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Alpha Condé doit partir

Nouhou Badiar Diallo  Jeudi, 16 Avril 2015 23:32

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DIALLO_Nouhou_Badiar_4_01Prenant acte des appels à l’unité des forces vives lancés par l'opposition républicaine, je réaffirme mon adhésion totale et inébranlable à ces appels.

Saluant le rapprochement actuellement en cours entre la société politique et la société civile en Guinée, je tiens cependant à mettre en garde les acteurs de ce rapprochement contre toute attitude de naïveté qui consisterait, comme cela a souvent été le cas, à se mettre, une fois de trop, en position de mendiant de la démocratie. Le peuple ne doit jamais mendier la démocratie. Il doit l’arracher, voir l’imposer, par tous les moyens. Je mets également en garde ces mêmes acteurs contre toute attitude qui consisterait à continuer à commettre l’erreur d’exclure la diaspora guinéenne du débat politique national. Je pense que le principe d’unité des forces vives de la nation doit s’appuyer sur une synergie de toutes ces forces où qu’elles se trouvent.

En outre, je rappelle ici haut et fort qu’unir la société politique et la société civile autour d’un projet d’élections transparentes et crédibles en Guinée, à commencer par l’élection locale actuellement renvoyée de manière unilatérale et frauduleuse par le régime de Condé, supposerait, comme je l’espère, que tout le monde ait désormais compris que le changement que les Guinéens souhaitent de toutes leurs forces ne viendra ni par les urnes ni par la bonne volonté d'Alpha Condé, et encore moins par un miracle. A ce titre, il est indispensable que tout le monde tienne vis-à-vis des Guinéens un discours clair et honnête qui ne laissât plus aucune ambiguïté sur les intentions des partisans du changement aujourd’hui en voie d’unification.

Autrement dit, la clarté du discours que doit tenir l'opposition doit exiger que tout le monde, parlant de la même voix, adopte un langage ferme qui mettrait en avant les impératifs suivants :

Pour sa part, l'opposition républicaine doit se dire prête à travailler, dans le cadre d’une vaste coalition des forces radicales nationales, à la mise en place des stratégies à même de causer, immédiatement, la plus grande crise politique de l’histoire de la Guinée. Aucun groupe ne peut y arriver tout seul. Ce combat va demander l’engagement de toute la nation. L'opposition républicaine doit donc en appeler à une synergie immédiate et urgente de toutes les forces du changement en Guinée comme dans la diaspora en vue de la mise en place, d’un commandement suprême, dont la fonction sera, dès lors, d’élaborer un plan insurrectionnel visant à la chute immédiate Monsieur Alpha Condé.

La langue de bois doit donc cesser. Si l’unité des forces du changement que les uns et les autres souhaitent est une démarche sincère, réaliste et déterminée, il ne faut plus faire de l’insurrection un secret. Les Guinéens sont tous d’accord qu’aucune élection ne doit se tenir sans une transparence totale. Ils veulent aussi que les élections ne se tiennent qu’après des réformes profondes qui déferaient le chiffon à la mesure de la petitesse de la CENI qui sert actuellement de boite à magouilles en Guinée.

Le peuple et la classe politique doivent aussi savoir qu’il y a, dans toute dictature, des signes qui ne trompent pas : quand un despote se sent obligé de contorsionner la loi aux fins de s’assurer des victoires trafiquées, c’est qu’il ne se sent pas bien assis ni stable dans son pouvoir. La décision anti-démocratique de la CENI de cette année 2015 est un aveu de Monsieur Alpha Condé que son pouvoir est fragile. Il faut donc passer aux actes. L'opposition républicaine doit se tenir prête à contribuer à une stratégie insurrectionnelle nationale, unitariste et cohésive qui, en deux ou trois petites semaines, mettrait Alpha Condé devant un seul choix : partir ou partir.


Nouhou Badiar Diallo


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