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Le rôle de la violence dans la mise en place des pouvoirs en Guinée (1954-58)
Bernard Charles Lundi, 11 Mai 2015 13:41
Deuxième partie
Responsabilités de la violence
La question des responsabilités quant à l'implantation d'une « dynamique de violence » au sein de la société guinéenne n'est pas simple. Elle se posait depuis longtemps, non seulement aux protagonistes dans leurs efforts de justification auprès de l'opinion guinéenne mais aussi, évidemment, aux autorités du territoire ainsi qu'à celles de la métropole.
Mentionnons tout d'abord l'existence et la perpétuation d'une très ancienne forme de violence, « légale » celle-là, puisque exercée par la chefferie de canton dans le cadre et sous le couvert de l'administration coloniale. Les rapports administratifs et les plaintes des populations soulignent tant et plus les extorsions par la force, les exactions et la brutalité des chefs. Leur dénonciation sans relâche fournira au PDG-RDA un magnifique tremplin pour se rallier la population rurale, sauf au Fouta. Par ailleurs, il semble bien que les luttes politiques prendront çà et là une coloration ethnique dans la mesure même où le bastion du PDG sera Conakry et la Basse Guinée de population soussou alors que celui de ses adversaires BAG se situera au Fouta de population peule avec un fort appui des chefs traditionnels de la région. Le fonctionnement de la chefferie et les antagonismes ethniques (activés au besoin) constituent comme une toile de fond pour les affrontements politiques. C'est à ces derniers que nous nous attacherons.
Deux enquêtes administratives et une mission de l'Assemblée de l'Union française apportent une réponse. Leurs conclusions ainsi que les jugements portés par les gouverneurs successifs de Guinée et certains fonctionnaires sont singulièrement convergents, par-delà les nuances propres à chacun, quelles que soient les différences dues à une évolution sociopolitique extrêmement rapide du pays. Toutes concourent à faire porter une responsabilité écrasante au PDG-RDA et à son chef incontesté, Sékou Touré.
Les premiers troubles graves , consécutifs à l'élection comme député de Barry Diawadou et à l'échec électoral de Sékou Touré, qui se produisirent de juillet 1954 à février 1955 sont analysés de manière très approfondie par l'inspecteur général H. Pruvost dès février 1955, suite à la mission que lui avait confiée le ministre de la France d'outre-mer, J. Juglas. Dans son sommaire chronologique, la quasi-totalité des incidents et bagarres ont été provoqués par des éléments RDA, la riposte de leurs adversaires pouvant à l'occasion aboutir à des blessés. Dans un rapport, il relève que « la responsabilité de Sékou Touré dans les émeutes récentes peut être évoquée sans verser dans la témérité » et il en avance une explication : « Qu'il ait voulu — car les incidents ont été sans doute préparés, de même que le retour au calme fut nettement commandé … — donner un sérieux avertissement à l'autorité française d'avoir à s'abstenir, lors des prochaines élections législatives du jeu qu'il lui prête, c'est une explication plausible des incidents, quant à l'immédiat : rancune du passé, inquiétude pour l'avenir personnel. D'aucuns estiment que Sékou Touré a été débordé sur sa gauche … On ne saurait, d'autre part, éliminer l'hypothèse d'une démonstration, à l'adresse du RDA orthodoxe, de l'efficacité de la branche, plus avancée, de Guinée. »
Pour lui, la gravité des troubles tient en ce qu'ils révèlent un « véritable noyautage de la population par le RDA » ; la mise en place d'une « organisation fantoche », même en brousse, grâce à laquelle le parti élimine rapidement … tous les éléments « réfractaires au RDA », y compris les chefs coutumiers ; l'objectif de l'« éviction ou de la quasi-éviction française».
La portée politique de ce qui se jouait en Guinée n'avait pas échappé, non plus, aux dirigeants du RDA à l'échelle de l'Afrique. Le responsable politique du comité de coordination, Ouezzin Coulibaly, se rendit en Guinée. Sa venue et les instructions en sept points, qu'il adressa le 12 février 1955 aux responsables du PDG, constituèrent un véritable cran d'arrêt … provisoire.
« Le RDA a un organisme directeur […] auquel tous les adhérents doivent obéissance. Le RDA est un parti de gouvernement […]. Il tient donc avant tout au respect de la légalité républicaine et à l'ordre […]. Ses responsables doivent enseigner […] que la possession d'une carte RDA ne confère à personne le droit de se soustraire à la légalité […]. Le RDA est loin d'être un parti d'agitation […]. Le RDA interdit toutes les manifestations à caractère fasciste, telle la création de groupes de choc, des dénommés commissaires et gendarmes avec port de brassards et galons sur la voie publique […]. Il doit enseigner le respect de la liberté des citoyens […]. Personne n'a le droit de se rendre justice. »
Sékou Touré dut, de plus ou moins bon gré, s'incliner et répercuter ces instructions dans un communiqué du bureau exécutif du PDG. Il y était affirmé « avec vigueur que le programme du RDA ne peut comporter rien de subversif et que ses activités ne peuvent tendre à provoquer du désordre ou des incidents ! »
En novembre 1956, la mission Chiarisini, venue s'informer sur les émeutes du mois précédent (8 morts et 263 blessés), retracera le fil des événements en remontant à juillet 1954 et s'efforcera, elle aussi, d'en établir les causes et d'en dégager les conséquences. Ses conclusions sont on ne peut plus claires :
« La responsabilité du PDG apparaît entière au cours des incidents qui se sont déroulés en Guinée depuis juillet 1954. »
La mission dresse encore le catalogue des moyens d'actions utilisés par le PDG dans sa conquête systématique du pouvoir: violences contre les personnes et les biens des non-PDG, hiérarchie parallèle avec le port d'insignes de « fonctions », noyautage de la police et de l'administration, recours systématique à la calomnie et à des méthodes franchement illégales contre les « îlots de résistance » (administration, forces de l'ordre autres que la police, adversaires politiques qualifiés de « saboteurs », chefs coutumiers). Nous avons là, sous des termes analogues, sinon identiques, les mêmes caractéristiques et constats que ceux établis par H. Pruvost sans que, semble-t-il, les membres de la mission en aient eu connaissance. Dans l'un et l'autre cas, les auteurs réfutent également, avec des arguments de poids, chacune des explications (de type socio-économique ou politique) avancées par le PDG sans vouloir pour autant exonérer de toute responsabilité les adversaires politiques de celui-ci.
Toutefois, le contexte politique est devenu tout autre avec l'élection des deux principaux responsables du PDG-RDA comme députés en janvier 1956, la reconnaissance de ce statut avec ses prérogatives par l'administration, les changements de gouverneur en Guinée et de gouvernement en France. Sur ce point, la mission Chiarisini ne s'est pas fait faute de souligner la« politique contradictoire de Paris » . Mais c'est surtout l'adoption de la loi-cadre Defferre en juin 1956 qui vient bouleverser fondamentalement les institutions et les règles du jeu (collège unique et suffrage universel, conseil de gouvernement et élargissement des pouvoirs de l'assemblée territoriale).
À vrai dire, l'enjeu pour le PDG n'est plus de conquérir le pouvoir mais de l'exercer seul sans opposition. Une véritable lutte à finir s'engage avec ses adversaires. Plus question de se soucier des instructions de O. Coulibaly, elles sont devenues lettres mortes. L'action du parti s'est perfectionnée dans ses méthodes, les mêmes que celles de 1954, mais utilisées de manière plus radicale. Ceci troublera quelque peu le nouveau gouverneur de Guinée dont l'un des objectifs était d'aboutir à une « période de décantation puis de stabilisation politique » par la reconnaissance de la place majoritaire acquise par le PDG dans le système politique à la suite des élections de janvier 1956. Deux extraits suffiront pour le montrer. S'attachant à analyser, en octobre 1955, les causes profondes qui poussent les partis politiques à la violence, le gouverneur écrit :
« Il est un fait que le BAG fait figure de victime, qu'il a subi certainement de nombreuses atteintes et [qu']il couvrait déjà l'ensemble des citadelles que le RDA agressait systématiquement. Mais [ … ] ce rassemblement de victimes prit conscience de sa force et songea désormais à se défendre puis à prévenir les attaques. Lancée des bastions solides tenus par le BAG dans les chefferies et autour de l'administration, cette contre-attaque eut beau jeu pour se développer devant le caractère fruste et maladroit du RDA. »
L'année suivante, à la suite des nouveaux troubles survenus en octobre 1956, il note : « Le RDA majoritaire à 80 % à Conakry, normalement destiné à prendre demain des responsabilités majeures dans le pays, ne devrait pas avoir besoin de recourir à la violence comme voie d'expression normale […]. C'est dans la nature profonde du RDA-Guinée que l'on peut trouver […] la raison d'une attitude qui recherche le désordre, paralyse la vie du territoire, sape les confiances et aboutit à faire régner une véritable terreur sur tout ce qui ne relève pas du parti. » Avant d'ajouter de manière désabusée, mais prémonitoire : « Après avoir pendant un an essayé avec lui de construire, j'en viens à me demander s'il peut ou s'il a les moyens de mener à bien une action autre que violente […]. Sa responsabilité paraît dans tous les cas engagée […]. »
Dans le nouveau contexte créé par la loi-cadre et par les élections de mars 1957 qui consacrent la prise en charge officielle du pouvoir par Sékou Touré et son parti, on eût pu s'attendre à un relatif apaisement de la vie politique. En fait, c'est tout le contraire qui se produit. 1957 et 1958 sont les années les plus agitées de toute la période et aboutissent en mai 1958 à un embryon de guerre civile. Pour réduire à merci les opposants, Sékou Touré disposait désormais des leviers du pouvoir légal (une partie de l'administration, la police, puis la garde territoriale). Il va en jouer en virtuose sans grand contrepoids de la part d'une administration dirigée nominalement par un nouveau gouverneur dont les pouvoirs vont être vidés de leur substance. Des mesures révolutionnaires, bouleversant les structures traditionnelles, quoique prévisibles depuis longtemps, sont adoptées rapidement, comme la suppression de la chefferie et la mise en place des municipalités élues … Mais l'exercice du pouvoir avec les décisions à prendre en matière budgétaire , en matière d'africanisation des cadres, d'affectation et de mutations de fonctionnaires, en gestion des conflits de travail… suscitent les déceptions chez les partisans tout en renforçant les opposants de toujours : BAG et DSG-MSA finalement groupés en PRA. S'y ajoutent un long conflit avec les enseignants, des tensions au sein même du PDG qui amènent Sékou Touré à exclure, au mépris des règles du parti, en novembre 1957 …
Un retournement de situation se produit, et les moyens utilisés jusqu'alors par le PDG sont retournés à son encontre. Lui qui dénonçait systématiquement l'administration antérieure, taxée d'arbitraire, d'incompétence et de gaspillage, se voit aux prises avec une « certaine campagne antigouvernementale et antifiscale incitant la population à la rébellion et à la désobéissance aux lois ». Une telle campagne portait ses fruits sur la population comme en témoigne la distribution de tracts anti-PDG à Conakry et à Kankan en novembre 1957 ou encore le grand meeting PRA du 13 avril 1957 avec deux mille à trois mille personnes, dans le calme, autour de Barry III et Barry Diawadou qui critiquèrent sévèrement Sékou Touré tandis qu'une réunion du PDG en attirait trois fois moins.
Là encore, le recours à la violence va être déterminant : lapidations, agressions, incendies, bagarres et échauffourées provoquant morts et blessés.
Deux rapports établis par un inspecteur général de la France d'outre-mer, Gaston Boyer, permettent de faire le point sur les événements, leur origine, leurs causes et le rôle des autorités. Une constatation tout d'abord : les événements de mai 58 constituent la phase paroxystique de toute une série d'incidents dont les prétextes sont de minime importance : actes de propagande, réunions publiques, voire simples actes de la vie administrative. On peut les résumer comme suit :
« Des agressions réciproques mais à prédominance Foulah-PRA en banlieue les 29 et 30 avril, auxquelles succèdent, en ville, dans la nuit du 2 au 3 mai « la Saint-Barthélemy de Guinée »), de très dures représailles (peut-être concertées à l'avance et en tout cas bien conduites) de la part des Soussous-RDA (commandos très armés, agents de liaison) laissant l'impression de vouloir atteindre des éléments dirigeants oppositionnels et impressionner la masse foulah. »
Si les responsabilités du recours à la violence sont partagées à l'origine (actes de propagande ou de provocations du PRA), elles ne le sont guère par la suite. L'auteur du rapport le reconnaît, dans un style « diplomatique », car Sékou Touré est quasi-chef de gouvernement, en écrivant : « Leur attitude [celle de S. Touré et des ministres] n'a pas été empreinte de l'impartialité et du sang froid nécessaires. Des immixtions et intrusions inadmissibles de leur part ont eu lieu dans les opérations […] de maintien de l'ordre […] dans celles de police judiciaire […] et même dans le fonctionnement de la justice. » Et de souligner l'action de forts commandos très organisés ; le comportement étrange, si ce n'est complice, de la police et de la garde territoriale qui relèvent de Sékou Touré et de son ministre Fodéba Keita ; l'impossibilité d'obtenir d'eux de lancer un véritable appel au calme ; agressions systématiques contre les dirigeants du PRA et destructions de leurs maisons alors qu'aucun des responsables du PDG n'a eu à subir de dégâts ni à craindre pour sa vie aux pires moments des troubles. Il est remarquable aussi que tout incite à penser que les représailles ont été concertées et organisées à l'avance. Sur ce dernier point, des témoignages imputeraient une responsabilité directe à Sékou Touré qui aurait donné des instructions en ce sens, tout comme en octobre 1956.
Le pouvoir par la manipulation de la violence
Que la violence soit une caractéristique constante de l'action du PDG et singulièrement de son chef Sékou Touré dans les années 1954-1958, cela paraît incontestable. Sans aucun doute s'en sont-ils défendus parfois ou ont-ils affecté d'être débordés par elle à d'autres moments. Mais les argumentations qu'ils ont tenté de formuler lorsqu'ils y étaient contraints par certaines circonstances n'ont jamais été convaincantes ou n'étaient plus valables : explication par la misère des masses; exaspération de ne pas être reconnus comme représentants qualifiés de la population ; attitude d'opposition systématique de l'administration coloniale ; nécessité de se défendre contre les attaques et contre les provocations perpétrées par leurs adversaires BAG, DSG ou PRA ; pègre ne respectant aucune consigne. Du reste, lorsque les freins n'existeront plus, Sékou Touré n'aura aucune hésitation à proclamer la nécessité de la dictature … au nom du peuple et de la révolution.
Cela dit, il faut reconnaître que la violence a été utilisée avec une extrême habileté et une grande efficacité pour conquérir d'abord un pouvoir de fait, puis un pouvoir de droit permettant successivement d'éliminer tous les adversaires.
Elle fut employée contre l'administration coloniale de plusieurs manières différentes. Le PDG dénonça inlassablement, impitoyablement, tout ce qui lui paraissait des abus dans son fonctionnement et dans ses rapports avec la population. La violence morale, par l'écrit ou la parole, fut l'arme par excellence: accusations justifiées ou non, plaintes auprès des autorités supérieures, démarches de toutes sortes (délégations, défilés, dénonciations publiques des comportements, campagnes de presse, etc.). Tout était prétexte à mettre en cause un commandant de cercle, un administrateur, pour peu que celui-ci ne soit pas favorable au parti. Des lettres partaient aussitôt chez le gouverneur à Conakry, chez le haut commissaire à Dakar; d'autres étaient envoyées à Paris (ministre de la France d'outre-mer, chef du gouvernement, président de la République). L'administration fut mise ainsi continuellement sur le qui-vive et obligée de se défendre. Un changement de commandant venait-il à se produire dans le cadre de la rotation habituelle des fonctionnaires, il était dû à l'action du PDG … Peu à peu, celui-ci réussit à instiller dans la population l'idée de sa puissance, puissance de moins en moins surfaite avec le temps. Ainsi, en 1954, lors de la visite en Guinée du ministre de la France d'outre-mer, la foule criait-elle déjà : « Sékou Touré est gouverneur de Guinée », et le parti fit ce jour-là une démonstration impressionnante de sa force.
Par la suite, le PDG ne se contente plus de clouer au pilori les chefs de canton, maillon faible de l'administration coloniale, mais s'en prend à eux par la violence physique en organisant des manifestations où leurs biens et leurs personnes sont atteints dans leur intégrité physique. Le cas exemplaire est celui du chef de Tondon qui sera finalement destitué et dont l'une des victimes accidentelles sera faite héroïne nationale. En revanche, sauf exceptions rarissime, aucun Européen ne se verra pris à partie pas plus que les « bons » chefs traditionnels qui surent se dédouaner à temps.
En s'attaquant de la sorte aux chefs, Sékou Touré faisait coup double : il se gagnait une partie de la population, il faisait la preuve que l'administration n'était plus en mesure de les défendre ni de les maintenir. Cette dernière, déjà sous surveillance depuis 1955-1956, perd également toute initiative réelle avec l'entrée en vigueur de la loi-cadre de 1957, et le gouverneur ne fait plus que de la représentation officielle.
La généralisation de la violence à l'occasion des incessantes campagnes électorales, la terreur ou la crainte provoquée par les grandes explosions d'octobre 1956 et de mai 1958 manifestent à l'évidence que l'appareil d'État colonial n'a plus la capacité de maintenir l'ordre public, ce qui était son ultime raison d'être. Désormais, il n'est d'autre force que celle de Sékou Touré et du PDG. A quoi bon, dès lors, continuer à s'opposer à son pouvoir et à sa toute-puissance ? Ne disposait-il pas d'ailleurs, depuis mars 1957, des instruments de la violence institutionnelle et légale (police, renseignements, affectation des fonctionnaires, pouvoir législatif) ? Bon gré, mal gré, les adversaires irréductibles ou quitteront la Guinée ou se rallieront. Quant aux fidèles, ils voient s'appesantir sur eux la poigne de Sékou Touré; leur mise au pas est déjà commencée avec l'expulsion des déviationnistes du parti, la dissolution de comités directeurs de section, l'interdiction des grèves.
L'enthousiasme suscité par l'accession à l'indépendance en octobre 1958 et la renommée internationale qui en résulte pour le pays font taire les oppositions et disparaître provisoirement les appréhensions quant à l'avenir.
Bernard Charles
Transmis par Boubacar Doumba Diallo
Commentaires
Bonjour Mme Mama Kaba et M. Doumba Diallo,
Je vous remercie beaucoup pour l'apercu historique du passage de Sekou Toure a Kankan. En effet l'evenement dont vous avez parle s'est passe dans la case de mon grand-pere maternel, MBemba Karamo Talibi de Kefina a Kankan qui ne lui as dit qu'il n'a besoin de ses benedictions mais qu'il sera president et que son regne se passera dans le sang et la souffrance. Avant de passer voir Karamo Talibi Sekou est alle rencontrer Karamo Sekouba Cherif qui lui a donne ses benedictions.
Bonjour Fakai,
Merci à vous également, je n'ai pas grand-chose à ajouter le doyen Doumba a tout dit.
Bonjour Mme Mama Kaba et M. Doumba Diallo,
Je vous remercie beaucoup pour l'apercu historique du passage de Sekou Toure a Kankan. En effet l'evenement dont vous avez parle s'est passe dans la case de mon grand-pere maternel, MBemba Karamo Talibi de Kefina a Kankan qui ne lui as dit qu'il n'a besoin de ses benedictions mais qu'il sera president et que son regne se passera dans le sang et la souffrance. Avant de passer voir Karamo Talibi Sekou est alle rencontrer Karamo Sekouba Cherif qui lui a donne ses benedictions.
Bonjour monsieur Fakai!
Grand merci pour vos éclairages qui confortent les explications données par notre soeur Mama Kaba.C'est ainsi que je conçois les ECHANGES sur un forum :courtoisie et complémentarité-un lieu où l'on vient avant tout pour apprendre et se connaitre.
Merci encore à vous deux Fakai et Mama Kaba.J'ai encore beaucoup appris aujourd'hui.
Je vous remercie beaucoup pour l'apercu historique du passage de Sekou Toure a Kankan. En effet l'evenement dont vous avez parle s'est passe dans la case de mon grand-pere maternel, MBemba Karamo Talibi de Kefina a Kankan qui ne lui as dit qu'il n'a besoin de ses benedictions mais qu'il sera president et que son regne se passera dans le sang et la souffrance. Avant de passer voir Karamo Talibi Sekou est alle rencontrer Karamo Sekouba Cherif qui lui a donne ses benedictions.
@ Madame Mama Kaba
J'avais fait un papier sur la Cité-Lumière de Kankan en mai 2012,résultat de mes lectures.Je vous en laisse le lien ainsi que mon adresse e-mail pour des échanges .Bonne lecture!
http://guineeactu.info/debats-discussions/chroniques/1447-la-cite-islamique-de-kankan-aux-xviiie-et-xixe-siecle.html
diallobacargmail.com
Bien à vous
Doumba
Doyen,
C'est comme une télépathie, en prenant mon ordinateur je souhaitais demander votre accord pour des échanges en dehors du forum et autoriser le webmaster à vous donner mon e-mail si jamais vous étiez d'accord.
Je pense avoir imprimé votre article pour un oncle qui s'intéresse aux articles sur Kankan et Batè. Mais j'avoue ne l'avoir pas lu avec toute la concentration qu'il mérite, croyez-moi je vais me rattraper.
Merci
J'avais fait un papier sur la Cité-Lumière de Kankan en mai 2012,résultat de mes lectures.Je vous en laisse le lien ainsi que mon adresse e-mail pour des échanges .Bonne lecture!
http://guineeactu.info/debats-discussions/chroniques/1447-la-cite-islamique-de-kankan-aux-xviiie-et-xixe-siecle.html
diallobacar
gmail.comBien à vous
Doumba
Merci pour votre intervention Madame Mama Kaba.
Merci beaucoup doyen Doumba.
Dans le texte de Kaba41 il y a une erreur.Il s'agit de Cheick Fanta Mady CHERIF et non Kaba.
C'est la conséquence du "COPIER-COLLER".
Bonjour doyen,
Merci à vous.
L'erreur dans le récit de Mr Kaba41 n'est pas seulement de s'être trompé sur le patronyme de cheick Fanta Mady qui était Chérif et non Kaba mais aussi et surtout de lui avoir attribué la paternité des faits me semble t-il.
En écoutant les doyens à kankan y compris les descendants de cheick Fanta Mady, j'ai toujours appris de façon unanime que c'est Karamo Talibi l'auteur de cette déclaration. Une des dernières fois où quelqu'un m'en a parlé c'était Mr Sékou Chérif (également cité dans l'article de Dr Aliou 5 Diallo) descendant direct de kankan Sékouba.
En menant votre propre enquête, vous nous éclairerez doyen.
Bonne journée
C'est la conséquence du "COPIER-COLLER".
Bonjour ma soeur !
Merci pour ce gentil clin d’œil matinal.Cela fait chaud vraiment au coeur. Je connaissais cette anecdote.La voici racontée par Kaba 41:
"La scène qui précède s'est passée au milieu de l'année 1971. Nous avons fait un pas en avant, lecteurs ; faisons deux pas en arrière pour mieux saisir les douloureux événements des années 1970 à 1980 en Guinée.
Le Talibé Fodé Sylla, disciple du grand Saint de Kankan, le Cheik Fanta Mady Kaba, fit entrer deux hommes auprès de son illustre maître.
C'était une après midi de 1954. Le maître était seul, dans sa case, assis sur son tapis, chapelet en main. Ces deux hommes étaient Sékou Touré et Béavogui Louis Lansana. Après les salutations d'usage, Sékou entra dans le vif du sujet.
— Homonyme 2, je suis venu te voir afin de m'aider à être le Chef de notre pays après en avoir chassé les Blancs. Je suis venu recevoir ta bénédiction.
— C'est tout ? demanda le sage.
— C'est tout, Homonyme.
Cheik Fanta Mady Kaba baissa la tête ; assis jambes croisées, il pivota à gauche, fit face à l'Est, leva les bras, les écarta. Sur tout le mur, un panorama effroyable, incompréhensible pour les visiteurs, se dessina.
— Voyez-vous ? questionna le Saint homme.
Les deux hommes s'approchèrent et virent l'image hideuse.
— J'ai vu, dit Sékou, comme s'il était seul.
— Mais, qu'est-ce que c'est ? poursuivit-il.
— C'est un fleuve de sang et de flammes. C'est ton règne que Dieu nous montre là. Les Blancs vont quitter notre pays, tu les remplaceras. Mais comme tu le vois, du début à la fin de ton règne, il y aura du sang et du feu. Le peuple de Guinée souffrira sous ta botte. Il y aura des morts, des maladies, la famine et des désastres.
Tu acceptes, Homonyme ?
— Oui, oui ! se pressa de répondre Sékou Touré, à la fois heureux et médusé. Sous leurs yeux, le monstrueux fleuve coulait roulant des eaux rouges enflammées comme si, à son amont, un pétrolier géant avait éclaté et pris feu. L'image était tellement vivante que de grosses fumées noires tourbillonnantes semblaient sortir du toit de la case.
— Tu acceptes ? insista le Saint, tristement ; tu n'es pas obligé, Homonyme.
— J'accepte ! dit Sékou Touré, fermement.
Ses yeux lançaient des flammes, à côté de lui Béavogui, bouleversé, bouche bée, regardait son ami, indécis. Le Talibé, seul témoin, avait une mine grise.
— Couche-toi ! ordonna ce dernier à Sékou.
La scène disparut en même temps du mur. Sékou s'étala devant le Cheik.
— Tends la main ! ajouta le Talibé.
Sékou, étendu de tout son long devant son homonyme, tendit la main. Le Talibé posa son pied gauche sur les reins de Sékou, lui prit la main et la mit dans celle du Saint.
— Tu peux te lever, Homonyme. Mais Sékou resta étendu et implora.
— Bénis-moi, Homonyme.
— Tu n'en as pas besoin, lui dit-il, triste. Heureusement pour moi, je ne serai plus de ce monde quand tu auras le plein pouvoir. Je n'aurai pas la force d'assister à la désolation de mon peuple sous ton règne.
Le grand marabout reprit sa position initiale et son chapelet. Les deux visiteurs prirent congé et s'en allèrent. Le Cheik Fanta Mady Kaba mourut en 1955 avant l'indépendance de la Guinée"
Franchement je suis toujours triste en lisant ces vraies analyses historiques de voir que nos papas et oncles, tous des cadres brillants et représentant toute la Guinée unie, n'aient pas compris en voyant Satan Toure agir de 1954 a 1958 qu'il nous mènerait a la catastrophe en tant que chef d'etat.
Je tire mon chapeau aux 2-3 lucides d'entre eux qui ont quitté le pays des 1959 (dont un ministre de l’éducation) car ils ont réalisé très vite notre erreur nationale.
Dites les trolls, vous voyez pas besoin d'attendre la déclassification des archives coloniales pour savoir ce que les français disaient et pensaient : apprenez a lire dans les bibliothèques et sur Google après avoir débouché vos cerveaux et oreilles bien sur...
Shame II, ça c'est pas le tunisien Mongi Slim deh - ça c'est du solide !
Dans ces années là, à la conquête du pouvoir AST est allé demander la bénédiction de Karamo Talibi Kaba (un saint homme de kankan auquel Dr Aliou 5 Diallo a fait allusion dans son hommage à son ami Mr Tolo Béavogui), ce dernier lui a simplement répondu qu'il n'avait pas à le bénir, que quoi qu'il en soit il aura le pouvoir et qu'il voyait beaucoup de sang dans ses mains.
Le doyen Doumba qui s'intéresse beaucoup à l'histoire de la Guinée a probablement déjà entendu ce fait, dans le cas contraire voilà une nouvelle piste pour lui.
Franchement je suis toujours triste en lisant ces vraies analyses historiques de voir que nos papas et oncles, tous des cadres brillants et représentant toute la Guinée unie, n'aient pas compris en voyant Satan Toure agir de 1954 a 1958 qu'il nous mènerait a la catastrophe en tant que chef d'Etat.
C’est là une courageuse prise de position qui ne pouvait pas trouver meilleur porteur que quelqu'un comme AOT. Grâce à cette excellente initiative du doyen Doumba, c'est toute la problématique du marasme sociopolitique guinéen qui est ainsi mise à l'index. AC ne croyait pas si bien dire en affirmant qu'il reprendrait la Guinée là où Sékou Touré l'avait laissée. Les mêmes causes qui avaient ruiné les espoirs de tant de nos brillants aînés des années 50, sont en passe de produire les mêmes effets avec l'actuelle gouvernance ethno-clanique d'AC. Aujourd'hui comme dans la tumultueuse période 1954-1976, il nous nous faudra donc inévitablement choisir entre s'unir clairement pour s'organiser à résister et se terrer dans l'attentisme et la peur, en continuant à subir l'arbitraire avec nos éternelles humiliations quotidiennes. Et ce ne sont sûrément pas de naïves stratégies d'occupation des terrains constructibles de la plupart des zones urbaines du pays qui suffiront à changer quoi que ce soit à cette donne.
Que Dadis se soit miraculeusement relevé de sa blessure. J' en ai toujours pris comme UN SIGNE DIVIN !
pour moi il a encore un role majeur à jouer dans le destin de la Guinée. Positivement ou Negativement . Je souhaite le premier .
Toutefois ne nous leurrons pas . La positivité s' inspire de la realité et en ces temps-ci , je vois très mal le role positif que Dadis pourrait jouer dans ce marigot politique aux relents ethniques.
J' y vois plus une autre potion magique de AC dans ses prouesses de diviser pour regner. Dadis dans sa situation ne se serait jamais permis soudainement toutes ces actions sans l' aval de AC . Sa venue sur l' arène politique est , à mon sens , uniquement pour servir AC. Ce dernier toujours bien inspiré dans la bassesse politicienne , y voit une possibilité que Peuls et Forestiers se regardent en chiens de faience eu egard aux douloureux evènements du 28 Septembre où plusieurs peuls perirent et dont les parents attendent toujours le jugement.
Aux intellectuels guinéens en général d' y prendre garde et de conscientiser les masses quant aux velleités recherchées dans cette candidature du Capitaine. Si celle-ci ne constituait pas une plue-value pour AC jamais elle n' aurait vu jour.
Attention donc à en faire un problème communautaire !!!
Saliou Bella a deja commencé à vous donner raison.
Franchement je suis toujours triste en lisant ces vraies analyses historiques de voir que nos papas et oncles, tous des cadres brillants et représentant toute la Guinée unie, n'aient pas compris en voyant Satan Toure agir de 1954 a 1958 qu'il nous mènerait a la catastrophe en tant que chef d'etat.
Je tire mon chapeau aux 2-3 lucides d'entre eux qui ont quitté le pays des 1959 (dont un ministre de l’éducation) car ils ont réalisé très vite notre erreur nationale.
Dites les trolls, vous voyez pas besoin d'attendre la déclassification des archives coloniales pour savoir ce que les français disaient et pensaient : apprenez a lire dans les bibliothèques et sur Google après avoir débouché vos cerveaux et oreilles bien sur...
Shame II, ça c'est pas le tunisien Mongi Slim deh - ça c'est du solide !
Oui AOT c'est du lourd ou pour vous reprendre du "solide" mais dans la tête et pour ceux qui pensent que l'on peut réécrire l'histoire.
Le parcours du PDG dans la conquête du pouvoir suprême a été ceux des autres partis africains avec diverses fortunes.
Comme vous semblez avoir une certaine sympathie ou affection pour le nom de MONGI SLIM eh ben ,Monsieur SLIM était tout comme d'autres MAE(ministres des affaires Etrangères) ont voulu accéder au prestigieux poste de Secrétaire General de l'OUA ,mais comme tous les pères fondateurs de l'OUA n'avaient pas les mêmes parcours dans la nouvelle Afrique eh ben c'est le candidat de celui qui avait un parcours sans exceptionnel à tout point de vue qui l'a remporter même si d'autres esprits plus intelligents ont quand même eu le temps de trouver que le gagnant monsieur votre Père (paix à son âme) était le candidat du président d'un pays voisin qui avait malgré tout présenté un candidat de chez lui.
Alors, lorsque MONGI SLIM arrivait à cky sa cause avait était déjà pliée parce que le parti avait dit son dernier mot la dessus.
C’est néanmoins étonnant de voir un qui se dit à la recherche de la VERITE trouver inutile que l’on continu à garder secrets les témoignages (archives) concernant notre passé récent parce qu’ayant lu le témoignage d’un monsieur qui décrivait ou analysait les faits sellons ses penchants a lui et élevé ces analyses au rang de parole biblique ou coranique.
Non monsieur malgré les témoignages de Messmer, Focart, Kropp, Faligot et autres (en raison de leur culture de confession, la chrétienté), nous avons toujours besoins d’en savoir plus sur nos compatriotes.
Les faits sont et demeurent sacrés et les commentaires sont libres monsieur
J’espère que ça va maintenant et si je peux me permettre sachez monsieur que l'histoire s'écrit d'un trait et les nations, je dis bien toutes les nations se sont bâties sur les douleurs et de joies, c’est une constante depuis que le monde est monde.
Franchement je suis toujours triste en lisant ces vraies analyses historiques de voir que nos papas et oncles, tous des cadres brillants et représentant toute la Guinée unie, n'aient pas compris en voyant Satan Toure agir de 1954 a 1958 qu'il nous mènerait a la catastrophe en tant que chef d'etat.
Je tire mon chapeau aux 2-3 lucides d'entre eux qui ont quitté le pays des 1959 (dont un ministre de l’éducation) car ils ont réalisé très vite notre erreur nationale.
Dites les trolls, vous voyez pas besoin d'attendre la déclassification des archives coloniales pour savoir ce que les français disaient et pensaient : apprenez a lire dans les bibliothèques et sur Google après avoir débouché vos cerveaux et oreilles bien sur...
Shame II, ça c'est pas le tunisien Mongi Slim deh - ça c'est du solide !
Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Franchement je suis toujours triste en lisant ces vraies analyses historiques de voir que nos papas et oncles, tous des cadres brillants et représentant toute la Guinée unie, n'aient pas compris en voyant Satan Toure agir de 1954 a 1958 qu'il nous mènerait a la catastrophe en tant que chef d'etat.
Je tire mon chapeau aux 2-3 lucides d'entre eux qui ont quitté le pays des 1959 (dont un ministre de l’éducation) car ils ont réalisé très vite notre erreur nationale.
Dites les trolls, vous voyez pas besoin d'attendre la déclassification des archives coloniales pour savoir ce que les français disaient et pensaient : apprenez a lire dans les bibliothèques et sur Google après avoir débouché vos cerveaux et oreilles bien sur...
Shame II, ça c'est pas le tunisien Mongi Slim deh - ça c'est du solide !
Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Franchement je suis toujours triste en lisant ces vraies analyses historiques de voir que nos papas et oncles, tous des cadres brillants et représentant toute la Guinée unie, n'aient pas compris en voyant Satan Toure agir de 1954 a 1958 qu'il nous mènerait a la catastrophe en tant que chef d'etat.
Je tire mon chapeau aux 2-3 lucides d'entre eux qui ont quitté le pays des 1959 (dont un ministre de l’éducation) car ils ont réalisé très vite notre erreur nationale.
Dites les trolls, vous voyez pas besoin d'attendre la déclassification des archives coloniales pour savoir ce que les français disaient et pensaient : apprenez a lire dans les bibliothèques et sur Google après avoir débouché vos cerveaux et oreilles bien sur...
Shame II, ça c'est pas le tunisien Mongi Slim deh - ça c'est du solide !
Merci mille fois A.O.T.
Franchement je suis toujours triste en lisant ces vraies analyses historiques de voir que nos papas et oncles, tous des cadres brillants et représentant toute la Guinée unie, n'aient pas compris en voyant Satan Toure agir de 1954 a 1958 qu'il nous mènerait a la catastrophe en tant que chef d'etat.
Je tire mon chapeau aux 2-3 lucides d'entre eux qui ont quitté le pays des 1959 (dont un ministre de l’éducation) car ils ont réalisé très vite notre erreur nationale.
Dites les trolls, vous voyez pas besoin d'attendre la déclassification des archives coloniales pour savoir ce que les français disaient et pensaient : apprenez a lire dans les bibliothèques et sur Google après avoir débouché vos cerveaux et oreilles bien sur...
Shame II, ça c'est pas le tunisien Mongi Slim deh - ça c'est du solide !
Oui AOT c'est du lourd ou pour vous reprendre du "solide" mais dans la tête et pour ceux qui pensent que l'on peut réécrire l'histoire.
Le parcours du PDG dans la conquête du pouvoir suprême a été ceux des autres partis africains avec diverses fortunes.
Comme vous semblez avoir une certaine sympathie ou affection pour le nom de MONGI SLIM eh ben ,Monsieur SLIM était tout comme d'autres MAE(ministres des affaires Etrangères) ont voulu accéder au prestigieux poste de Secrétaire General de l'OUA ,mais comme tous les pères fondateurs de l'OUA n'avaient pas les mêmes parcours dans la nouvelle Afrique eh ben c'est le candidat de celui qui avait un parcours sans exceptionnel à tout point de vue qui l'a remporter même si d'autres esprits plus intelligents ont quand même eu le temps de trouver que le gagnant monsieur votre Père (paix à son âme) était le candidat du président d'un pays voisin qui avait malgré tout présenté un candidat de chez lui.
Alors, lorsque MONGI SLIM arrivait à cky sa cause avait était déjà pliée parce que le parti avait dit son dernier mot la dessus.
C’est néanmoins étonnant de voir un qui se dit à la recherche de la VERITE trouver inutile que l’on continu à garder secrets les témoignages (archives) concernant notre passé récent parce qu’ayant lu le témoignage d’un monsieur qui décrivait ou analysait les faits sellons ses penchants a lui et élevé ces analyses au rang de parole biblique ou coranique.
Non monsieur malgré les témoignages de Messmer, Focart, Kropp, Faligot et autres (en raison de leur culture de confession, la chrétienté), nous avons toujours besoins d’en savoir plus sur nos compatriotes.
Les faits sont et demeurent sacrés et les commentaires sont libres monsieur
J’espère que ça va maintenant et si je peux me permettre sachez monsieur que l'histoire s'écrit d'un trait et les nations, je dis bien toutes les nations se sont bâties sur les douleurs et de joies, c’est une constante depuis que le monde est monde.
C'est pourquoi quand j'ai vu aujourd'hui l'article sur la candidature de Dadis, j'ai compris que ce pays est maudit. Comment des cyniques peuvent orchestres le retour d'un monstre sur la scene politique juste pour des calculs ethnoregionalistes. Dadis, sa famille et ceux qui on orchestre cela seront punis pas Dieu le moment venu. Les medias guineens en Guinee et ailleurs doivent faire une large diffusion sur ce diable et les inintelligents-cyniques de la mouvance qui sont derriere ce projet. Sans aucun doute ce projet emane de la mouvance. Ce pays s'affaisse jour apres jour.
Que Dadis se soit miraculeusement relevé de sa blessure. J' en ai toujours pris comme UN SIGNE DIVIN !
pour moi il a encore un role majeur à jouer dans le destin de la Guinée. Positivement ou Negativement . Je souhaite le premier .
Toutefois ne nous leurrons pas . La positivité s' inspire de la realité et en ces temps-ci , je vois très mal le role positif que Dadis pourrait jouer dans ce marigot politique aux relents ethniques.
J' y vois plus une autre potion magique de AC dans ses prouesses de diviser pour regner. Dadis dans sa situation ne se serait jamais permis soudainement toutes ces actions sans l' aval de AC . Sa venue sur l' arène politique est , à mon sens , uniquement pour servir AC. Ce dernier toujours bien inspiré dans la bassesse politicienne , y voit une possibilité que Peuls et Forestiers se regardent en chiens de faience eu egard aux douloureux evènements du 28 Septembre où plusieurs peuls perirent et dont les parents attendent toujours le jugement.
Aux intellectuels guinéens en général d' y prendre garde et de conscientiser les masses quant aux velleités recherchées dans cette candidature du Capitaine. Si celle-ci ne constituait pas une plue-value pour AC jamais elle n' aurait vu jour.
Attention donc à en faire un problème communautaire !!!
En terme plus simple, cela s’appelle la dictature, sous le manteau d’un peuple qui en réalité n’existait que dans la seule tête du chef, dont la mort en rapporte la preuve éloquente, la déconfiture du PDG l’atteste.
Est-il lieu de rappellera à partir de ce moment la personnalité violente et immoral de Sékou a fait le reste, sa violence a détient de façon indélébile sur toutes les institutions du pays. D’où la tradition bien installée maintenant. N’importe quel président peut détourner la puissance publique dans des répression politiques disproportionnées éthnofascisant en toute impunité. Toutes dédiées à la seule et simple satisfaction de sa petite gloriole et longévité politique. Triste et sinistre héritage du pdg !!!
Jean-Paul Sartre : « La violence n'est pas un moyen parmi d'autres d'atteindre la fin, mais le choix délibéré d'atteindre la fin par n'importe quel moyen »
https://www.linkedin.com/pulse/challenges-guinea-scott-morgan
"... depuis les élections législatives du 2 janvier 1956, le RDA apparaît comme le garant de la réalisation des projets industriels en AOF et en AEF. Pour réduire ses adversaires, M. Sékou Touré utilise encore la violence. Le PDG mobilise ses « commandos », groupes de jeunes rompus aux techniques de l'émeute et des combats de rue. Il déclenche les hostilités à Conakry, alors qu'à l'intérieur du pays ce sont ses adversaires qui se livrent à des provocations. En mai 1958, de violents incidents ensanglantent la capitale guinéenne. On compte de nombreuses victimes : selon les sources, 23 ou 30 morts, 140 ou 200 blessés. Plusieurs chefs de l'opposition, dont M. David Soumah, responsable de la CATC et qui appartient à l'ethnie baga, ne doivent la vie sauve qu'à la fuite, ayant été avertis à temps par des amis. D'autres, comme M. Moussa Kéita, de l'ethnie maninka, comme le chef du gouvernement guinéen, se défendent à coups de fusil. Certaines victimes du PDG se réfugient à l'étranger, particulièrement à Dakar et à Abidjan. "
C'est le cas de Sadou Bobo qui s'exile à Dakar.
Dès janvier 1959,c'est au tour du Ministre Faraban Camara d'abandonner le navire et de prendre la route de l'exil.
Je tire mon chapeau aux 2-3 lucides d'entre eux qui ont quitté le pays des 1959 (dont un ministre de l’éducation) car ils ont réalisé très vite notre erreur nationale.
Dites les trolls, vous voyez pas besoin d'attendre la déclassification des archives coloniales pour savoir ce que les français disaient et pensaient : apprenez a lire dans les bibliothèques et sur Google après avoir débouché vos cerveaux et oreilles bien sur...
Shame II, ça c'est pas le tunisien Mongi Slim deh - ça c'est du solide !
+16 boubacar doumba diallo 03-05-2015 22:04
Selon Bernard Charles:
Liste des incidents graves survenus en Guinée (juillet 1954-septembre 1958)*
Lieu Date Conséquences
Conakry 3-7 oct. 54 1 blessé
31 janv. 55 1 mort, 44 blessés
10 janv. 56 29 blessés
9 avr. 56 6 blessés
29 sept.- 5 oct. 56 8 morts, 263 blessés
20 nov. 56 5 blessés
29 nov. 56 1 blessé
20 fév. 58 15 blessés
29 avr. 58 27 blessés
1-5 mai 58 26 morts, 392 blessés
Forecariah 19-23 sept. 55 2 blessés
28 sept. 55 8 blessés
31 mars 57 20 blessés
31 mars 57 3 blessés (à Moribaya)
2 avr. 57 10 blessés (à Benty)
19 mai 57 4 blessés (à Kaback)
3 mai 58 4 blessés (à Moussaya)
4 mai 58 2 blessés (à Koffio)
Coyah 21 nov. 54 3 blessés
2-3 oct. 55 1 mort, ? blessés
16 mars 57 1 blessé
Dubreka 9 déc. 54 7 blessés
8 fév. 55 1 mort, 30 blessés
Boffa 17 oct. 55 1 mort, 4 blessés
31 mars 57 1 mort, 3 blessés
Boke 15 juil. 55 23 blessés
2 mars 57 9 blessés
12 juil 57 5 blessés
18 juil. 57 5 blessés
11 fév. 57 5 blessés
Kindia 8 mai 58 1 mort, 3 blessés
Pita 21 mars 57 2 blessés
5 mai 58 2 blessés (à Gongoré)
Gaoual 20 mars 57 3 blessés
Youkounkoun 11 déc. 55 1 mort, 22 blessés
12 sept. 58 1 mort, 15 blessés
Kankan 5 mai 57 2 morts, 15 blessés
Kouroussa 16 fév. 52 blessés
Faranah 23 jan. 57 6 blessés
15 nov. 57 1 mort, 33 blessés
4 déc. 57 1 blessé
Dabola 20 mars 57 ? blessés
5 mai 58 2 blessés
Siguiri 21 mars 57 18 blessés
25 avr. 57 8 blessés
Nzerekore 8 déc. 56 38 blessés (à Lola)
18 déc. 56 10 blessés (à Boouon)
1er avr. 57 2 blessés (à Pela)
25 août 57 3 blessés (à Bounouma)
11-20 sept. 57 22 blessés
22 sept. 57 1 blessé
Macenta 30 mai 55 11 blessés
3 jan. 57 23 blessés (à Daro-Koadou)
23 août 57 2 morts, 7 blessés (à Kassandra)-
23-28 août 57 19 blessés
Kissidougou 17 sept. 57 3 blessés
11 déc. 54 5 blessés
22 nov. 57 1 blessé
Gueckedou 1 juin 55 1 mort
Citer
+17 boubacar doumba diallo 03-05-2015 21:50
L'auteur a pris soin de donner ses sources.
Bernard Charles
Université de Montréal
Notes
1. M. Manassiev, cité par B. Guetta, « M. Gorbatchev qualifie de “décision illégale” la proclamation de la Lituanie de son indépendance}), le Monde, 14 mars 1990.
2. Ce décompte a été établi à partir de diverses sources, de rapports d'enquête sur les incidents les plus graves de Conakry ainsi que sur une partie de la presse Afrique nouvelle, la Liberté, le Montagnard) dont je n°ai pu dépouiller qu'un certain nombre de numéros.
3. Rapports de M. Boyer, inspecteur général de la FOM, à monsieur le ministre de la France d'outre-mer, sur les incidents en Guinée, 2 et 4 juin 1958.
4. Lettre n° 1513 de G. Defferre, ministre de la FOM, à Bangoura Karim. conseiller de l'Union française, 12 juin 1956.
5. Le chiffre doit approcher le millier pour l'ensemble de la période, avec une recrudescence de 1954 à 1958 (plus de 130 pour les troubles de mai 1958 à Conakry).
6. « Le RDA lapide les maisons du chef de village et de deux notables» à Kénindé/Dubréka en décembre 1954. Rapport de H. Pruvost sur les incidents de 1954-1955 en Guinée française.
7. Gouverneur J. Mauberna, télégramme n° 334 du 14 septembre 1958 au ministre de la France d'outre-mer. Dans un autre cas, le chef local du PDG put dissuader 7 villages d'aller en démolir un autre où. résidait le chef de canton (rapport n° 755/4 du commandant du groupe de gendarmerie de Guinée, 10 octobre 1957).
8. Lettre de L. Deleau, président du Syndicat patronal agricole de Guinée, au gouverneur, 5 octobre 1955.
9. Motion de la sous-section RDA de Guinée, 12 juillet 1956.
10. Allocution à Macenta, 29 mai 1956.
11. Services de police, renseignements, n° 892/371, 18 avril 1957.
12. La Liberté, n° 2, 16 mai 1958.
13. Rapport M. Boyer, op. cit., 4 juin 1958.
14. Appel au calme radiodiffusé, 3 mai 1958 in « La vérité sur les événements de Conakry », Livre blanc, ministère de l'Intérieur, Guinée française.
15. La Voix du peuple, éditorial, « Qui arrêtera le drame? », 10 juillet 1958.
16. Voir J. Suret-canale, « La fin de la chefferie en Guinée}), Journal of African History, VU, 3, 1966, pp. 459-493.
17. Pour une thèse diamétralement opposée, voir S.K. Keita. Le PDG, Artisan de l'indépendance nationale en Guinée (1947-1958), Conakry, INRDG, 1978.
18. H. Pruvost, Incidents de 1954-1955 en Guinéefrançaise, 11 mars 1955, p. 21.
19. H. Pruvost, note sur les incidnets de 1954-1955 en Guinée, 12 mars 1955. Dans l'un de ses quatre rapports, il relèvera explicitement comme l'une des caractéristiques des troubles d'avoir été « délibérés et systématiques ».
20. O. Coulibaly, « Instructions aux responsables du PDG », in H. Pruvost, Incidents … annexe 3. Voir aussi J .R. de Benoist, l'Afrique occidentale française de 1944 à 1946, Nouvelles Éditions africaines, 1982, p. 216.
21. Communiqué du bureau du PDG, 18 février 1955, signé parles cinq membres du bureau exécutif (S. Touré, Abdourahamane Diallo, N'Famara Keita, Sinkoun Kaba, Camara Bengaly). Il semble qu'un ou deux membres du bureau furent alors contraints de le quitter.
22. « Rapport d'information fait au nom de la commission de politique générale sur la mission d'information chargée de rechercher les causes et les responsabilités des récents événements de Conakry, par MM. Chiarisini, Max André, Odru, Roulleaux-Dugage, conseillers de l'Union française ». Documents — Assemblée de l'Union française, annexe n° 135, 2e séance, 29 novembre 1956, pp. 168-176.
23. « Sa carence […] atteint un degré te! que l'on peut la considérer comme une véritable complaisance}) (elle serait d'ailleurs à 90 % pro-PDG). Rapport … op. cit., p. 174.
24. L'un de ses membres, M. Odru, ne s'est pas rallié au texte des 2e et Y parties du rapport parce que, pour lui, « dans les événements de Guinée, ce sont les responsabilités gouvernementales [françaises) qui sont essentielles ».
25. Rapport n° 2726 du gouverneur Bonfils au haut commissaire à Dakar, 16 octobre 1956.
26. Lettre n° 520 au haut commissaire à Dakar, 22 octobre 1955.
27. Rapport n° 2726, op. cit.
28. Il est devenu vice-président du conseil du gouvernement qu'il a composé uniquement de militants ou sympathisants du PDG. Le gouverneur sera pour une courte période président dudit conseil. Le PDG détient la majorité absolue à l'assemblée territoriale.
29. Il s'agit de J. Ramadier qui a pris ses fonctions en novembre 1956.
30. Le conseil de gouvernement voulut imposer un prélèvement de 2 % sur les pensions et rentes viagères. Face à l'émotion suscitée par cette mesure chez les anciens combattants et militaires (150 000), il du la retirer. Rapport Boyer, op. cit., 4 juin 1956.
31. Dans une lettre n° 126, adressée le 2 août 1957, au comité directeur du PDG, la section affirmait que « sorti victorieux du scrutin du 31 mars […], le PDG n'a cependant cessé de péricliter dans sa vie intérieure en tant qu'organisation démocratique populaire ». Elle s'en prenait au non-respect des règles du parti par le comité directeur, au refus d'assurer l'indépendance dudit comité par rapport au conseil de gouvernement, à la décision d'attribuer un traitement mensuel de 85 000 francs aux membres de l'assemblée … [Texte gracieusement communiqué à l'auteur par M. Bela Doumbouya.)
32. S. Touré, « Appel au calme radiodiffusé », 3 mai 1958.
33. Tracts intitulés « Mouvement de la volonté du peuple » où on pouvait lire: « Le leader du parti majoritaire a menti, trompé, trahi le peuple ouvrier » ou encore « Venez à notre aide (…) contre cet intolérable dictateur. »
34. Gouverneur J. Mauberna, télégramme n° 80-81 du 14 avril 1958 au minime de la France d'outre-mer.
35. Rapport M. Boyer, op. cit., 2 juin 1958. 36. Témoignage du Dr Najib Roger Accar, qui était alors minime de la Santé publique et chirurgien-chef de l'hôpital Ballay de Conakry. Entretien avec l'auteur (novembre 1989).
37. Sur ce point, il a souvent été rapporté que les commandos, les perturbateurs obéissaient au clairon, arrêtant net toutes actions de violence. De même celles-ci, en 1955 comme en 1956, cessèrent-elles aussitôt après que furent diffusés des consignes et des appels au calme sans équivoque.
38. Services de police, renseignements n° 125,31 octobre 1954.
39. Agression contre un juge d'instruction (services de police, renseignemenrs n° 971/369, 24 mai 1958) ; attaque de 2 Européens par un groupe de jeunes à Coyah (9 mai 1958)
Il y a un point de jonction entre la générosité qui vient du cœur, la lucidité de l’esprit et les leçons de l’histoire. C’est à point que s’abreuve tout mouvement d’avant-garde conséquent. Est-il trop tôt ou trop tard pour localiser ou aller vers ce point ?
PS:
• Pour plus de références et de contenus complémentaires à ce posting voir les web site de Tierno Bah - http://leydi.webguinee.net/bibliotheque/
Ourouro Bah








