Boubacar 1 Barry Mercredi, 05 Août 2015 17:42
La semaine passée a eu une fin d’une importance non des moindres pour celui qui sait ce qui se dit et se passe depuis samedi soir, 1er août 2015.
Je ne reviendrai pas ici sur ce qui s’est apparemment passé entre l’honorable Ousmane Gaoual et le sieur Djouldé Diallo car c’est à eux deux d’en donner les détails.
De nos jours, ce qui se dit sur la toile à propos de M. Gaoual ne peut me laisser indifférent tant l’ampleur me paraît démesurée et ce, non pas parce que je renie à M. Djouldé le droit d’être soutenu ou défendu. Je l’exhorte d’ailleurs à en appeler à la Justice. Je dis bien Justice.
Cependant, il me paraît injuste, et inconcevable, que dans un pays qui se dit démocratique, même si nous savons tous du fond du cœur qu’il n’en est en rien, que l’on mobilise toute une armada pour aller cueillir nuitamment un citoyen qui n’est pas un criminel contre qui un mandat a, d’ores et déjà, été lancé.
Ce à quoi nous assistons, ce n’est plus une quête de justice dans ce pays où des gens armés viennent tirer toute une nuit dans un quartier où était censé se trouver un Wanted en vociférant des menaces et injures.
C’est une question de rapport de force qui a pour prétexte le conflit Gaoual-Djouldé. Mais la réalité est tout autre dans le fond. Le seul vrai péché de l’honorable Gaoual c’est d’avoir osé peindre Alpha Condé et sa gouvernance. Il a osé dire qu’Alpha ment et lancer en même temps des piques acerbes à l’endroit de Damantang. Mais quoi de plus normal que de dire qu’Alpha a menti si tel est le cas, quand on a des éléments argumentatifs ou des preuves qui peuvent l’attester. Qui ne se souvient pas du débat entre Hollande et Sarkozy (Sarkozy président traitant Hollande, futur président, de menteur) ?
Mais revenons à ce mouvement qui défraie la chronique.
Certes si c’est une question de justice, personne ne doit s’opposer (même le Parlement devrait dans ce cas lever son immunité parlementaire).
Mais à mon sens rien n’en est. Car la procédure a été biaisée, viciée par une méthode d’embrigadement et d’intimidation qui nous rappelle les États dictatoriaux voyous que le monde ait connus de par le passé.
De nos jours, pourquoi tant d’acharnement contre la personne d’Ousmane Gaoual avec une méthode sauvage qui rime avec terrorisme d’État ?
Justement parce qu’Ousmane Gaoual dérange au plus haut sommet de l’État.
Sinon comment expliquer que jamais il n’y a eu un tel empressement de la machine de Conakry, même quand deux responsables syndicaux se sont battus tout récemment à Conakry ? Pourtant il y avait eu coups et blessures aussi.
Comment expliquer la lenteur de la justice guinéenne devant tous les dossiers pendants dans les tribunaux et aussi l’inexistence ou le mutisme des forces dites de l’ordre dans ce pays devant toute sorte de crimes (assassinats, crimes de masse, enlèvement, vol, viol, brigandage, …). Mais avec Gaoual, l’on veut nous faire croire que l’État existe dans ce pays. C’est faux. C’est un règlement de compte politique.
Cette question doit être une priorité absolue pour tous les défenseurs des droits de l’homme et aussi et surtout de l’UFDG dont il relève. Ousmane Gaoual doit répondre de son acte mais dans une circonstance où le droit est de mise. Que ceux qui connaissent les droits humains se sentent concernés.
La violence, l’intimidation, le harcèlement doivent être bannis de tout le monde.
En attendant cela, comme rien ne me rassure dans ce pays, je suis Ousmane Gaoual et je demande à ce qu’on le sauve pour que justice soit rendue. Sauvons le soldat Gaoual devant la barbarie du système condéiste.
En tuant Gaoual Ousmane, vous aurez à sa place dix mille autres Gaoual.
Boubacar Barry
Citoyen guinéen pour une Guinée-Nation
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