment global.
Lorsqu'on commence à parler de mauvaise foi, c'est que l'exercice précédent devient difficile...
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-1 #31 BAYO Abidine 24-10-2015 16:51

Oui c'est vrai et de ma propre portée de vue,je le crois sincèrement encore.
D'ailleurs ça me rappelle cette citation de F. Nietzsche qui dit que "la croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat."
A savoir maintenant le changement c'est dans quel sens ? c'est selon. tous comptes faits, je me dis finalement que c'est à chacun sa propre analyse de la situation et ses conclusions.
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+1 #30 Gandhi 24-10-2015 10:04

Citation en provenance du commentaire précédent de Bayo Abidine:
je pense vous avoir répondu que les Rpgistes sont mieux placés pour vous apporter la réplique à ce sujet. J'ai abordé un constat d'ensemble dans mon texte.

C'est vous qui écriviez le 18 à 20h54 "Quant au bilan du Prof-Prési, je refuse de croire que tout est blanc ou que tout est noir... Mon analyse à propos est que comparativement à l'héritage d'avant 2010, des acquis peut-être pas si démocratiques que l'aurait souhaité ... et aussi maigres soient-ils, y'en a quand même dans la balance".
Ce sont CES acquis dont VOUS parlez que j'aurais voulu connaître... mais je ne vais pas en faire une fixation...
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+2 #29 Bayo Abidine 22-10-2015 22:19

Laissez moi vous rappeler quand même que par rapport aux crimes perpétrés en Guinée, à part quelques individus identifiés comme auteurs de forfaitures, c'est aussi et surtout la violence d'Etat qui est en cause. Pour ce qui est des responsabilités à ce niveau, AST et Conté ne sont plus de ce monde. Alors que faire par rapport aux victimes de leurs régimes ?
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0 #28 Bayo Abidine 22-10-2015 22:08

Merci pour vos réponses. Vos questions ? Vous demandiez à propos du bilan les résultats concrets de quinquennat passé, je pense vous avoir répondu que les Rpgistes sont mieux placés pour vous apporter la réplique à ce sujet. J'ai abordé un constat d'ensemble dans mon texte. Désolé de vous dire que je n'ai pas tous les éléments d'appréciation pour me lancer dans ce débat avec vous.
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+2 #27 Gandhi 22-10-2015 09:13

Citation en provenance du commentaire précédent de Bayo Abidine:
M. Gandhi, vous semblez être doué d'une bonne probité morale et intellectuelle. En toute honnêteté/sincérité, accepteriez-vous dans ce cas, au nom de l'intérêt national, la main tendue de ce régime si d'aventure l'offre vous êtes faite d'occuper un quelconque poste de responsabilité dans le pays ?

Au-delà de la personnalité d'AC, c'est le système qu'il faut changer. Malheureusement AC a choisi de prolonger ce système pour se pérenniser. Il a donc fait son choix, qui n'est pas le mien.
Quant au secteur économique, il n'est pas possible d'investir dans un pays qui rackette ses citoyens sans se préoccuper des conséquences à moyen terme et qui ne compte que sur des investissements étrangers (dans les mines) pour se développer.
Par ailleurs, moi je viens de répondre à vos questions, vous n'avez pas répondu aux miennes.
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+2 #26 Gandhi 22-10-2015 09:08

Citation en provenance du commentaire précédent de Bayo Abidine:
De l'opportunité de ce processus, qu'en dites-vous ? Et si vous y êtes favorable, quels mécanismes préconisez-vous pour sa matérialisation ?

Réconcilier qui ?
Il existe des criminels qui doivent être jugés et condamnés, point barre. En matière de crimes en Guinée, la responsabilité est individuelle, pas collective.
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+1 #25 Bayo Abidine 21-10-2015 10:21

AC ne va jamais ouvrir son régime, si ce n'est à quelques escrocs supplémentaires, qu'ils soient de l'opposition ne changerait rien à l'affaire...
M. Gandhi, vous semblez être doué d'une bonne probité morale et intellectuelle. En toute honnêteté/sincérité, accepteriez-vous dans ce cas, au nom de l'intérêt national, la main tendue de ce régime si d'aventure l'offre vous êtes faite d'occuper un quelconque poste de responsabilité dans le pays ?
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+1 #24 Bayo Abidine 21-10-2015 10:19

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Ces 2 prélats n'ont aucune compétence en la matière et Coulibaly est mal placé après ses déclarations scandaleuses. Par ailleurs aujourd'hui force est de constater qu'il n'en est rien sorti.

De l'opportunité de ce processus, qu'en dites-vous ? Et si vous y êtes favorable, quels mécanismes préconisez-vous pour sa matérialisation ?
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+5 #23 Gandhi 20-10-2015 14:24

Citation en provenance du commentaire précédent de BAYO Abidine:
le Pro-Prési avait signé un décret portant création d’une Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale (CPRN), avec à sa tête l’Imam El hadj Mamadou Saliou Camara et l’Archevêque de Conakry Mgr Vincent Coulibaly.

Ces 2 prélats n'ont aucune compétence en la matière et Coulibaly est mal placé après ses déclarations scandaleuses. Par ailleurs aujourd'hui force est de constater qu'il n'en est rien sorti.
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+5 #22 Gandhi 20-10-2015 14:21

Citation en provenance du commentaire précédent de BAYO Abidine:
si je devais faire un seul reproche à l’opposition guinéenne, sans renter dans les détails, c’est de dire qu’elle s’est laissée berner par le pouvoir, en manquant de vigilance et surtout de cohérence dans ses revendications.

Nous sommes d'accord, mais à part sanctionner les politiciens eux-mêmes qui n'ont rien obtenu, en quoi cela nous concerne t-il ?
Les opposants ont été nuls, mais cela n'a aucune conséquence pour nous. En revanche, quand AC prend des décisions, elles nous impactent.
Donc j'ai du mal à comprendre comment on peut comparer la mouvance qui dirige et l'opposition qui regarde.
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+4 #21 Gandhi 20-10-2015 14:17

Citation en provenance du commentaire précédent de BAYO Abidine:
Si je comprends bien, à part Kaléta que vous signalez avec réserve, le reste c’est 0, nada, rien…quoi ?

Je souhaiterai que quelqu'un m'explique ce reste par des faits concrets et non par des considérations passe partout, comme améliorer ceci, développer cela, participer à la relance de ceci, élaborer et valider une stratégie, dédicacer le quinquennat aux jeunes et aux femmes !!!! (ça veut dire quoi ?), proclamer une année de la justice (en 2013) !!!, ...
Évidemment il ne s'agira pas des grands équilibres macro-économiques, mais de mesures concrètes (comme l'électricité par exemple) qui touchent les Guinéens.
Quid de l'eau, du logement, des dépenses personnelles de santé... ?
Par ailleurs, qu'en est-il d'ailleurs des factures d'électricité ?
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+5 #20 Abdoul 20-10-2015 13:27

Citation en provenance du commentaire précédent de Alhousseny:
En tous les cas, c'est le genre de lecture qui, au Burkina Faso il y a quelques semaines, vous auraient valu d'etre balancer du 10eme etage (juste facon de parler), ce qui est arrive aux represenatnts de la CEDEAO qui etaient venus encore une fois proposer leurs odieuses solutions aux crises que traversent les pays de notre region. Si le peuple et la societe civile burkinabe etaient de la facture de ce qu'on voit chez nous, Diendere et ses potes seraient encore partie prenantes de la gestion de la transition dans leur pays.

VRAI-MENT j'aime les comments de ce Alhousseny ! J'ai envie de le rencontrer un jour. En fait la situation au Burkina, je ne l'ai pas suivi que par les medias, je l'ai vecu, je comprends parfaitement bien votre commentaire.
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+4 #19 Abdoul 20-10-2015 13:13

Citation en provenance du commentaire précédent de BAYO Abidine:
Faut-il vous rappeler à propos que le 25 juin 2011, le Pro-Prési avait signé un décret portant création d’une Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale (CPRN), avec à sa tête l’Imam El hadj Mamadou Saliou Camara et l’Archevêque de Conakry Mgr Vincent Coulibaly.
Quoi qu’on puisse avoir des griefs par rapport à ce dossier, le processus a le mérite d’être enclenché. Ça prendra le temps qu’il faudra, mais il y’a lieu de garder espoir en ce qu’il aboutisse un jour, pour la réconciliation et la cohésion des cœurs et des esprits en Guinée.

Bravo pour votre optimiste ! Je viens d'apprendre (à confirmer bien sur) que l'indemnisation des victimes de pillages à la casse a commencé, mais seulement à la casse, les autres victimes depuis 2013 peuvent attendre puisqu'ils appartiennent à la mauvaise communauté. D'ailleurs Bantama Sow, le b... des peuls avaient clairement dit que personne ne sera indemnisé. Avec ca vous parlez de reconciliation. Je vous félicite encore.
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-1 #18 BAYO Abidine 20-10-2015 11:25

M. Alhousseny, désolé de m’être trompé sur votre prénom. Le dernier point sur lequel vous m’interpellez, c’était sur le processus Vérité-Justice-Réconciliation.
Faut-il vous rappeler à propos que le 25 juin 2011, le Pro-Prési avait signé un décret portant création d’une Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale (CPRN), avec à sa tête l’Imam El hadj Mamadou Saliou Camara et l’Archevêque de Conakry Mgr Vincent Coulibaly.
Quoi qu’on puisse avoir des griefs par rapport à ce dossier, le processus a le mérite d’être enclenché. Ça prendra le temps qu’il faudra, mais il y’a lieu de garder espoir en ce qu’il aboutisse un jour, pour la réconciliation et la cohésion des cœurs et des esprits en Guinée.
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+1 #17 BAYO Abidine 20-10-2015 08:25

Citation en provenance du commentaire précédent de Alhousseny:
Bayo Abidine,
Nous etions habitues a mieux de votre part. Vous nous parlez de "finalisation du processus de Verite-Justice-Reconciliation". Mais ou avez-vous vu le debut d'un tel processus en Guinee ?
De ce texte il se degage une petite odeur nauseabonde de "tous coupables" qui m'insupporte. La tension permanente qui regne en Guinee depuis plus de 5 ans est le fait de la seule personne dont le respect de la loi et des accords politiques contrarient les ambitions politiques, AC. Donnez-nous une seule crise qui n'ait ete le resultat du refus d'AC de respecter la loi ou les accords politiques ?
Il ne s'agit pas de voir tout en noir ou en blanc; il s'agit juste de voir les faits. Si vous en avez qui justifient ce "tous coupables" qui se degage de votre texte, merci de nous les faire partager.
En tous les cas, c'est le genre de lecture qui, au Burkina Faso il y a quelques semaines, vous auraient valu d'etre balancer du 10eme etage (juste facon de parler), ce qui est arrive aux represenatnts de la CEDEAO qui etaient venus encore une fois proposer leurs odieuses solutions aux crises que traversent les pays de notre region. Si le peuple et la societe civile burkinabe etaient de la facture de ce qu'on voit chez nous, Diendere et ses potes seraient encore partie prenantes de la gestion de la transition dans leur pays.

M.Alsény ! « Nous étions habitués à mieux de votre part » Dans quel sens ?
Dites-vous bien que je n’ai pas la prétention d’être un juge, je ne fais que part d’un constat, qui n’engage que ma petite personne : « les 2 camps se rejettent la balle ». A qui la faute ? Vous estimez que le Prof-Prési est le principal responsable, c’est votre droit le plus absolu. Cependant, des sons de cloches d’une tout autre tonalité, on en entend aussi ailleurs. Alors, accordez-moi la liberté de laisser entendre que les hommes politiques en général, ont tous leur part de responsabilité dans la situation que nous vivons et si je devais faire un seul reproche à l’opposition guinéenne, sans renter dans les détails, c’est de dire qu’elle s’est laissée berner par le pouvoir, en manquant de vigilance et surtout de cohérence dans ses revendications.
En résumé : « …entre revendications, manifestations, répression, dialogue politique, pseudo consensus au détriment de l’application stricte des textes réglementaires et dont le non-respect des termes de l’entente crée de nouveaux désaccords, nous condamnant ainsi à un perpétuel recommencement, le Prof-Prési a su être à la fois partie et maître des règles d’un jeu de dupes, où les dés sont pipés. »
Comprenne qui pourra……
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+3 #16 BAYO Abidine 20-10-2015 08:25

Oui, oui Baros, je voie ton souci et ça me contraint à une petite explication de texte par rapport à ce paragraphe qui te paraît ambigu.
….parachever SON œuvre de construction… Nuance : l’emploi de l’adjectif possessif SON n’est pas anodin (son œuvre de construction étant entendue comme le projet de société qu’il propose en tant que Président). Si je disais par exemple …..parachever (l)’œuvre de construction…, l’article défini (le) aurait donné un tout autre sens à mon raisonnement. En fin de compte, je me dis que j’aurai certainement dû rajouter à la fin de cette phrase entre parenthèses "ou de destruction", car c’est selon…
De la consolidation « des acquis démocratiques ». A ce niveau, je pars du principe que « les maigres acquis démocratiques » s’inscrivent dans un processus continu, entamé depuis l’adoption du multipartisme intégral dans notre pays. Et le mérite de ses acquis revient naturellement au peuple, qui les obtenus de haute lutte. L’Etat étant une continuité, il reste de son devoir de consolider ces acquis, par la garantie des règles et principes qui régissent le fonctionnement démocratique des institutions républicaines. Malheureusement comme tu le soulignes si bien, la réalité des mœurs politiques sur le terrain, laisse plutôt à désirer.
Quant à ton réquisitoire par rapport à l’opposition, que dire de plus. Tiens ça pourrait être une réponse à M.Alseny qui estime que le pouvoir est le seul responsable du chaos politique en Guinée.
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+1 #15 BAYO Abidine 20-10-2015 08:20

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
C'est à cela que je répondais pour comprendre le contenu concret de ce bilan.

Bon M.Gandhi, je pense que les rpgistes sont mieux indiqués, pour vous donner la réplique à ce sujet ! A titre perso, je vous renvoie néanmoins une dernière question par rapport à ce fameux bilan. Si je comprends bien, à part Kaléta que vous signalez avec réserve, le reste c’est 0, nada, rien…quoi ?
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+2 #14 Gandhi 19-10-2015 23:25

Citation en provenance du commentaire précédent de BAYO Abidine:
Pour ce qui est du bilan, qui est plus indiqué que le Rpg-arc-en-ciel pour le défendre ?

Ce n'est pas à ce bilan que je répondais, il n'y a rien dans ce bilan, u ncatalogue de décisions sans cohérence.
Citation en provenance du commentaire précédent de Bayo Abidine:
Quant au bilan du Prof-Prési, je refuse de croire que tout est blanc ou que tout est noir.
y'en a quand même dans la balance.

C'est à cela que je répondais pour comprendre le contenu concret de ce bilan.
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+2 #13 Barros Diallo 19-10-2015 20:46

Citation en provenance du commentaire précédent de Bayo Abidine:
Mon cher ami Baros, la logique de confrontation qui a prévalu dans le pays ces 5 dernières années, nous a perdre de vue l'essentiel des enjeux économiques et sociaux. La faute à qui ? Les 2 camps (pouvoir et opposition) se rejettent la balle.
….

Bien d’accord avbec toi, encore une fois et comme toutes les autres fois avant d’ailleurs
Mais Abidine, je crois que j’aurai dû te demander de quelle construction tu parles. S’agit-il de la construction, d’une nation, d’un état d’une république, d’une culture d’une idéologie, d’un savoir, d’une industrie, d’un système sanitaire, d’un système éducatif, d’une culture ?
Ou alors du travail de maintenance qu’il fait : de réfection de quelques routes, peinture et entretien de quelques bâtiments ?
Dis-moi, et penses-y sérieusement STP, comme si t’y croyais vraiment : si AC s’en allaite demain 20 Octobre 2015, qu’est-ce qui resterait de lui ? Qu’aurait-il changé au destin désolant de la Guinée?
Kaléta !, de sa propre bouche ce fut un ratage parce qu’il n’avait réalisé qu’il n’avait pris connaissance de la globalité du problème énergétique. Quelle est la vision derrière Kaléta outre le fait d’allumer les ampoules de Conakry juste avant les élections et donc clouer le bec à ses opposants.
Le reste c’est du travail de maintenance dont il suffit d’être PRG pour le faire. C’est un minimum que font même les pires dirigeants de l’histoire de l’Humanité. T’as vu le toit du palais des nations ? Oui Alpha Condé l’a refait (actif), mais, comparé à l’original, quelle laideur et quel amateurisme ! Évidemment on pourrait s’en contenter en tant que Guinéen ou se suffire à dire qu’il aurait fait mieux que ces prédécesseurs (ce qui est d’ailleurs faux, même si on y inclut Dadis, toutes proportions gardées), mais est-ce tout ce que « l’Alpha Condé. J’ai envie de dire, « Tout ce parcours pour ça ».
Moi je te parie, Abidine que si c’est cet homme s’en allait demain, nous aurons une transition plus problématique que celles que nous avons connues. À ce moment-là qu’est-ce qui tiendra debout ? Les hôtels, le goudron, ou Kaléta qui n’a pas encore le réseau de transport et de distribution qu’il lui faut (aveu d’AC lui-même ; il avait été informé de cette problématique dès ses débuts, par les seules compétences que l’EDG peut revendiquer).
« Des acquis démocratiques » : mais c’est surtout là qu’il n’y a pas débat. Tout a été acquis avant son élection : Toutes les institutions existantes ont été acquises sous Conté ou pendant la transition. De mémoire, je l’ai souvent dis, seule la Cour Constitutionnelle fut une véritable innovation de la constitution de 2010 (avant son élection). Le reste n’étant qu’amélioration ou correction de ce qui existait. Et qu’est-ce que le prof-prési a fait de ses acquis qui précèdent son arrivée au pourvoir: il ne les a mis en œuvre qu’au moment, à la façon qui lui conviennent et à son unique service (pas du peuple), pour mater l’opposition !
Elle est la nouveauté Alpha Condé. Parce que même s’agissant « de mater son opposition », il ne fera pas mieux (pire) que ce que Conté l’a fait vivre.
L’innovation (positive) par rapport à ses prédécesseurs, qu’il dénonçait et condamnait, aurait le sérieux et la célérité avec laquelle il aurait appliqué les textes et veillé au renforcement des institutions. Mais de toute évidence c’est du Conté sans Conté et même que, toutes proportions gardées, la période du CMRN (les cinq premières années Conté) a vu plus d’avancées démocratiques que les cinq années d’Alpha Condé.
Pour ce qui est de l’opposition, tu as raison le terme « idéalement » change tout. Mais alors puisque tu dis bien : « dont les revendications légitimes visent idéalement à assoir les bases d’un État de droit respectueux des libertés individuelles et collectives…. ».
Permets-moi donc de préciser que leurs revendications n’ont jamais visé cet idéal : ni avant Alpha Condé, ni maintenant. C’est cette grande illusion (que je dénonce régulièrement) qu’ils ont réussi à vendre pendant un temps, à une parte du peuple. Certains y ont cru au prix de leur vie….Mais ça se réveille !
Bref sans vouloir qu’on s’attarde là-dessus ma question était : de quels acquis et construction parlons-nous ? Il y’a deux boxeurs de forces inégales qui se tapent dessus, dans un ring au-delà duquel aucun d’entre eux ne regarde. Sauf que, contrairement au sport, ils veulent que nous les spectateurs, encaissions les coups à leur place. Et quel que soit le vainqueur, il ne verra pas au-delà du ring. Ils n’en sont pas capables, c’est culturel. Faut – il les y rejoindre ou les accompagner tranquillement vers la retraite en refusant autant que possible de servir de bouclier à l’un ou l’autre ?
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+3 #12 Alhousseny 19-10-2015 20:28

Bayo Abidine,
Nous etions habitues a mieux de votre part. Vous nous parlez de "finalisation du processus de Verite-Justice-Reconciliation". Mais ou avez-vous vu le debut d'un tel processus en Guinee ?
De ce texte il se degage une petite odeur nauseabonde de "tous coupables" qui m'insupporte. La tension permanente qui regne en Guinee depuis plus de 5 ans est le fait de la seule personne dont le respect de la loi et des accords politiques contrarient les ambitions politiques, AC. Donnez-nous une seule crise qui n'ait ete le resultat du refus d'AC de respecter la loi ou les accords politiques ?
Il ne s'agit pas de voir tout en noir ou en blanc; il s'agit juste de voir les faits. Si vous en avez qui justifient ce "tous coupables" qui se degage de votre texte, merci de nous les faire partager.
En tous les cas, c'est le genre de lecture qui, au Burkina Faso il y a quelques semaines, vous auraient valu d'etre balancer du 10eme etage (juste facon de parler), ce qui est arrive aux represenatnts de la CEDEAO qui etaient venus encore une fois proposer leurs odieuses solutions aux crises que traversent les pays de notre region. Si le peuple et la societe civile burkinabe etaient de la facture de ce qu'on voit chez nous, Diendere et ses potes seraient encore partie prenantes de la gestion de la transition dans leur pays.
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+2 #11 BAYO Abidine 19-10-2015 14:34

Citation en provenance du commentaire précédent de koro:
je cite Mr Placca sur un des articles de ce site:
Jean-Baptiste Placca : Dans cette radicalisation des positions, les observateurs étrangers ont rendu un bien mauvais service à la Guinée. Ils ont déploré de graves manquements dans l’établissement des listes électorales, dans la cartographie des bureaux de vote et dans la distribution des cartes d’électeurs, tout en laissant croire que tout cela serait sans incidence sur les résultats. L’un d’eux a même rajouté à ces manquements « une communication insuffisante à différentes étapes du cycle électoral et le manque de transparence de la Commission, pouvant conduire à un déficit de confiance de la part de nombreux acteurs du processus ».
Lorsque les réalités sont ainsi posées par ceux qui sont censés être les arbitres, comment s’étonner d’entendre les opposants assimiler le scrutin à une vaste mascarade ? Et pour achever de semer le trouble dans les esprits, Madame Fatou Bensouda s’est invitée dans le débat pour, littéralement, menacer de poursuites ceux qui n’accepteraient pas les résultats. C’est bien la première fois que le procureur de la CPI se mêle aussi directement et aussi rapidement d’une élection en cours. Et c’est en Afrique ! Et certains continuent de s’étonner de la (mauvaise) réputation de la CPI sur le continent africain.

Ces mêmes observateurs , tout en dénonçant les irrégularités constatées lors du scrutin, estiment néanmoins qu'elles ne sont pas de nature à mettre en question la crédibilité du scrutin. Allez-y comprendre quelque chose
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0 #10 BAYO Abidine 19-10-2015 14:31

...notre cher pays dont on est si fier, malgré ses potentialités diverses et variées, est malheureusement englué et empêtré dans un état de pauvreté spirituelle et matérielle extrême, à la limite du scandale et l’Etat-providence manque cruellement de ressources financières. Il suffit de voir en détails, la quotepart du budget national de développement dans le financement des projets de construction d’infrastructures et la faiblesse du taux de croissance économique réalisé ces dernières années (l’un des plus faibles de la sous-région) pour s’en convaincre....
Pour ce qui est du bilan, qui est plus indiqué que le Rpg-arc-en-ciel pour le défendre ? Voici en tous les cas, ce qu'on retrouve sur le site officiel du parti, à vous d'en juger : http://rpg-arc-en-ciel.org.gn/index.php/downloads/engagements-tenus
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+4 #9 koro 19-10-2015 13:10

je cite Mr Placca sur un des articles de ce site:
Jean-Baptiste Placca : Dans cette radicalisation des positions, les observateurs étrangers ont rendu un bien mauvais service à la Guinée. Ils ont déploré de graves manquements dans l’établissement des listes électorales, dans la cartographie des bureaux de vote et dans la distribution des cartes d’électeurs, tout en laissant croire que tout cela serait sans incidence sur les résultats. L’un d’eux a même rajouté à ces manquements « une communication insuffisante à différentes étapes du cycle électoral et le manque de transparence de la Commission, pouvant conduire à un déficit de confiance de la part de nombreux acteurs du processus ».
Lorsque les réalités sont ainsi posées par ceux qui sont censés être les arbitres, comment s’étonner d’entendre les opposants assimiler le scrutin à une vaste mascarade ? Et pour achever de semer le trouble dans les esprits, Madame Fatou Bensouda s’est invitée dans le débat pour, littéralement, menacer de poursuites ceux qui n’accepteraient pas les résultats. C’est bien la première fois que le procureur de la CPI se mêle aussi directement et aussi rapidement d’une élection en cours. Et c’est en Afrique ! Et certains continuent de s’étonner de la (mauvaise) réputation de la CPI sur le continent africain.
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+5 #8 Gandhi 19-10-2015 11:42

Citation en provenance du commentaire précédent de BAYO Abidine:
Pour l’Evaluation du bilan de ce premier quinquennat du Prof-Prési, c’est bien dommage de constater que les critères d’appréciation sont le plus souvent sélectifs.

La stabilité politique d'un pays ne doit pas se faire à tout prix, et notamment via des meurtres et/ou assassinats de compatriotes guinéens.
Pour faire un bilan, je suis prêt à le faire point par point, ouvrage par ouvrage et non me contenter d'entendre qu'il a construit des routes (où, combien, existaient-elles avant ?), des hôtels (privés), une cité (pour quels Guinéens ?), et un barrage (seule réalité probante).
Faisons ce bilan concret. Ne soyons pas le relais de la RTG qui ne s'embarrasse pas de fioritures.
Certes l'opposition n'est pas à la hauteur, mais ses actions n'ont pas de conséquences sur le quotidien des Guinéens, donc il ne faut pas se tromper de cible. Seul un gouvernement est responsable des ses actions ou inactions. Quand on parle d'actifs, il faut les citer nommément et pas englober des ouvrages au compte de l'État alors qu'ils sont financés par des privés.
L'autosuffisance alimentaire ne consiste pas à recycler des engrais maliens pour satisfaire les desiderata de commerçants. Cela ne consiste pas à donner des matériels (tracteurs) que personne n'a demandés, mais cela consiste à constater que la production intérieure est supérieure aux importations et qu'il n'est plus besoin d'importer du riz par exemple. On en est loin. De même des ouvrages inaugurés à grands frais ne sont même pas terminés (Boké), etc...
Faire le bilan de la réforme de l'armée par exemple, ce n'est pas dire que les militaires sont rentrés dans les casernes (si on est dans un régime civil, quoi de plus normal) et affirmer qu'ils ne consomment que 10% du budget, mais rappeler que leurs salaires (ni leurs retraites), ne sont pas compris dans ces 10%, que les nombreuses constructions (BTP) de commissariats, préfectures et casernes (notamment en province) n'en font pas partie non plus, … bref qu'ils consomment toujours autant.
Moi je n'aime pas les hypocrisies de façade, consistant à nier la réalité, mais je préfère qu'on parle des vrais problèmes pour tenter de les résoudre. Je ne ferai pas semblant de croire qu'AC a été élu par exemple. On s'en fout que l'opposition soit stérile, puisqu'elle ne dirige rien. C'est le gouvernement qui est stérile. La preuve je défie quelqu'un de faire le bilan CONCRET de ses réelles réalisations. Ce serait pourtant facile de pouvoir le faire de manière exhaustive, tant il est léger.
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+1 #7 BAYO Abidine 19-10-2015 10:04

M. amadudialamba, c'est peut-être la première fois que vous me lisez, mais sachez que "Orof-Prési", n'est pas une nouveauté. Ce sobriquet est celui que j'emploie toujours pour nommer AC, tout comme je désignais l'ex chef de la junte militaire par le Capi-Prési.
Pour le reste, a chacun sa propre lecture finalement.
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-3 #6 BAYO Abidine 19-10-2015 07:12

Outre les incohérences relevées dans le mode de gestion étatique du régime actuel, il est dans mon entendement, que la stabilité politique et sociale demeure le principal gage du développement économique dans un pays.
Pour l’Evaluation du bilan de ce premier quinquennat du Prof-Prési,c’est bien dommage de constater que les critères d’appréciation sont le plus souvent sélectifs. On a tendance à peindre tout en noir ou tout en blanc, en fonction bien évidemment de la filiation et/ou du positionnement politique (schéma simpliste de rejet catégorique : Tout sauf AC et dépendants v Tout sauf CDD et assimilables).
Dans la situation actuelle de tension que nous vivons, ne vaut-il finalement pas mieux d’avoir une entente, même de façade, pour colmater les brèches des déchirures, qu’une opposition stérile avec ses risques de fracture sociale. Va falloir trouver le juste milieu pour espérer avancer.
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+2 #5 amadudialamba 19-10-2015 01:23

Après son intronisation en 2010, le nom sorti fraichement des urnes était Président démocratiquement élu. Après sa fraude baptisée pour la cause ‘’coup KO’’, ou tout simplement coup d ‘Etat contre la démocratie en Guinée, je vois qu’il est désormais nommé par vous ‘’Prof-Presi’’. Qu’elle fut belle pour vous, cette victoire. Je voudrais connaître, en plus ce nouveau nom, s’il porte toujours ses anciens noms qui sont : l’Opposant historique, Professeur a la Sorbonne, El ‘Hadj Alpha Koné …? Certes bientôt l’arc-en-ciel gratifiera le RPG d’un autre nouveau nom plus retentissant que ce ‘’prof-prési’’. Peut-être nous nous dirigeons même inéluctablement vers la réhabilitation du titre de ‘’Responsable suprême de la Révolution’’, version ‘’Alphadjo’’ ou l’omnipotent Alpha Koné. Mon ami, malgré ces articles amadoueurs, le bras de fer continuera toujours. Votre papier est d’un niveau appréciable mais …… ‘’it’s what it is’’ au pays. Je ne vous apprendrais pas ici qu’il y a plusieurs manières de faire accepter l’échec à votre concurrent. Mais pas une victoire arrachée par une force excessive ou par la tricherie. L’atmosphère devrait être empreinte de débats démocratiques sous fond de transparence du processus. Elle ne l’a pas été du tout. Parce que tout guinéen honnête sait dans son âme et dans sa conscience que du début du processus à sa fin, les détenteurs du pouvoir à tous les niveaux, n’étaient obnubilés que par la victoire de leur candidat. Et ce, a n’importe quel prix. C’est pourquoi il a y eu ce forcing électoral. Ils n’ont pas du tout voulu donner la chance a une possible entente ou compromis a dimension nationale. C’est regrettable pour celui qui se dit gagnant, comme pour le présumer perdant et par extension tout les citoyens que nous sommes.
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+9 #4 Gandhi 19-10-2015 00:43

Ce ne sont pas les troubles sociaux et les violences, qui n’ont pas permis de créer un environnement attractif favorable aux investissements étrangers.
AC a cassé un contrat international (PAC), annulé un contrat par décret, modifié 2 fois un Code minier, nationalisé des entreprises privées, et vendu 10 fois Simandou !!! L'opposition n'a rien à voir là dedans.
Ce n'est pas la démocratie qui est en gestation, mais un pouvoir personnel en construction.
AC ne va jamais ouvrir son régime, si ce n'est à quelques escrocs supplémentaires, qu'ils soient de l'opposition ne changerait rien à l'affaire...
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0 #3 Bayo Abidine 18-10-2015 20:54

Mon cher ami Baros, la logique de confrontation qui a prévalu dans le pays ces 5 dernières années, nous a perdre de vue l'essentiel des enjeux économiques et sociaux. La faute à qui ? Les 2 camps ( pouvoir et opposition) se rejettent la balle.
Parlant du combat de l'opposition, remarques que j'ai pris soin de dire que "leurs revendications légitimes visent IDÉALEMENT les bases d'un État de droit". La nuance a son importance.
Quant au bilan du Prof-Prési, je refuse de croire que tout est blanc ou que tout est noir. Il en est ainsi d'ailleurs pour tout bilan ( Actifs-Passifs). Mon analyse à propos est que comparativement à l'héritage d'avant 2010, des acquis peut-être pas si démocratiques que l'aurait souhaité ( on parle d'inféodation des institutions au pouvoir) et aussi maigres soient-ils, y'en a quand même dans la balance. Par contre, en comparaison à ce qui se passe ailleurs (la Côte d'Ivoire et le Sénégal par exemple avec leurs performances économiques réalisées dans le même laps de temps), je me dis qu'il y'a nettement mieux à faire.
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+8 #2 Abdoul 18-10-2015 19:20

Je me demande pourquoi certains trouvent en AC un « fin politicien », franchement. AC ne trouve son compte que sur la violation de la loi, le mensonge et la manipulation. En fait, si la loi était respecté, on allait jamais trop s’en prendre à cette opposition, la traiter d’inefficace ou de naïve et AC n’allait JAMAIS gagner des élections, il le sait d’ailleurs pertinemment. Pour nous distraire, on veut nous faire croire que ses réalisations sont pour quelque chose dans sa « Victoire ». On nous parle par exemple de Kaleta, mais la Guinée n’est pas que Conakry qui et environ. Maintenant ici, on nous parle encore « d’acquis démocratiques », mon Dieu !
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+4 #1 Barros Diallo 18-10-2015 16:32

Mon très cher Abidine , je suis tellement d'accord avec tout le reste que je vais juste souligner l'unique point de désaccord :
« Aujourd’hui, si on peut bien comprendre le combat des opposants, dont les revendications légitimes visent idéalement à assoir les bases d’un Etat de droit respectueux des libertés individuelles et collectives,... ».
ce n'est pas ce qu'ils ont démontré !
« ... il est aussi à admettre, que le pouvoir en place a des raisons valables de se maintenir, pour consolider les acquis démocratiques aussi maigres soient-ils et donner par la même occasion,
l’opportunité au Prof-Prési, de parachever son œuvre de construction, dans la limite temporelle définie par la constitution guinéenne...»
Quels acquis démocratiques et de quelle construction peut on mettre à l'actif d'Alpha Condé ?
Tout ce qu'il a très bien réussit c'est mater son opposition, mais il n'a fait rien d'autre que ça !
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