Le panafricanisme bidon du président Alpha Condé

Facebook Imprimer    

 

DIAKITE_Bakary_01Bien qu’il ait été un des farouches opposants à la révolution guinéenne et à son chef suprême le président Ahmed Sékou Touré ; le président Alpha Condé, qui a été condamné à mort par contumace après le débarquement de 1970, a déclaré après son élection en 2010 :

« Je reprendrai la Guinée où Sékou Touré l’a laissée. Â» Comble des paradoxes !

En apparence cette déclaration en a surpris plus d’un, dont moi, mais en réalité cette assertion n’avait rien de contradictoire. En effet ces deux présidents de la Guinée se sont toujours présentés sous le label socialo-communiste et ont prôné leur panafricanisme sur tous les toits.

Si le panafricanisme de Sékou Touré a trouvé sa légitimité d’une part à la création de l’OUA ; où il a été membre fondateur en 1963 et d’autre part par l’envoi de l’armée guinéenne sur les fronts de lutte de libération des colonies portugaises (Guinée-Bissau, Angola) ; jusqu’à preuve du contraire le panafricanisme du professeur Alpha Condé s’est cantonné à avoir dirigé la FEANF (Fédération des étudiants africains en France).

Le panafricanisme est une noble idéologie, un mouvement politique qui a toujours cherché à émanciper et à unifier l’Afrique et les Africains. Tout panafricanisme qui n’obéit pas à cet idéal d’unification et d’émancipation des populations africaines restera un slogan creux ou panafricanisme bidon.

Cette volonté d’unification et d’émancipation des populations doit impérativement commencer par son propre pays, et ses populations. Le panafricanisme est un idéal unificateur.

Le 15 novembre 2014 , le président Alpha Condé, devant une délégation de l’UE et la secrétaire d’Etat française au Développement et à la Francophonie, Madame Annick Girardin, réaffirmait à nouveau son engagement panafricaniste, tout en critiquant pour la nième fois les pays voisins qui ont osé fermé leurs frontières pour préserver leurs populations de la catastrophe sanitaire que connaît notre pays depuis près d’un an.

Le tort des gouvernements de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, c’est d’avoir eu des attitudes responsables pour protéger leurs populations de ce désastre sanitaire ! Le président Alpha Condé reproche à ces voisins d’avoir fait ce qu’il faut en matière de prévention contre Ebola, ce que lui et son gouvernement n’arrivent pas à faire pour les Guinéens !

Il est clair que l’Etat guinéen d’aujourd’hui n’arrive pas à contenir pour l’instant la propagation de l’épidémie de la fièvre hémorragique.

Voici ce qu’en dit un médecin du centre de traitement de Macenta : Â« A Macenta, il y a le PAM, MSF, et même l’Unicef, mais il n’y a pas l’Etat ! Â»

Est-il honnête et raisonnable d’en vouloir à une personne, ou à un pays de se prémunir d’une maladie éminemment contagieuse et hautement mortelle ? Où est l’instinct de survie dans tout cela ?

Je trouve particulièrement injuste, maladroit et déplacé que le président de la République et certains Guinéens en veuillent aux pays voisins, en particulier le Sénégal, qui prennent toutes les précautions pour éviter l’épidémie du virus Ebola. Les trois récents cas de décès de la clinique Pasteur à Bamako créent actuellement la panique au Mali. En matière de prévention contre la fièvre hémorragique à virus Ebola, le laxisme se paie cash.

Dans tous les cas notre pays, la Guinée, n’a pas eu beaucoup de chance avec ses présidents panafricanistes : Ahmed Sékou Touré et Alpha Condé.

En effet les sorties actuelles du président Alpha Condé contre certains pays voisins nous rappellent ces tristes moments où la Guinée de Sékou Touré était en conflit à peine larvé avec ses voisins. En ces temps-là les Guinéens étaient encore marginalisés et ostracisés. Toutes les frontières voisines nous étaient encore fermées !

Mon questionnement aujourd’hui est le suivant : qu’est-ce que le Â« panafricanisme Â» des deux présidents Sékou Touré et Alpha Condé a apporté à notre pays après 56 ans d’indépendance, et à l’Afrique ??

La Guinée a-t-elle pu organiser une seule fois une coupe d’Afrique des nations ?

A-t-elle pu organiser un seul sommet des chefs d’Etat africains ?

Entre parenthèses : la Guinée Equatoriale vient de poser un acte hautement panafricaniste en acceptant d’organiser au pied levé la CAN 2015. L’africanisme, c’est se rendre utile à l’Afrique et à ses populations de façon concrète.

Quels sont ces panafricanistes qui n’arrivent pas à rassembler et à construire leur pays et qui nous font croire qu’ils veulent unifier et émanciper les populations africaines ?

Est-ce que nous pouvons sérieusement prétendre unifier l’Afrique sans pouvoir unir notre propre pays ? La réponse est clairement et définitivement NON.

Nos présidents panafricanistes prennent les Guinéens pour des imbéciles ! Personnellement je pense qu’ils sont comme dit un dicton africain : ce « grand arbre dont l’ombre ne profite pas beaucoup aux herbes en dessous Â».

Globalement beaucoup de Guinéens sont d’avis de dire que la Révolution a été un régime de terreur qui a broyé les meilleurs de ses enfants.

Voici le témoignage d’un excellent connaisseur du système PDG : « Le régime s’est assombri quand la révolution a commencé à manger ses enfants les plus brillants ; quand des intellectuels étaient pendus entre ciel et terre comme des fruits pourris, quand l’idéologie prenait le pas sur la connaissance ; quand le père avait peur du fils ; quand le policier avait peur du milicien ; quand le bourreau pouvait épouser la veuve » (Mamadou).

Je vous donne le tableau que le professeur Alfa I Sow donne de son pays : « En 1984 à la mort de Sékou Touré la Guinée était ruinée, le délabrement et la misère étaient perceptibles partout, elle ne pouvait être comparée qu’à un pays sinistré, sortant d’une terrible guerre Â».

En quatre ans qu’est-ce que le régime actuel a apporté à la Guinée ? La désolation partout, une violence d’Etat, des morts à ne pas en finir, la misère sociale et économique, l’insécurité alimentaire, sanitaire, l’insécurité physique et morale du citoyen guinéen. Mais le plus grave, la destruction du tissu social, par une politique ethno-clanique. Peut-on vouloir se réclamer panafricaniste, et être incapable d’unir et de réunir les compatriotes ? La Guinée n’a jamais été aussi divisée que sous le régime actuel !

En 2009 pendant la campagne du premier tour de l’élection présidentielle, à la question du journaliste de Reuters : « quelles seront vos priorités pour la Guinée, si vous êtes élu ? Â», voici ce que déclarait le professeur Alpha Condé en meeting à Conakry, le 25 juin, à deux jours du premier tour de l'élection présidentielle : « Dès le premier jour, je ferai en sorte que tous les soins pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge soient gratuits. En trois ans, si les agriculteurs sont aidés, le pays peut atteindre l'autosuffisance alimentaire. Il faut développer les réseaux d'eau et d'électricité, s'attaquer à l'éducation et la santé, créer un gouvernement d'union nationale, pour que tous les Guinéens se donnent la main. Je suis allé m'incliner sur les tombes de Sékou Touré et de Lansana Conté, pour montrer que je suis pour la réconciliation. La Guinée doit se tourner vers l'avenir. Il faut instituer une Commission vérité et réconciliation, comme en Afrique du Sud, pour que ceux qui ont fait du mal puissent demander pardon. Â»

Après quatre ans à la tête de la Guinée, nous sommes très loin du compte. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Guinée est dans une impasse totale. Pour moi le président Alpha Condé est entièrement responsable de cette situation, il n’a jamais trouvé de consensus, car il n’a jamais cherché un dialogue sincère avec son opposition.

Le président Alpha Condé serait bien inspiré d’unir et réunir les Guinéens, faute de quoi son panafricanisme restera bidon. Il ne peut prétendre être panafricaniste et diriger un pays miné par tous les maux de la terre, mais surtout par la division ethnique. On ne peut prétendre participer à l’unité du continent, et diriger un pays déchiré par l’ethno-politique.

La Guinée ne retrouva pas le chemin du renouveau sans un vrai débat inter-guinéen inclusif, sincère qui nous Â« donnera l’occasion de nous débarrasser d’un passé de haines et d’humiliations, pour remettre notre pays sur la voie du changement, de l’unité véritable et du travail. L’enjeu de ce débat dépasse largement le destin d’un homme et d’un régime pour concerner le présent et l’avenir de tout un pays et de ses habitants. Â» (Pr Alfa I. Sow)

Le panafricanisme est une noble idéologie, un mouvement politique qui a toujours cherché à émanciper et à unifier l’Afrique et les Africains. Tout panafricanisme qui n’obéit pas cet idéal d’unification et d’émancipation des populations africaines restera un slogan creux ou un panafricanisme bidon.

Vive la Guinée

Vive la Paix


Dr. B. Diakité


AAA_logo_guineeactu_article

 

Facebook Imprimer    

 


 

Commentaires  

 
+1 #12 Saïdou Nour Bokoum 21-11-2014 00:33

Mon cher Diakité, avec Alpha Ibrahima Sow (le Professeur, que certains grands de la FEANF appelaient Grand), dès l’avènement du « multipartisme nabot » (merci Maître Madina) à l’aube des années 90, nous étions quelques uns à dire qu’il fallait une conférence nationale. Avec toi, nous avons continué à le dire ici en battant le pavé pendant la première décennie de ces années 2000. Mais attention, la conférence nationale ne vient pas à la suite d’un bricolage académique et savant (BB PhD..), ni d’une incantation, ni d’un lamento martelé.. La conférence nationale vient, suite à la convocation d’un chef au sommet de son pouvoir vacillant, fini, par un décret. Et ce Pouvoir vacillant est secoué par « tout le peuple debout comme un seul homme », dit le philosophe camerounais, Fabien Eboussi Boulaga. Ce n’est pas là, seulement une phrase de philosophe. Elle est la substantifique moelle, sentant la sueur, les larmes et le sang des peuples de six nations qui ont obligé des dictateurs à scier la branche sur laquelle ils étaient illégitimement perchés. Cette Philosophie de l’Histoire se trouve dans un ouvrage où la théorie s’est nourrie de l’action. J’entends encore depuis Abidjan et Conakry, le bruit et la fureur de ce « vendredi noir » de Bamako où la masse en fureur a brûlé un joyau industriel de ce pays pauvre, qui s’en est trouvé plus riche depuis. C’est, il y a seulement un quart de siècle. Apparemment, depuis les moulins à vent de janvier et février 2007, les Guinéens devront encore brasser du vent et de la farine pendant.. Bof, « un jeune guinéenn » l’a dit dans un commentaire quelque part sur ce site. Wa Salam.
Citer
 
 
+4 #11 Diakité Bakary 20-11-2014 20:30

Bonjour chers compatriotes.
Merci Mamadou, pour ton sens de l'humour. Mais n'oublie pas que les droits d'auteur que guinée-actu, devrait te payer passeront par moi d'abord! Tu sais que , chez nous
" l'esclave et ses biens appartiennent à son maître!" Tu vois ce que je veux dire.
Maintenant pour ta question: est-ce qu'on peut plaire en même temps ( parlant des présidents, je suppose) à l'intérieur et à l'extérieur. Je pense qu'un dirigent, un président plaire d'abord à son peuple, car il aura tout fait pour faire le bonheur de son peuple. Avant de vouloir construire tout le village, il faut d'abord commencer à construire sa maison! Personne ne fera notre bonheur à notre place. Mais si c'est un président de l'envergure de Mandéla par exemple, il plaira à tout le monde, aussi bien à ;l'intérieur qu'à l'extérieur . Merci
Citer
 
 
+2 #10 Mme Barry Madina 20-11-2014 20:05

SE méfions nous des opposants historique. Ils ont tellement traîner dans le couloir que quand ils rentrent dans la maison ils ne veulent plus retourner dans le même couloir et c'est des gens qui ne font rien de bon.Regardez le comportement de Wade au Sénégal à son âge il continue à faire des troubles dans son pays comme pour dire que le pouvoir rend fou et quand, on le perd, on devient encore plus fou. Heureusement que tishekedi a perdu les élections en RDC un autre opposants historique. Donc carton jaune aux opposants Guinéens, c'est maintenant où jamais car élire un autre opposant historique ? Non merci
Citer
 
 
+2 #9 se 20-11-2014 00:32

Citation en provenance du commentaire précédent de kourouma karamoko:
C'est ridicule vraiment: Que nous a apporté la monnaie locale, quelle fierté peut avoir un peuple bâillonné, abruti, privé de la moindre liberté, privé d'écoles et d'hôpitaux, le tiers de la population en exil, le plus grand camp de concentration en Afrique (camp boiro), un peuple qui passe tout son temps à chanter les louanges d'un tueur!!!
Juste une semaine après la mort du tyran, il ne restait absolument rien de lui car son pouvoir ne reposait que sur la terreur et la désolation!
Les jeunes africains ne retiennent qu'une seule et unique chose de Sékou Touré: le plus grand criminel que le continent noir ait engendré!!!

kourouma karamoko, je suis d'ACCORD avec vous. Sekou TOURE est un ASSASSIN qui MERITE L'ENFER ETERNEL! Idem pour TOUS les autres qui lui ressemblent! Wassalam.
Citer
 
 
+3 #8 Mamadou 19-11-2014 22:55

C est un honneur d etre cite par Dr. Diakite que j admire pr son sens de l analyse et surtout sa courtoisie contagieuse. Je peux maintenant prendre une retraite doree et vivre des droits d auteur que GuineeActu ne manquera pas de me verser. Au dela de la question du panafricanisme une question me taraude l esprit: Peut on plaire concomitammt a l interieur et a l exterieur de son pays? Thomas Sankara avait le verbe d un revolutionnaire panafricaniste mais s il vivait longtemps il allait conduire son pays a la catastrophe economique. Il devenait un dictateur qui n hesitait pas a humilier des prefets pr vol de quelques sacs de ciment. Blaise Compaore etait un agent de la Francafrique qui etait pret a tt pourvu que son pays y trouva son compte. Houphouet fut un batisseur pr son pays mais il soutenait la plupart des chefs rebelles comme Taylor, Savimbi, Ojukwu au Biafra. La Cote d Ivoire cooperait avec le regime de l apartheid qd l embargo etait le mot d ordre. Abidjan servait d escale technique a la South African Airline. Qui pouvait deviner que le tres genereux Khadafi avait oublie son propre peuple? Je reste convaincu que le President AST voulait construire la Guinee mais sa plus gde erreur fut d avoir opte pr la peur plutot que la persuasion. Tt ce qui est bati sur la peur s ecroule a l instant ou cette derniere se dissipe. Les gd pays comme l Allemagne et l Amerique se st construits sur l amour propre l amour du pays et le sentimt que le pays est pret a tt pr le plus "petit" citoyen. Ils st prets a mobiliser un avion medicalise juste pr montrer au monde qu un seul de lr citoyens ne doit mourir d Ebola. Qd j ai defendu un aspect du bilan eco de AST en parlant des vestiges de tracteurs @Lamarana Diallo m apporta une reponse imparable en m indiquant que le fait de ne pas avoir les hommes qu il fallait au centre du projet a produit des vestiges au lieu de l autosuffisance alimentaire. J ai reflechi et je lui donne raison. Si chacun balaie devant sa case le village sera propre; si chaque President construit son pays il sera facile d aller graduellemt a l unite africaines. Bien a vs.
Citer
 
 
+5 #7 kourouma karamoko 19-11-2014 11:15

Citation en provenance du commentaire précédent de se:
Très bon article Mr. Diakité. Sékou Touré était sans doute un panafricain qui a posé plusieurs actes dans ce sens qu’on peut être fière dont : la création de la monnaie Guinéenne unique, la contribution militaire, morale et autres de la Guinée dans la décolonisation du continent, la création d’usines et industries qui permettaient la transformation locale de certains produits locaux, la création de l’UA. Il fut un moment durant le règne de Sékou Touré ou la Guinée et les Guinéens se distinguaient par leur fierté et leur audace vis-à-vis de l’ancien maitre, la France…Malheureusement, les atrocités commises par ce même Sékou Touré a l’encontre des Guinéens étaient contradictoires aux valeurs panafricaines qu’il prétendait défendre. Avant d’aimer les autres, il faut d’abord s’aimer. Le paradoxe est que Sékou Touré aimait les Africains mais pas les Guinéens qu’il humiliait, torturait, et assassinait à sa guise. Cependant, on peut toujours dire que, globalement, Sékou Touré était un panafricain et il est reconnu surtout pour cela en dehors de la Guinée. Contrairement à Sékou Touré, Alpha Condé prétend être un panafricain sans pourtant savoir c’est quoi le panafricanisme. Selon lui le panafricanisme, c’est s’attacher émotionnellement a son prochain tout en racontant des poésies romantiques sur le profond lien historique qui lie nos peuples Africains. Pour Alpha Condé, la raison n’a pas sa place dans la culture Africaine et ne doit être utilisé au nom du panafricanisme. Vous vous souvenez encore récemment lorsqu’Alpha Condé qualifiait le président Malien de « vrai Bambara et panafricain.» Ce président Malien qui, à l’image d’Alpha Condé, a préférer l’usage de l’émotion plutôt que la raison pour guider sa politique de santé publique. Malheureusement, avec la courante propagation d’Ebola au Mali, causé par un malade venant de Siguiri, les Maliens ne doivent s’en prendre qu’à leur dirigeant « Bambara et panafricain » pour avoir fait ce que Sékou Touré faisait au nom du panafricanisme…c’est-à-dire aimer les autres peuples plus que son propre peuple. Alpha Condé a beaucoup humilier les Africains, surtout les Guinéens- Libériens, Sierra-Léonais et Maliens, qui sont aujourd’hui rejetés par la plupart des pays Africains et non-Africains à cause du virus Ebola qu’Alpha Condé a délibérément laissé s’empirer. En plus d’avoir encouragé et habitué le Guinéen à voir le Blanc et l’Asiatique comme des messies qui nous délivreront de toutes nos souffrances (PPTE, FED…), Alpha Conde a anéanti tout progrès qu’avaient accompli les pères de l’indépendance notamment dans l’élévation de l’esprit et moral Africain. Et pourtant le panafricanisme cherche à élever la dignité de l’homme noir déjà bafouer et non à neutraliser le peu de dignité qui lui reste.

C'est ridicule vraiment: Que nous a apporté la monnaie locale, quelle fierté peut avoir un peuple bâillonné, abruti, privé de la moindre liberté, privé d'écoles et d'hôpitaux, le tiers de la population en exil, le plus grand camp de concentration en Afrique (camp boiro), un peuple qui passe tout son temps à chanter les louanges d'un tueur!!!
Juste une semaine après la mort du tyran, il ne restait absolument rien de lui car son pouvoir ne reposait que sur la terreur et la désolation!
Les jeunes africains ne retiennent qu'une seule et unique chose de Sékou Touré: le plus grand criminel que le continent noir ait engendré!!!
Citer
 
 
+3 #6 H Bah Shehu 19-11-2014 01:29

Citation en provenance du commentaire précédent de kourouma karamoko:
L'Afrique a eu deux panafricanistes convaincus: Kwamé N'Kruma et Patrice Lumumba!

Il faudrait ajouter Thomas Sankara
Citer
 
 
+3 #5 TOOLA 18-11-2014 22:18

Une tache sur l’œuvre panafricaniste de AST: avoir liquidé les structures traditionnelles guinéennes héritées de nos différents empires après que les colons les eurent détruites. Ces structures avaient une très grande cohérence en termes identitaires et portaient en elles, à un stade plus qu’embryonnaire, des instances et des comportements démocratiques.
Et à bien des égards, la désorientation des populations guinéennes notamment sur le plan moral et du lien transcommunautaire-qui auraient pu constituer des garde-fous et des freins à notre lente et semble-t-il inexorable déchéance- trouve son origine dans ce 'génocide culturel'. Le PDG a célébré les vestiges de ce passé dans les arts mais c’était pour mieux magnifier le parti-État et l’homme qui en incarnait désormais (illégitimement) la continuité.
Quant à A. Condé, ses amitiés aussi uniformément étranges que douteuses avec des Blair, Soros, Compaoré, Kouchner, Boloré sont suffisamment éloquentes sur son panafricanisme. L'homme a trahi ses idéaux et avec eux, les espoirs de beaucoup de guinéens. Mais à sa décharge, il faut reconnaître que le panafricanisme est demeuré ce qu'il a été de tout temps: un rêve qui n'a sincèrement inspiré que très peu de dirigeants afro-caribéens.
Citer
 
 
0 #4 se 18-11-2014 14:52

Très bon article Mr. Diakité. Sékou Touré était sans doute un panafricain qui a posé plusieurs actes dans ce sens qu’on peut être fière dont : la création de la monnaie Guinéenne unique, la contribution militaire, morale et autres de la Guinée dans la décolonisation du continent, la création d’usines et industries qui permettaient la transformation locale de certains produits locaux, la création de l’UA. Il fut un moment durant le règne de Sékou Touré ou la Guinée et les Guinéens se distinguaient par leur fierté et leur audace vis-à-vis de l’ancien maitre, la France…Malheureusement, les atrocités commises par ce même Sékou Touré a l’encontre des Guinéens étaient contradictoires aux valeurs panafricaines qu’il prétendait défendre. Avant d’aimer les autres, il faut d’abord s’aimer. Le paradoxe est que Sékou Touré aimait les Africains mais pas les Guinéens qu’il humiliait, torturait, et assassinait à sa guise. Cependant, on peut toujours dire que, globalement, Sékou Touré était un panafricain et il est reconnu surtout pour cela en dehors de la Guinée. Contrairement à Sékou Touré, Alpha Condé prétend être un panafricain sans pourtant savoir c’est quoi le panafricanisme. Selon lui le panafricanisme, c’est s’attacher émotionnellement a son prochain tout en racontant des poésies romantiques sur le profond lien historique qui lie nos peuples Africains. Pour Alpha Condé, la raison n’a pas sa place dans la culture Africaine et ne doit être utilisé au nom du panafricanisme. Vous vous souvenez encore récemment lorsqu’Alpha Condé qualifiait le président Malien de « vrai Bambara et panafricain.» Ce président Malien qui, à l’image d’Alpha Condé, a préférer l’usage de l’émotion plutôt que la raison pour guider sa politique de santé publique. Malheureusement, avec la courante propagation d’Ebola au Mali, causé par un malade venant de Siguiri, les Maliens ne doivent s’en prendre qu’à leur dirigeant « Bambara et panafricain » pour avoir fait ce que Sékou Touré faisait au nom du panafricanisme…c’est-à-dire aimer les autres peuples plus que son propre peuple. Alpha Condé a beaucoup humilier les Africains, surtout les Guinéens- Libériens, Sierra-Léonais et Maliens, qui sont aujourd’hui rejetés par la plupart des pays Africains et non-Africains à cause du virus Ebola qu’Alpha Condé a délibérément laissé s’empirer. En plus d’avoir encouragé et habitué le Guinéen à voir le Blanc et l’Asiatique comme des messies qui nous délivreront de toutes nos souffrances (PPTE, FED…), Alpha Conde a anéanti tout progrès qu’avaient accompli les pères de l’indépendance notamment dans l’élévation de l’esprit et moral Africain. Et pourtant le panafricanisme cherche à élever la dignité de l’homme noir déjà bafouer et non à neutraliser le peu de dignité qui lui reste.
Citer
 
 
+7 #3 kourouma karamoko 18-11-2014 11:21

L'Afrique a eu deux panafricanistes convaincus: Kwamé N'Kruma et Patrice Lumumba!
Citer
 
 
+16 #2 lodia 18-11-2014 10:03

Alfa CONDE n'a pas les ressources morales, le profil intellectuel, la hauteur de vue, le detachement qui sied, la vision, l'intelligence, le leadersheap; en un mot, le personnage s'est revelé en deça de tout ce qu'avaient esperes, ceux qui l'ont porté au pouvoir,ou aidé à y acceder il a deçu par son manque de charisme, de subtilité, il s'est revelé un personnage vulgaire, bête,un bouffon grotesque insolent, hautain, quelqu'un qui manque de serieux, à une election propre, même avec les moyens de l'etat, ne peut faire 30% de l'electorat, et sans les moyens de l'etat ne ferait pas 10%, c'est helas un eclopé malchanceux qui a accedé au pouvoir en guinee, Apres un quasi analphabete insolent et sanguinaire (AST), un soldat sanguinaire qui ne comprenait rien (LC), un soldat sanguinaire fou (DC), un soldat ethno-ivrogne-fraudeur(SK), voilà le tour de ce professeur an-alpha-bete ethno sanguinaire apatride (AC) Puisse ALLAH nous aider enfin à trouver l'homme providentiel qui ferait le bonheur de la guinee et de tous les guineens AMINE
Citer
 
 
+12 #1 Tut 18-11-2014 08:24

Avec son panafricanisme AC court dans toutes les DIRECTIONS, mais il ne fait aucun PAS! Il sait bien que le panafricanisme est un concept vide de sens. Pour etre des bons Africains, nous devons d’abord commencer par etre des bons Guineens. En d’autre termes, un bon Guineen emancipe, heureux, ne bonne sante et travailleur sera forcement un bon Africain. C’est ce que les Senegalais ont compris et ils se protegent des africains malades comme nous les guineens.
Citer