Une alternative politique démocratique à partir du 11 octobre prochain

Facebook Imprimer    

 

CAMARA_Naby_Laye_5_01Avec le président Alpha Condé, nous sommes presque tous d’accord qu’il est incapable, incompétent, démagogue, autoritaire, fanfaron, rancunier, antidémocratique, et homme sans aucun principe. Son départ de la présidence à partir du 11 octobre prochain sera un évènement important : une alternative politique, fruit d’un consensus, sera mise en place pour répondre aux réelles aspirations démocratiques des Guinéens.

Le processus électoral du 11 octobre prochain consistera à élire directement le président de la république. Ce processus peut se décider en un unique tour ou en deux tours de votations. Etant donné la présence de huit (8) candidats sur le terrain, et leur grande capacité de mobilisation, chacun dans son fief, il est absolument impossible que le processus électoral soit conclu dès le premier tour.

Le deuxième tour de l’élection présidentielle ne posera pas beaucoup de problèmes aux candidats de l’opposition. Ces sept (7) candidats de l’opposition sont un amalgame de personnalités aux ressources plus technocrates que politiques. L’un des avantages de ce point de vue, c’est la fin des politiques politiciennes dans la gestion des affaires de l’Etat.

Au deuxième tour de l’élection, il faut être raisonnable, le candidat Alpha Condé sera présent, mais il ne pourra, en aucun cas, gagner la partie. Il ne pourra battre ni Cellou Dalein Diallo, ni Sidya Touré, ni Lansana Kouyaté, ni aucun candidat de l’opposition. Le report des voix avantagera absolument le candidat opposant. Car le candidat de l’opposition ne s’appellera pas Cellou Dalein Diallo, ou Sidya Touré, ou Lansana Kouyaté, ou Faya Millimouno, ou Madeleine Dioubaté, etc. Ce sera le candidat de l’alternative politique après cinq (5) ans de politique de façade du RPG Arc-en-ciel.

Après le 11 octobre prochain, la Guinée sera dirigée par une véritable politique de consensus. Nous n’aurons plus les arrogants au pouvoir. Nous n’assisterons plus aux politiques d’intimidation au niveau des institutions de l’Etat. Les trois pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, travailleront désormais dans la transparence et dans l’indépendance.

La réussite de cette alternative politique démocratique peut s’expliquer rationnellement : aucun des candidats de l’opposition n’est ni orgueilleux, ni autoritaire, ni fanfaron, ni démagogue. Une telle personnalité dirigera le pays dans le respect de la loi suprême.

Le président Alpha Condé et son parti, le RPG Arc-en-ciel, sont convaincus qu’un processus électoral qui sera conclu au deuxième tour, ne leur sera jamais favorable. Conséquence. Ils argumentent désormais tous comme si nous étions dans un régime islamiste : Â« Alpha Condé, c’est Dieu qui lui a donné le pouvoir, c’est Dieu qui le lui retirera Â», s’exclament-ils.

Comprenons qu’un processus électoral a toute sa valeur lorsque les citoyens se rendent massivement aux urnes pour voter. Comprenons que l’alternative politique démocratique que nous souhaitons à partir du 11 octobre prochain, ne peut être effective sans le vote. Mais comprenons aussi qu’un vote est impossible sans la carte d’électeur. Que tous se mobilisent pour aller chercher les cartes d’électeurs dans les endroits indiqués. C’est la Guinée qui aura gagné.


Naby Laye Camara

Bruxelles


AAA_logo_guineeactu_article
  

Facebook Imprimer