L'insurrection populaire ne sauvera pas la Guinée !

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Depuis quelques mois, l'idée soutenue par certains citoyens guinéens est qu'il nous faut une révolution populaire en vue de mettre fin à l'impunité et d'amorcer un vrai développement. Certains politiciens défendent publiquement cette idée, pour eux la Guinée et son peuple sont en danger et il faut les sauver. Ils déclarent, ces penseurs, intellectuels et politiciens guinéens, que le pouvoir guinéen est illégitime et qu’il faut une vraie insurrection pour mettre fin à sa dérive. Ils appellent les Guinéens à renouveler leurs efforts, à sortir de la peur et à affronter avec la plus grande fermeté le pouvoir d’Alpha Condé.

Peu importe la définition que chacun donne à la légitimité, moi, je ne crois pas que la rue soit le meilleur moyen de libérer la Guinée de ses myriades de maux. L'insurrection populaire est la plus piètre des idées que puisse proposer un citoyen guinéen. Dans ce papier, je tâcherai de montrer que les exemples évoqués par nos défenseurs hargneux de l'insurrection populaire sont inconséquents et incohérents.

D’emblée, je dois dire que je ne suis pas d'accord avec toutes les politiques du Président Alpha Condé. Il est le choix des Guinéens, comme je respecte les Guinéens, je me dois de respecter leur choix. Ne pas être d'accord avec les idées d'un dirigeant ne doit pas impliquer que l'on nie certaines de ses réalisations, moindres soient-elles, que l'on baigne dans la chicanerie la plus absurde qui soit. Je ne participe d'aucun parti politique, mon choix est celui des intérêts de la Guinée. La Guinée a son histoire à elle, pénible ! Aujourd’hui, je ne crois pas que le pouvoir soit confisqué en Guinée, notre président n'est pas candidat à un troisième mandat, il tend vers la fin de sa première mandature. C'est son droit de se présenter à un second mandat ou de se désister au profit d'un autre. Ce qui m’intéresse, c'est de savoir si l'on peut avoir des élections transparentes par le truchement desquelles le verdict des urnes et le choix du peuple de Guinée seraient respectés. Je crois que oui. Les législatives de 2013 ont montré que cela est possible. Pour la première fois de notre histoire, un pouvoir en place n'a pu gagner une élection avec la majorité absolue et était en phase de perdre la présidence de l’Assemblée nationale. Ce même pouvoir pourrait perdre les présidentielles de 2015. Ne me demandez pas comment, ce n'est pas le dessein de ce papier.

L'insurrection populaire ne permettra pas de mettre fin aux maux de la Guinée, elles les aggraveraient. Parce que les insurrections populaires ont toujours moins de chance d’aboutir. On peut bien renverser un pouvoir en payant un certain prix, mais bien souvent les insurrections populaires sont inefficaces et aggravent les maux des peuples, parce que :

A) La foule n'a pas d'objectifs élucidés

Le premier argument est que dans une foule, il n'y a pas les mêmes préférences et aspirations. Dans une foule, les objectifs ne sont pas les mêmes, voilà un écueil. Il est facile de s'asseoir dans son salon en Occident et d'appeler à une insurrection en Guinée. Quelle hypocrisie que d’inviter les enfants des autres à se faire tuer pour son dessein à soi, tout en ayant les siens dans les grandes mégapoles du monde !

Je n'ai jamais vu les Guinéens mener une simple grève qui se termine bien. Dans les écoles, j'ai vu lors des grèves des étudiants qui cassent les bancs, les fenêtres et qui brûlent leurs propres dossiers scolaires. A Guéckédou, lors d'une grève, les élèves brûlèrent la Direction préfectorale de l'éducation et les milliers de dossiers partirent en fumée. A Dabola, lors de la grève des syndicats de 2007, les populations brûlèrent la Direction préfectorale de l’élevage. Lors des manifestations, les boutiques sont attaquées par les affamés, leurs contenus emportés. Quand les membres du Comité militaire de redressement national, sous l'égide du colonel Lansana Conté, ripostèrent au putsch manqué du colonel Diarra Traoré, en 1985, les populations profitèrent du désordre pour piller les magasins et violés les propriétés. Les manifestations de 2007 et celles des années qui suivirent montrent que nos manifestations et révoltes populaires sont incapables d'infléchir l'ordre des choses en dépit du bilan humain très affligeant qu’elles impliquent.

Pourtant, l'insurrection populaire surpasse les grèves et les manifestations. Une insurrection populaire sous-entend l'usage de la violence pour infléchir un ordre et en établir un nouveau. C'est en sorte le désordre qui conduit à un nouvel ordre, du moins en théorie et dans les fantasmes ! Comment les insurgés auraient-ils les mêmes objectifs, si les aspirations et les préférences sont antagoniques ? Le pouvoir d’Alpha Condé ne fait pas l'unanimité et l'insurrection non plus. Il risque d'y avoir la confrontation de deux groupes et le pouvoir sera du côté de ceux qui le soutiendront. Que veulent les défenseurs de cette insurrection : le génocide d’une partie, afin qu’interviennent une force d’interposition internationale ? En quoi de telles éventualités profiteraient aux Guinéens et mettraient fin à leurs maux ?

 
B) La force a ses limites

La révolution française fut d'abord intellectuelle, sans les idées, elle aurait avortée. Daniel Mornet dans Les origines intellectuelles de la révolution française 1715 - 1785, démontre cette idée et explique comment les intellectuels français préparèrent la révolution et la planifièrent.

Les intellectuels guinéens sont les grands friands de la précipitation. Quand le Comité Militaire de Redressement National leur invita à suggérer des idées pour la réforme de l’exsangue économie guinéenne en 1986 , ils ne prièrent aucun recul , acceptèrent l'idée qu'il fallait brusquement tout privatiser ici et là . Cette idée était celle des institutions du Bretton Woods. Au lieu de préférer le gradualisme, nos intellectuels choisirent la thérapie du choc. Les conséquences de cette privatisation précitée et impréparée sont connues ! Les leaders de l'opposition guinéenne sont toujours victimes du bombardement limbique. Ils peuvent s’engager dans une chose et puis se dédire quelques tierces après. Bien souvent, ils agissent avant de réfléchir et la conséquence, c'est le regret.

La chute des partis politiques de 1990 assigne aux partis politiques guinéens les missions d'éducation civique et politique de leurs membres et partisans, mais ils ne le font pas. Lors des manifestations ils stipendient des jeunes qu'ils prennent pour de la chair à canon, sans éducation politique et civique, ceux-là s'attaquent à tout et entravent l'exercice des libertés individuelles dont celle de la mobilité des biens et des personnes. Comment peut-on appeler un tel peuple à une insurrection ? Je pense qu'il est temps de faire interner les défenseurs de l'insurrection populaire dans les centres psychiatriques. Ils souffrent de la démence.

Le printemps arabe a avorté parce que les peuples qui les initièrent n’étaient pas très avertis et ne prirent pas le temps de les planifier. D’ailleurs, une révolution implique des incertitudes, il faut de la matière grise pour parer à celles-là. Si la révolution tunisienne a relativement réussi, c'est parce que le peuple tunisien est l'un des plus éduqués d’Afrique. Habib Bourguiba fut un leader visionnaire, il a investi dans son peuple. Au Yémen, en Egypte, en Libye et partout ailleurs, les résultats du printemps arabe sont connus : douleur, sang, régression et regrets.

Ceux qui implorent l'insurrection n’appellent qu'au désordre, leur seule fin est de renverser le pouvoir en place. Mais notre objectif, à nous autres, est de changer la condition de vie de nos citoyens et pour cela nous avons besoin d’une instabilité politique. Si l'on tombe le pouvoir en place et que l'anarchie s’installe, nos conditions de vie ne changeraient point, mais s’aggraveraient. C’est pour cela appeler à l’insurrection est lâcheté.

 
C) L'insurrection conduit aux incertitudes

Point d'insurrection qui n'enfante pas les incertitudes. On commence une insurrection, on prévoit sa fin et son déroulement, mais les réalités deviennent autres. La guerre du Liberia a commencé quand j'étais tout petit, elle ne prit fin qu’alors que j'avais atteint la majorité. Ceux qui planifièrent l'assassinat du président Samuel Doe et qui l’exécutèrent, précipitèrent ce pays aux perspectives d'avenir radieuses dans le chaos. Les millions de Libériens périrent dans cette guerre qui entrava le développement de leur pays. Par le fait de la guerre, le Libéria perdit tout : capital physique, humain et son espoir.

Ceux qui appellent à chasser Alpha Condé par la rue, évoquent l'idée de la transition après la destitution de son régime. Notre Etat est faiblard, lui tomber, serait un crime. Nos institutions sont malades et cacochymes, comment pourraient-elles conduire à une transition civile dans l’éventualité d’une guerre civile ? Les transitions pourraient aiguiser les appétits, conduire aux conflits d’intérêts et à la confiscation du pouvoir par des groupies plus fortes. Les révolutions peuvent même être confisquées par les militaires. Les velléités de confiscation du pouvoir par le CNDD sont connues et tous savons comment nous avions eu l’issue. La révolution égyptienne, par exemple, fut détournée par les islamistes et puis par les militaires. Hosni Moubarak fut chassé du pouvoir, mais les conditions du peuple égyptien s’aggravèrent sous l'ère des islamistes et même aujourd’hui, l’Egypte peine à renouer avec ses performances datant de l’ère Hosni. Est-ce cela le but d’une révolution : la régression ? Quand le président Nkrumah fut renversé du pouvoir en 1966, dix coups d'Etats se succédèrent au Ghana. N'eût été la décision du commandant John Jerry Rawlings de rendre le pouvoir aux civils, le Ghana serait encore dans l’impasse. Le général Konaté, en dépit de tout ce qu’on peut lui reprocher, rendit le pouvoir aux civils. Bâtissons la démocratie. Le choix d’affaiblir l’Etat est ignoble.

Si le dessein de ceux qui appellent à l'insurrection est de conduire l'armée à accaparer le pouvoir, je leur dis qu'ils sont plus que des traîtres à la Guinée. Avec les révolutions détournées, les pouvoirs discrétionnaires permettraient aux militaires d’accaparer nos maigres ressources financières. Que veulent-ils par l'insurrection : détruire un ordre précaire pour installer un désordre ?

 
D) L'insurrection contre un pouvoir légitime implique qu'il réagisse

Vouloir la fin du pouvoir issu des urnes par des moyens autres que les urnes et non pacifiques, c'est lui donner le droit de riposter. Les dirigeants d'un pays ne peuvent pas accepter la déstabilisation de ce dernier. Le président de la République a l'obligation de défendre la souveraineté de son Etat. Dans une telle riposte, il userait de moyens disproportionnés. Quand on est attaqué, on riposte, c’est aussi simple que cela.


Il fut un temps où j'étais de ceux qui croyaient que tous les complots dénoncés par Sékou Touré furent inventés à dessein, avec le recul, bien que je ne sois pas un admirateur de ses choix économiques et politiques, je reconnais qu'il fut bien attaqué et à travers divers fronts. Aujourd’hui, en 2015, ceux qui appellent à la rébellion ne se cachent pas, ils le disent sur tous les toits et mêmes dans les médias internationaux. C'est bien malheureux qu'ils soient convaincus que le seul moyen de faire quitter le président Alpha Condé du pouvoir ne soit que par la violence.

Comparer la Guinée à la Côte d'Ivoire et justifier l'imminence d'une rébellion comme ce fut le cas en Côte d’Ivoire dans les années 2000, est une imposture. En Côte d’Ivoire, il fut inventé le concept d'ivoirité en vue d'exclure et de déchoir certains Ivoiriens de leur nationalité. A qui sa nationalité a-t-elle été interdite ? A qui a-t-on nié le droit de se présenter à une élection ? Par ailleurs, l'idée qui consiste à dire qu'il faut la guerre civile pour que les Guinéens partent de sur de nouvelles bases, les bonnes, est un blasphème. Ceux qui défendent cette bride d'idées évoquent ainsi le génocide rwandais et établissent une causalité entre celui-là et l'essor économique actuel du Rwanda. Quelle paresse intellectuelle ! S'il faut des morts pour que les nations s'émancipent et émergent, la Guinée a tellement perdu de ses enfants qu'elle devrait être une économie émergente. Les victimes obscures et illustres de la première République, celles de la seconde, celles d’Ebola, celles de nos manifestations, n'est-ce pas suffisant et de trop ? Le Guinéen a perdu le sens de la compassion, certains de nous implorent la mort des autres, se réjouissent du trépas des autres et pis, n'entrevoient leur succès que dans les chute des autres.

Ainsi, les conséquences d'une insurrection seraient :

  1. La faillite totale de notre Etat
    Notre Etat est faiblard, il nous importe de le revigorer, mais si par nos choix irréfléchis et malsains nous le mettons à terre et puis à plat ventre, les conséquences suivantes en découleraient.
     
  2. L'aggravation de la pauvreté et des inégalités
    Un Etat défaillant ne peut favoriser la création de richesses et de valeurs. Si penser que l'insurrection permettra de mettre fin à l'impunité et de briser le cercle vicieux du mal-développement est celle soutenue par ses défenseurs, qu'ils comprennent que l'incertitude engendrée et aggravée par l'insurrection induirait la chute de l'activité économique et aggraverait la pauvreté. Si l'insurrection aboutit, elle induirait la chute du pouvoir mais causerait plus de chômage, de pauvreté et d'inégalités pendant la période transitoire dont le déroulement et la fin sont inconnus. Pourquoi enfoncer notre pays dans une mauvaise aventure quand d’autres choix bien réfléchis sont possibles.
     
  3. La détérioration des niveaux de vie
    Partout où se tinrent des insurrections, ne seraient-ce que pour quelques jours, les niveaux de vie furent détériorés. Les petites violences politiques de 2013 causèrent la baisse substantielle des recettes de l’Etat. L'insurrection populaire devant conduire à la chute d'un régime ne se passe jamais comme prévu, elle nécessite plus de temps et peut avorter. Si la soi-disant insurrection nécessitait quelques mois, de combien baisseraient le niveau des recettes de l’Etat ? Les militaires en charge de la transaction ne vont-ils pas recourir à la planche à billet pour couvrir les charges de l’Etat ? Le seigneuriage et puis l’hyperinflation en découleraient !
    Les périodes de violentes instabilités politiques et les hyperinflations ont toujours coïncidé. Quand Augusto Pinochet renversa Allende Salvador en 1973, les Chiliens savent combien ils souffrirent de la volatilité des pouvoirs d’achat. La thérapie du choc des Chicago Boys ne permirent pas de renouer avec la prospérité, il fallut deux décennies pour que les Chiliens regagnent un niveau de bien-être digne d’admiration. Ce fut sous le gouvernement démocratique de Alywin Patrico Azocar. La volatilité des prix qu'engendra l'instabilité politique ghanéenne suite à la destitution de Nkrumah valut la fin du gouvernement du Dr. Kofi Abrefa Busia en 1971 et plongea le Ghana dans une spirale de chaos qui dura plus d'une décennie, 18 ans pour être précis.
      
  4. Le cycle vicieux du chaos
    Dans nombre de cas le chaos enfante le chaos, le désordre donne lui-même. Comment peut-on appeler à une insurrection dans un pays où les idées peuvent sauver le peuple, où le verdict des urnes peut être respecté ? Le chaos de la Somalie continue encore, la révolution au Yémen a conduit à un autre chaos après un répit, la rébellion syrienne a conduit ce pays dans l’anarchie.

 
Comment peut-on songer à libérer la Guinée de ses maux en suggérant ce qui pourrait conduire à l'instabilité politique et puis macroéconomique ? Que ceux qui appellent à l'insurrection se détrompent. Qu'ils viennent voir la misère des Guinéens pour comprendre que le surcroît de mal serait un crime. Pourquoi ont-ils perdu le sens de la compassion ? Pourquoi ne veulent-ils pas suggérer des idées qui puissent êtres dignes d'admiration ? Pourquoi ont-ils perdu le sens de la bravoure ? La plume de l'intellectuel n'est-elle pas plus sacrée que le sang des guerriers ? N’est-ce pas un honneur que de mourir pour ses idées quand elles peuvent conduire au salut populaire, à la paix, plutôt que de mourir pour celles qui déciment des vies et détruisent des espoirs ?

J'ai grandi aux côtés des réfugiés libériens et sierra léonais, j'ai connu l'agression rebelle de Guéckédou en 2000, je ne peux pas supporter l’anarchie. Je ne peux pas soutenir la rébellion quand je sais qu'on a failli égorger mes parents sous mes yeux et des gens moururent pour que les miens aient la vie sauve.

Je ne supporte pas les choix du président Alpha Condé dans leur complétude. Je vois ses limites, je critique ses choix, mais je refuse l'idée qu'il doit être chassé du pouvoir comme un voyou, il mérite mieux pour avoir eu la confiance des Guinéens. Si les Guinéens ne veulent plus de lui, du fait de ses mauvaises performances, ils peuvent le punir dans les urnes et il s'en ira. Mais je refuse qu'on appelle à la rue, que l'on fasse de mes compatriotes de la chair à canon. J'ai toujours soutenu l'idée que seules les idées peuvent sauver un peuple du mal-développement. La bestialité, la force et la violence peuvent quelque chose, mais pas toujours tout. Les idées ont plus de force que les forces musculaires et la force de proposition est plus honorable que le chaos.

Les intellectuels, penseurs, politiciens, citoyens sectaires et passionnés de violence, vous n'avez aucune idée à proposer aux Guinéens sauf l'insurrection populaire ? Si, oui, vous vivez dans les ténèbres, sortez-en, lisez et cogitez, vous comprendrez que le développement de la Guinée est possible et seulement par les idées, les bonnes.

 
Ibrahima Sanoh
Citoyen guinéen


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Commentaires  

 
-5 #37 Cisko 28-05-2015 23:06

En théorie, une loi votée à l'unanimité au Parlement pour décaler la présidentielle répondrait à l'inquiétude légitime du camp présidentiel en terme d'illégitimité du président après la fin du mandat. Mais le niveau de confiance ne permet pas à l'a majorité présidentielle de se faire tenter par le diable car l'opposition a déjà montré les couleurs en disant que le Président est illégitime il y a 3 ou 4 mois d cela. Donc ta solution n'a aucune chance d'être scrutée, ce n'est pas pour rien que l'opposition, qui est sur le terrain, n'en a jamais fait cas. C'est un cas d'école en quelque sorte.
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+4 #36 Gandhi 26-05-2015 20:54

Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
je t'ai déjà répondu en disant que "ma solution" serait une recomposition paritaire des conseils communaux

Ma question n'était pas celle-là. Puisque ma solution respecte les craintes officielles d'AC (légalité constitutionnelle), qu'en penses-tu ?
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-2 #35 Cisko 26-05-2015 12:28

Les 4 partis : RPG, UFDG, UFR et PEDN
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-8 #34 shams deen 26-05-2015 12:22

Citation en provenance du commentaire précédent de Koto Saliou:
@Cisko:En admettant et/ou acceptons tous,que les Peulhs composent 40% de la population de la Guinée.+ou-20% à 25% de celle-ci vit en Basse Côte (Conakry en Particulier),dans ce cas,avec des enrôlements propres,et élections libres et transparentes,plus les autres groupes ethniques dits affiliés politiquement et qui luttent réellement pour la Paix et la Démocratie en Guinée,Wallaye AC du RPC est KO.Tout est question de stratégie politique.Mais,quand on sort des listes électoralistes,en disant que Siguiri,Mandiana sont plus peuplées que Mamou ou bien Kindia;et que Kouroussa est plus peuplée que Labé;la règle du jeu est déjà faussée en terme de statistique de recensement démographique des électeurs.C'est toute la Guinée qui évolue par Marche arrière.Un mouvement d'Insurrection pourrait être une des pistes de solution de la sortie de crise.Une insurrection bien encadrée ne veut pas dire Mouvement anarchique.Malheureusement avec 1 population à majorité illettrée est plus facile à manipuler avec 1 sac de riz et/ou 1 billet de 20 000GNF (vivre au jour le jour)qu'une vision à moyen et long termes.Tout est ethnique en Guinée,malheureusement.Ça prend un vrai Rassembleur pour faire avancer les choses,parce que le mot transversal et/ou candidature unique ne veut rien dire avec ces politiciens de salon.AC est trop rusé pour la manipulation des groupes...

une vue de l'esprit qui rend heureux les simples.
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+3 #33 Cisko 26-05-2015 11:14

@ Gandhi : je t'ai déjà répondu en disant que "ma solution" serait une recomposition paritaire des conseils communaux là où des délégations spéciales ont été mises en place par le gouvernement. J'ai entendu d'autres propositions telles que "utiliser les résultats des dernières législatives pour recomposer ces conseils communaux". Tout cela ne sera analysé que lorsque les parties prenantes seront dans un processus de dialogue. Votre solution a très peu de chance car même l'opposition ne semble pas être enchantée par cela (pour le moment en tout cas).
@ Koto Saliou : évitons les raccourcis. Ce n'est pas parce que les Peulhs feraient 40% de la population que la victoire de l'UFDG est incontournable. Voila le genre d'arguments et de suffisance (65% contre 18% et poussières) qui ont déjà fait perdre ce parti en 2010 et depuis il a du mal à digérer sa défaite. Des 4 grands partis, l'UFDG est le moins transversal aujourd'hui. Sans grande alliance de l'opposition, la victoire de l'opposition serait un leurre. Et ce ne sont pas les piques de ces dernières semaines autour du statut de chef de file de l'opposition qui ramèneront la sérénité. Pour les listes électorales, je crois que la présence des partis dans les démembrements de la Céni, c'est pour éviter des gonflements de l'électorat dans une zone. Mais notre opposition au lieu de s'organiser sur des questions essentielles (tel que les révisions de fichier) s'arcboutent sur le calendrier (tous sont à Conakry dans les radios privées). Au moins certains auraient dû se charger d'autres questions que de focaliser toute l'opposition sur le débat "Communales avant ou après les présidentielles".
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+5 #32 Féla Barry 26-05-2015 05:31

La guinée est un pays atypique où les statisticiens et recenseurs défient les lois démographiques et le bon sens. Aussi on peut y proclamer sans craindre ni le ridicule ni la stupidité qu’une population peut tripler pire quintupler en moins d’une génération.
Même les mammifères les plus prolifiques dans leur état de nature ne peuvent subir de telles portées sans heurter leur propre nature, se détraquer biologiquement. Bienvenu au pays ou même les nouveaux nés votent en temps et en heure. Pauvre guinée !!!
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+3 #31 Koto Saliou 25-05-2015 21:43

@Cisko:En admettant et/ou acceptons tous,que les Peulhs composent 40% de la population de la Guinée.+ou-20% à 25% de celle-ci vit en Basse Côte (Conakry en Particulier),dans ce cas,avec des enrôlements propres,et élections libres et transparentes,plus les autres groupes ethniques dits affiliés politiquement et qui luttent réellement pour la Paix et la Démocratie en Guinée,Wallaye AC du RPC est KO.Tout est question de stratégie politique.Mais,quand on sort des listes électoralistes,en disant que Siguiri,Mandiana sont plus peuplées que Mamou ou bien Kindia;et que Kouroussa est plus peuplée que Labé;la règle du jeu est déjà faussée en terme de statistique de recensement démographique des électeurs.C'est toute la Guinée qui évolue par Marche arrière.Un mouvement d'Insurrection pourrait être une des pistes de solution de la sortie de crise.Une insurrection bien encadrée ne veut pas dire Mouvement anarchique.Malheureusement avec 1 population à majorité illettrée est plus facile à manipuler avec 1 sac de riz et/ou 1 billet de 20 000GNF (vivre au jour le jour)qu'une vision à moyen et long termes.Tout est ethnique en Guinée,malheureusement.Ça prend un vrai Rassembleur pour faire avancer les choses,parce que le mot transversal et/ou candidature unique ne veut rien dire avec ces politiciens de salon.AC est trop rusé pour la manipulation des groupes...
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+5 #30 Gandhi 25-05-2015 17:17

Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Soit vous méconnaissez beaucoup de réalités guinéennes, soit vous êtes finalement rattrapé par le repli ethnique (tout doit s’analyser sous l’angle ethnique) soit enfin vous voulez dénaturer mes propos pour des fins inavoués.

Je parlais de la population du Fouta avec le Manden Djallon, mais là n'est pas le problème. Tu n'as toujours pas répondu à mes questions et c'est ça seulement qui m'intéresse. Moi j'ai toujours répondu aux tiennes.
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+8 #29 amadudialamba 25-05-2015 16:08

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Mr sanoh, vous me faites sortir de mes vacances imposées pour vous dire ce que je pense de votre philosophie:
.................depuis la nuit des temps la dernière place assurée de notre continent en ne faisant absolument rien de concret pour améliorer notre sort maudit...
Pouf ! Enfin ! Monsieur A.O.T, avant de revoir ce matin ces initiales, je commençais a m’inquiéter de ce si long silence. Même hier soir je pensais au lancement d’un SOS international. Puisque depuis l’éclipse d’un certain Heinan qui était parmi les plus actifs sur ce site, j’ai peur d’une seconde contagion. Mais je me suis dit aussi que vous pouviez être dans des recoins du pays comme : Popodara (Labé), Poredaka (Mamou) ou vers Balaki (mali). Donc même muni de votre tablette dernier cri, l’électricité du professeur vous fera surement défaut. Heureusement, heureusement ! Y a eu plus de peur que de mal.
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+2 #28 Cisko 25-05-2015 16:01

@ Gandhi :
Soit vous méconnaissez beaucoup de réalités guinéennes, soit vous êtes finalement rattrapé par le repli ethnique (tout doit s’analyser sous l’angle ethnique) soit enfin vous voulez dénaturer mes propos pour des fins inavoués. Personnellement je suppose que c’est par méconnaissance que vous réduisez les Peuls à la population du Fouta ; c’est pourquoi je voudrais t’apporter quelques précisions :
- Les Peulhs, ethnie majoritaire de la Moyenne Guinée (que nous appelons Fouta), sont officiellement l’ethnie majoritaire en Guinée, devant le groupe ethnique des Malinkés ;
- La Moyenne Guinée, aussi bien en superficie qu’en population, est la plus petite région naturelle du pays (revoyez les cartes et les livres de géographie), cela ne date pas d l’ère AC;
- Le Fouta est une zone d’émigration comme la région du Fleuve au Sénégal ou de Kayes au Mali ;
- Télimélé et Gaoual sont des préfectures à population Peulhe mais situées en Basse Guinée sans oublier le fait que Kindia, Boké et Fria (dans la même région) regorgent de plusieurs villages Peulhs ;
- Dabola, Dinguiraye et Mandiana abritent également une forte population Peulh ;
- Même à part Conakry, les statistiques actuelles pourraient montrer que la population Peulhe des trois autres régions (BG, HG et Forêt) dépasse la population du Fouta (ceci est un constat personnel).
- Conclusion : quand je dis que le nombre d’électeurs au Fouta est faible par rapport à ceux des autres régions naturelles, cela ne veut nullement dire que les Peulhs sont minoritaires en Guinée. C’est un simple constat que tu pouvais faire en regardant les statistiques des élections passées. Arrêtons de tout ramener à l’ethnie.
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+3 #27 Celloumbah 25-05-2015 15:22

A l"auteur de ce texte, AC n'a pas été choisi par les Guinéens, il a usurper le pouvoir (chacun comment il a triché),à l'heure actuelle seule l'insurrection populaire sauvera la Guinée.
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+6 #26 keitaM 25-05-2015 12:21

Citation en provenance du commentaire précédent de M. Sacko:
Mais fort malheureusement, le Capitaine Dadis avait embrasse l'opportunisme et le regionalisme pour confisquer le pouvoir et voici la suite de ramifications de son egoisme et sa cupidite, un veritable lendemain incertain pour le pays.

100% d'accord. Dadis a joué à la traîtrise et à l'imposture. Le peuple l'a accepté et soutenu le debut de son projet (reduire à néant les narcotrafiquants et ceux qui ont mis l’économie du pays à plat), mais son egoisme l'a poussé à trahir la majorité des guineens. Sinon beaucoup d'opposants qui nous tympanisent aujord'hui allaint tout simplement rester dans l'oubliette.
Ceux qui crient à la trahision subie par Dadis, essaient juste de noyer le poisson dans l'eau. C'est Dadis qui a trahit le peuple de Guinee.
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+17 #25 A.O.T. Diallo 25-05-2015 10:49

Mr sanoh, vous me faites sortir de mes vacances imposées pour vous dire ce que je pense de votre philosophie:
1- Vous apportez des idées contradictoires intéressantes qui méritent d’être discutées mais avec vos propos et mots méprisants voir même insultants envers ceux qui ne pensent pas comme vous (fous, traitres, malades, lâches, ténèbres...ect) vous coupez toute envie de discuter de manière contradictoire et civilisée avec vous. Apprenez a penser que vous n'avez pas la science infuse devant tous les autres de ce forum que vous ne connaissez même pas et qui pourraient surement vous enseigner/apprendre une chose ou deux.
2- Vous êtes le modèle de l'intellectuel guinéen typique qui bourre ses textes de citations et réflexions de grands penseurs étrangers sans aucun contexte commun au notre et d’idées ramassées sur Wikipédia pour "faire savant" alors que vos idées arrêtées et rétrogrades (comme l’échec presque total des printemps arabes) montrent un niveau 'd’analyse politique très faible et empruntée.
3- Ce sont des "penseurs" comme vous qui proposent de baisser la tete en attendant que le dictateur meurt qui font que nous avons eu 5 idiots au pouvoir dont 2 a vie depuis notre indépendance. Wake up, man - nous sommes dans un village ou les dictateurs du 20e siècle ne peuvent plus diriger un pays.
4- Vous vous vantez d’être jeune mais vous êtes l'exemple même de nos vieux papas a qui on a inculqué depuis l'enfance que le chef est un dieu et a toujours raison: la Guinée de demain n'a pas besoin de passéistes de ce genre pour émerger un jour.
5- Finalement vous décrivez un chaos total en Guinée et ne pas supporter le dictateur actuel mais votre texte ressemble beaucoup a une lettre de motivation pour le 3e gouvernement de l'Imam Fofana.
Quand vous serez plus poli dans vos textes je pourrais vous répondre sur le fond de vos idées contradictoires et erronées mais sachez déjà que personne sur ce site ne veut une insurrection avec morts de guineens - si ils en parlent c'est parce qu'ils ne voient pas d'autres option actuelle pour arrêter le cercle infernal que des "philosophes" comme vous ont imposées a notre pays depuis la nuit des temps la dernière place assurée de notre continent en ne faisant absolument rien de concret pour améliorer notre sort maudit...
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+6 #24 Gandhi 25-05-2015 09:49

Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Certes le Fouta est imprenable mais l'électorat y est faible par rapport aux autres régions naturelles sans oublier de "petites incursions" qui y donneront de maigres voix au RPG.

Évidemment avec un recensement dont la seul finalité était de montrer que les peuls ne représentent que 10% de la population ???
Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Quand on est démocrate, on use des recours légaux.

Pas du tout, quand on est démocrate, on respecte la loi.
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-6 #23 Cisko 25-05-2015 07:58

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
C'est quoi la réalité ? AC viole la Constitution et il faut laisser faire car ses opposants s'en préoccupent si peu. C'est de cette Guinée dont tu rêves ?
Chacun voit ce que ne voit pas l'autre. Tu te focalises sur des détails, alors que l'essentiel est ailleurs, la Guinée s'enfonce : tout ce qui a été obtenu en annulation de dettes est recréé parallèlement, au profit de qui, de quoi ?

La réalité, c'est que AC et son parti sont en précampagne et gagne de plus en plus une longueur d'avance. Certes le Fouta est imprenable mais l'électorat y est faible par rapport aux autres régions naturelles sans oublier de "petites incursions" qui y donneront de maigres voix au RPG. Alpha a décidé de ratisser large dans les autres régions, en témoignent ces derniers déplacements à l'intérieur du pays.
Quant aux violations de la constitution, je crois qu'il vaut mieux porter plainte à la nouvelle cour constitutionnelle. Quand on est démocrate, on use des recours légaux.
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-5 #22 Sylla Democrate 24-05-2015 23:51

Citation en provenance du commentaire précédent de Féla Barry:
La révolte populaire aura eu le mérite au moins de dés-intégrer le dictateur du burkina, en esperant que ce pays sortira de l'orniere népotique et autocratique dans laquelle Compaoré l'avait abimé au bout d'un si long régne !!!

Citation en provenance du commentaire précédent de Féla Barry:
La révolte populaire aura eu le mérite au moins de dés-intégrer le dictateur du burkina, en esperant que ce pays sortira de l'orniere népotique et autocratique dans laquelle Compaoré l'avait abimé au bout d'un si long régne !!!

Citation en provenance du commentaire précédent de Féla Barry:
La révolte populaire aura eu le mérite au moins de dés-intégrer le dictateur du burkina, en esperant que ce pays sortira de l'orniere népotique et autocratique dans laquelle Compaoré l'avait abimé au bout d'un si long régne !!!

Citation en provenance du commentaire précédent de Féla Barry:
La révolte populaire aura eu le mérite au moins de dés-intégrer le dictateur du burkina, en esperant que ce pays sortira de l'orniere népotique et autocratique dans laquelle Compaoré l'avait abimé au bout d'un si long régne !!!

Citation en provenance du commentaire précédent de Féla Barry:
La révolte populaire aura eu le mérite au moins de dés-intégrer le dictateur du burkina, en esperant que ce pays sortira de l'orniere népotique et autocratique dans laquelle Compaoré l'avait abimé au bout d'un si long régne !!!

Il peut y avoir des mouvements localises d'un parti politique, mais il n'yaura pas de revolte populaire en ce moment-je n'en suis pas certain. Vive la paix
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+4 #21 Koto Saliou 24-05-2015 23:51

Je partage le point de vue de Abraham Bantignel.La cedeao,et autres organisations internationales doivent nous assistées pour la Paix durable en Guinée et,éviter la confiscation du Pouvoir par un CLAN Alpha-RPG.
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+3 #20 se 24-05-2015 23:44

Lorsque je lis certains commentaires, je comprends lesprit du Guineen. Cest a dire lesprit de "cest trop fort pour nous. On ne peut pas." Cet esprit me rappelle de LA mentalite inferieure du Guineen qui a fait qu'un pays aussi riche a une population aussi pauvre. Les grands peuples ne se posent JAMAIS LA question "Est-ce qu'on peut arriver?" mais se demande plutot "Par ou commencer?" Ceux qui pensent qu'on pourra recuperrer CE pays riche par de belles paroles se trompent. Les enfants de CE pays, si ILS sont benis, doivent se battre pour obtenir CE luxe qui est LA liberte. Les Guineens ne seront pas les premiers a le faire et certainement pas les dernieres. A defaut continuez de rever et de chanter Liberte!
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+6 #19 M. Sacko 24-05-2015 18:58

Compte tenu du communautarisme tres pousse en guinee et une crise morale au niveau de l'elite guineenne, le modele ghaneen pouvait mieux servir la guinee. Mais fort malheureusement, le Capitaine Dadis avait embrasse l'opportunisme et le regionalisme pour confisquer le pouvoir et voici la suite de ramifications de son egoisme et sa cupidite, un veritable lendemain incertain pour le pays.
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+8 #18 Abraham Bantignel 24-05-2015 18:07

Je lis les différents commentaires et solutions préconisées pour sauver la Guinée? Mais peut-on objectivement stopper Alpha Condé maintenant sauf si la main de Dieu intervient encore? Quelles que soient les mesures prises avec Bakary Fofana à la tête de la CENI, je ne vois pas leur efficacité(revoyez encore l'élection du Togo où le président de la CENI a bloqué son vice président pour annoncer les résultats non consolidés qu'il voulait avec les Occidentaux qui ont vite endossé cette parodie).
Pour ma part, si ceci est faisable, il faut coupler la présidentielle et les communales sans cette CENI de Bakary Fofana et avec un nettoyage de la liste électorale sous l'égide le l'ONU. Il faut innover dans le cadre de la CEDEAO. Ne sommes-nous pas une communauté politique et des peuples en construction? Nous qui parlons tout le temps d'africanisme, demandons donc à la Cedeao de nous prêter des magistrats pour le scrutin pour combler notre manque selon l'analyse de Mr Gandhi. A titre exceptionnel pour sauver la paix, confions l'organisation de ce scrutin couplé(parce qu'il est couplé et à haut risque)à l'ONU. Si la stabilité de la sous-région et la paix en Guinée est à ce prix, pourquoi évoquer des arguments fallacieux(souveraineté fictive) et démagogiques qui en fait permettent la fraude légale de Alpha Condé? Le seul obstacle est d'ordre de fausse souveraineté et fierté nationale feinte alors que la PRG est truffée d'étrangers au cœur de la sureté de l'Etat. Notre budget national est alimenté par la communauté internationale. Qu'est-ce qu'il y a de plus souverain que son budget national? Le port de Conakry est contrôlé par Bolloré, l'eau et l'électricité par des sociétés françaises,l'aéroport dirigé par Aéroport de Paris, l'armée française forme et supervise la gendarmerie et l'armée guinéenne (tellement discrètement que personne n'en parle). Autant de secteur stratégiques entre les mains de la France (notre France) et Alpha Condé (toujours de nationalité française)avec son RPG vont vous parler puisque cela les arrangent de "souveraineté". Ne soyons pas des nigauds que Alpha manipulent et exigeons une organisation d'un scrutin par l'ONU qui viendra avec sa logistique, les fonds nécessaires (aidée par l'UE)et son expertise. Cela coûtera moins cher à la communauté internationale que des troubles et une instabilité en Guinée en 2015-2016. Le débat mérite d’être lancé à savoir si l'organisation d'un scrutin (cela s'est fait ailleurs déjà!)par l'ONU est une atteinte à la souveraineté d'un pays? Distribuer des cartes, surveiller un vote et donner les résultats du vote, en quoi un pays cède sa souveraineté, son indépendance ou s'expose en terme de sureté? Nous devons innover et oser des solutions idoines pour la paix et l’apaisement politique! Seul le RPG électoralement minoritaire va s'y opposer véhément, c'est sûr et certain, car ils savent que leur usurpation du pouvoir de 2010 sera fini.
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+9 #17 Gandhi 24-05-2015 15:53

Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Alpha a certes fait des ratés mais il appartiendra au peuple de le sanctionner ou de lui accorder un second mandat.

À condition que les élections soient crédibles et transparentes, ce qu'elles ne sont pas.
Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Au lieu de descendre sur le terrain pour remobiliser les troupes, l’opposition veut suivre des conseils d’internautes complètement coupés de la réalité du terrain et qui prennent leur désir pour la volonté populaire.

C'est quoi la réalité ? AC viole la Constitution et il faut laisser faire car ses opposants s'en préoccupent si peu. C'est de cette Guinée dont tu rêves ?
Chacun voit ce que ne voit pas l'autre. Tu te focalises sur des détails, alors que l'essentiel est ailleurs, la Guinée s'enfonce : tout ce qui a été obtenu en annulation de dettes est recréé parallèlement, au profit de qui, de quoi ?
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+10 #16 Gandhi 24-05-2015 14:26

Citation en provenance du commentaire précédent de M. Sacko:
le replis identitaire est tellement pousse, s'il y a une quelconque agitation d'ampleur generale dans le pays, l'agitation ressemblerait tout simplement au scenario yougoslave c'est a dire la balkanisation du pays et les genocides qui s'en suivraient.

C'est ce que l'on veut nous faire croire. AC es quelques militants zélés font tout pour nous en convaincre. La réalité est plus prosaïque : il y a une grande majorité de Guinéens de toutes régions, face à des criminels en uniforme et quelques militants zélés, puis une grosse partie de la population indifférente.
Citation en provenance du commentaire précédent de CISSE IBRAHIMA:
tous ces opposants ont soutenu et participé dans la dictature de lansana conté, et pendant toute la regne de lansana conté ils ne manifestaient jamais leur desir,leur volonté de voir une guinée democratique.

Moi je me fous des opposants, je veux la démocratie pour moi-même, je ne suis pas à la remorque des ex-PM. Ce qu'ils ont fait par le passé, ils l'ont fait pour eux, peu importe qu'ils soient crédibles ou pas. Je me bats pour moi, pas pour eux. Libre à vous de n'être que le pion de votre mentor et ne ne penser qu'à travers lui.
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+7 #15 Gandhi 24-05-2015 14:16

Mes commentaires en vrac à ce texte.
AC n'est pas le choix - sinon virtuel - des Guinéens.
La question du troisième mandat ne se pose pas maintenant, mais il eut été facile à AC lorsqu'on lui posait la question (dans la revue JA) de ne pas dire que le débat est ouvert, mais qu'il est définitivement fermé : 2 mandats maximum point barre.
Sanoh n'a pas lu le rapport de la MOEUE pour dire que les législatives s'étaient bien déroulées. Cela décrédibilise complètement sa position d'observateur alors que ses écrits sont parfois intéressants. Cela fait longtemps (à partir de la Baule en 92) que les pouvoirs n'affichent plus 99% de soutiens (à part le RPG à Mandiana, Kouroussa, Kankan, Kérouané et Siguiri) et se contente d'une courte majorité, l'essentiel étant de gagner.
Concernant l'insurrection populaire proprement dit, le peuple n'a pas vocation à gouverner. Il faut juste se méfier des opportunistes qui profitent de la volonté populaire pour instaurer un pouvoir personnel. Par définition l'insurrection peut entrainer des dégâts matériels, voire humanitaires... comme elle peut bien se passer si le pouvoir sait traduire les signaux et l'avertissement.
Il n'y a pas 2 camps l'un en face de l'autre, mais une grande majorité de Guinéens de toutes régions, face à des criminels en uniforme et quelques militants zélés, puis une grosse partie de la population indifférente.
En outre ce régime impose sa violence. Doit-on dénombrer le nombre de victimes de celui-ci, y compris dans la gestion d'ébola ?
Concernant le FMI, il est faux de dire que les intellos ont choisi la thérapie de choc. Les intellos ne sont jamais sollicités. Le pouvoir décide seul, souvent pour entériner des décisions prises à l'étranger. Ceux qui alertent ces dirigeants incultes sur les conséquences de ces choix, sont ignorés, voire traités d'anti Guinéens.
Par ailleurs, il est particulièrement dédaigneux de dire que les jeunes ne savent pas ce qu'ils font. L'absence de culture ne signifie pas manque d'intelligence. Un jeune qui n'a plus d'espoir n'a rien à perdre, contrairement à un père de famille, mais il sait qu'en restant passif, il n'obtiendra rien, ça au moins il le sait.
Là encore je m'insurge contre ce que j'appelle un esprit tordu. Quant un jeune manifeste, il n'y a aucune raison d'imaginer qu'il va mourir. Il défend ses droits, même si certains le font mal en détruisant des biens. Mais le criminel - et le seul - c'est le policier ou gendarme qui tue un citoyen. Le manifestant est tout au plus un délinquant, il n'est jamais de la chair à canon, ce qui supposerait que c'est lui le criminel, le gendarme n'agissant qu'en état de légitime défense (de quoi ?). Le gouvernement qui s'offusque de la défense des biens et qui n'a jamais indemnisé qui que ce soit par le passé. Le gouvernement qui va piller directement dans les concessions dites hostiles. De qui se moque t-on ?
La Tunisie n'a pas réussi son printemps arabe au contraire de l'Égypte à cause de sa population, mais à cause de l'attitude de l'armée. En Tunisie elle n'était pas associée au partage des prébendes. En Égypte elle ne veut pas lâcher le pouvoir économique qu'elle détient à plus de 50%. Rien à voir avec l'éducation de son élite intello.
En Guinée l'armée ressemble à celle d'Égypte en ce sens qu'elle consomme plus ou moins 30 à 50% du budget de l'État, donc dire que l'opposition veut favoriser un pouvoir militaire est un non sens.
On veut des élections transparentes et crédibles, ce qui n'est pas le cas - pourquoi ne commentez-vous pas mes textes sur ces points précis ?), mais l'est pour vous au regard de votre réflexion sur les élections de 2013.
Insurrection ne signifie pas guerre civile, à moins de considérer que les militaires constituent une communauté à part. Insurrection est temporaire et limitée, vous faites la confusion avec guerre civile que personne ne souhaite, et même avec rébellion (nous n'en sommes pas encore là). Sur le plan économique la Guinée ne peut descendre plus bas, les Guinéens ne mangent pas de goudron.
A vous lire rien de mieux qu'une belle dictature, parce que vouloir lutter contre, engendrerait plus d'incertitudes que de bienfaits (pour qui serait-on tenté de vous demander ?)
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-3 #14 Cisko 24-05-2015 13:35

La Guinée a raté sa révolution en 2007 suite aux événements de janvier-février. On a vu la ville de Macenta refuser la nomination d’un de ses fils (Eugène Camara) à la primature pour respecter le slogan de l’époque « Tout sauf les barons du Contéisme ». Dans le communautarisme ambiant actuel, c’est un rêve pour une partie de vouloir refaire ce scénario du passé. La société civile qui a été le moteur en 2007 est politisée et discréditée. Les syndicalistes ne cherchent que des postes ministérielles tandisque les membres des organisations de la société civile sont tous partisans (Aziz Diop est nommé par AC comme préfet de Kakan tandisque Salmana Diallo est désigné par l'UFDG dans des démembrements de la Céni). Alpha a certes fait des ratés mais il appartiendra au peuple de le sanctionner ou de lui accorder un second mandat. Le problème de la Guinée, aucun des grands prétendants n’a la patience d’attendre son heure et cette année électorale de 2015 sera cruciale pour la suite de la carrière des uns et des autres. Au lieu de descendre sur le terrain pour remobiliser les troupes, l’opposition veut suivre des conseils d’internautes complètement coupés de la réalité du terrain et qui prennent leur désir pour la volonté populaire. Mais que les gens se détrompent car tous les grands leaders sont pressés pour l'échéance d'octobre prochain. Comme en 2010, chacun croyant à ses chances de victoire, les politiciens trouveront une solution pour les délégations spéciales d'ici 2 mois et on ira royalement à la présidentielle.
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+1 #13 Féla Barry 24-05-2015 13:34

Voilà ce que dit Mr Sanoh dans un précèdent article, en l’espace d’une semaine, et comme par enchantement ne comprend pas ceux qui se réservent l’insurrection en cas de trucage industriel de leurs suffrages. La sincérité du scrutin ne négocie pas, il est l’expression souveraine de toute citoyenneté, si ces mots ont encore un sens dans ce pays.
Tout le reste n’est que mal de tête !!!
Dixit Mr Sanoh sur un autre site guinéen : « La question de la composition de la Cour constitutionnelle. Le Président Alpha Condé, par le décret du 30 Mars 2015 a installé cette Cour et ses neuf membres ont prêté serment le 3 Avril. En cas de contentieux, cette Cour devra trancher, c’est ce que dit l'article 94 de la constitution. Mais si elle infondée au pouvoir en place, sa décision en cas de contentieux est connue d’avance. L'opposition ne semble pas faire de cette question une problématique majeure. La substitution des procès verbaux lors des présidentielles de 2010 et l'annulation de 164 976 suffrages de l’UFDG, 144 667 du RPG et 76 255 de l’UFR montrent que cette question est d'une imminence.
Sur 3 304 396 votants au total, seulement 1 771 970 suffrages furent valablement exprimés, soit seulement 46, 68 %. Quel crime ! Je ne soutiens pas l’idée de meubler nos institutions par les acteurs de nos politiques, mais par des citoyens responsables, compétents et d’une grande probité morale. Je ne dis non plus pas ceux-là promus, manquent des qualités susmentionnées. La neutralité doit être l’une des attitudes escomptées des acteurs d’une telle instance. Je refuse aussi que nos institutions soient vassalisées et qu’elles juchent sur leur épaule un pouvoir, l’exécutif. J’appelle à faire de la question de la composition de la Cour constitutionnelle un point du dialogue, il serait vain de venir dénoncer son impartialité quand les résultats définitifs des présidentielles seront délibérés et puis d’appeler ses partisans à la rue ».
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+7 #12 Alpha 24-05-2015 12:49

Mr.Sanoh, comme vous, je suis contre cette idée d'insurection mais votre militantisme inavoué trahi vos argumentaires.
Le president de la republique se comporte comme un loubard (meeting de kankan). Il n'arrive toujours pas á porter le costume de president de toute la guinée. Quel choix donnez vous aux autres.
Ces jeunes combattants que vous appellez "chair á canon", ne combattent pas Alpha, ils combattent des systemes mafieux qui les etouffe et les poussent á se jetter dans la mer... certains ont fait le choix d'y rester et se battre.
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-9 #11 CISSE IBRAHIMA 24-05-2015 09:00

Pour le moment dans un pays ethniquement divisé comme la guinee dont chaque region est allignée derriere sa communauté toute insurection populaire conduire a l'affrontement dont les consequences seront desastreuses.Alpha condé n'est pas eternel, certainement il ne fera que 5 ans de plus et partir et un autre leader viendra, Alors a quoi bon de faire une insurection qui nous ammenera a un chaos total.A mon avis mieux vaut accepté un nouveau mondat de 5 ans a alpha qu'un affrontement communautaire.Dans un chaos total personne ne sortira heureux,on a vu la libye, la republique centre africaine et ce qui se passe actuellement en syrie, ce sont les personnes les plus vulnerables qui vont payés le prix de l'affrontement,les pertes economiques seront incalculables et sans compter les pertes en vie humaine qui sera au menu.Alpha a un bilan mitigé a presenter meme si sur le plan de la reconciliation nationale il reste a faire.tous ces opposants ont soutenu et participé dans la dictature de lansana conté, et pendant toute la regne de lansana conté ils ne manifestaient jamais leur desir,leur volonté de voir une guinée democratique.Si bah Mamadou ou siradio diallo que leurs ames reposent en paix,etaient là aujourd'hui et demandaient a un changement ou voir meme a une insurection populaire on pouvait mieux comprendre puisque, ceux la au moins ont beaucoup lutté pour l'avenement de la democratie en guinée et n'ont ni soutenu voir ni participé a une quelconque dictature. Alors a ceux qui ont soutenu la dictature a savoir cellou, sidya,kouyate de garder la patience et de se preparer en 2020, quand l'un d'entre eux viendra aux affaires on verra ce qu'il sera capable.
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+7 #10 se 24-05-2015 02:12

Mr. Sanoh,
malgre la semblance de neutralite, vous etes loin d'etre neutre comme lindique vos rappels selectives de lhistoire. Ici on voit que le status quo vous arrange. Cest pourquoi vous defendez LA stabilite a condition que les choses restent les meme. Cependant, l'incertitude que vous craignez est aussi source de changement pour ceux qui le veulent. Apres 4 ans de violence contre son peuple, Bashar Assad se rend compte d'une realite universelle s'appliquant a l'homme. L'homme qui goutte la saveur de la liberte ne craint plus l'odeur de la mort. Wassalam.
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+17 #9 Ansoumane Doré 24-05-2015 02:12

J'avais lu un texte d'Ibrahima Sanoh sur un autre site, intitulé "Guinée :L'absence de valeurs normatives et d'autorité morale" qui ne me paraissait pas du tout être rédigé par un militant d'un parti politique. C'est tout le contraire pour le présent texte.Comment peut-on recommander,car c'est bien cela , quel que soit le parti au pouvoir en Guinée, dans un régime pluraliste, aux citoyens de croiser les bras et de ne rien tenter contre ce qu'ils peuvent considérer comme une mauvaise gouvernance? Je ne crois pas que des gens réclament systématiquement une insurrection. Mais quand un peuple est à bout, on sait comment cela finit.
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+14 #8 amadudialamba 23-05-2015 23:51

Monsiur Sanoh je vous cite ‘’ JE NE PARTICIPE D’AUCUN PARTI POLITIQUE‘’. Comme plusieurs autres compatriotes, vous faite semblant de n’appartenir en aucun parti politique. Mais à vous lire, il est facile, et même très, de comprendre pour qui vous sympathisez. Et lorsque vous dite que votre CHOIX EST CELUI DE l’INTERET DE LA GUINEE, je vous réponds que vous n’êtes pas très sincère avec vous-même. Puisqu’au niveau du point ‘’D’’ de votre texte, vous incitez ouvertement le régime a réprimer jusqu'à ‘’disproportionnellement’’. Monsieur Sanoh, je ne sais sur quel continent vous vivez, mais sans hypocrisie, aucune, je vous reconnais intellectuellement très bien. Mais les expressions de votre texte, ne laissent pas de doute sur votre intention. Celui qui prétend œuvrer impartialement pour une décrispation, en vue d’une paix durable et d’une harmonie dans son pays ne tient pas un pareil langage.
Monsieur Sanoh ‘’Mandeeng mory’’, Inithyé inymbaraa !!! Une excellente réflexion, ou une simple mise en garde ? Des mauvais exemples à nous couper le souffle. Des menaces a peines voilées pour nous dissuader de toutes potentielles velléités. Malheureusement, c’est une peine perdue d’avance. Sachez que toutes les situations vécues par ces pays dont vous faite référence sont provoquées par des dirigeants têtus pour éviter de dire comme le vôtre. Même si, comme vous, je suis contre une solution d’insurrection, puisque 100 % improductive, cela ne m’empêcherait pas de la considérer comme une nécessité pour des situations particulières. C’est une solution de dernier ressort. Aucun citoyen, même malade, ne souhaite des situations difficilement maitrisables pour son propre pays. C’est une douloureuse contrainte. Tout ceci dit, comprenez que personne ne conteste le droit de Alpha à se représenter pour un deuxième mandat en Guinée. Mais parallèlement, laissez-nous la liberté de dire que si son actuel comportement vous arrange personnellement, elle dérange plusieurs autres guinéens. Pour le cas particulier de la Guinée, cette idée de résistance est née d’une situation déconcertante provoquant une question de survie. C’est une importante couche sociale du pays que l’actuel régime veut à tout prix, exclure, vilipender, taire ou anéantir ; et ce, pour des simples fins politiques. Vous le savez mieux que moi, c’est alpha qui répugne, c’est lui qui stigmatise, refuse d’être président de tous les guinéens au même pied d’égalité. Et lorsqu’il se voit galvanisé par des inconditionnels comme vous, il ne fera qu’aller de l’avant. Sinon vous ne devriez pas applaudir son discours de Kankan. Monsieur Sanoh, soyez averti comme nous l’avons été avec votre article, les intimidations ne passeront pas si facilement cette année. Ici je trouve votre philosophie une peu arrogante. La politique d’exclusion de votre mentor ne pourra pas amener au maintien d’une cohésion dans la cité.
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+8 #7 Féla Barry 23-05-2015 23:23

La révolte populaire aura eu le mérite au moins de dés-intégrer le dictateur du burkina, en esperant que ce pays sortira de l'orniere népotique et autocratique dans laquelle Compaoré l'avait abimé au bout d'un si long régne !!!
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+6 #6 Féla Barry 23-05-2015 22:51

Personne de sensé ne trouve normal que des enfants de 15 ans se retrouvent dans des manifestations politiques. Aussi c’est inhumain de tirer à balles réelles sachant que se sont des enfants -compatriotes- qui meurent ainsi à la fleur de l’age, d’avoir tout simplement usés de leur droit constitutionnel de s’exprimer et de manifester leurs opinions sur l’état de notre république. Simple question de bon sens civique et d’humanisme.
A moins de considérer, ceux-là comme du gibier électoral à braconner sans autre forme de procès. Elle est pas belle la Guinée ????
L’immunité présidentielle n’est pas synonyme d’impunité et ne peut couvrir ceux qui ont obéit à des ordres illégaux et indignes d’une armée républicaine. Le dire et le faire condamner en justice, c’est aussi faire preuve d’équité et de loyauté aux valeurs de la république, si elles ont encore un sens dans l’entendement de nos concitoyens.
Bref, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, notre armée budgétivore, réformée à de coup de milliards n’est pas capable d’encadrer une manifestation sans morts d’hommes après 50 ans d’indépendance.
Si c’est la seule façon de justifier leur pitance, c’est un véritable scandale éthique. En vérité l’état guinéen à les mœurs politiques les plus sordides et sadiques de la sous régions!!! Excusez du peu il y a bien que cela dérange en âme et conscience. Il y a que les états faibles qui renient et se résignent à la violence sur leurs propres citoyens, ce qui est loin d’honorer notre pays !!!
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+11 #5 Féla Barry 23-05-2015 22:26

La résignation populaire ne sauvera pas non plus la Guinée !!!
L’angélisme lyrique n’y changera rien, personne n’a le monopole des bons sentiments. Cela fait 50 ans que les guinéens sont résignés avec des fortunes diverses, face à l’Etat le plus violent d’Afrique. Aucune ethnie n’a été épargnée par ses dérives meurtrières.
A tel point que notre pays est devenu malade de ses hommes de pouvoirs et de son armée, tous, sans imagination ni éthique politique.
Cet Etat ne connaît et n’a connu que la gestion tribale et brutale du pouvoir comme seul mode gouvernement et de régulation politique. Quid du mode d’emploi pour sortir ce pays de cette spirale de violence sans fin depuis 58 ???
La résignation et l’indignation ne suffiront pas, il faut de l’action, l’injustice, l’oppression politique appelle le devoir de résistance par tous les moyens dés lors que la violence prime le droit. Si l’Etat était capable d’organiser la paix par le droit, cela se saurait !!!
L’état a été réduit à sa plus petite expression politique, soit une coterie obnubilée par ses privilèges et autres hochets de notre république bananière.
Il vous aura pas échappé à chaque circonvolution historique ce pays accouche d’un monstre politique indéracinable par les urnes encore moins par la rue.
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+8 #4 Abraham Bantignel 23-05-2015 22:05

Heureux que les gens ne tombent pas dans les attrapes-nigauds des sympathisants inavoués ou carrément déclarés RPGistes.
Pour le changement et sauver la "nation", il faut oser être téméraire!
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+14 #3 Ourouro Bah 23-05-2015 20:50

Monsieur Sanoh,
J’ai fait l’effort de litre votre écrit abracadabrant et confus qu’un ami m’avait fait parvenir suite à la publication de mon premier article sur l’insurrection populaire. Il est difficile de résumer de ce qui transpire de votre article. Vos thèmes favoris que je cite sont: la faillite totale de notre État, l'aggravation de la pauvreté et des inégalités, la détérioration des niveaux de vie, le cycle vicieux du chaos etc. Vous faites de tous cela des conséquences inexorables de l’insurrection populaire en Guinée. Si vous avez le courage d’ouvrir les yeux sur la réalité de notre pays, vous comprendrez que le chaos que vous voulez tant conjurer est déjà là. Mais cela ne vous fait nullement peur. Ce qui vous faire peur c’est le renversement du régime d’Alpha Condé comme vous le dites si bien.
À travers l’histoire les forces conservatrices ont toujours utilisé des arguments comme les vôtres pour contrer les volontés populaires de changement et empêcher que les violences dont ils sèment les graines ne se retournent contre eux. On peut mentionner :
1) Le spectre du chao en cas d’insurrection
2) La criminalisation des idées de violence révolutionnaire et de ceux qui les prêchent
3) Les menaces déguisées ou ouvertes de répression d’état contre toutes les formes de violences
4) La sélection d’échecs d’insurrections du passé pour décourager le soulèvement populaire
5) La demande de patience assortie de respect de l’ordre établi, de fraternité nationale, d’humanisme abstrait, de modération etc.
Votre écrit est un amas désordonné de cette argumentation réactionnaire contre lesquelles les forces du progrès de la Guinée cherchent confusément à se battre pour sortir le pays de l’ornière de la faillite. En dépit du ton de prêchi-prêcha alarmant de votre écrit, les personnes victimes des dictatures en Guinée semblent mériter leur sort à vos yeux ; car en filigrane elles ont eu le tort suprême de remettre en question l’ordre établi. En vous lisant, il est difficile de savoir si vous êtes un naïf défenseur du statuquo en Guinée, un propagandiste cynique et inconséquent ou le prototype du guinéen traumatisé que les régimes de la peur ont créé. PS : Le monde devient un monde de possibilités seulement quand on élimine la peur de son esprit.
Ourouro Bah
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+9 #2 I.B. 23-05-2015 20:41

Bonjour Mr. Sanoh,
Des votre 3e paragraphe vous decredibilisez tous les arguments du papier:
Je cite:"D’emblée, je dois dire que je ne suis pas d'accord avec toutes les politiques du Président Alpha Condé. Il est le choix des Guinéens, comme je respecte les Guinéens, je me dois de respecter leur choix."
Vous affirmez qu"il a ete "LE CHOIX" du peuple en 2010??? Vraiment??
La recherche d"un 3e mandat n'est pas la seule facon de confisquer la volonte d'un peuple.
Bien a vous
I.B.
P.S.: La seule option "sans insurection" c"est la Federalisation de la Guinee.
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+11 #1 M. Sacko 23-05-2015 20:16

Je crois que l'insurrection populaire n'est pas faisable en guinee. Deja le replis identitaire est tellement pousse, s'il y a une quelconque agitation d'ampleur generale dans le pays, l'agitation ressemblerait tout simplement au scenario yougoslave c'est a dire la balkanisation du pays et les genocides qui s'en suivraient. Tout citoyen guineen responsible doit denouncer les discours segregationnistes et divisitionnistes d'Alpha Conde parcequ'on ne peut exclure une partie des citoyens de ce pays et qu'on ne peut pas governer ce pays avec exclusion. Ce pays a besoin des talents de tous ses fils ou de toutes ses filles pour amorcer son developpement economique et social. Qu'on cesse d'ecrire avec passion pour proner des idees allant dans le sens de la destruction de ce beau pays, et je crois encore qu'on peut changer la trajectoire que ce pays a emprunte depuis son independance. L'histoire de ce pays est tres sombre et rien qu'en lisant les evenements qui ont traverse la guinee vous avez froid au dos. Et l'impunite et le regalement de compte restent les instruments de governance de ce pays. A mon avis la lutte pour la guinee doit s'orienter vers l'emergence d'une societe civile vibrante debarrassee de toute veillete ethnique et un leadership visionnaire et responsible pour batir une nation moderne dont la vocation s'appelle l'unite, la paix, la tolerance et le developpement.
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