Mohamed Kann Diallo Vendredi, 23 Janvier 2015 16:43
A cette période où ma chère Guinée alterne entre famine, épidémie, insécurité et manifestations, chacun se demande ce qui va être la finalité de tout ceci, et pendant cela, notre cher président manipulateur se promène en toute tranquillité et insouciance entre des sommets (Davos, Francophonie) qui réunissent des chefs d’Etat soucieux du sort de leur population, alors que le nôtre se fiche éperdument du nôtre.
Et pendant ce temps (22 Janvier 2015), l’opposition utilise le seul moyen dont elle dispose pour interpeller le monde sur les réalités des Guinéens, même si cette réalité est connue de tous, et que tout le monde fait semblant de l’ignorer au profit de son intérêt.
Alors chers Guinéens, ne nous décourageons pas, et poursuivons notre combat. Je sais que ceci demandera des sacrifices énormes car tout ceci se passe dans un pays où l’armée est loin d’être républicaine et est à la solde des dirigeants, prête à bondir sur cette population qu’elle est censée défendre envers et contre tout danger, qu’il soit intérieur ou extérieur. Mais sachez que les grandes nations ont été bâties par des sacrifices énormes, et que les grandes révolutions sont parties de rien. Alors ne lâchons pas prise, soyons unis et courageux, et par-dessus tout restons patriotes. Et défendons la cause commune qui va dans l’intérêt de tout Guinéen, qui est celle de chasser le professeur et sa bande par les urnes dans les quelques mois qui viennent et ceci reste aussi valable pour quiconque viendra à sa place car la Guinée nous appartient à nous tous « peuple » et pas à eux les politiques. Face à notre union, ils sont insignifiants autant qu’ils sont.
Aujourd’hui, le besoin est criard dans tous les domaines en Guinée : manque de nourriture, cherté de la vie, insécurité, éducation bâclée, emplois réservés à leurs fils et pas à nous le bas peuple.
Alors qu’est-ce qui nous reste dans tout ça, si nous ne nous battons pas main dans la main ??
Qu’est-ce qui nous reste si on ne peut plus choisir nos dirigeants ?
ALORS :
Agissons, chacun par le peu qu’il peut faire et poussons ces gouvernants à nous écouter et à se plier à nos exigences, aimons nous, oublions nos appartenances ethniques, n’ayons pas peur de défendre l’autre, juste parce qu’il n’est pas de notre ethnie, encourageons le mérite car sinon le combat que nous menons et nous tient tant à cœur à tous, sera vain et ces véreux politiciens auront gagné.
Certes face à cette incapacité de nos dirigeants actuels, tous nos espoirs sont tournés vers notre opposition, mais faisons en sorte qu’elle aussi comprenne que quand elle sera aux affaires, elle y sera au nom de tous les Guinéens et pas seulement pour ceux qui les auront élus, et que si elle faillit à la satisfaction de nos attentes ‒ sécurité, éducation, emplois et par-dessus tout l’accès à toutes les nécessités vitales ‒ ils partiront comme tous les autres, et ceci sera continuel jusqu’à ce qu’ils fassent ce que nous voulons et comprennent qu’ils sont à notre service et pas l’inverse, et que face à l’union du peuple, malgré leur armée et leur soutien international, ils ne font pas le poids.
Alors en avant pour le combat de 2015 qui est celui des élections libres, transparentes et crédibles, en avant pour la tenue de ces élections cette année, en avant pour montrer au monde que les Guinéens peuvent, et sont aussi burkinabés (peuple à saluer et à imiter), et qu’il fallait juste nous pousser à bout, en avant, pour que l’année 2015 soit celle de la libération de mon peuple, en avant pour redonner l’espoir aux fils guinéens, en avant pour honorer nos morts en martyrs, en avant pour qu’enfin ce pays enclenche un vrai départ avec un vrai et un seul peuple uni, et en avant pour chasser tout ce qui peut entraver notre marche vers la liberté.
Vive les manifestations pacifiques, vive la liberté d’expression, vive l’union de tous les Guinéens, vive l’amour du prochain, et qu’enfin naisse et vive un amour sans fin entre les fils de la Guinée.
M. Kann Diallo
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