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La grenouille et le bœuf
Alsény Kolenté Bangoura Dimanche, 08 Mars 2015 18:08
Le monde politique guinéen est effarant par son cynisme ubuesque. Tel leader, seul député de son parti, se voyait au perchoir de l’Assemblée nationale. Son ambition contrariée, il s’aigrit contre l’opposition, l’accusant de trahison alors qu’aucun pacte ne les lie. Tel autre, d’un parti encore bien tendre pour affronter le suffrage, aussitôt élu député sur une liste d’un parti de l’opposition qu’il veut s’en affranchir, sans s’interdire pour autant de solliciter le même parti pour la mairie d’une des 5 communes de la capitale. Sa requête refusée, il invectivera contre ceux qui ont mis une limite à ses prétentions, oubliant que ce sont les mêmes qui lui ont permis d’avoir une onction de souveraineté. Ces deux cas ne sont pas isolés. Ils tiennent d’une longue tradition.
En effet, depuis la première République, avec l’affaissement moral qui n’a cessé de s’approfondir, le mérite et l’effort qui le constitue ne sont pas considérés, dans l’imaginaire de beaucoup de Guinéens, comme essentiels pour l’ascension sociale. La sorcellerie, le maraboutisme et autres irrationalités ont toute leur place. Mais aussi la ruse et le mensonge, le vol et la tricherie. Avec pour corollaire l’effronterie audacieuse. Il faut réussir, qu’importe le cheminement pour y parvenir. La fin ne justifie-t-elle pas les moyens ? Tous les moyens ? Ceux qui y souscrivent sont confortés par l’exemple d’Alpha Condé devenu Président de la République en 2010. A partir d’une base électorale de 18% contre 44% à son rival, n’a-t-il pas rendu possible l’impossible ?
C’est cet exemple qui inspire aujourd’hui les amis de Sidya Touré. Ce qui a réussi à l’autre doit aussi lui réussir. Il veut, donc il peut. Il doit être le seul candidat de l’opposition à la prochaine élection présidentielle. N’ayant aucune chance d’accéder au second tour dans un scrutin majoritaire à 2 tours et pressé par l’âge, il faut trouver un stratagème lui permettant d’éliminer toute concurrence au sein de l’opposition et d’être celui qui sera face à Alpha Condé à la présidentielle de 2015. L’idée de la candidature unique de l’opposition à cette élection procède de cette préoccupation avec la volonté de l’accréditer auprès du plus grand nombre de petits partis. La voix du nombre prendrait alors la voix de Dieu. Ainsi toute autre candidature que celle de Sidya Touré serait un sacrilège entravant le chemin de la victoire en 2015.
La subtilité que semble revêtir cette approche oblige à s’interroger sur sa légitimité. En effet, pourquoi un parti comme l’Ufdg qui incarne quasiment l’opposition en Guinée accepterait-il de transmettre à des partis de peu de poids le soin de décider à qui son électorat sera dédié à la présidentielle de 2015 ? Représentant 75% du poids de l’ensemble de l’opposition à l’assemblée nationale, il réunit 4 fois plus de suffrages et presque autant en nombre de députés que l’UFR, le parti de Sidya Touré. Si ainsi, en terme de représentativité, il n’y a guère de discussion, serait ce alors un problème de leadership ? Son candidat naturel, Cellou Dalein Diallo, en manquerait- il au point de rendre nécessaire le recours à Sidya pour sauver l’alternance en 2015 ? Examinons ce point de plus près en passant en revue des éléments importants qui le constituent.
Compétence. Expérience des politiques publiques. Ils sont tous les deux universitaires réputés brillants. Plutôt praticiens que théoriciens de l’économie, ils en maitrisent les mécanismes. Ils ont tous les deux une expérience éprouvée de la gestion macroéconomique pour avoir conduit des programmes avec les institutions de Washington en leur qualité de ministre et de premier ministre. Ce sont des technocrates familiers avec le fonctionnement de l’administration et qui ont en commun des qualités d’hommes d’Etat : lucidité sur les réformes dont le pays a besoin, sens de la méthode pour leur mise en œuvre, capacité de synthèse nécessaire à l’anticipation et à la décision. Cellou Dalein tout comme Sidya et tous les deux ont la compétence qu’il faut pour conduire des politiques capables de changer rapidement et durablement les conditions de vie de notre population.
Courage. Qui peut disputer à Cellou Dalein le courage qui est le sien depuis qu’il est entré en politique ! Il a été de tous les combats et au premier rang. Il a payé de sa personne, de ses biens, de ses militants. Pour n’évoquer que la résistance au régime d’Alpha Condé, c’est lui qui a sonné, dès Avril 2011, le tocsin de la mobilisation. Depuis la première manifestation au cours de laquelle est tombé Zakariaou Diallo, premier martyr du pouvoir actuel, c’est lui qui a rassemblé et qui a pris la tête du front du refus de la dictature face aux forces de répression. Une dure répression : près de 60 tués, de centaines de blessés, des dégâts matériels importants. Cellou Dalein a toujours été là : dans toutes les manifestations, avec et devant les manifestants. La pugnacité du discours de Sidya a, sans doute, toute sa place dans le combat politique contre Alpha Condé. Mais qu’il plaise ou non à ses affidés qui veulent nier la réalité, c’est la détermination de Cellou Dalein et la force qu’il constitue qui ont permis de résister à la volonté de dictature d’Alpha Condé et obligé son pouvoir à tenir compte des positions de l’opposition.
Capacité de résilience. Pour les thuriféraires de Sidya Touré, face à l’habilité tortueuse d’Alpha Condé, il faut un politicien retors. Le leur. C’est lui qui est capable de rendre coup pour coup et sans concession. A contrario, Cellou Dalein, sans ruse et plutôt accommodant, ne résistera pas aux traitrises que le pouvoir prépare pour la prochaine élection présidentielle.
Ce jugement est bien trompeur et ceux qui l’émettent devraient se méfier de l’effet boomerang : en politique, la faute à ne pas commettre est de sous-estimer l’adversaire. En effet, en considérant qu’autour de tout pouvoir, en Guinée comme ailleurs, s’exercent des jeux féroces de pouvoir, il serait bien naïf de considérer Cellou Dalein comme un enfant de chœur. Il a été en situation de responsabilité dès le début de sa vie professionnelle et occupé les premiers rôles, et avec quelle durée, tant à la banque centrale que dans le gouvernement. Lorsqu’il décide d’entrer en politique, c’est pour prendre l’UFDG là où il se trouvait et le hisser au niveau où il est aujourd’hui. Ceux qui connaissent les ressorts humains ne se trompent pas : Il y a du roseau dans cet homme et sous les gants de velours, une main de fer.
Vision. Les deux acteurs politiques ont pour inspiration le libéralisme. Ils partagent les valeurs de liberté, de démocratie, de responsabilité et de tolérance qui fondent cette doctrine.
Dans le discours de l’un comme de l’autre, le renouveau de l’Etat est au cœur de leur ambition pour le pays. Un Etat fort et juste. Le droit égal pour tous les Guinéens, pour tous ceux qui vivent dans notre pays, pour tous ceux qui veulent y venir pour s’installer et investir. C’est cet Etat impartial qui permettra à la nation de se retrouver avec elle-même sur le socle de la confiance. Mais l’Etat restauré c’est aussi l’Etat efficace capable de formuler des projets et programmes et de maximiser les investissements publics dans les domaines des infrastructures et des secteurs sociaux. Investissements qui contribueront à l’amélioration des conditions de vie de la population mais aussi qui constitueront le lit du développement du secteur privé.
Dans leurs pensées, grâce au climat de confiance suscité par l’état de droit, c’est le dynamisme du secteur privé, par ses investissements dans les secteurs créateurs de richesse, qui assurera le progrès économique et social dans le pays. Il n’est pas exclu que l’Etat intervienne dans des domaines où le rôle du marché peut se révéler insuffisant. Notamment dans l’agriculture et la PME en raison de leur potentiel de création d’emplois. Mais l’Etat doit faire par lui-même le moins possible. Il doit, quand il intervient, aider à faire et faire faire.
Nos deux protagonistes ont ainsi une vision partagée de la Guinée : un peuple rassemblé, une nation unie, un Etat vertueux dans l’exercice de ses missions et assurant la régulation globale de l’activité économique de façon à permettre au secteur privé d’être dynamique et de créer la richesse pour les Guinéens.
En vérité, le débat sur le candidat qui doit porter l’opposition à la présidentielle n’a pas de fondement légitime. En fait, c’est l’idée même de la candidature unique qui est une vraie fausse idée. Il faut la récuser et l’enterrer. Parce qu’elle est contraire à l’esprit de notre constitution qui consacre l’élection présidentielle au suffrage universel à deux tours. Par son mode et pour son enjeu qui font de cette élection un rendez-vous majeur avec le peuple, chaque parti (pour peu qu’il soit structuré) et son leader (pour peu qu’il croit à son ambition pour le pays) voudront connaitre leur représentativité populaire pour en tirer, le cas échéant, une légitimité. Au demeurant, dans quel pays, doté d’un tel système électoral, a-t-on vu prospérer la candidature unique ?
L’offre politique, au premier tour, est, en toute hypothèse, éclatée rendant quasiment impossible qu’un parti l’emporte à ce stade. << Au premier tour on mobilise sa famille politique. Au deuxième tour, on l’élargit en négociant une alliance>>. Ce credo est celui de tous les partis politiques y compris les partis africains lorsqu’ils sont confrontés au suffrage universel et au scrutin majoritaire à deux tours. Dans le respect de l’esprit républicain et de la démocratie, l’alliance électorale ne peut ainsi concerner que le deuxième tour avec le candidat le mieux placé. En toute hypothèse, ce sera le cas également en Guinée lors de la prochaine élection présidentielle.
Si l’idée de la candidature unique doit donc être abandonnée, cela ne doit pas mettre en cause l’unité d’action de l’opposition dont la mission est de rendre l’optimisme aux Guinéens et les conduire sur le chemin de la victoire contre Alpha Condé. A cet égard, une double exigence s’impose.
D’abord une exigence de confiance. Les partis d’opposition les plus représentatifs doivent d’ores et déjà accepter de s’asseoir autour de Cellou Dalein pour discuter d’un Pacte de confiance comportant un programme de gouvernement. Ils doivent se mettre d’accord sur leur responsabilité partagée dans la construction de la victoire à la présidentielle et leur vision commune pour le changement de l’avenir des Guinéens. La perspective ainsi tracée convaincra la population que l’opposition a une conscience claire d’une part de l’enjeu de l’élection présidentielle et d’autre part, une fois la victoire acquise, de la gouvernance qui sera mise en œuvre pour le développement du pays. C’est cette confiance qui mobilisera les Guinéens pour chasser Alpha Condé du pouvoir par les urnes et les mettre en mouvement sur le chemin de l’effort.
L’autre exigence est celle de la vigilance. Il faut, bien entendu, poursuivre le combat engagé pour le respect du calendrier électoral notamment en ce qui concerne l’antériorité des communales par rapport à la présidentielle. Mais aussi pour la restructuration de la CENI, le recrutement de l’opérateur, l’actualisation du fichier électoral et le recensement.
Dans le même temps, une fois la confiance installée, la réflexion doit s’engager sur ce qu’il convient de faire pour sécuriser les suffrages favorables à l’opposition. On observera qu’aux législatives, l’opposition a gagné là où sa vigilance a été de mise ; elle a perdu partout où celle-ci a été faible ou absente. Mais une vigilance sur l’ensemble du territoire comme celle qui s’est exercée à Kaloum ou à Matoto requiert des moyens humains, matériels et financiers importants. C’est pourquoi, il faut envisager la possibilité de mutualiser les moyens de façon à être bien représenté dans chaque bureau de vote par des hommes de qualité disposant de tous les moyens pour assurer efficacement leur mission. A cet égard, l’opposition serait bien inspirée d’examiner, sans grand délai, la possibilité d’obtenir des conseils et l’assistance sur le terrain des mouvements citoyens comme Y EN A MARRE au Sénégal, ou BALAI CITOYEN au Burkina Faso, qui ont une expérience réussie dans la résistance aux pouvoirs qui veulent prendre l’Etat en otage.
S’asseoir et discuter. C’est un impératif pour l’opposition si elle veut gagner la prochaine élection présidentielle. Mais l’efficacité qui en est attendue est subordonnée au respect de l’esprit républicain et de la démocratie. Chaque parti doit être à sa place ; l’ambition de chaque leader doit être à la hauteur de son parti. Et avoir en conscience la morale qu’enseigne la fable de La Fontaine : La grenouille et le Bœuf.
Alsény Kolenté Bangoura
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Commentaires
Justement Youssouf, le probleme majeur de ce pays c'est l'ethnie. Le regime moribond de Fori Koko devrait etre balaye en 2007 mais le slogan Conte Koude avait encore donne une autre annee au regime moribond qui etait deja a l'etat vegetatif. Les Fode Bangoura et consorts s'etaient transformes en maitre de Decrets et contre decrets que l'on appelle souvent "failed state" et le pays etait devenu un Etat narcotrafiquant. Je connais personnellement des gens qui avaient quitte les Etats Unis pour rentrer en guinee et s'adonner a ce boulot sale qui n'honore aucun Etat responsable. Et pendant ce cafouillage a la fin du koudeisme, avait emerge un autre inconnu qui vociferait sur tout ce qu'il pouvait humilier devant la masse et trouvait le plaisir dans l'applaudissement lorsqu'il jouait son theatre communement appele le show en humiliant son hote. Finalement ce show avait favorise l'avenement d'un autre regime hors commun, qui a trouve le plaisir et la force dans la division pour nous faire aboutir a une fracture ethnique beante et personne ne connait le trajet que ce regime veut nous faire sillonner en gouvernant par exclusion. Vouloir confisquer le pouvoir, c'est creer le lendemain incertain pour ce pays et caresser la theorie de l'eternel recommencement, et a ce niveau nous avons deux scenarios, le pire des scenarios est la tension ethnique avec une potentielle guerre entre les ethnies et le meilleur des scenarios, c'est l'avenement d'un autre pyromane a travers la methode illegale pour prendre le pouvoir. Qu'on accepte au moins de respecter les regles elementaires democratiques dans ce pays pour essayer d'ameliorer les conditions de vie de nos compatriotes a travers la bonne gouvernance, c'est aussi simple que ca.
bagnamoulengue,
je suis tout à fait d'accord avec, ce sont ces " règles élémentaires démocratique " comme vous le dites, qu'on arrive pas à mettre en oeuvre .le hic, les guinéens qui ont un esprit plus ouvert, vivent tous ou presqu'à l'extérieur de la Guinée .
bagnamoulengue,
je suis en partie d'accord avec vous mais, à mon avis personnel, sauf un miracle, Alpha sera encore là 2015 à 2020 .
A l'auteur qui demande aux leaders d'opposition de prendre l'exemple sur Y EN A MARRE au Sénegal, ou BALAI CITOYEN au Burkina Faso, je crois qu'il fait une grosse erreur de croire que les exemples de ces deux pays, peuvent fonctionner en Guinée . La division ethnique de la Guinée est -elle, qu'il est impossible de demander le départ d'un président . On parle très souvent les événements de 2007 comme quoi tout le monde est descendu dans la rue à Conakry pour obliger Conté à changer les choses mais, on oublie souvent de dire aussi si les soussous étaient sortis c'était parce que le départ de Conté n'était pas demandé .
Je reste convaincu qu'à part d'un coup d'Etat militaire, aucune manifestation n'arrivera à chasser un président . Chez nous, l'ethnie est le bouclier d'un président .
Justement Youssouf, le probleme majeur de ce pays c'est l'ethnie. Le regime moribond de Fori Koko devrait etre balaye en 2007 mais le slogan Conte Koude avait encore donne une autre annee au regime moribond qui etait deja a l'etat vegetatif. Les Fode Bangoura et consorts s'etaient transformes en maitre de Decrets et contre decrets que l'on appelle souvent "failed state" et le pays etait devenu un Etat narcotrafiquant. Je connais personnellement des gens qui avaient quitte les Etats Unis pour rentrer en guinee et s'adonner a ce boulot sale qui n'honore aucun Etat responsable. Et pendant ce cafouillage a la fin du koudeisme, avait emerge un autre inconnu qui vociferait sur tout ce qu'il pouvait humilier devant la masse et trouvait le plaisir dans l'applaudissement lorsqu'il jouait son theatre communement appele le show en humiliant son hote. Finalement ce show avait favorise l'avenement d'un autre regime hors commun, qui a trouve le plaisir et la force dans la division pour nous faire aboutir a une fracture ethnique beante et personne ne connait le trajet que ce regime veut nous faire sillonner en gouvernant par exclusion. Vouloir confisquer le pouvoir, c'est creer le lendemain incertain pour ce pays et caresser la theorie de l'eternel recommencement, et a ce niveau nous avons deux scenarios, le pire des scenarios est la tension ethnique avec une potentielle guerre entre les ethnies et le meilleur des scenarios, c'est l'avenement d'un autre pyromane a travers la methode illegale pour prendre le pouvoir. Qu'on accepte au moins de respecter les regles elementaires democratiques dans ce pays pour essayer d'ameliorer les conditions de vie de nos compatriotes a travers la bonne gouvernance, c'est aussi simple que ca.
TRÈS TRÈS JUSTE! C'est le fameux DIVISER pour régner!
L'avenement de l'Etat moderne et democratique en guinee n'est pas pour demain. Ce regime a incessamment viole la constitution de ce pays depuis son intronisation devant une opposition soucieuse seulement a son tour pour acceder au pouvoir. Cette opposition est restee indifferente face au report des elections communales, l'installation de la cour des comptes et les elections legislatives n'ont ete possibles que juste pour palier la reticence des groupes miniers afin de donner un caractere juridique aux contrats miniers signes. Maintenant que cette opposition se rende compte que d'aller aux elections presentielles avant les communales signifie une capitulation face a ce regime qui a brille par la dechirure du tissu social du pays. Un autre mandat de 5 ans pour ce regime signie la resignation totale de toute une nation face a une dictature naissante qui a pu briser tout signe d'espoir pour la democratisation de ce pays pour des annees a venir. A mon avis l'alternance doit etre imperative cette annee 2015 et n'importe quel parti qui accedera au pouvoir doit commencer des les premiers jours a recoller les morceaux de tissus dechires par ce regime. Ensuite commencer a construire la fondation d'un programme qui doit federer tous les citoyens de ce pays autour d'un ideal commun. Et naturellement puisqu'on est en democratie, l'opposition doit exister mais que les critiques se posent en terme des programmes du gouvernement et non plus en terme ethnique, seule garantie pour la consolidation de notre democratie et pour cela toutes les ethnies doivent laisser leurs egos quand ca vient pour notre bien commun, la guinee.
bagnamoulengue,
je suis en partie d'accord avec vous mais, à mon avis personnel, sauf un miracle, Alpha sera encore là 2015 à 2020 .
A l'auteur qui demande aux leaders d'opposition de prendre l'exemple sur Y EN A MARRE au Sénegal, ou BALAI CITOYEN au Burkina Faso, je crois qu'il fait une grosse erreur de croire que les exemples de ces deux pays, peuvent fonctionner en Guinée . La division ethnique de la Guinée est -elle, qu'il est impossible de demander le départ d'un président . On parle très souvent les événements de 2007 comme quoi tout le monde est descendu dans la rue à Conakry pour obliger Conté à changer les choses mais, on oublie souvent de dire aussi si les soussous étaient sortis c'était parce que le départ de Conté n'était pas demandé .
Je reste convaincu qu'à part d'un coup d'Etat militaire, aucune manifestation n'arrivera à chasser un président . Chez nous, l'ethnie est le bouclier d'un président .
Non Sylla le but du Collectif n'est pas de concurrencer TSA ou un autre organisme dont c'est le but. Le Collectif veut agir judiciairement. Si cela aboutit indirectement à son départ, cela ne me dérangera pas personnellement, mais ce n'est pas le but.
Par ailleurs, il n'y a pas besoin d'être mandaté pour tenter de faire l'inventaire des revenus d'un individu, mais en dehors de l'État personne ne peut y réussir, donc évitez d'évaluer la fortune de CDD dont vous ne connaissez strictement rien.
OK, j'ai bien compris a present le but du collectif. Vivement son implantation et je ne souhaiterais pas me faire compter l'evenement car je veux participer autant que d'autres dans toute action pouvant faire avancer la nation.
Des mouvements comme Y EN A MARRE et BALAI CITOYEN reussissent quand ils sont moins fondes sur l'ethnie et dans l'immediat, je ne vois pas quel type de groupe en Guinee pourait naitre et resister a l'ethnostrategie. Deja, le collectif dont parle Ghandi semble avoir pour but ultime faire partir AC du pouvoir. Ceci etant, RPG et allies ne courriront jamais derriere un tel collectif. Cependant, UFDG et allies applaudissent un tel collectif deja.
Mieux, les guineens veulent plus ST au deuxieme tour compare a CDD pour des raisons de qualite manageriale qu'on a decele chez eux. Nous n'avons pas de preuves materieles(car il faut officiellement etre mandate de faire ce travail) prouvant que CDD s'est bien servi de l'Etat comme tant d'autres avant lui et apres lui. Mais, rien qu'en revoyant ses sources de revenus (avec tout ce qu'il possede) a travers le monde et ce qu'il aurait pu avoir s'il exercait sa fonction en suivant l'ethique, il devient tres aise de tirer un enseignement juste sur l'homme. Tous ces gens, polititciens ou non, pour raisons de 1) pression, 2) opportunite, et ou 3) tradition ou culture de corruption en Guinee ne sont pas des prophetes et/ou des personnalites differentes de ceux qui gouvernent aujourd'hui.
De toute evidence, meme si la primature de Sydia est de loin comparable a toute autre jamais connue en Guinee jusqu'ici en terme d'effectivite, il faut cependant reconnaitre qu'il sera difficile pour les guineens, du jour au lendemain, d'abandonner ceux qui profitent aujourd'hui pour ceux qui ont profite auparavant. Resultat finale, le pays continuera a perdre, helas.
Non Sylla le but du Collectif n'est pas de concurrencer TSA ou un autre organisme dont c'est le but. Le Collectif veut agir judiciairement. Si cela aboutit indirectement à son départ, cela ne me dérangera pas personnellement, mais ce n'est pas le but.
Par ailleurs, il n'y a pas besoin d'être mandaté pour tenter de faire l'inventaire des revenus d'un individu, mais en dehors de l'État personne ne peut y réussir, donc évitez d'évaluer la fortune de CDD dont vous ne connaissez strictement rien.
Mieux, les guineens veulent plus ST au deuxieme tour compare a CDD pour des raisons de qualite manageriale qu'on a decele chez eux. Nous n'avons pas de preuves materieles(car il faut officiellement etre mandate de faire ce travail) prouvant que CDD s'est bien servi de l'Etat comme tant d'autres avant lui et apres lui. Mais, rien qu'en revoyant ses sources de revenus (avec tout ce qu'il possede) a travers le monde et ce qu'il aurait pu avoir s'il exercait sa fonction en suivant l'ethique, il devient tres aise de tirer un enseignement juste sur l'homme. Tous ces gens, polititciens ou non, pour raisons de 1) pression, 2) opportunite, et ou 3) tradition ou culture de corruption en Guinee ne sont pas des prophetes et/ou des personnalites differentes de ceux qui gouvernent aujourd'hui.
De toute evidence, meme si la primature de Sydia est de loin comparable a toute autre jamais connue en Guinee jusqu'ici en terme d'effectivite, il faut cependant reconnaitre qu'il sera difficile pour les guineens, du jour au lendemain, d'abandonner ceux qui profitent aujourd'hui pour ceux qui ont profite auparavant. Resultat finale, le pays continuera a perdre, helas.








