Alpha-Malal Barry Lundi, 22 Juin 2015 19:01
Nous avons constaté avec stupéfaction, que des hauts responsables du régime ethno-fasciste d’Alpha Condé ont entrainé après leur décès, de la compassion de certains « démocrates » sous prétexte que cette personne était consciente que le régime politique était une dictature ethno-fasciste donc pas une démocratie ; néanmoins, ces « démocrates » voulaient faire croire aux Guinéens que leur « ami » était lui contre le système ethno-fasciste qui est à l’œuvre en Guinée.
Ainsi dans sa sphère privée il a été un bon ami. Il a peut-être même, dans le cadre du privé, pu être sensible à la situation difficile des Guinéens, être en désaccord avec certaines injustices, c’est possible. Mais en quoi cela a-t-il soulagé notre peuple ?
Pour nous autres, ce qui nous intéresse et permet de « juger » son action ‒ car c’est de cela qu’il s’agit ‒, ce sont ses actes publics.
Le gouvernement Alpha Condé a assassiné directement 67 Guinéens (au cours de manifestions reconnues par la constitution Guinéenne) sans oublier les 350 mille Guinéens qui ont été pour les plus chanceux chassés de la Haute Guinée (Siguiri, Kankan et Kouroussa) et, pour les autres, tués parce qu’ils sont présumés peuls alors que certains ne parlaient pas un seul mot de peul et n’ont jamais connu le Fouta.
Aujourd’hui en Guinée, il y a près de 750 Guinéens qui participent à la gestion ethno-fasciste (ministres, directeurs de cabinet, secrétaires généraux de ministères, directeurs nationaux, directeurs des entreprises publiques, gouverneurs, préfets, sous-préfets, ...).
Ces personnes étant membres du groupe des 750 Guinéens les plus importants de l’administration publique (jusqu’à ce que mort s’ensuive) sont-elles pardonnables ? Pouvons-nous passer l’éponge comme s’il s’agissait d’un Guinéen lambda ? Ont-ils démissionné lorsque l’administration à laquelle ils ont participé s’est livrée à des actes inqualifiables, contraires à la justice et préjudiciables à la cohésion nationale ?
Sans préjuger de leurs qualités personnelles, ils sont TOUS SOLIDAIREMENT responsables de cette barbarie.
Un haut fonctionnaire qui participe à une dictature ne peut être absous que s’il devient lui-même « victime» de la machine à laquelle il a participé. Et dans ce cas, nous pouvons tout à fait reconnaître son innocence dans cette barbarie et très certainement son erreur de jugement, ou alors son aveuglement par ce dictateur.
Par contre, un homme qui occupe une haute fonction dans la structure d’un parti politique et à fortiori dans la haute fonction publique, et qui collabore à la mise en place et au fonctionnement d’une dictature ne pourra sous aucun prétexte être absout de sa forfaiture contre la population.
La Guinée est soumise à un régime dictatorial avec ses abus et ses exactions. Des crimes odieux restent impunis. Les populations sont amères et frustrées.
La promotion de la paix et de la stabilité ne se fera pas sans justice.
Alpha-Malal Barry
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